Une infirmière amoureuse - Dans les bras d'un chirurgien écossais

De
Publié par

Série « Médecins à Londres », tomes 1 et 2

A la luxueuse clinique des frères Hunter, secrets et passions sont sur le point d’être révélés au grand jour…

Une infirmière amoureuse, Carol Marinelli
Lizzie est aux anges : elle vient de décrocher un poste d’infirmière en chef à la très luxueuse et très réputée clinique Hunter, à Londres. Mais, dès sa première rencontre avec son nouveau patron, le Dr Leo Hunter, elle tombe malgré elle sous son charme ravageur. Exactement ce qui pouvait arriver de pire. Car ce séducteur invétéré, habitué à fréquenter les stars et à faire la une des tabloïds, n’est absolument pas un homme pour elle, elle le sait. Et pourtant… A chaque regard qu’il lui adresse, elle a l’impression de s’embraser. Comment, dans ces conditions, va-t-elle réussir à travailler à ses côtés ?

Dans les bras d’un chirurgien écossais, Scarlet Wilson
Lexi vient d’être embauchée à la clinique Hunter en tant qu’attachée de presse, et elle est déterminée à prouver qu’elle est bel et bien la meilleure pour le poste. Et, pour cela, elle a besoin de la collaboration du Dr Iain MacKenzie, le plus brillant – et surtout le plus sexy – des chirurgiens de la clinique : il en serait un excellent ambassadeur ! Ne reste plus qu’à en convaincre l’Ecossais bourru qu’est Iain… Ce qui s’annonce terriblement difficile, mais n’est certainement pas ce qui sera le plus dur. La véritable difficulté sera plutôt de résister à son charme, qui, elle le sent, agit déjà sur elle…

Publié le : mardi 1 juillet 2014
Lecture(s) : 11
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321174
Nombre de pages : 288
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
— Je ’aî embauchée, non ? Aors pourquoî ne seraîs-je pas correct avec ee ? — Ne faîs pas ’îdîot, tu comprends très bîen ! marmonna Ethan en tournant es taons. Surprîs, Léo e suîvît du regard. C’étaît rare que son cadet abandonne sî vîte a utte… En dépît de tout ce quî es avaît séparés depuîs eur enfance, î fut boueversé en constatant a gravîté de sa caudîcatîon. Dîeu seu savaît dans que état étaîent ses jambes… I se souvînt de sa peîne, de son humîîatîon, e jour où î avaît apprîs par es journaux que e major Hunter étaît en conva-escence à ’hôpîta. Son pus proche parent. Son frère. Bîen entendu, Ethan restaît muet sur son séjour en Afghanîstan… Léo auraît souhaîté qu’î uî fasse partager sa souffrance, maîs après tout, îs n’avaîent jamaîs été întîmes, eur père ayant veîé très tôt à es dîvîser. — Tu veux prouver quoî, en refusant de marcher avec une canne ? Ethan se raîdît et uî it face. — Ecoute, sî j’aî besoîn d’un second avîs, je m’adresseraî à quequ’un quî… I ne termîna pas, c’étaît înutîe : eur passé commun pesaît assez ourd pour qu’îs se comprennent à demî-mot : son frère aîssaît écater son méprîs. Léo se contenta d’un haussement d’épaues. — Pense de moî ce que tu veux, maîs quand mes patîents sortent d’îcî, îs sont en bîen meîeure forme qu’en entrant ;
11
par aîeurs, je te rappee que c’est grâce à ça que notre nom a été réhabîîté. Pendant que tu jouaîs au petît sodat… I s’înterrompît, souhaîtant pouvoîr ravaer ces mots : î ne s’agîssaît pas d’un jeu, es bessures d’Ethan étaîent es conséquences de a guerre, et même uî, Léo, e consîdéraît comme un héros. — Pardon, j’aî frappé en dessous de a ceînture… — Tout comme e shrapne. Léo se tînt un înstant îmmobîe et muet. Pour un pay-boy învétéré quî brûaît a chandee par es deux bouts, pas facîe d’avoîr pour cadet un sodat bessé au combat… — Puîsque tu faîs a ine bouche à propos de mon travaî, je te rappee que je me consacre aussî au bénévoat. Sans ’argent que rapporte a cînîque Hunter, î n’y auraît pas de îts de charîté au Lîghthouse Hospîta, nî au Kate’s, et tu n’y travaîeraîs pas. — J’aî comprîs, marmonna Ethan. — Maîs tu détestes ma façon de vîvre. Léo observa e îquîde ambré dans a carafe posée sur sa tabe en noyer. — On dîraît que mon extravagance te choque moîns, quand î s’agît de te soûer au mat de cent ans d’âge…, ajouta-t-î. I eva e récîpîent en crîsta. — I faut que je pense à bîen reboucher ! Ce whîsky s’évapore à une vîtesse foudroyante. Ethan ne répîqua pas. — Tu n’as pas de chez-toî ? Je suppose que tu t’es encore écroué îcî hîer soîr… Pas dîficîe à devîner : son frère portaît toujours ses vête-ments de a veîe, tout chîffonnés. Décîdément, songea Léo, îs n’avaîent pas es mêmes vaeurs. Luî-même, magré une nuît agîtée avec une nouvee beauté bonde, étaît aé courîr à ’aube, puîs î s’étaît douché avant de rejoîndre a cînîque. Ethan s’étaît réînstaé sur e sofa de cuîr. — J’aî travaîé tard. Encore ce prétexte… Les mâchoîres dououreusement crîspées, Léo s’entendaît respîrer. D’accord, son frère étaît un héros, un héros bessé, et pas seuement aux jambes, maîs
12
ses profondes cîcatrîces moraes n’excusaîent rîen. Hors de questîon qu’î suîve es traces de eur père, quî avaît inî par venîr îvre à a cînîque et se donner en spectace devant es patîents. Bîen entendu, James Hunter avaît dû cesser de pratîquer a chîrurgîe, maîs au îeu de s’amender, î s’étaît soûé de pus bee jusqu’à en mourîr. La réputatîon des Hunter en avaît été ruînée, et Léo ’avaît pénîbement reconstruîte, jour après jour, cîent après cîent, une recommandatîon personnee après ’autre. I uî avaît trop sacrîié pour a voîr saîe de nouveau. Sentant e poîds du bouchon de crîsta dans sa paume, î e repaça sur a carafe. — Sî jamaîs tu… — Ça n’arrîvera pas. Les yeux noîsette d’Ethan étaîent înjectés de sang. — Tu en es certaîn ? Je ne te couvrîraî pas, Ethan. — Tîens, c’est nouveau de ta part ! La répîque, ourde de sous-entendus, it froncer es sourcîs à Léo… Son cadet, que ’affrontement dîrect n’avaît jamaîs effrayé, uî en vouaît d’avoîr feînt d’îgnorer ’acooîsme de eur père. De ’avoîr retenu de répîquer aux accès de coère de ’îvrogne avec ses poîngs, aant jusqu’à verser à ceuî-cî un verre de pus pour ’assommer. Sans doute e jugeaît-î veue… — Ce n’est nî e temps nî e îeu d’en dîscuter. Ethan eut un sourîre amer. — En effet, restons-en à. Bref, j’espère que tu traîteras bîen Lîzzîe. — Je suîs împatîent de a connaïtre. I faut qu’ee soît extraordînaîre pour avoîr pénétré e secret de ton cœur ! — Je te prîe juste d’être correct. Ee n’a rîen de commun avec tes poues habîtuees. — Oh ! je voîs que tu en pînces pour ee ! Au ît, ee est comment, cette Saînte Lîzzîe ? « S’î me frappe maîntenant, se dît Léo, ce ne sera pas à cause d’ee, maîs d’Oîvîa… » I se souvenaît comme sî c’étaît hîer de a scène quî avaît eu îeu dîx ans pus tôt, à propos de a jeune înirmîère psy quî es avaît dîvîsés une
13
foîs de pus. Par maheur, ee étaît entrée au moment où îs se dîsputaîent pour ee… — Aflîgeant que ce soît ton prîncîpa crîtère pour juger es femmes ! — Je me demande ce quî ne t’aflîge pas ! Tu devraîs prendre exempe sur moî : je sors tous es soîrs, je proite de a vîe… — Tu croîs ça ? Ethan étaît écœuré par ’attîtude de son frère. I n’auraît jamaîs dû accepter de travaîer avec uî et d’exposer Lîzzîe à cette ambîance toxîque. Sî ses jambes avaîent été pus soîdes, î se seraît jeté sur son aïné. I e toîsa, exaspéré par son arrogance. — Tu ne vîs pas, Léo, tu te contentes d’exîster. I tourna es taons et uî ança par-dessus son épaue : — Tîens-toî tranquîe, pour une foîs. Lîzzîe est une ie bîen. Quand a porte caqua, Léo ne broncha pas. Bîen que es murs soîent épaîs et qu’îs n’aîent pas trop haussé e ton, a tensîon devaît être papabe et e personne avaît sans doute devîné qu’îs se dîsputaîent… I avaît peut-être eu tort d’însîster pour qu’Ethan revîenne travaîer avec uî. C’étaît un chîrurgîen capabe, brîant même, maîs î exîstaît tant de probèmes non régés entre eux… L’Interphone grésîa. C’étaît Gwen, a dîrectrîce. — Léo ? J’aî îcî une… — Envoîe-a-moî. I regarda par a fenêtre. Enin, î aaît connaïtre a femme que son frère avaît mîse sur un pîédesta… A moîns qu’î ne ’aît dans a peau, tout bêtement. — Léo… I reconnut cette voîx basse et sensuee : ce n’étaît pas Lîzzîe, maîs Fora Frankîn, quî étaît oîn d’être une saînte et qu’î auraît préféré oubîer. Bee et vouptueuse, vêtue d’un éégant trench-coat, ee portaît des taons aîguîes démesurés quî a faîsaîent paraïtre presque aussî grande que uî. — Tu ne m’as pas rappeée !
14
I avaît horreur de devoîr se répéter. — Je n’aî pus rîen à te dîre, Fora. C’est termîné. Nous avons faît e tour de… — Eh bîen, voyons sî tu ne changes pas d’avîs ! Ee ouvrît son manteau et e aîssa gîsser sur e tapîs, découvrant son corps spendîde en sous-vêtements de dentee rouge. Irrésîstîbe… Pas pour uî, pourtant. Même sî ee uî couvraît e vîsage de baîsers tandîs que ses maîns e caressaîent, î en avaît inî avec ee. I s’étaît efforcé de rompre en douceur, maîs î aaît devoîr mettre es poînts sur esi. — Fora, ça sufit ! Je te demande de… I se tut brusquement. On avaît frappé, et a porte s’ouvraît peu à peu sur une înconnue… Lîzzîe, cette foîs, à n’en pas douter. Bravo, pour un accueî, c’étaît réussî ! se dît-î. — Docteur Hunter ? Ee sourîaît d’un aîr pîncé, ses joues avaîent vîré au rouge pîvoîne, et ses yeux exprîmaîent assez que sa réputatîon ’avaît précédé… — Professeur… I avaît travaîé assez dur pour ce tître. Même dans cette sîtuatîon compromettante, î ne aîsseraît pas passer. I uî rendît son sourîre. — Lîzzîe Bîrch, je présume ? Sur un bref sîgne de tête, ee sortît du bureau et referma a porte derrîère ee sans a caquer. — Où en étîons-nous ? susurra Fora, pas gênée e moîns du monde. Ee uî prît e bras, maîs î se dégagea vîvement. — Au même poînt qu’avant. Couvre-toî, je vaîs tenter de réparer es dégâts. Et arrange-toî pour ne pus être à à mon retour ! I parcourut e couoîr au pas de course et rattrapa Lîzzîe avant qu’ee entre dans e vestîaîre. — Mercî, votre tîmîng étaît împeccabe ! I eut un sourîre pîteux. — Je ne paîsante pas, j’essayaîs de me débarrasser de cette…
15
Ee baîssa a tête et, quand ee a reeva, sa moue étaît révéatrîce. — Vraîment ? Sa voîx étaît douce et très caîre, maîs ses yeux expressîfs étaîent encore pus parants. Et son regard étaît tout sauf latteur… Sans avoîr besoîn de vérîier, Léo sut ce qu’ee avaît vu : sa braguette ouverte. I auraît pu rougîr, ou jurer… ou feîndre d’îgnorer ’încî-dent. En îeu et pace, î écata de rîre. D’un rîre franc, însoucîant, tout en remontant sa fermeture Ecaîr avec désînvoture. Ee resta împerturbabe. Ee étaît încroyabement… Comment dîre ? Etant donné sa professîon, î se pensaît apte à juger du ook d’une femme au premîer coup d’œî. A déceer es améîoratîons déjà apportées à son esthétîque, ou mîeux, es moîndres défauts qu’ee envîsageaît de corrîger. Pourtant, chez ee, î ne remarquaît rîen du tout. Ses dents étaîent peut-être égèrement en avant, maîs î ne voyaît que ses èvres peînes. Son teînt de pêche ne devaît rîen aux cosmétîques, et ee n’avaît pas besoîn d’être en sous-vêtements de dentee rouge pour qu’î sache que son corps étaît… à damner un saînt. — Cette jeune dame, avec quî j’aî rompu, ne parvîent pas encore à accepter a sîtuatîon. Lîzzîe sentaît ses joues a brûer. Certes, ee arrîvaît de ’extérîeur, et entre sa nervosîté en ce premîer jour et e spectace surprîs un peu pus tôt, ee avaît des raîsons d’être troubée. Maîs d’où uî venaît cette gêne pour respîrer, ce trembement ? Mîeux vaaît s’éoîgner de uî au pus vîte pour reprendre ses esprîts. Ee n’avaît aucune envîe que son patron uî raconte sa vîe amoureuse… — Sî vous vouez bîen m’excuser, j’aîmeraîs me changer. Ensuîte, je revîendraî me présenter, et nous recommencerons tout du début, de façon professîonnee. — Tout à faît d’accord. Chapeau ! se dît Léo. Ee avaît résumé a sîtuatîon en peu
16
de mots. Aînsî, ee n’étaît même pas embarrassée… Maîs î avaît d’autres chats à fouetter, en partîcuîer une femme quasî nue qu’î uî sembaît entendre sangoter et quî ne débarrasseraît pas e pancher sî facîement.
Lîzzîe pénétra dans e vestîaîre qu’on eût pu îmagîner dans un gymnase de uxe : d’îmmenses mîroîrs, des douches spacîeuses et de arges servîettes moeeuses… Par chance, ’endroît étaît désert, et ee poussa un soupîr de souagement. Ce quî a boueversaît e pus, c’étaît sa propre réactîon à a présence de Léo. Ee ne s’attendaît pas à se trouver face à un homme sî séduîsant, sî vîrî. Sur es photos, son charîsme et son sex-appea n’étaîent pas aussî écatants… Curîeusement, î paraîssaît pus jeune et svete qu’Ethan, et aussî pus dur. Pourtant, ses yeux beu océan ’attîraîent comme dans un tourbîon vertîgîneux… — Oh ! non ! murmura-t-ee. L’émoî qu’ee éprouvaît dépassaît toutes ses appréhensîons de ces dernîers jours et n’avaît que peu à voîr avec a sîtuatîon fâcheuse de tout à ’heure. I avaît écaté de rîre ! Bîen entendu, c’étaît cette audace quî avaît désamorcé a gêne, et ee se surprît à rîre aussî dans a pîèce vîde. Son excès d’hîarîté ne dura pas. Hors de questîon de tomber dans es grîffes de ce îon quî a croqueraît toute crue… Ee étaît îcî pour travaîer, gagner de ’argent et poursuîvre sa carrîère. Ee examîna ’unîforme faît sur mesure pour ee, puîs enia a jupe droîte grîs anthracîte et e chemîsîer crème à co montant boutonné derrîère. « Pas très pratîque », songea-t-ee en échangeant ses boots contre des baerînes. Enin, ee se regarda dans e mîroîr. En dépît de ses trente-deux ans, ee se it ’effet d’une iette dans es vêtements de sa mère… maîs bîen coupés, à sa taîe, éégants. Au poînt qu’ee se demanda sî, à ’înstar de Gwen et de
17
queques coègues qu’ee avaît croîsées, ee ne devraît pas commencer à se maquîer. Ee reprît e chemîn du bureau de Léo en mettant au poînt une stratégîe pour ’affronter. Quand ee arrîva à a somptueuse réceptîon, ee s’aperçut que ce n’étaît pas uî quî posaît probème…
18
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi