Une nuit avec... un dangereux play-boy

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"Le secret d’un play-boy, Chantelle Shaw
Alors qu'elle vient de chuter de son cheval, Rachel voit un homme se précipiter vers elle pour l'aider à se relever. Aussitôt, elle reconnaît Diego Ortega, le célèbre et richissime playboy - un dangereux séducteur dont toute femme sensée devrait se tenir prudemment à l'écart. Du moins quand cela est possible ! Car pendant tout l'été, Rachel va devoir travailler sous la direction de Diego au haras de Hardwick Hall. Et durant tout ce temps, résister à l'incroyable attirance qu'elle ressent pour lui...


L’amant d’un soir, Natalie Anderson
Dépitée par l'idée de passer la soirée de son anniversaire toute seule, Bella accepte la compagnie de l'Adonis qui vient de l'aborder au bar de son hôtel. Puisque sa famille semble l'avoir complètement oubliée, pourquoi se priverait-elle de quelques moments de plaisir avec cet inconnu aussi sexy que rafraîchissant ? D'autant que dans son esprit, les choses sont claires : cette soirée n'aura pas de suites.


Un séducteur pas comme les autres, Maggie Kingsley
Chargée d'évaluer le travail de l'Unité Mobile d'Intervention, Brontë sent l'appréhension la gagner en apprenant qu'elle va devoir passer ses journées aux côtés d'Eli Munroe, dans l'étroit habitable de son ambulance. Car celui-ci a la réputation d'être un véritable macho, et de se croire irrésistible. Bien décidée à affirmer dès le départ son autorité, Brontë affiche une certaine froideur à son égard et constate bientôt, contrariée, qu'Eli n'est nullement impressionné. Mais ce qui la contrarie davantage encore - bien qu'elle se refuse à l'admettre - c'est que celui-ci, contre toute attente, ne tente même pas de la séduire...
"
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280350808
Nombre de pages : 460
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1.
Accoudé à la barrière du paddock, Diego observait avec intérêt le cheval qui venait de franchir deux obstacles avec une aisance époustouflante. Maintenant, il accélérait avant de sauter un mur de deux mètres de haut. La cavalière, avec une maîtrise consommée, se dressa à demi pour s’allonger contre l’encolure de sa monture. Fasciné, Diego retint son souffle en guettant le moment où les sabots du cheval allaient décoller. Mais, juste à ce moment-là, une moto sortit du sous-bois dans un vrombissement assourdissant et longea à toute allure le terrain d’entraînement. Le bruit affola l’animal qui se cabra et refusa de sauter. De là où il se trouvait, Diego ne pouvait malheureusement rien faire et il assista, impuissant, à la chute de la cavalière, qui fut projetée en l’air avant de heurter la terre craquelée, desséchée par le soleil.
* * *
Le souffle coupé par la violence du choc, Rachel inspira douloureusement pour remplir ses poumons d’oxygène. Tout étourdie, envahie par une sensation nauséeuse, elle passa en revue les différentes parties de son corps. Les bras, les épaules, les hanches… Apparemment, elle n’avait rien de cassé. Mais elle aurait probablement de sérieux hématomes… Elle referma les paupières. Curieusement, elle avait l’impression de moins souffrir avec les yeux clos. Néanmoins elle les rouvrit au son d’une voix masculine et découvrit un homme qui se penchait vers elle. — N’essayez surtout pas de bouger, lui commanda-t-il. Restez tranquille pendant que je regarde si vous n’avez rien de cassé.Dios !avez de la chance d’être encore en vie. Vous Vous avez volé dans les airs comme une poupée de chiffon. Rachel eut vaguement conscience des mains de l’inconnu qui la palpaient délicatement des pieds à la tête. Elle tressaillit lorsqu’il découvrit un point sensible, en bas de la cage thoracique, et ferma les yeux avec un gémissement. — Eh, n’allez pas vous évanouir ! s’écria-t-il. J’appelle une ambulance. — Ce n’est pas la peine, protesta-t-elle faiblement. Elle se força à réagir, et son vertige se dissipa. Dans le ciel bleu, elle distingua clairement quelques nuages blancs et cotonneux. Puis, l’étranger approcha son visage si près qu’elle sentit son souffle chaud sur sa joue. L’espace d’un instant, elle se demanda si elle était en proie à une hallucination. Elle reconnut instantanément Diego Ortega. Le champion international de polo, play-boy et multimillionnaire, qui collectionnait les jolies femmes autant que les médailles, d’après la presse people en tout cas. Rachel ne s’intéressait pas à ce genre de rumeurs, mais elle dévorait les magazines d’équitation depuis qu’elle avait douze ans, et le bel Argentin, quasiment légendaire, était souvent à l’honneur dans les journaux spécialisés. Cette soudaine apparition n’avait en fait rien de très étonnant puisque la visite du champion, très annoncée, était au centre de toutes les conversations depuis plusieurs semaines au haras de Hardwick Hall. Mais quel choc de le voir brusquement devant elle en chair et en os ! Surtout dans ces circonstances ! Diego Ortega avait déjà sorti son portable. Rachel essaya de s’asseoir, en se mordant la lèvre pour réprimer un cri de douleur. — Je vous ai dit de rester tranquille ! lança Diego Ortega avec un mélange d’impatience et d’inquiétude. La jeune femme se rebella aussitôt contre ce ton autoritaire. Avec un gros effort, elle plia les
jambes pour se mettre à genoux. — Et moi, je vous ai dit que je n’avais pas besoin d’une ambulance ! lança-t-elle. — On ne vous a jamais appris à obéir ? maugréa Diego sans masquer son irritation. Puis il ajouta quelques mots en espagnol, probablement très désobligeants d’après son intonation. Serrant les dents, Rachel poursuivit ses efforts pour se redresser. Elle n’avait pas deux heures à perdre aux urgences ! Tout à coup, deux mains puissantes l’enserrèrent à la taille, et elle poussa un cri de surprise. Cela dura probablement à peine une seconde mais, au contact du torse musculeux de Diego Ortega, un vertige la saisit, qui n’avait rien à voir avec sa chute de cheval… Cet homme était prodigieusement beau ! Son polo crème au col entrouvert faisait ressortir son bronzage et ses larges épaules. Sa mâchoire carrée et ses pommettes hautes lui conféraient un air de virilité qui contrastait avec ses lèvres parfaitement dessinées, pleines et sensuelles. Comment embrassait-il ? se demanda Rachel, cramoisie. Au même moment, elle croisa son regard, couleur d’ambre dorée, surmonté d’épais sourcils noirs et se mit à trembler sur ses jambes. Avec sa peau mate et ses cheveux longs aux reflets d’acajou qui lui tombaient sur les épaules, il ressemblait à un chef indien, sombre et un peu inquiétant. Indéniablement, c’était l’homme le plus séduisant et le plus sexy qu’elle ait jamais vu. Il la tenait toujours par le bras, comme s’il avait peur qu’elle ne tombe, et elle recula d’un pas pour mettre un peu de distance entre eux deux. — Merci, murmura-t-elle. Elle vacilla légèrement quand il la lâcha, visiblement à contrecœur. — Il faut vous faire examiner par un médecin, dit-il. Votre bombe a atténué le choc, mais on ne doit pas minimiser les risques de commotion cérébrale. — Je n’en suis pas à ma première chute, répliqua-t-elle en se forçant à sourire. — Oui, j’imagine… Ce cheval est beaucoup trop grand pour vous. Il se retourna à demi pour jeter un coup d’œil expert sur l’étalon noir qui avait capté son attention dès son entrée dans le paddock. C’est seulement au bout de quelques minutes, en apercevant la longue tresse de cheveux blonds dans son dos, qu’il s’était intéressé au cavalier. Maintenant que la moto avait disparu, le cheval s’était calmé, mais restait nerveux et instable. Un animal aussi rétif nécessitait la force d’un homme pour le contrôler. Cette jeune fille chétive ne faisait pas le poids. Elle possédait une beauté peu commune, avec son visage en forme de cœur à la peau lisse et translucide comme de la porcelaine, aux pommettes colorées par l’exercice. Elle avait la fragilité d’une rose anglaise, et ses yeux bleus comme les fleurs de lin le fascinaient. Il fronça les sourcils. D’ordinaire, c’était lui qui attirait les regards, pas le contraire. Mais il n’arrivait pas à détacher les yeux de ce petit bout de femme à la fragilité déconcertante, fine comme une brindille. C’était un miracle si elle ne s’était pas rompu les os dans sa chute. — C’est de la folie pure de monter un étalon de cette taille, observa-t-il sévèrement. Votre père devrait vous l’interdire. — Mon père ? s’écria Rachel, déconcertée. Ni son vrai père, ni les deux maris que sa mère avait eus ensuite, ne s’étaient suffisamment intéressés à elle pour se soucier de ses faits et gestes. Mais Diego Ortega ne connaissait rien de sa situation familiale compliquée. — Personne n’a à m’interdire quoi que ce soit, reprit-elle sèchement. Je suis majeure et libre de mes décisions. Et tout à fait capable de mener Piran. — Il est trop fougueux pour vous. Vous ne pourriez pas le maîtriser s’il s’emballait. D’ailleurs, vous n’avez rien pu faire tout à l’heure quand il a refusé de sauter, même si ce n’était pas entièrement votre faute. Qui était ce motard ? Je m’étonne que le comte Hardwick laisse un voyou circuler ainsi sur ses terres. — Le comte ne pose malheureusement aucune limite aux lubies de son fils, expliqua Rachel. Le voyou auquel vous faites allusion n’est autre que Jasper Hardwick. Il passe le plus clair de son temps à écumer chemins et prairies en pétaradant comme un forcené. Piran a eu très peur quand il est sorti du bois comme un fou. Il aurait eu la même réaction avec n’importe quel cavalier. — Peut-être. Vous montez très bien à cheval, admit Diego comme à regret. Il avait tout de suite remarqué l’empathie qui liait la cavalière à sa monture, cette compréhension instinctive qui ne s’apprend ni ne s’enseigne, mais sans laquelle aucune victoire n’est possible dans les compétitions. En selle, la jeune fille n’avait peur de rien. Elle n’avait pas
marqué la moindre hésitation à l’approche du mur de deux mètres. Même si lui-même avait abandonné la course d’obstacles au profit du polo, il en savait suffisamment sur les difficultés de ce sport pour reconnaître le talent d’un jockey. Il s’approcha de l’étalon pour prendre ses rênes. — Quel âge a-t-il ? demanda-t-il en lui caressant le flanc. — Six ans. Cela fait deux ans que je l’entraîne au saut d’obstacles. — Il est très beau. Rappelez-moi son nom ? — Piran. Cela signifie « sombre » en gaélique. Il vient des Cornouailles, murmura Rachel en passant les doigts dans sa crinière noire comme du jais. La main de Diego effleura la sienne, et elle tressaillit à son contact comme s’il l’avait brûlée. En même temps, elle s’empourpra violemment en surprenant une lueur de connivence dans son regard. — Et vous, comment vous appelez-vous ? reprit Diego de sa voix très grave. — Rachel Summers, répliqua-t-elle avec vivacité. Chef d’écurie au Hardwick Polo Club, elle serait certainement responsable des chevaux d’un invité prestigieux comme Diego. Soucieuse d’apparaître sous son meilleur jour et non comme une écervelée immature, elle défit la boucle de sa bombe, qu’elle ôta avant de poursuivre poliment : — Et vous êtes Diego Ortega. Tout le monde est très excité depuis qu’on a annoncé votre visite, monsieur Ortega. Devant son haussement de sourcils amusé, elle regretta immédiatement de s’être exprimée comme une adolescente. — Votre nom s’accorde magnifiquement à la couleur de vos cheveux, blonds comme les blés en été, mademoiselle Summers. Des petites mèches échappées de sa tresse voletaient autour de son joli minois. Elle était toute frêle et devait à peine mesurer un mètre cinquante-cinq. Elle lui avait paru légère comme une plume quand il l’avait soulevée dans ses bras, tout à l’heure. Pourtant, en dépit de son apparence délicate, elle avait autant de tempérament que les pouliches qu’il élevait dans sonestancia d’Elvira, en Argentine. — Vous avez l’air très jeune. On vous dirait à peine sortie du lycée. Quel âge avez-vous ? — Vingt-deux ans, répondit Rachel en se drapant dans sa dignité. Elle se moquait d’avoir conservé une allure adolescente et attachait davantage d’importance à ses qualités professionnelles. Ses côtes la faisaient souffrir, et elle avait du mal à respirer. Quand Diego baissa le regard sur sa poitrine, sa gorge se contracta nerveusement. Avec ses seins minuscules, elle ne portait presque jamais de soutien-gorge. L’équitation était plus qu’une passion pour elle. C’était une obsession qui avait relégué au second plan toute préoccupation concernant son apparence physique. Mais, pour la première fois de sa vie, elle regretta de ne pas pouvoir s’enorgueillir de formes plus rondes et féminines. Sous le regard insistant de Diego, elle sentit les poils de ses bras se hérisser et elle vacilla sur ses jambes. Pendant son adolescence, l’équitation l’avait tellement absorbée qu’elle ne s’était guère intéressée aux garçons. Elle avait bien eu quelques petits amis depuis qu’elle avait quitté le lycée, mais ces relations n’avaient pas duré très longtemps. Diego Ortega n’avait rien à voir avec les jeunes gens qu’elle avait fréquentés. Et il la regardait comme personne ne l’avait encore jamais regardée jusque-là. Malgré son expérience limitée du sexe opposé, Rachel se rendait parfaitement compte qu’elle l’intéressait. Par une sorte d’instinct primitif, elle percevait confusément l’alchimie qui se nouait entre eux, et un frisson imperceptible courut le long de sa colonne vertébrale. Diego plissa les yeux. Rachel ne portait pas de soutien-gorge, et il vit nettement les pointes de ses petits seins se dresser d’une manière terriblement provocante. Une vague de chaleur l’envahit, en même temps qu’un désir intense. Il n’avait pas ressenti cela depuis des années et il s’en irrita vaguement. Pourquoi cette jeune femme l’attirait-elle à ce point ? Il fallait bouger, rompre le charme sensuel qui les emprisonnait tous les deux. Il jeta un bref coup d’œil à sa montre. Il était temps de rentrer au manoir pour se changer avant de dîner avec le comte, lady Hardwick et leur fille Felicity, très jolie, mais un peu trop sage et ennuyeuse. Si leur idiot de fils se joignait à eux, il ne manquerait pas de le réprimander avec sévérité. En tout cas, il informerait le comte de sa conduite irresponsable. Il était hors de question qu’il traumatise impunément les pur-sang du club de polo confiés à son entraînement. Ses yeux se posèrent sur la bouche délicate de Rachel Summers. Il eut envie de cueillir sur ses lèvres la saveur d’un baiser, comme une goutte de vin frais, l’été. Partageait-elle son envie ? Sans
doute. Une ombre de sensualité voilait ses yeux dont la pupille s’était dilatée. Peut-être lui offrirait-elle un interlude divertissant pendant les deux prochains mois. Qui était-elle ? Appartenait-elle à la famille aristocratique des Hardwick ? — Vous habitez au manoir ? demanda-t-il abruptement. — Le comte n’a pas l’habitude de loger ses employés, répliqua Rachel un peu sèchement. — Vous vous occupez de ses chevaux ? — Oui, je suis chef d’écurie. — Piran est à vous ? — Non, son propriétaire, Peter Irving, me le prête. Il habite juste à côté. C’est mon sponsor. — Ce nom me dit quelque chose. — Il a été trois fois médaille d’or aux jeux Olympiques. Je le considère un peu comme mon modèle. — Vous voulez faire de la compétition ? — J’espère bien être sélectionnée dans l’équipe de Grande-Bretagne pour les prochains Jeux, déclara Rachel avec une détermination farouche. C’est mon rêve le plus cher. En prononçant ces mots, elle rougit jusqu’aux oreilles. Pourquoi confiait-elle ses espoirs les plus secrets à un parfait inconnu ? songea-t-elle. A part Peter, personne n’était au courant. Il est vrai qu’elle n’avait pas grand monde à qui se confier. Depuis leur divorce, quand elle avait neuf ans, ses parents étaient trop absorbés par leurs problèmes personnels pour faire attention à elle. Les rares fois où elle avait parlé d’équitation avec sa mère, la conversation s’était terminée en dispute. C’était toujours le même refrain : « Trouve-toi un vrai travail, un appartement correct et un petit ami, au lieu de vivre comme une marginale. » — Mais les jeux Olympiques sont encore loin, murmura-t-elle. Pour l’instant, je vise les championnats d’Europe, l’année prochaine. Peter et le comte Hardwick sont optimistes. Le comte m’a toujours encouragée. Il m’offre un box pour Piran dans son haras et me donne des congés chaque fois que j’en ai besoin pour participer à des compétitions. J’ai beaucoup de chance d’être à Hardwick. — Mais la chance n’était pas au rendez-vous aujourd’hui, observa Diego comme elle passait subrepticement la main sur ses côtes endolories. Je vais ramener Piran à l’écurie. Sans lui laisser le temps de protester, il ajusta les rênes et sauta en selle avec légèreté. Généralement, Piran n’acceptait pas d’être monté par un inconnu, mais là, à son extrême irritation, il se comporta aussi docilement qu’un mouton. Diego lui parla en espagnol, de sa belle voix grave au timbre chaud, et il répondit par un petit hennissement, comme s’il le comprenait. Elle les accompagna et ouvrit la barrière du paddock. — Vous devriez vraiment voir un médecin, dit Diego en la voyant grimacer de douleur. Vous êtes toute pâle. — Ce n’est rien, juste une ecchymose, protesta-t-elle avec obstination. — En tout cas, il vaudra mieux ne pas monter à cheval pendant quelques jours. — Vous plaisantez ? J’ai un concours dans une semaine. Dès demain je referai le parcours. Piran aurait sauté l’obstacle sans cette maudite moto. Partagé entre l’impatience et l’admiration, Diego poussa un juron. — Vous êtes la femme la plus têtue que j’aie jamais rencontrée, mademoiselle Summers. Puis, sans crier gare, il se pencha pour la tirer à bout de bras, sans le moindre effort, et l’installer en selle devant lui. Rachel poussa une petite exclamation de surprise quand il passa un bras autour de sa taille. Et Piran partit au pas comme s’il lui obéissait depuis toujours. Elle ne chercha pas à descendre, ce qui aurait été ridicule, mais elle résista à la tentation de s’appuyer contre le torse de Diego Ortega. Leur intimité forcée était déjà bien trop troublante, avec ses cuisses musclées qui enserraient ses hanches. La chaleur qui émanait de lui, ainsi que son parfum musqué et sensuel, lui tournaient littéralement la tête. Elle se sentait terriblement gênée. Dieu merci, ils ne tardèrent pas à arriver. Diego descendit le premier et la prit délicatement dans ses bras pour la porter dans la grange. La tête près de son torse, elle entendait les battements de son cœur et avait une conscience aiguë des endroits où il la touchait, sous les genoux et autour des épaules. Elle était cramoisie quand il la déposa sur une botte de foin et elle lui décocha un regard noir quand il l’empêcha de s’échapper. — Je dois m’occuper de Piran, protesta-t-elle avec colère. — Je vais demander à un garçon d’écurie de le brosser. Restez tranquille. Même si vous êtes trop têtue pour l’admettre, vous avez mal à chaque respiration.
Il avait une expression dure, fermée, remarqua-t-elle. A l’évidence, il n’avait pas l’habitude de rencontrer d’opposition, et elle aurait du mal à imposer sa volonté. — Je vous répète que je me sens bien. Et Piran n’aime pas du tout que quelqu’un d’autre s’occupe de lui. — Eh bien, il s’en accommodera parce que je ne veux pas vous revoir ici avant que vous ayez passé une radio et consulté un médecin. Mon chauffeur, Arturo, va vous conduire à l’hôpital. Je vous aurais emmenée moi-même avec plaisir, mais lady Hardwick donne un dîner en mon honneur, et je ne peux pas me permettre d’être en retard. Il appuya son index sous son menton pour la réduire au silence avant de poursuivre : — Ne perdez pas votre temps à discuter avec moi, mademoiselle Summers. Le comte m’a confié la direction du haras pendant mon séjour à Hardwick Hall, et il n’est pas question de vous autoriser à travailler dans cet état. Si vous avez une côte cassée, il faudra accepter de vous reposer. Insensible à la colère de la jeune fille, il lui adressa un sourire éclatant. — Je ne vais tout de même pas vous appeler mademoiselle Summers pendant tout l’été. Qu’en pensez-vous, Rachel ? Sa voix avait brusquement pris une intonation sensuelle et enjôleuse, mais Rachel s’interdit d’y prêter attention. En plus d’être épouvantablement arrogant, Diego Ortega se permettait de flirter ouvertement, et elle s’en voulait de ne pas lui opposer une indifférence souveraine. Son propre corps la trahissait, elle éprouvait des picotements dans la poitrine et elle avait furieusement envie de s’allonger avec lui dans le foin… — Pourquoi tout l’été ? questionna-t-elle d’une voix mal assurée. Vous ne retournez pas en Argentine après le tournoi de polo ? Diego secoua la tête en riant. — L’Argentine se trouvant dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées, et je passe toujours deux mois à New York dans mon école de polo pendant l’hiver austral. Mais cette année, le comte m’a invité à Hardwick pour superviser l’entraînement des poneys. Tout en suivant délicatement le tracé de ses lèvres avec son pouce, il continua : — Comme vous le voyez, ma chère Rachel, je vais être votre patron pendant quelques semaines, et vous allez devoir vous plier à mes règles. Je vous conseille donc de commencer tout de suite et de vous rendre à l’hôpital avec Arturo pour un petit examen. En l’absence de certificat médical, je ne veux pas voir votre joli minois dans les parages.Entiendes ? Sous le ton plaisant perçait une volonté inflexible qu’il valait probablement mieux ne pas contrarier, songea Rachel. Vexée et d’autant plus humiliée par son geste déplacé qu’elle se sentait troublée, elle se recula brusquement. — En tant qu’employeur, le comte Hardwick aura certainement son mot à dire, protesta-t-elle rageusement. — Le comte a eu beaucoup de mal à m’arracher à New York pour m’attirer dans le Gloucestershire. Je ne l’imagine pas prendre position contre moi, répondit Diego Ortega avec une assurance exaspérante. De toute façon, je ne vous renvoie pas. Bien au contraire, j’ai hâte de collaborer avec vous. Je suis sûr que nous nous entendrons bien, tous les deux. La lueur sensuelle qui brillait au fond de ses yeux était très éloquente. En même temps qu’un frisson courait le long de sa colonne vertébrale, Rachel éprouva une furieuse envie de le gifler. Mais elle était incapable de bouger. D’abord parce que ses côtes lui faisaient très mal, ensuite parce qu’elle était comme paralysée, complètement sous le charme qui émanait de son compagnon. Un magnétisme incroyable se dégageait de toute sa personne. C’était l’homme le plus viril qu’elle ait jamais rencontré. Elle n’arrivait même pas à détacher son regard de sa bouche. Et quand il se pencha lentement vers son visage, elle cessa tout simplement de penser et suspendit sa respiration. Pourtant, à sa grande déception, il ne l’embrassa pas, mais se redressa brusquement, avec un sourire moqueur qui ajouta encore à son humiliation. — Attendez Arturo ici, ordonna-t-il. Puis il s’éloigna à grandes enjambées. Sur le seuil, il se retourna pour lancer d’une voix railleuse : — L’été s’annonce intéressant, vous ne trouvez pas, Rachel ?
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Le secret d’un play-boy TITRE ORIGINAL :ARGENTINIAN PLAYBOY, UNEXPECTED LOVE-CHILD Conception graphique : C.ESCARBELT (Harlequin SA) © Shamtor/MASTERFILE © Roger Munns / Alamy © traveltelly - Fotolia / traveltelly - Fotolia © 2009, Chantelle Shaw. © 2011, Traduction française : Harlequin S.A.
L’amant d’un soir TITRE ORIGINAL :PLEASURED IN THE PLAYBOY’S PENTHOUSE Traduction française :FRANÇOISE HENRY © 2009, Natalie Anderson. © 2009, Harlequin S.A.
Un séducteur pas comme les autres TITRE ORIGINAL :A NURSE TO TAME THE PLAYBOY Traduction française :L. BOULANGER-BEAUQUEL © 2010, Maggie Kingsley. © 2010, Traduction française : Harlequin S.A. ISBN 978-2-2803-5080-8
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