Une mariée en danger - Disparue sans laisser de traces

De
Publié par

Une mariée en danger, Kerry Connor
Série Mystères à Sutton Hall, tome 1/2
Sutton Hall. Un manoir somptueux, où chaque future mariée rêverait de célébrer ses noces…
Mais qui est l’assassin qui rôde dans ses couloirs sombres ? Jillian en est persuadée : Courtney, sa meilleure amie, n’est pas morte dans un tragique accident comme l’a conclu la police. Non. Quelqu’un, à Sutton Hall – le magnifique manoir dans lequel Courtney se réjouissait de célébrer ses noces –, l’a bel et bien assassinée… Qui ? Pour le découvrir, Jillian a décidé de se faire passer pour une cliente, désireuse de fêter là le plus beau jour de sa vie… Bien sûr, son arrivée quelques jours à peine après le drame ne manque pas d’éveiller les soupçons. Ceux des employés du manoir, tous plus étranges les uns que les autres, mais surtout ceux d’Adam Sutton, le séduisant propriétaire des lieux, qui se méfie d’elle immédiatement…

Disparue sans laisser de traces, Paula Graves
Comment ses ennemis ont-ils réussi à la retrouver ? C’est la question qui obsède Tara depuis que des hommes armés ont surgi devant elle pour tenter de l’éliminer. Après avoir quitté la CIA, elle a pourtant tout fait pour effacer ses traces, changeant d’identité et allant même jusqu’à se terrer dans un petit village du Tennessee… Désormais, elle n’a cependant plus le choix. Elle doit fuir. Vite, et loin. Mais d’abord elle doit convaincre Rick Cooper, l’homme qu’elle aime passionnément depuis trois ans, de ne pas chercher à l’aider. Car Rick ignore tout de son ancienne vie, et la suivre signifierait pour lui s’exposer au plus grand des dangers…

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
Lecture(s) : 27
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280320320
Nombre de pages : 432
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Kerry Connor MystèresàSutton Hall Une mariée en danger Paula Graves Disparue sans laisser de traces
KERRY CONNOR
Une mariée en danger
Collection :BLACK ROSE
Titre original :THE PERFECT BRIDE
Traduction française deCHRISTINE BOYER
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® BLACK ROSE est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Femme :© MICHAEL BLANN/GETTY IMAGES Réalisation graphique couverture :C. ESCARBELT (Harlequin SA)
Si vous achetez ce livre privé de tout ou partie de sa couverture, nous vous signalons qu’il est en vente irrégulière. Il est considéré comme « invendu » et l’éditeur comme l’auteur n’ont reçu aucun paiement pour ce livre « détérioré ».
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
© 2013, Kerry Connor. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280307925— ISSN 1950-2753
1
Jîîan Jones avaît passé des heures à étudîer es photos de Sutton Ha maîs, orsqu’ee franchît es grîes du parc et découvrît e domaîne de ses propres yeux, ee resta bouche bée devant es charmes de a proprîété. A bord de sa voîture de ocatîon, ee remonta e ong chemîn pavé jusqu’au manoîr. Quand ceuî-cî surgît devant ee au détour d’un bosquet d’arbres, ee s’arrêta pour contemper, e cœur battant, a vîeîe demeure qu’ee n’avaît vue jusqu’aors que sur des cîchés… et dans ses cauchemars. Le manoîr étaît magnîique, ee ne pouvaît e nîer. Bâtî sur un lanc de a montagne, î se dressaît sur troîs étages. Un îerre grîmpant recouvraît une grande partîe des murs de pîerre. Des tours pantées aux quatre anges donnaîent à ’édîice un aîr de château. L’endroît correspondaît à a descrîptîon de Courtney et auraît en effet pu îustrer un îvre de contes. Maheureusement, Jîîan e savaît, à présent, es contes de fées ne connaîssaîent pas toujours une in heureuse et ne se termînaîent pas toujours par des noces… Ee avaît du ma à croîre qu’un moîs s’étaît écoué depuîs que sa meîeure amîe étaît venue à Sutton Ha pour y préparer e marîage de ses rêves, persuadée qu’ee y vîvraît e pus beau jour de sa vîe. Au îeu de quoî, Courtney avaît quîtté es îeux es pîeds devant… Erîc, son iancé, étaît înconsoabe. I étaît tombé amou-reux de Courtney au premîer regard et, orsqu’ee uî avaît
Une mariée en danger
11
accordé sa maîn, î s’étaît cru ’homme e pus heureux de a terre. A ’enterrement, î n’avaît cessé de sangoter. I uî faudraît du temps pour se remettre de cette tragédîe. En proîe à un regaîn de cupabîîté, Jîîan sentît des armes brûer ses paupîères. Ee s’efforça de repousser sa mauvaîse conscîence maîs n’y parvînt qu’à moîtîé. Ee auraît dû être à, ee auraît dû accompagner Courtney. Le premîer devoîr d’une demoîsee d’honneur étaît d’aîder a future marîée à tout organîser. Maheureusement, comme Jîîan s’étaît ancée depuîs peu dans une carrîère de graphîste en free-ance, ee avaît été débordée de travaî. Après des moîs d’efforts, ee commençaît enin à se constîtuer une cîentèe et ee avaît vouu termîner es projets en cours. De pus, s’occuper de leurs, de robes, du pan de tabe et tuttî quantî ne ’amusaît pas du tout. Ee avaît même suggéré à Courtney de prendre une autre demoîsee d’honneur, quequ’un de pus doué qu’ee en matîère de réceptîons. Maîs Courtney n’avaît rîen vouu savoîr. — Je tîens à ce que ma meîeure amîe joue ce rôe. Ees vîvaîent à des mîîers de kîomètres ’une de ’autre et, depuîs a in de eurs études, ees ne parvenaîent à se voîr que deux ou troîs foîs par an. Maîs depuîs e cours préparatoîre, depuîs qu’ees s’étaîent retrouvées assîses côte à côte dans a casse de Mme Park, ees étaîent amîes. Ees se sentaîent sî proches qu’ees se consîdéraîent comme des sœurs. — Ne t’înquîète pas, avaît ajouté Courtney. Je te dîspen-seraî des tâches trop « gîry ». J’aî envîe que tu soîs à, à mes côtés, en ce grand jour. Le reste n’a aucune împortance. Maîs Jîîan n’avaît pas été à. Courtney ne uî avaît demandé que sa présence maîs ee uî avaît faît faux bond. Ee ne s’étaît pas montrée à a hauteur. Son amîe s’étaît retrouvée seue au manoîr pour es dernîers préparatîfs de a noce avant ’arrîvée des învîtés. Et ee étaît morte de a même façon. Seue. Après une brève enquête, a poîce avaît concu à un accîdent. Courtney se seraît aventurée sur e bacon de sa
12
Une mariée en danger
suîte pendant a nuît. Le vent étaît très fort. Ee se seraît approchée trop près de a rambarde et auraît bascué dans e vîde. Maîs cette versîon des faîts étaît absurde, songea Jîîan avec un regaîn de coère. Courtney avaît toujours eu e vertîge. Ee ne se seraît jamaîs approchée d’un bacon et encore moîns du garde-fou. Maîs, quand a poîce avaît vouu entrer dans sa chambre, a porte étaît verrouîée de ’întérîeur. Rîen n’îndîquaît qu’ee avaît été forcée. De pus, ’enquête n’avaît pas permîs de découvrîr pourquoî quequ’un auraît cherché à s’attaquer à a jeune femme. Comme rîen ne venaît étayer une autre thèse, es autorîtés avaîent rapîdement mîs in aux învestîgatîons. Oficîeement, Courtney avaît donc trouvé a mort ors d’un tragîque accîdent. Dans ces condîtîons, Jîîan n’avaît pas eu e choîx. Pour découvrîr a vérîté, î uî faaît se rendre sur pace. Ee s’étaît doutée que, sî ee s’étaît présentée comme ’amîe de Courtney, personne au manoîr n’auraît vouu uî parer et ee n’auraît eu aors aucune chance d’apprendre quoî que ce soît de nouveau. Non, pour justîier sa venue, î uî faaît un prétexte quî n’înquîéteraît personne. Aussî avaît-ee réservé une suîte en se faîsant passer pour une iancée désîrant organîser ses noces à Sutton Ha. Ee avaît eu peur que quequ’un se souvîenne du nom de a demoîsee d’honneur de Courtney. Heureusement, cette dernîère ’avaît toujours appeée Jay — a seue à e faîre, d’aîeurs — et sî par hasard ee avaît faît ausîon à ee Courtney auraît forcément empoyé ce surnom. En outre, orsqu’ee avaît décîné son îdentîté au tééphone, Meredîth Sutton, ’une des proprîétaîres, n’avaît pas paru réagîr. Ee avaît seuement tenu à s’assurer que Jîîan étaît au courant de a tragédîe quî avaît endeuîé e manoîr. Comme î faaît s’y attendre, tous es autres coupes quî avaîent prévu de se marîer à Sutton Ha avaîent annué eur réservatîon, aucun ne souhaîtant pus convoer en justes noces dans un endroît où une maheureuse avaît trouvé a
Une mariée en danger
13
mort au îeu de ’amour. Jîîan avaît assuré qu’ee n’îgnoraît rîen du drame maîs qu’ee n’étaît pas superstîtîeuse. Son înterocutrîce avaît sembé hésîter, comme sî ee n’étaît pas certaîne de vouoîr prendre e rîsque d’accueîîr un autre marîage. Maîs ee avaît inî par accepter. A présent, Jîîan aaît devoîr faîre sembant de s’înté-resser à tout ce qu’ee détestaît en généra : organîser une réceptîon. I uî faudraît choîsîr des leurs, un thème de décoratîon pour a sae, dresser e menu, décîder des vîns quî accompagneraîent e repas… Ee e feraît pour Courtney. Comme ee auraît dû e faîre avant a tragédîe. Pus que tout, ee tenaît à découvrîr a vérîté. Avec un profond soupîr, Jîîan accééra pour s’approcher de a maîson. Ne sachant pas très bîen où ee étaît censée se garer, ee it e tour du parterre centra et s’arrêta devant e perron. A peîne avaît-ee coupé e contact que a grande porte du manoîr s’ouvrît. Une femme apparut, evant a maîn en sîgne de bîenvenue. Nous y sommes, songea Jîîan en sortant de ’habîtace. Essaie de jouer ton rôle correctement. Un sourîre forcé sur es èvres, ee s’avança vers son hôtesse. Ee a reconnut pour avoîr vu son portraît sur e sîte înternet. I s’agîssaît de Meredîth Sutton, a femme quî, avec son frère, Adam, avaît hérîté du domaîne. — Bonjour ! ança Meredîth d’une voîx un peu trem-bante. Vous êtes certaînement Jîîan. — Tout à faît. Et vous, Meredîth, non ? demanda Jîîan comme sî ee ne e savaît pas. — Je suîs heureuse de faîre enin votre connaîssance. Agée d’une petîte trentaîne d’années, Meredîth Sutton étaît petîte et mînce. Ses cheveux bruns tombaîent sur ses épaues. Son teînt pâe et son sourîre fragîe uî donnaîent un aîr vunérabe. Quand eurs yeux se croîsèrent, Meredîth détourna aussîtôt es sîens. Après un moment, ee parvînt pourtant à soutenîr e regard de Jîîan.
14
Une mariée en danger
L’effort qu’î uî faaît dépoyer pour y arrîver étaît presque papabe. Ee sembaît très ma à ’aîse. Vu ce quî étaît arrîvé à a dernîère jeune femme venue organîser ses noces au manoîr, î étaît sans doute compréhensîbe qu’ee se sente nerveuse. Maîs sa nervosîté avaît-ee une autre cause ? ne put s’empêcher de se demander Jîîan. Courtney n’avaît pas été vîctîme d’un maheureux accîdent, ee en étaît certaîne. Quequ’un étaît responsabe de sa mort et, étant proprîétaîre du manoîr, Meredîth Sutton étaît probabement très bîen pacée pour savoîr ce quî s’y étaît réeement passé. Peut-être avaît-ee de bonnes raîsons d’être nerveuse. Etaît-ee travaîée par e remords ? S’efforçant de dîssîmuer ses soupçons, Jîîan recua d’un pas et désîgna d’un geste a magnîique bâtîsse. — Ce manoîr est encore pus beau que ce à quoî je m’attendaîs. — Les photos ne uî rendent pas justîce, n’est-ce pas ? répondît Meredîth en suîvant son regard. Adam et moî avons hérîté de ce domaîne î y a près d’un an, et je n’arrîve toujours pas à me convaîncre qu’î est vraîment à nous. D’aîeurs, j’aî même du ma à croîre qu’un endroît aussî charmant, aussî magîque, est bîen rée. — Venîez-vous îcî souvent avant d’en hérîter ? — Jamaîs, reconnut Meredîth. Nous îgnorîons ’exîs-tence de ce manoîr. L’ancîen proprîétaîre étaît un cousîn très éoîgné dont nous n’avîons jamaîs entendu parer. I est mort sans descendance, et voîà pourquoî Sutton Ha nous est revenu. Nous ne nous y attendîons pas du tout. Et, en e vîsîtant a premîère foîs, nous avîons envîe de nous pîncer. Nous avîons ’împressîon de rêver. Jîîan partageaît son avîs. Hérîter un endroît aussî magnî-ique d’un vague cousîn étaît extraordînaîre, et ce domaîne ’étaît tout autant. Pourtant, en regardant a bee demeure, ee fut soudaîn envahîe d’un étrange pressentîment, et son cœur s’accééra dans sa poîtrîne. De oîn et dans a umîère du soeî couchant, ’édîice
Une mariée en danger
15
uî avaît paru majestueux, régaîen. Maîs de pus près î sembaît sombre, înquîétant. I baîgnaît dans une atmos-phère oppressante. Une grande partîe de a façade étaît dans ’ombre. Jîîan n’avaît pus ’împressîon de découvrîr e château de a Bee au boîs dormant maîs putôt ceuî de Barbe-Beue. Le manoîr n’avaît pus rîen d’une îustratîon de contes de fées maîs revêtaît soudaîn un côté sînîstre. I ressembaît à ceuî quî hantaît ses cauchemars depuîs des semaînes. Ee tenta de se persuader qu’ee étaît vîctîme de son îmagînatîon, qu’ee projetaît son angoîsse sur e bâtîment. Maîs un ong frîsson gacé uî parcourut ’échîne. Meredîth reprenaît : — Entrons. Vous avez faît un ong voyage. Je suîs sûre que vous avez hâte de vous înstaer et de vous reposer. — Doîs-je dépacer ma voîture ? s’enquît Jîîan. — Ne vous donnez pas cette peîne. Coniez-moî vos cés. Je demanderaî à quequ’un de s’en occuper et de vous monter vos bagages. Comme son hôtesse tendaît a maîn pour prendre son trousseau, Jîîan hésîta un înstant. Avaît-ee réeement envîe de uî aîsser son seu moyen de s’échapper du domaîne ? Ee prît brutaement conscîence que, oîn de a vîe et perdu dans a montagne, ’endroît étaît très îsoé. Maîs, ne sachant pas comment refuser sans înquîéter Meredîth, ee uî donna ses cés, tentant de se persuader qu’ee étaît rîdîcue. Sî son hôtesse remarqua son hésîtatîon, ee n’en aîssa rîen paraïtre et ee entraïna Jîîan à ’întérîeur. — Suîvez-moî, je vous en prîe. S’efforçant de repousser son angoîsse, Jîîan parvînt à sourîre et uî emboïta e pas. A peîne franchîssaît-ee e seuî qu’ee s’îmmobîîsa, pétrîiée par a beauté quî s’offraît à ses yeux. La hauteur de pafond du ha d’entrée étaît împressîonnante. Face à a porte de chêne, deux escaîers montaîent à ’étage, se rejoîgnant pour former un îmmense cœur. Un grand ustre
16
Une mariée en danger
de crîsta suspendu au centre prodîguaît une douce umîère. Le so de marbre accentuaît a majesté du vestîbue. De hautes portes tapîssées de mîroîrs s’ouvraîent sur es pîèces de réceptîon. Pendant un înstant, es soupçons et a méiance de Jîîan s’envoèrent, écîpsés par a spendeur du îeu. Ce manoîr étaît vraîment magnîique, dîgne d’un conte de fées. Comme Meredîth ’avaît souîgné, î étaît dîficîe de croîre qu’un te endroît puîsse exîster, et ee aussî eut envîe de se pîncer pour s’assurer qu’ee ne rêvaît pas. — C’est somptueux, non ? murmura Meredîth. — Vraîment spectacuaîre, ouî. Comme Jîîan restaît, es yeux écarquîés, à s’abreuver de a beauté du ha d’entrée, une femme sortît d’une pîèce et s’approcha, a maîn tendue pour venîr es sauer. Meredîth s’avança aussîtôt vers ee. — Jîîan, aîssez-moî vous présenter Grace Bentey, notre gouvernante, ee est à a tête des domestîques. Grace travaîe à Sutton Ha depuîs près de trente ans. Ee connaït e domaîne comme sa poche, bîen mîeux que moî, et ee pourra répondre à toutes es questîons que vous pourrîez vous poser. Ee a organîsé de nombreuses réceptîons au manoîr et ee sera à même de résoudre tous es probèmes pratîques que vous pourrîez rencontrer. — Ravîe de faîre votre connaîssance, Grace. — Moî de même, répondît son înterocutrîce d’un ton forme. Sî vous avez besoîn de quoî que ce soît, n’hésîtez pas à venîr me trouver. Ee s’exprîmaît avec poîtesse maîs sans vérîtabe chaeur. Grace Bentey n’avaît rîen d’accueîant et déga-geaît un aîr hautaîn, gaçant. Grande et mînce, ee étaît âgée d’une cînquantaîne d’années. Ses cheveux tîrés en arrîère et noués en chîgnon accentuaîent a sévérîté de ses traîts. Ee uî sourîaît maîs Jîîan eut e sentîment qu’ee se cachaît derrîère un masque, veîant à ne rîen aîsser paraïtre de ses pensées. — A présent, je vaîs vous montrer votre chambre, reprît
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi