Une héritière très secrète - Ce serment entre nous

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Une héritière très secrète, Catherine Mann

Alors qu’elle assiste au mariage de sa demi-sœur, Eloisa est bouleversée de reconnaître, parmi la foule des invités, l’élégante silhouette de Jonah Landis. Aussitôt, un flot de troublants souvenirs lui reviennent en mémoire, ainsi que les images troublantes de la merveilleuse nuit qu’ils ont passée ensemble près d’un an plus tôt. Une nostalgie qu’elle s’empressede refouler car trop de choses la séparent encore de Jonah Landis, et plus particulièrement ce terrible secret qu’elle ne pourra jamais lui révéler…

Ce serment entre nous, Michelle Celmer

Depuis la disparition de sa sœur, Katie n’a jamais revu Adam Blair, son beau-frère. Une situation qui l’arrange à vrai dire car elle ne s’est jamais sentie très à l’aise avec cet homme trop beau, trop riche et trop sûr de lui. Elle est donc très étonnée et un peu inquiète lorsqu’Adam l’invite à lui rendre visite dans son immense propriété. Mais elle est loin de se douter de l’incroyable proposition que celui-ci s’apprête à lui faire…

Publié le : jeudi 1 septembre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280242134
Nombre de pages : 432
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Une héritière très secrète
CATHERINE MANN
Prologue
Madrid, un an plus tôt
Tandis qu’un soleil matinal filtrait à travers la fenêtre du manoir espagnol qu’il avait loué pour l’été, Jonah Landis effleura avec volupté le bras nu de la jeune femme endormie près de lui.
Riche architecte spécialisé dans la restauration de bâtiments anciens, il se contentait d’ordinaire de couvrir ses petites amies de cadeaux, mais sa rencontre avec Eloisa l’avait incité à changer ses habitudes et à ne plus considérer que l’argent pouvait tout acheter.
Soucieux de ne pas réveiller la beauté brune alanguie à son côté, il fit doucement glisser ses doigts sur l’épaule dénudée de la jeune femme, qui frissonna dans son sommeil. Qu’Eloisa serait belle, couverte de bijoux, sa gorge opulente rehaussée d’un collier de perles, songea-t-il avec une pointe de regret, tout en caressant du regard les seins laiteux encore rougis par les marques de sa barbe naissante.
Soudain, la brise souleva le drap du lit et dévoila un peu plus encore la nudité d’Eloisa…
Il l’avait rencontrée quelques semaines plus tôt, sur le chantier d’un château proche de Madrid qu’il transformait en hôtel de luxe et où une dizaine d’étudiants effectuaient un stage.
Il n’avait pas tardé à remarquer qu’Eloisa attirait les regards des hommes présents, surtout lorsqu’elle se hissait sur les échelles pour passer d’un échafaudage à un autre, en ondulant délicatement des hanches…
Il n’avait pas fait exception à la règle et, plus d’une fois, il lui était arrivé d’interrompre une conversation pour suivre des yeux les allées et venues de la jeune femme.
Bien qu’elle parle espagnol sans accent, Eloisa Taylor était de nationalité américaine et il avait eu avec elle de passionnantes discussions sur l’histoire et l’architecture de l’Espagne. Un soir, il avait trouvé le courage de l’inviter à dîner et, à sa grande satisfaction, elle avait accepté.
C’était ainsi que leur histoire avait commencé…
Après s’être lentement étirée, Eloisa se blottit contre Jonah et leva vers lui un regard ensommeillé.
— J’ai très bien dormi, murmura-t-elle d’une voix rauque.
Jonah jeta un coup d’œil à la luxueuse pendulette posée sur la table de nuit.
— Il est à peine 6 heures du matin.
— Si tôt que ça ?
— Le petit déjeuner ne sera pas prêt avant 8 heures mais, si tu le désires, je peux appeler tout de suite…
— L’amour m’a donné faim ! lança-t-elle en reposant sa tête sur l’oreiller, ses longs cheveux d’ébène éparpillés autour de son visage parfait.
Jonah repensa avec fièvre à la nuit qu’il venait de passer.
Eloisa et lui avaient fait l’amour avec une ardeur sauvage, entrecoupant leurs ébats de douches rafraîchissantes, puis s’enlaçant de nouveau sur les draps de satin.
Les quelques cocktails pris en début de soirée avaient contribué à embraser leurs sens, et Eloisa, qui avait sans doute moins l’habitude de boire que lui, s’était montrée passionnée. C’est elle qui avait pris l’initiative des opérations, le chevauchant fougueusement pendant que ses longs cheveux balayaient son visage…
— Je viens de faire un rêve merveilleux…, murmura-t-elle.
Il se leva à regret.
— Je n’en doute pas, mais dis-moi quand même ce que tu désires pour le petit déjeuner.
— Oh, ce que tu voudras ! répondit-elle d’une voix alanguie.
Alors que Jonah se dirigeait vers le téléphone, Eloisa entrouvrit ses prunelles ombrées par de longs cils soyeux puis elle se dressa à demi sur le lit.
— Jonah !
Tout en pianotant sur le clavier du téléphone, il tourna la tête dans sa direction.
— Oui, que se passe-t-il ?
Drapée dans la couverture, Eloisa contemplait fixement sa main où brillait l’alliance en or que, la veille, il lui avait passée au doigt.
— Jonah ! Dis-moi que ça n’est pas vrai !
— Quoi donc, ma chérie ?
Les yeux écarquillés, elle continuait d’examiner la bague.
— Ne me dis pas que nous nous sommes réellement mariés cette nuit !
Jonah eut un grand sourire.
— Mais si ! Et je peux t’assurer que tu semblais très heureuse de devenir ma femme.
Rageusement, Eloisa tenta d’arracher l’alliance de son doigt. Elle semblait au désespoir.
— Mais qu’avons-nous donc fait !
- 1 -
Pensacola, Floride, aujourd’hui
Harry Taylor balaya du regard la foule des invités qui se pressaient sur le pont du bateau à aubes amarré dans le port de Pensacola.
Il cherchait sa fille chérie et, quand il repéra enfin la jeune femme blonde, si radieuse dans sa belle robe de fiançailles, il ne put s’empêcher de sourire.
— Audrey ! dit-il d’une voix assez forte pour couvrir le brouhaha.
La jeune femme se retourna.
— Qu’y a-t-il, papa ?
— Toutes mes félicitations, princesse, déclara Harry Taylor en levant son verre de champagne.
Audrey l’imita puis fronça les sourcils.
— C’est curieux, je ne vois pas Eloisa…
Harry haussa les épaules.
— Bah, elle a dû s’absenter momentanément !
Eloisa, qui était la belle-fille de Harry et la demi-sœur d’Audrey, avait éprouvé le besoin de descendre à terre sitôt terminé le copieux dîner servi sur le pont.
De l’endroit où elle se trouvait, elle ne perdit pas une miette du bref échange qui venait d’avoir lieu entre Audrey et Harry, et ne put s’empêcher d’éprouver un pincement de jalousie.
Depuis que Harry Taylor avait épousé sa mère, elle avait le sentiment d’être délaissée, et en souffrait parfois, même si elle se gardait bien d’en parler.
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