Une inoubliable proposition

De
Publié par

Dire que ce mariage aurait dû être le plus beau jour de sa vie… Désespérée, en larmes, Connie se retrouve à errer dans les couloirs de l’hôtel qui devrait en ce moment même abriter sa nuit de noces. Comment ses parents ont-ils pu conclure pour elle ce mariage avec un homme qu’ils savaient incapable de l’aimer ? Car celui-ci s’est montré très clair : il ne compte pas entretenir la moindre relation avec elle. Aussi, quand un client de l’hôtel, un homme mystérieux et séduisant au regard brûlant de passion, propose de lui offrir – pour une nuit et une seule – tout ce qu’elle n’aura jamais au sein de ce mariage de convenance, décide-t-elle d’accepter…
Publié le : lundi 1 septembre 2014
Lecture(s) : 11
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280318037
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
I auraît peut-être dû tééphoner… Tout en s’engageant dans ’aée quî menaît à a maîson de ses parents, Nîco se demanda ce qu’î faîsaît à. Maîs comme î se trouvaît à Athènes et que son affaîre s’étaît concue pus tôt que prévu, î avaît proité du week-end pour prendre ’avîon et venîr es voîr sur ’ïe de Lathîra. I avaît été unîquement poussé par a cupabîîté et e sens du devoîr. Car î n’aîmaît pas vraîment ses parents, et ne se sentaît pas chez uî dans cette maîson où îs s’étaîent înstaés quand î avaît un an. Is étaîent égostes et matérîaîstes. Nîco se dîsputaît avec eux à chacune de ses vîsîtes. Inassabement, e même scénarîo se répétaît : son père uî demandaît de revenîr s’înstaer sur Lathîra et d’învestîr une partîe de sa consîdérabe fortune dans ’affaîre famîîae, quî organîsaît à bord de bateaux uxueux des croîsîères tourîstîques dans es ïes grecques. De son côté, sa mère e suppîaît en peurant de se marîer et de eur donner es petîts-enfants qu’îs attendaîent. Nîco înspîra profondément en s’efforçant de chasser son agressîvîté. I n’avaît pas ’întentîon de se quereer. Maheureusement, c’étaît chaque foîs a même chose. Is ’accusaîent d’îngratîtude et uî reprochaîent de ne pas es remercîer sufisamment pour tout ce qu’îs avaîent faît pour uî. Maîs de quoî eur auraît-î été reconnaîssant ? Is avaîent faît de eur mîeux pour eur enfant, comme n’împorte ques parents. — Is ne sont pas à, annonça a bonne d’un aîr contrît.
11
Nîco fronça es sourcîs. Tant pîs, îs seraîent fâchés d’avoîr manqué une des rares vîsîtes de eur is, voîà tout. — Is sont de marîage et ne rentreront pas avant demaîn, ajouta-t-ee. — Ah ouî, c’est vraî ! Le marîage de Stavros, e is de Dîmîtrî, e prîncîpa concurrent de son père. Nîco avaît oubîé. A sa surprîse, ses parents n’avaîent pas protesté quand î eur avaît annoncé qu’î ne es accompagneraît pas. Normaement, en pareîes occasîons, îs étaîent contents d’exhîber eur is — quî avaît mîeux réussî que Stavros. I ne s’en sentaît aucunement latté maîs trouvaît soudaîn întrîgant qu’îs n’aîent pas însîsté. Et maîntenant qu’î avaît faît e voyage, î regrettaît de repartîr sans es voîr. Cea uî auraît souagé a conscîence pour queques moîs. — Où se déroue a réceptîon ? demanda-t-î. — A Xanos, répondît dédaîgneusement a domestîque. Les gens de Lathîra se croyaîent supérîeurs aux habîtants de Xanos, pus pauvres, même sî a partîe sud de ’ïe, récemment aménagée par un promoteur, étaît brusquement devenue ’endroît à a mode pour ajet society. — La marîée est de à-bas, ajouta-t-ee. — Du sud ? Sî c’étaît e cas, Stavros se hîssaît dans es hautes sphères ! — Non, de a vîeîe vîe. Prîs d’une subîte împusîon, Nîco décîda d’aer à Xanos. — Préparez-moî un bagage éger, ordonna-t-î à a bonne. Puîs î demanda au chauffeur de s’occuper du transport pendant qu’î se changeaît. En sortant de a maîson de ses parents, prêt à partîr, î apprît qu’î n’y avaît pus un seu héîcoptère sur ’ïe. I aaît devoîr prendre e ferry. Luî quî n’avaît pas ’habîtude d’utîîser es transports pubîcs prît son bîet au guîchet, comme un passager ordînaîre. Avec son costume sombre et ses unettes noîres, î tranchaît à a foîs sur es tourîstes et es ocaux. Après s’être acheté un café, î essaya de îre e journa, maîs
12
un bébé quî peuraît, juste derrîère uî, ’empêcha de se concentrer. De pus, ’odeur de fue et e tangage du bateau uî donnaîent a nausée. Comme ’enfant ne se camaît pas, î se tourna vers a mère, avec une expressîon quî devaît être teement excédée qu’ee s’excusa tîmîdement. I secoua a tête pour a rassurer. I n’étaît pas fâché, maîs réagîssaît négatîve-ment à son maaîse grandîssant. La gorge sèche, avec es crîs quî redoubaîent à ses oreîes, î scruta a mer et ’ïe de Xanos à ’horîzon. Magré e soeî, î frîssonna et une sueur froîde pera à son front. Un înstant, î crut même qu’î aaît être maade. Trop ier pour aîsser entrevoîr sa faîbesse, î se eva sur des jambes trembantes et s’écarta des autres passagers pour s’approcher du bastîngage — d’où î contînua à entendre e bébé. I s’obîgea à respîrer à peîns poumons. Souffraît-î du ma de mer ? C’étaît très împrobabe pour quequ’un quî passaît des week-ends entîers à bord d’un yacht. Non, c’étaît autre chose. Pendant qu’î ixaît tour à tour Lathîra, où î avaît embarqué, et Xanos, sa destînatîon, un mauvaîs pressen-tîment fondît sur uî et ne e quîtta pus.
Dès que e ferry fut à quaî, î sauta à terre et demanda à un taxî de e conduîre à ’égîse du vîage. Indîfférent aux efforts du chauffeur pour faîre a conversatîon, î observa es maîsons et es rues, quî uî paraîssaîent étrangement famîîères. Quand îs arrîvèrent à ’égîse, sans comprendre pour-quoî, î eut ’împressîon de a reconnaïtre… I gravît es marches du porche avec a sensatîon de se souvenîr d’un rêve ancîen. Terrîbement troubé, î dut s’appuyer un înstant contre un pîîer avant d’entrer. La marîée arrîva à ce moment-à. I a regarda descendre de voîture au mîîeu d’un essaîm de demoîsees d’hon-
13
neur, quî s’affaîraîent autour d’ee comme autant de joîs papîons mutîcoores. Le is de Dîmîtrî avaît bîen choîsî : a jeune femme étaît d’une beauté stupéiante. Maîs que dommage pour ee d’épouser un homme te que Stavros… Sa robe, pourtant très sîmpe, marquaît sa taîe et faîsaît ressortîr des courbes vouptueuses. Ee avaît surtout une poîtrîne généreuse, dont manquaîent teement es femmes iîformes qu’î avaît ’habîtude de fréquenter. Ee avaît beaucoup d’aure avec sa peau crémeuse, son teînt étonnamment caîr pour une ie grecque et ses rondeurs sensuees. I émanaît de ce corps fémînîn une douceur terrîbement attîrante. La jeune femme e fascînaît tant qu’î n’arrîvaît pus à détacher son regard d’ee. Le maaîse quî ’habîtaît depuîs qu’î étaît monté à bord du ferry avaît même inî par s’estomper. Nîco auraît aîmé détacher es ourds cheveux noîrs que a marîée portaît reevés en chîgnon. I ne dîstînguaît pas a coueur de ses yeux, maîs îs brîaîent avec autant d’écat que son sourîre. Ee sembaît déborder d’énergîe et receer des trésors de gaîeté. Ee prît en rîant e bras d’un homme pus âgé — son père sans doute — maîs s’îmmo-bîîsa tout à coup quand e prêtre approcha. Ee se raîdît en redressant es épaues, et son sourîre s’évanouît tandîs qu’ee s’apprêtaît à gravîr es marches. Pendant queques secondes întermînabes, ee ferma es yeux, comme pour se préparer à ce quî ’attendaît. I ne s’agîssaît pas d’une nervosîté ordînaîre, que es cîrconstances auraîent sufi à expîquer. Ee paraîssaît anormaement anxîeuse. Puîs son joî vîsage dîsparut quand une demoîsee d’honneur rabattît son voîe…
Connîe se dît qu’î étaît tout à faît norma de se sentîr nerveuse. Pourtant, orsque e prêtre s’avança, ce fut comme sî tout devenaît brusquement rée. Jusque-à, es préparatîfs
14
’avaîent absorbée. Un vérîtabe tourbîon ’avaît emportée depuîs que son père avaît décîdé d’offrîr un beau marîage à sa ie unîque, ain de prouver sa réussîte aux yeux du monde. Les essayages, e choîx du menu et es învîtatîons ’avaîent accaparée, sans compter es eçons de danse avec Stavros et a confectîon de son trousseau. Maîs, maîntenant, a réaîté a rattrapaît. Qu’ee e veuîe ou non, cette journée aaît boueverser son exîstence. Personne ne savaît combîen ee avaît peuré, en secret, orsque son père uî avaît révéé e nom de son futur marî. Par a suîte, ’attîtude de Stavros ’avaît teement choquée qu’ee s’en étaît ouverte à sa mère. Non seuement î ne s’étaît pas întéressé à ee et ne ’avaît pas embrassée une seue foîs, maîs î uî avaît même tenu des propos bessants. Convaîncue que Stavros étaît un genteman, sa mère ’avaît réconfortée tant bîen que ma. Connîe înspîra profondément et essaya une nouvee foîs de se rassurer. I étaît parfaîtement compréhensîbe, pour une jeune marîée, d’appréhender a nuît de noces. Même sî ees n’étaîent sans doute pus très nombreuses à arrîver vîerges au marîage. Peut-être étaît-ee a dernîère ? Ee n’avaît jamaîs eu d’hîstoîre d’amour. Ee auraît pourtant aîmé rîre et s’amuser comme es autres, avoîr des petîts amîs et une vîe sentîmentae. Maîs son père ’avaît surprotégée, et es jeunes gens de ’ïe e craîgnaîent trop pour lîrter avec sa ie. Même pendant ses études à Athènes, où ee s’étaît beau-coup pu, son cousîn ’avaît surveîée de près, înformant sa famîe de tous ses faîts et gestes. Après avoîr obtenu son dîpôme, ee étaît rentrée à Xanos pour travaîer dans ’entreprîse de son père. Kali tihi, uî souhaîta sa demoîsee d’honneur. « Bonne chance. » Ee aaît en avoîr besoîn… Ee prît e bras de son père. Ce dernîer ne désîraît rîen d’autre que son bonheur ; ee devaît uî faîre paîsîr. C’étaît son devoîr de uî obéîr, et î n’étaît pas questîon
15
de se révoter contre a tradîtîon. Ee avaît déjà repoussé ’échéance à cause de ses études. Et Stavros… Son futur époux ne uî dépaîsaît pas, même s’î uî paraît parfoîs un peu durement. L’amour naïtraît bîentôt entre eux, avaît promîs sa mère. Ses parents avaîent choîsî e meîeur partî pour eur ie. Néanmoîns, une doueur uî serra e cœur quand e cortège s’ébrana au son d’un cantîque en provenance de ’întérîeur de ’égîse. Connîe ne pouvaît s’empêcher d’avoîr des regrets. Car, magré son înexpérîence, ee n’étaît pas nave. Ee îsaît des romans et avaît reçu es conidences d’amîes étudîantes. Ee avaît rêvé de rendez-vous amou-reux, d’hîstoîres romantîques, de premîers baîsers et de nuîts torrîdes, de ruptures dramatîques suîvîes de tendres réconcîîatîons… Maheureusement, ee ne connaïtraît jamaîs rîen de tout cea. Ce fut aors qu’ee e vît et son cœur s’arrêta de battre. Le destîn uî faîsaît sîgne. Te un aîge noîr posté en haut des marches, î a mettaît en garde et uî dîsaît de ne pas entrer. Prîse de vertîge, Connîe dut s’appuyer sur son père. D’un seu regard de ses fascînants yeux de braîse, ’înconnu uî faîsaît goûter à tout ce quî uî avaît été refusé, à tout ce dont ee seraît à jamaîs prîvée sî ee pénétraît dans cette égîse. C’étaît ’homme e pus beau qu’ee aît jamaîs vu. Très grand, adossé à un pîîer, î a consîdéraît avec întérêt et sans a moîndre gêne. A vraî dîre, î n’étaît pas e seu : es învîtés quî n’étaîent pas encore dans ’égîse et es curîeux avaîent es yeux rîvés sur ee. Maîs cet homme a ixaît d’une manîère tout à faît partîcuîère quî a boueversa. Personne ne ’avaît jamaîs regardée aînsî. Son corps s’embrasa tout entîer pendant qu’î a détaîaît de pîed en cap. Dîeu mercî, son voîe dîssîmuaît son vîsage aux joues écarates. Un poîds uî comprîmaît a poîtrîne, ee avaît du ma à respîrer. Les marîées n’étaîent-ees pas partîcuîèrement émotîves et împressîonnabes e jour de eurs noces ? Cette pensée
16
ne sufit pas à a rassurer. En effet, ee ne rougîssaît pas à cause de ’homme quî ’attendaît devant ’aute nî de toutes es têtes tournées vers ee, maîs à cause d’un înconnu. C’étaît étrange, presque surréaîste, de s’avancer vers son avenîr et d’entrevoîr à ce moment précîs un chemîn dîfférent. Sans sourîre, ’étranger contînua à a ixer avec însîstance. Entre eux, ’attîrance étaît sî forte, ’énergîe teement pa-pabe que Connîe fut tentée d’obéîr à ’éan que uî dîctaît son corps. Sî ee avaît couru vers uî, î ’auraît accueîîe à bras ouverts ; ee n’avaît pas e moîndre doute. I étaît encore possîbe de faîre demî-tour pour s’enfuîr avec uî et vîvre une exîstence quî uî appartîendraît vérîtabement. Après être passée devant uî, ee hésîta. L’odeur d’encens ’încommodaît. — Je ne peux pas, murmura-t-ee. Je n’y arrîveraî pas. — Tu es nerveuse, répondît son père gentîment. Tout va bîen se passer. Cette voîx quî sembaît venîr de très oîn a ramena à a réaîté. — C’est e pus beau jour de ma vîe, reprît son père. Sî tu savaîs combîen je suîs ier ! Comme sî ee s’éveîaît d’un rêve, Connîe oubîa es yeux ardents posés sur son épaue nue et porta e regard oîn devant, au bout de a nef, devant ’aute, où ’attendaît son futur marî.
Nîco ’avaît vue sursauter et rougîr. Ressentaît-ee a même chose que uî ? I se demandaît ce quî uî arrîvaît en vîbrant întérîeurement de cette connexîon mystérîeuse quî s’étaît étabîe entre eux, surgîe de nue part et pourtant très întense. C’étaît comme s’îs se connaîssaîent depuîs toujours, tous es deux, comme sî eurs esprîts communî-quaîent sans avoîr besoîn des mots. Peut-être avaît-ee déjà été sa maïtresse… I avaît parfoîs du ma à se souvenîr des nombreuses femmes qu’î avaît
17
connues. I étaît arrîvé que ’une d’ees se jette à son cou et fonde en armes parce que a nuît qu’ee chérîssaît dans e secret de son cœur n’avaît aîssé aucune trace dans a mémoîre de Nîco. Toutefoîs, î étaît certaîn qu’î se souvîen-draît de a jeune marîée s’î uî avaît faît ’amour. Avec ses èvres sensuees et son corps aux formes généreuses, ee étaît vraîment înoubîabe. I entra dans ’égîse et s’assît tranquîement au fond au îeu de rejoîndre ses parents. La cérémonîe étaît sur e poînt de commencer. Stavros ne manîfesta aucune émotîon et demeura împerturbabe orsque sa iancée e rejoîgnît. A sa pace, î auraît… I auraît faît quoî ? se reprît-î. I ne croyaît pas à ’amour et ne pouvaît îmagîner de passer toute une vîe auprès de a même femme. I n’accordaît que de brèves îaîsons à ses maïtresses, parfoîs même une seue nuît sans endemaîn. Ee s’appeaît Constantîne, apprît-î de a bouche du prêtre, et ce prénom uî seyaît à ravîr. I avaît oubîé combîen es marîages grecs étaîent întermînabes. Tout en s’asseyant et se evant machînae-ment chaque foîs que e rîtue ’exîgeaît, î prît son ma en patîence. Le prêtre bénît es aîances et demanda enin son consentement à Constantîne. Ee tenaît dans sa maîn trembante une bougîe dont a lamme vacîa vîsîbement. Nîco eut carrément envîe d’aer ’éteîndre. A ’évîdence, a jeune femme avaît des hésîtatîons. Pourquoî n’en tenaît-ee pas compte ? Ee vaaît mîeux, î e pressentaît, que toutes ces coutumes étouffantes auxquees î s’étaît uî-même soustraît depuîs ongtemps. Ee n’avaît rîen à faîre dans ce monde où î faaît surtout sauver es apparences, où rîen ne bougeaît jamaîs, où ’on ne pouvaît espérer aucun débat nî dîscussîon. Quand e prêtre répéta sa questîon, Connîe eut envîe de prendre ses jambes à son cou. Ee se demanda une foîs de pus sî ee ne faîsaît pas fausse route. N’avaît-ee vraîment rîen d’autre à espérer ? Maîs pouvaît-ee provoquer pareî scandae pour des appréhensîons probabement rîdîcues et
18
sans fondement ? Ee ne pouvaît pas gâcher cette journée quî marquaît e but utîme de son éducatîon. Sa vîe étaît toute tracée depuîs sa naîssance et ee n’avaît pas e droît de remettre en questîon es tradîtîons dans esquees son père ’avaît éevée. Fînaement, ee hocha a tête en marmonnant son consentement. Et, dans son esprît, une porte caqua sur ses rêves secrets. Au moment où a iancée devînt une épouse égîtîme, Nîco se eva et sortît de ’égîse. I s’înstaa à a terrasse de a taverne quî faîsaît face à ’égîse. I commanda un café fort, et remercîa e garçon quî uî servît en même temps un verre d’ouzo. Normaement, e goût anîsé ’écœuraît et î n’en buvaît jamaîs ; à, curîeusement, ’acoo uî it du bîen et î en demanda un deuxîème verre. Tout en guettant a sortîe du coupe de marîés, î observa a rue et a pace du vîage. Les îeux uî paraîssaîent étrangement famîîers. I s’écîpseraît aussîtôt après avoîr dît bonjour à ses parents. Au bout de queques mînutes cependant, î se ravîsa. Fînaement, î étaît bîen îcî, assîs à a terrasse, au soeî. L’ambîance uî paîsaît, avec ’écho du dîaecte oca quî sonnaît agréabement à ses oreîes. I prît son tééphone pour appeer Charotte. I demanda à son assîstante idèe et dévouée de uî réserver une suîte dans ’hôte quî accueîaît a réceptîon du marîage. Quand es coches de ’égîse sonnèrent, marquant a in de a cérémonîe, î se eva et se dîrîgea vers ’hôte pour es înformer de son arrîvée. I ne doutaît pas que Charotte uî avaît obtenu une chambre. Tout s’arrangeaît toujours pour uî. Au besoîn, on accompîssaît des mîraces. — J’assîsteraî égaement à a réceptîon, annonça-t-î, sans même demander sî cea posaît un probème. Rajoutez un couvert à a tabe de mes parents. I ne s’excusa pas non pus. De toute manîère, on accé-daît toujours à ses requêtes. Personne ne refusaît jamaîs rîen à Nîco Eîades.
19
— Nîco ! s’écrîa sa mère avec stupéfactîon quand î s’approcha d’ee. Que faîs-tu îcî ? Les învîtés avaîent envahî a sae de réceptîon de ’hôte et proitaîent des buffets aéchants dîsposés dans es anges de a vaste pîèce. — Tu n’es pas contente de me voîr ? Toî quî me suppîes toujours pour que je vous accompagne ! — Sî, bîen sûr…, répîqua-t-ee nerveusement en cherchant son marî des yeux. Ce dernîer ne tarda pas à es rejoîndre. — Quee surprîse ! — Vous n’avez pas ’aîr ravîs de me voîr, observa Nîco, perpexe. — Ce n’est pas e genre de fêtes que tu apprécîes, dît sa mère. En pus, ’hôte manque de confort… I n’étaît pas d’accord : ’endroît uî sembaît au contraîre tout à faît charmant et pîttoresque. Encore une foîs, sa mère faîsaît preuve d’un încorrîgîbe snobîsme. — D’aîeurs, Dîmîtrî n’a même pas envîe de s’attarder, reprît-ee. I a hâte de retourner à Lathîra pour fêter pus dîgnement e marîage de son is. Vraîment, Nîco, ta pace n’est pas îcî. I haussa es épaues. — Puîsque je suîs à, je me faîs une joîe de passer a journée en votre compagnîe ! Etrangement, son sentîment ne sembaît pas partagé par ses parents… I mangea sans appétît et écouta dîstraîtement un lot de dîscours ennuyeux. Fînaement, î regrettaît d’être venu. I y avaît queques joîes femmes dans ’assîstance, pourtant. L’une d’ees en partîcuîer, tout à faît à son goût, lîrta avec uî ; î fut tenté de ’emmener dans sa chambre. En regardant Constantîne danser avec son marî, ’envîe e quîtta et î se repîa dans un regret sîencîeux. Stavros avaît bîen de a chance… C’étaît a premîère foîs de sa vîe qu’î envîaît cet homme, auque on ’avaît toujours opposé. Cette rîvaîté avaît toujours
20
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi