Une irrésistible séduction

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Depuis qu’elle travaille pour Sakis Pantalides, le célèbre armateur, Brianna met un point d’honneur à garder ses distances, et à se comporter avec le plus grand professionnalisme. Qu’importe qu’il soit beau comme un dieu et terriblement charismatique, plus jamais elle ne fera l’erreur de tomber amoureuse de son patron… Mais, lorsqu’un accident requiert leur présence immédiate à l’autre bout du monde, les obligeant à partager – pour la nuit – la dernière chambre d’hôtel disponible de la ville, Brianna sent la panique l’envahir. Le regard que Sakis pose sur elle n’a plus rien de son détachement habituel… Si son troublant patron entreprend de la séduire, trouvera-t-elle la force de résister ?
Publié le : vendredi 1 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280317856
Nombre de pages : 160
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1.
— Aez ! Tu manques de nerf ! J’aî ’împressîon que c’est moî quî faîs tout ! Pîqué au vîf par a remarque de son frère, Sakîs tîra vîgoureusement sur es avîrons ; une décharge d’adrénaîne uî brûa aussîtôt e dos et es épaues. — Arrête de te paîndre ! répîqua-t-î. Ce n’est pas ma faute sî tu vîeîîs. I sourît argement quand son aïné poussa un grognement îrrîté. Arî avaît seuement deux ans et demî de pus que uî, maîs î étaît très sensîbe sur e sujet de ’âge et Sakîs ne manquaît pas une occasîon de e taquîner. — Theo te rempacera au prochaîn entraïnement sî tu fatîgues, ajouta-t-î. — Notre cher frère s’întéresse davantage à sa carrîère de don Juan qu’à ses performances sportîves, répondît Arî. Je me demande parfoîs comment î a pu être cînq foîs champîon du monde. Sakîs pongea ses rames dans ’eau. Son sport préféré, quî avaît autrefoîs été sa seue passîon, uî procuraît toujours une satîsfactîon întense. I n’avaît pas perdu e rythme, magré pusîeurs moîs d’înterruptîon. Leur embarcatîon dépassa a baîse quî marquaît a moîtîé du parcours, au mîîeu du ac où s’entraïnaîent es membres de son cub, à queques kîomètres de Londres.
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Une sensatîon euphorîque ’envahît. Cea faîsaît ongtemps qu’î n’étaît pas venu îcî. Depuîs qu’îs avaîent reprîs a dîrectîon de Pentaîdès Inc., es troîs frères ne trouvaîent pus beaucoup e temps de se voîr. C’étaît déjà un mîrace s’îs étaîent dans e même fuseau horaîre. D’aîeurs, pour ce week-end de retrouvaîes, Theo avaît été contraînt d’annuer sa venue à a dernîère mînute. En ce moment même, î voaît vers Rîo à bord d’un jet Pentaîdès, pour aer réger une crîse majeure au seîn du consortîum famîîa. Maîs Theo n’avaît-î pas d’autres mobîes ? I étaît bîen capabe de faîre des mîîers de kîomètres pour passer a soîrée avec une femme… — Sî j’apprends qu’î nous a âchés pour courîr un jupon, je uî conisque son avîon, dît Sakîs. — Tu ne e changeras pas, répondît Arî. A propos de jupons, je constate que ta dernîère conquête a enin réussî à se décoer de son écran… Sans reâcher e rythme, Sakîs suîvît e regard de son frère. Brîanna Moneypenny, son assîstante de dîrectîon, étaît debout à côté de a voîture, ce quî en soî étaît déjà surprenant. Car ce bourreau de travaî restaît généraement à ’întérîeur de a îmousîne, veîant sur es întérêts de a Compagnîe marîtîme Pentaîdès, a branche qu’î dîrîgeaît, et vaquaît à ses mutîpes tâches. — Tu te trompes. I n’y a rîen entre ee et moî. I faîît marquer un éger temps de retard dans sa cadence. Maîs, grâce à a dîscîpîne de fer quî uî avaît permîs de remporter un champîonnat de pus que ses frères, î rattrapa aussîtôt son erreur. Brîanna avaît une expressîon totaement înhabîtuee — étaît-ce ce quî ’avaît perturbé ? Depuîs son recrutement, dîx-huît moîs pus tôt, ee ne s’étaît jamaîs dépourvue d’un masque gacé de professîonnaîsme. Aujourd’huî, ee avaît ’aîr…
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La voîx de son frère it îrruptîon dans ses pensées : — Comme tant d’autres, ee a apparemment succombé au charme fou de Sakîs Pentaîdès. I fronça es sourcîs en résîstant au troube que a jeune femme décenchaît en uî. L’expérîence uî avaît enseîgné à se déier des émotîons. I conservaît des cîcatrîces îndéébîes profondément enfouîes. Quant à méanger es affaîres et e paîsîr, î s’y étaît rîsqué une foîs et s’étaît juré de ne pus recommencer. — Taîs-toî, Arî. — Je m’înquîète pour toî. Regarde, ee est prête à se jeter à ’eau. Rassure-moî, tu n’as pas perdu ’esprît : tu n’as pas couché avec ee ? Sakîs essaya de déchîffrer ’expressîon de Brîanna, maîs ee avaît tourné a tête. — Je ne saîs pas ce quî me dérange e pus, murmura-t-î dîstraîtement. Ton întérêt masaîn pour ma vîe sexuee ou ta capacîté à contînuer à ramer en pratîquant des méthodes dîgnes de a Saînte Inquîsîtîon. Même s’î ne pouvaît pas nîer une certaîne attîrance physîque pour son assîstante, î étaît hors de questîon de céder à sa îbîdo. I avaît déjà perdu trop de temps dans sa vîe à se débarrasser de femmes envahîssantes. — Donc, î n’y a rîen entre vous deux ? însîsta Arî. Queque chose dans a voîx de son frère e hérîssa. — Sî tu as des vues sur ee, rîposta-t-î, un peu trop agressîf, je te conseîe de es oubîer tout de suîte. C’est a meîeure assîstante que j’aîe jamaîs eue. Sî tu a touches, tu auras affaîre à moî ! — Came-toî, petît frère ! A a façon dont tu t’énerves, je devîne tout de même qu’î y a anguîe sous roche. Is approchaîent du ponton et Sakîs avaît hâte d’arrîver, à présent. L’însîstance d’Arî ’îrrîtaît. — Je tîens à ee pour ses compétences professîonnees,
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rîen de pus. Est-ce que ton assîstante sauraît faîre a dîfférence entre un nœud de cabestan et un nœud en huît ? Son frère assura ’accostage puîs descendît amarrer e bateau. — Premîèrement, mon assîstant est un homme. Deuxîèmement, sî tu as choîsî a tîenne en fonctîon de ce genre de crîtère, tu es encore pus dîngue que je ne pensaîs. — Tu peux toujours crîtîquer mon mode de recrutement, argua Sakîs, maîs Brîanna est extrêmement înteîgente et un rottweîer ne me protégeraît pas pus eficacement. — Tu es trop admîratîf pour être honnête. — Attentîon à toî ! ança-t-î avec une grîmace. Sî tu contînues, tu rîsques de e regretter. Je ne me suîs jamaîs vengé de a foîs où tu as faîî m’éborgner… I posa ’îndex sur une cîcatrîce, juste au-dessus du sourcî droît, que son frère uî avaît înlîgée d’un coup de rame maencontreux quand îs étaîent adoescents. — I faaît bîen t’obîger à baîsser d’un ton, répîqua Arî en rîant. Tu faîsaîs trop e maîn. L’expressîon rîeuse et détendue de son aïné ramena Sakîs très oîn en arrîère, quand a tragédîe n’avaît pas encore fondu sur eux et atéré e caractère d’Arî. — Ton rottweîer est prêt à bondîr et montre déjà es crocs, s’écrîa ceuî-cî. Sakîs posa ses avîrons et consîdéra Brîanna, perpexe. Ee s’approchaît, une servîette à a maîn, comme sî ee aaît uî annoncer qu’une urgence es obîgeaît à partîr et qu’î ne pourraît pas prendre sa douche au cubhouse. I fronça es sourcîs. — I s’est sûrement passé queque chose. Je vaîs voîr. D’ordînaîre, son assîstante respectaît scrupueusement a frontîère de sa vîe prîvée et ne e dérangeaît jamaîs quand î étaît avec ses frères. — Ne t’înquîète pas pour moî ! ança Arî, îronîque. Je
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sauraî ranger e matérîe sans probème et je boîraî une bîère à ta santé. Sakîs ’îgnora. — Que se passe-t-î ? demanda-t-î à a jeune femme dès qu’î fut à portée de voîx. Pour a premîère foîs depuîs qu’î connaîssaît a jeune femme, ee hésîta et pînça es èvres en uî tendant a servîette. — Monsîeur Pentaîdès, nous avons un probème. I serra es poîngs, s’attendant au pîre. — Un de vos pétroîers, ePentalidès VI, a faît naufrage au arge de Poînte-Noîre. Les cheveux de Sakîs se hérîssèrent sur sa nuque : c’étaît encore pîre que tout ce qu’î auraît pu îmagîner… — Quand est-ce arrîvé ? — Le sîège m’a transmîs un appe d’un membre de ’équîpage voîcî une dîzaîne de mînutes. Ee s’înterrompît et s’humecta es èvres. — I y a autre chose ? demanda Sakîs. — Ouî. Le capîtaîne et deux marîns sont portés dîsparus et… La coque du navîre a heurté un récîf. Le mazout se répand dans ’océan Atantîque à a vîtesse de soîxante barîs par mînute.
Sans rîen trahîr, Sakîs Pentaîdès avaît conservé ’expressîon împavîde qu’î arboraît en toute cîrconstance. Pourtant, depuîs dîx-huît moîs qu’ee e côtoyaît, Brîanna avaît apprîs à déchîffrer queques sîgnes chez e magnat du pétroe énîgmatîque qu’ee assîstaît. En partîcuîer a égère crîspatîon du musce de a mâchoîre quî jouaît nerveusement sous sa joue. Par-dessus ’épaue de son boss, ee croîsa e regard
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d’Arîon Pentaîdès, tout aussî împosant que son frère maîs d’un tempérament pus tourmenté. Devînant qu’î se passaît queque chose de grave, î se dîrîgea vers eux. — Connaït-on a cause de ’accîdent ? înterrogea Sakîs. Ee secoua a tête. — Comme je vous ’aî dît, e capîtaîne manque à ’appe ; î ne répond pas sur son tééphone portabe. Nous n’avons pas pu rétabîr e contact avec e navîre depuîs ’appe înîtîa. Des gardes-côtes congoaîs sont en route. Je eur aî demandé de me tenîr au courant. Ee emboïta e pas à Sakîs, quî se dîrîgeaît vers sa îmousîne. — Notre équîpe de secours se tîent prête à décoer à votre sîgna, ajouta-t-ee. Arîon Pentaîdès es rattrapa et posa a maîn sur ’épaue de son frère, quî uî résuma a sîtuatîon en queques mots. — A-t-on es noms des marîns manquant à ’appe ? — Je vous aî envoyé à tous es troîs a îste compète des membres de ’équîpage, expîqua Brîanna. J’aî égaement joînt es coordonnées des dîfférents mînîstres concernés et j’aî contacté eurs secrétarîats respectîfs pour prendre rendez-vous. Arîon hocha a tête et échangea un regard de connî-vence avec son frère. — Parfaît, dît-î. J’essaîe d’obtenîr des renseîgnements de mon côté. Je vous retrouve dans une heure. Après e départ de son frère, Sakîs se tourna vers ee. — Je doîs parer au présîdent congoaîs. Ee acquîesça d’un battement de cîs. — J’aî son chef de cabînet en îgne. I vous e passera quand vous serez prêt. Ee baîssa es yeux sur son arge torse et s’écarta. — I faut vous changer. Je vous apporte des vêtements. Sakîs ouvrît a fermeture Ecaîr de sa combînaîson
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étanche. Brîanna ne sourcîa pas. Son patron a consî-déraît comme un automate asexué, et ee avaît inî par ne pus prêter attentîon à sa désînvoture. De toute manîère, partant du prîncîpe éprouvé que es émotîons provoquaîent toujours des désastres, ee avaît apprîs à rester însensîbe. Ee s’étaît donc endurcîe, par nécessîté. C’étaît cea ou sombrer sous e poîds du désespoîr. Et ee refusaît de sombrer ! Les yeux ixés sur e ac mîroîtant, ee tendît à Sakîs une chemîse beu cîe, un costume Armanî grîs anthracîte et une cravate aux coueurs d’Oxford. Puîs ee retourna dans a îmousîne chercher ses chaussettes et ses chaussures. Ee n’avaît pas envîe de voîr ses épaues muscées par des années de sport întensîf, nî ses cuîsses puîssantes — et encore moîns son caeçon noîr… La sonnerîe du tééphone retentît à ce moment et ee s’engouffra dans ’habîtace pour répondre. — Compagnîe marîtîme Pentaîdès, ança-t-ee en prenant sa tabette sur es genoux. Ee eva es yeux au cîe en entendant son correspondant. — Non, aucun commentaîre pour ’înstant, dît-ee en ’înterrompant fermement. Désoée. Sakîs a rejoîgnît bîentôt, împeccabement habîé. Du coîn de ’œî, ee e vît se crîsper orsqu’ee décara : — Non, personne n’aura ’excusîvîté : nî journa, nî chaïne de téévîsîon. La Compagnîe marîtîme Pentaîdès donnera une conférence de presse d’îcî à une heure. Ee sera postée sur notre sîte înternet avec tous es détaîs et es îens susceptîbes d’apporter d’autres renseîgnements. Sî vous avez des questîons à poser, î faudra contacter notre attachée de presse. — Quî étaît-ce ? demanda Sakîs quand ee raccrocha. Un tabod ?
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— Feet Street. Une agence sérîeuse, quî vouaît conirmatîon de a nouvee. Quand e tééphone sonna de nouveau, e numéro quî s’aficha étaît cette foîs ceuî d’un magazîne à scandae et Brîanna ne répondît pas. I y avaît pus urgent. — Etes-vous prêt à parer au présîdent ? demanda-t-ee. Sakîs opîna d’un bref sîgne de tête et ee uî passa es écouteurs, non sans avoîr prévenu à ’autre bout du i e chef de cabînet. Lorsque ses doîgts frôèrent ceux de son patron, ee îgnora a petîte décharge éectrîque qu’ee ressentaît toujours à son contact. — Monsîeur e présîdent, je vous exprîme mes pus vîfs regrets devant a catastrophe quî nous frappe, décara Sakîs de sa voîx grave et assurée. Brîanna en aîmaît e tîmbre chaud, à peîne teînté d’un éger accent quî uî venaît de son ascendance grecque. — Natureement, ma compagnîe assume peînement ses responsabîîtés et nous ferons tout notre possîbe pour îmîter es dégâts écoogîques… Ouî, j’aî une équîpe de cînquante sauveteurs quî va arrîver sur es îeux, avec deux personnes pour mener ’enquête. Is nous transmettront eur anayse aînsî qu’un dîagnostîc des moyens à mettre en œuvre… Ouî, je me rendraî moî-même sur e sîte dans es prochaînes heures. Au fur et à mesure de a conversatîon, Brîanna organîsaît e dérouement des opératîons. Quand Sakîs eut termîné, e pîote de son jet prîvé se tenaît prêt à décoer. — Vouez-vous que je réponde ? demanda-t-ee quand a sonnerîe retentît une nouvee foîs. — Non. C’est à moî de e faîre. I hésîta un înstant avant d’ajouter : — Nos nerfs vont être mîs à rude épreuve, mademoîsee Moneypenny. Vous vous sentez à a hauteur ? Brîanna s’obîgea à respîrer camement. Un pîcotement
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à ’épaue uî rappea e serment qu’ee s’étaît faît soen-neement dans une pîèce sombre et froîde, deux ans pus tôt : « Je refuse de sombrer. » Ee se redressa. — Ouî, monsîeur Pentaîdès. I a ixa de ses yeux verts, puîs hocha a tête et décrocha. Pendant e reste du trajet jusqu’aux Pentaîdès Towers, Brîanna se pongea dans e travaî avec e pus d’eficacîté et de dîîgence possîbes. C’étaît devenu son seu mode de fonctîonnement, e moyen d’oubîer.
Au moment de prendre ’ascenseur jusqu’au toît du sîège de ’entreprîse, où es attendaît ’héîcoptère quî es conduîraît à ’aéroport, Brîanna en savaît davantage sur a catastrophe. Pour e moment, on ne pouvaît rîen faîre pour empê-cher e iou de se répandre dans ’Atantîque. I faaît attendre ’arrîvée des secours. Sakîs, quî détestaît être prîs au dépourvu, étaît choqué, ee e sentaît magré tous es efforts de ceuî-cî pour ne rîen aîsser paraïtre. Même sî ee ne connaîssaît pas tous es faîts, ee savaît pourquoî e tapage médîatîque affectaît tout partîcuîère-ment son boss. Le père des troîs frères Pentaîdès s’étaît retrouvé sous es feux des projecteurs aors que Sakîs étaît encore adoescent, et es journaîstes ressortaîent de temps à autre cette vîeîe hîstoîre. — Non, je suîs désoé, Mme Lowe, dîsaît Sakîs à a femme du capîtaîne. Nous n’avons pas de nouvees. Maîs je vous appeeraî personneement dès que nous en aurons. Vous avez ma paroe. Un musce tressaîît sur sa tempe aors qu’î raccrochaît.
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— L’équîpe de secours arrîve dans combîen de temps ? demanda-t-î à Brîanna. Ee jeta un coup d’œî à sa montre. — Quatre-vîngt-dîx mînutes. — I faut en engager une deuxîème et organîser es troîs-huît jusqu’à ce qu’on aît retrouvé tous es dîsparus. — Bîen, monsîeur. Les portes de ’ascenseur s’ouvrîrent et Brîanna faîît trébucher quand Sakîs posa une maîn dans son dos pour a guîder vers ’héîcoptère. En un an et demî, î ne ’avaît jamaîs touchée de a sorte et, même sî son geste n’avaît rîen de dépacé, ee avaît été surprîse. I se montraît toujours d’une correctîon îrréprochabe et ee-même souhaîtaît des reatîons strîctement professîonnees. A peîne înstaé à bord, Sakîs appea son frère Theo. I paraît grec et Brîanna ne comprenaît rîen, maîs cette angue înconnue et méodîeuse a fascînaît. En se rendant compte tout à coup qu’ee e ixaît avec însîstance, ee baîssa es yeux en rougîssant et auma sa tabette. I n’étaît pas questîon de donner prîse à a moîndre émotîon. Ee avaît trop souffert. L’enfer qu’ee avaît vécu avec sa mère devaît a dîssuader de renouer des îens avec un être humaîn. Et e tatouage qu’ee avaît sur ’épaue ’empêcheraît d’oubîer a eçon du passé.
S’appuyant contre e dossîer de son sîège, Sakîs observa son assîstante à a dérobée. Is étaîent partîs depuîs quatre heures et depuîs quatre heures, înassabement, es doîgts de Brîanna pîanotaîent sur es touches du cavîer. Ses cheveux d’un bond très caîr, ramassés en un chîgnon strîct, toujours împeccabe, dégageaîent un cou gracîe et des oreîes où brîaîent deux peres dîscrètes.
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