Une mère en cavale - Un protecteur si séduisant

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Une mère en cavale, Elle James

Lorsque le regard azur de l’inconnu se pose sur elle, Kayla est bouleversée. Jamais elle n’a été aussi troublée par un homme, elle qui après de trop nombreuses déceptions sentimentales a résolu de renoncer à l’amour… et de faire un bébé toute seule. Mais quand l’étranger se présente, Kayla sent son attirance pour lui céder la place à la panique : il s’appelle Gabe McGregor, il est le chef de la police locale, et il enquête sur l’assassinat d’une jeune fille, survenu à quelques pas seulement du cottage où elle vient d’emménager… Kayla est sur le point de défaillir. Pour protéger la vie qui grandit en elle, et malgré la protection que lui propose Gabe, elle va devoir fuir. De nouveau. Car visiblement, l’homme qui l’a agressée quelques semaines plus tôt à Seattle a retrouvé sa trace…


Un protecteur si séduisant, B.J. Daniels

Denver s’en est fait la promesse solennelle : puisque la police refuse de croire à un assassinat, elle fera seule la lumière sur la mort de Max, son oncle adoré. Mais pour cela, il faudrait déjà qu’elle arrive à se débarrasser de J.D. Garrison, son amour de jeunesse, qui est de retour en ville après des années d’absence et s’évertue à lui rendre la vie impossible. Persuadé en effet qu’elle est la prochaine sur la liste du meurtrier, J.D. s’est mis en tête de la surveiller… nuit et jour. Une proximité qui agace Denver tout autant qu’elle la rassure…
Publié le : mardi 1 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280293761
Nombre de pages : 448
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— Bonne nuit, ma belle. Tâche de te reposer, surtout… Tu l’as bien mérité ! déclara Brent en reconduisant Kayla jusqu’à la porte de service donnant sur le parking. Et merci ! Si nous avons eu autant de monde ce soir, c’est grâce à toi. Brent Kitchens était le propriétaire de la galerie d’art la plus prestigieuse de Seattle. Kayla lui sourit. — C’est plutôt à moi de te remercier, Brent, dit-elle en jouant avec le médaillon en or qui pendait à son cou. Je rentre directement me mettre au lit. Ce genre de réception m’épuise ! Elle omit d’ajouter que, si elle était fatiguée, c’était surtout parce qu’elle était enceinte de trois mois. Un secret qu’elle n’avait conîé à personne. En effet, elle ignorait quel retentissement la nouvelle de cette grossesse aurait sur sa carrière d’artiste peintre, au moment où celle-ci connaissait une ascension fulgurante. D’autant qu’elle serait seule pour élever son enfant. — Dors bien, mon ange, dit Brent en lui tapotant l’épaule. Veux-tu que je demande à l’un de mes vigiles de t’escorter jusqu’à ta voiture ? — Non, merci. Ça ira. Elle déposa un baiser sur sa joue et sortit. Lorsque la porte claqua derrière elle, elle sursauta et pressa le pas. En arrivant à la galerie, plus tôt dans l’après-midi, il faisait grand jour, et elle n’avait pas pensé qu’une fois la nuit tombée, le parking à l’arrière du bâtiment serait si sombre.
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L’unique lampe n’éclairait pas son 4x4 noir, qui se fondait dans l’obscurité. Pointant sa clé vers l’arrière du véhicule, elle déclencha l’ouverture automatique des portières. Alors qu’elle tendait la main vers la poignée, elle perçut un mouve-ment du coin de l’œil. Elle n’eut pas le temps de réagir : une main lui recouvrit la bouche, étouffant le cri qui montait dans sa gorge et lui coupant la respiration. Elle se débattit, animée autant par l’instinct de survie que par le désir de protéger son bébé. Hélas, son agresseur était plus fort qu’elle. Il la poussa violemment contre le anc de la voiture. Kayla sentit une douleur fulgurante lui transpercer les côtes, et craignit aussitôt pour la vie de son enfant. Hélas, il lui était impossible d’échapper à l’emprise de son agresseur. Celui-ci lui ît faire volte-face et la plaqua contre la carrosserie, pesant sur elle de tout son poids. D’une main, il la bâillonnait et, de l’autre, lui immobilisait le bras. Elle était face à un homme sans visage, intégralement cagoulé. Seuls ses yeux étaient visibles dans la pénombre — des yeux marron clair, presque jaunes, comme ceux d’un tigre. C’est du moins ce qui sembla à Kayla — mais la peur faussait peut-être ses perceptions. Il éclata de rire. Un son bas, guttural, à glacer le sang. Il n’avait pas prononcé un mot, ni proféré la moindre menace, mais elle sut, sans l’ombre d’un doute, qu’il allait la tuer. De sa main libre, elle appuya sur les divers boutons que comptait le trousseau de clés, priant pour trouver le bon. Le verrouillage automatique des portières s’enclencha, les phares clignotèrent. Son assaillant plissa les yeux et, devinant ses intentions, lui saisit le poignet. Heureusement, elle parvint à enfoncer le bouton d’alarme juste avant qu’il ne lui arrache son trousseau. L’avertisseur sonore se mit à hurler, les feux avant et arrière à s’allumer et s’éteindre alternativement, tandis que le parking s’emplissait de bruit et de lumière.
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Kayla entendit grincer les gonds de la porte de service. Si elle voulait vivre, il fallait qu’elle signale sa présence au plus vite. Elle mordit de toutes ses forces la main qui la bâillonnait. L’homme jura et relâcha légèrement son emprise. Kayla en proîta pour pousser un cri bref et strident. — Bon sang…! ît la voix de Brent. Que se passe-t-il ? Kayla ? C’est toi ? Que quelqu’un appelle la police ! cria-t-il. En un éclair, l’homme saisit Kayla à la gorge, et serra. Suffoquant, elle planta ses ongles dans ses bras et lutta de toutes ses forces pour lui faire lâcher prise. Mais ne bougeant pas d’un pouce, il lui murmura à l’oreille : — Tu t’en tires pour cette fois, mais je reviendrai ! Il arracha la îne chaïne en or qu’elle portait autour du cou, puis la lâcha si brusquement qu’elle glissa à terre. La tête de Kayla heurta l’asphalte avec un bruit sourd. A moitié assommée, elle sentit l’air qui s’engouffrait enîn dans ses poumons. Alors qu’un voile épais lui brouillait la vue, des cris assourdis parvinrent à ses oreilles, comme au travers d’un mur de ouate, avant de s’éteindre complètement. Elle vit la silhouette de son agresseur disparaïtre. Puis les phares cessèrent de clignoter, engloutis par la nuit, tandis que Kayla sombrait dans l’inconscience.
Elle ouvrit les yeux, et îxa les chiffres lumineux de son radio-réveil, posé sur la table de nuit. Le cauchemar s’es-tompa rapidement, mais l’image de deux prunelles fauves continuait de danser devant ses yeux. En proie à une sensation d’oppression et de terreur, elle sauta à bas de son lit. De l’air… Elle avait besoin d’air. Elle courut à la fenêtre, écarta les rideaux, souleva la vitre et inspira à fond. Dès que les battements de son cœur se furent un peu calmés, elle recouvra toute sa lucidité. Elle se trouvait loin
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de Seattle, bien à l’abri dans sa villa de location, au bord de l’océan. Sa thérapeute lui avait conseillé de se mettre au vert quelque temps, mais c’était elle qui, sur un coup de tête, avait choisi de se rendre à Cape Churn, une tranquille petite ville côtière. L’idée lui était venue grâce à une brochure immobilière aux photos alléchantes trouvée dans sa boïte aux lettres. Hautes vagues, plages désertes, petites rues pittoresques… Ces images avaient exercé sur elle une attraction irrésistible. Depuis l’agression, elle ne parvenait plus à peindre, et ce lieu, qui respirait le calme et la sérénité, semblait être l’endroit idéal pour retrouver l’inspiration. — L’endroit idéal pour attendre un enfant, murmura-t-elle en caressant son ventre. Il était encore trop tôt pour sentir le bébé bouger, mais elle se plaisait à imaginer que sa îlle — elle était sûre qu’il s’agissait d’une îlle — donnait des coups de pied quand elle lui parlait. Son bébé était la seule famille qui lui restait. Lorsqu’elle s’était réveillée à l’hôpital, après l’agression, le docteur avait assuré qu’elle avait eu de la chance de ne pas avoir fait de fausse couche. Si elle voulait garder son bébé, avait-il dit, il fallait qu’elle prenne davantage soin d’elle, qu’elle se repose et évite de se faire trop de souci. Et surtout, qu’elle demeure en lieu sûr. Il l’avait également questionnée à propos de son entourage : avait-elle une famille, des amis, un mari pour la soutenir ? Apparemment, les réponses de Kayla ne l’avaient guère satisfait. Elle ne pouvait lui en vouloir : quoiqu’il lui en coûte de l’admettre, elle n’avait personne sur qui compter, ni frères, ni sœurs, ni parents. Tony, qui était à la fois son meilleur ami et le père de son enfant, était mort trois mois plus tôt dans un accident de voiture — deux jours seulement après l’insémination artiîcielle à laquelle ils avaient choisi d’avoir recours. Tony et elle n’étaient pas amoureux l’un de l’autre, mais, unis par une profonde affection et le même désir de fonder
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une famille, ils avaient pris la décision de concevoir et d’élever ensemble un enfant. Kayla souhaitait créer un foyer empli de chaleur et d’amour ; un endroit où, enîn, elle serait vraiment chez elle. C’était son rêve le plus cher depuis la disparition de ses parents, bien des années auparavant. — Nous aurons une maison à nous, mon bébé, promit-elle. Tu n’as pas de papa, c’est vrai… Mais je serai toujours là pour toi. Tout ira bien, tu verras. C’était la pensée de cet enfant qui l’avait aidée à tenir le coup après la perte de son meilleur ami et l’anéantissement de leurs projets de bonheur ; qui lui avait donné la force de lutter contre son assaillant et d’appeler à l’aide. Et c’était pour son bébé encore qu’elle avait trouvé, après l’agression, la force de se relever et d’aller s’installer ailleurs. Elle regarda par la fenêtre. Le brouillard s’était levé et avait recouvert le littoral. Sans le doux bruit des vagues qui venaient se briser sur la falaise et l’air salé du large, il lui aurait été impossible de deviner qu’elle se trouvait au bord de l’océan. Son cœur retrouva un rythme normal tandis que les derniers lambeaux de cauchemar se dissipaient. Elle espérait que la paix du lieu les envelopperait, elle et son bébé, comme un cocon. Pour leur santé à tous deux, elle avait besoin de repos. Aîn qu’elle puisse trouver le sommeil plus aisément, sa thérapeute lui avait appris à visualiser un lieu où elle se sentait bien. Cette technique lui avait également permis de limiter les cauchemars qui l’avaient assaillie nuit après nuit après le drame. A présent qu’elle était à Cape Churn, cela serait encore plus facile, car c’étaiticiqu’elle se sentait le mieux, avec l’océan, le vent et les vagues. Les mauvais rêves îniraient par s’estomper avec le temps — du moins l’espérait-elle. Peu à peu, elle deviendrait plus forte. Cet endroit paisible serait celui de sa guérison. Elle laissa la fenêtre entrouverte, regagna son lit et posa sa tête sur l’oreiller.
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Très vite, ses paupières se îrent plus lourdes et elle ferma les yeux, tandis que son esprit dérivait dans l’oubli. Mais, à l’instant précis où elle s’endormait, un cri perçant déchira la nuit.
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