Une passion grecque - La promesse d'une infirmière (Harlequin Blanche)

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Une passion grecque, Sarah Morgan

Après six mois de passion torride avec le Dr Nikos Mariakos, Ella voit tous ses rêves s'écrouler lorsqu'il décide, du jour au lendemain, de rompre et de retourner en Grèce. Mais la colère balaye la souffrance quand elle découvre par hasard dans un magazine que Nikos est un homme... marié! Furieuse de s'être laissé abuser et d'avoir cru tous ses mensonges, elle se jure alors que jamais elle ne dira à Nikos qu'elle attend un bébé de lui! Elle ignore encore que sa meilleure amie, croyant bien faire, a écrit à Nikos pour l'en informer.

La promesse d'une infirmière, Brenda Coulter

Lorsqu'elle revient à Prairie Springs, Maddie Bright est folle de joie à l'idée de revoir Jake Hopkins, son ami de toujours. Mais celui qu'elle retrouve n'est plus le pilote d'hélicoptère un peu arrogant dont elle était amoureuse adolescente, mais un homme meurtri, souffrant de nombreuses blessures après le crash de son appareil. Un homme qui la tient à distance, et semble vouloir creuser un fossé infranchissable entre eux.

Publié le : mercredi 10 juin 2009
Lecture(s) : 24
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280272964
Nombre de pages : 320
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Prologue

Le moment était plutôt mal choisi pour prendre conscience qu’elle était amoureuse

L’atmosphère qui régnait dans la salle de réanimation était lourde et tendue. Les blessures de l’enfant s’avéraient si graves que personne n’osait nourrir l’espoir qu’il s’en sortirait. Personne, à l’exception du Dr Nikos Mariakos, le chef de service grec qui avait la réputation de réaliser des miracles.

Les mains tremblantes, Ella régla l’arrivée d’oxygène et glissa un regard vers l’homme qui travaillait en face d’elle. Son cœur se mit à battre à grands coups sourds dans sa poitrine.

Pourquoi maintenant ? Et pourquoi cet homme-là ?

Elle avait enfreint ses deux règles d’or.

Ne pas faire confiance. Ne pas aimer.

A huit ans, elle avait appris que les hommes ne valaient pas grand-chose. Aussi avait-elle enfoui ses émotions au plus profond d’elle-même, et elle avait jeté la clé.

Mais cet homme l’avait trouvée, cette clé et, pire encore, il l’avait utilisée. Et ce qui avait commencé comme une aventure sexuelle torride, un délassement physique libérant du stress permanent auquel on était soumis en travaillant aux urgences pédiatriques, s’était transformé en quelque chose de bien plus important.

Ella sentit la panique la gagner, mais l’état de l’enfant ne lui permettait pas de s’abandonner à ses réflexions.

— Aspiration. Plus doucement.

Il donnait ses ordres d’un ton calme, détaché, nullement découragé, semblait-il, par la gravité de la situation. On eût presque dit qu’il se réjouissait de ce défi qui s’offrait à lui. Ses mains ne tremblaient pas, son front n’était pas couvert de sueur et il n’y avait pas la moindre trace d’émotion sur son beau visage tandis qu’il tentait de stabiliser l’état du petit blessé.

« Je l’aime vraiment », s’avoua Ella avec désespoir tandis qu’elle observait les doigts agiles du médecin. Quelques heures plus tôt, ils étaient au lit, ensemble. Ces mêmes doigts avaient fait naître une autre forme de magie, pleine de sensualité, qui avait réussi à percer la cuirasse sous laquelle elle s’était abritée durant des années.

La peur la glaça lorsqu’elle comprit combien elle était devenue vulnérable. L’amour avait creusé des trous dans sa ligne de défense.

A présent, l’amour l’exposait aux mêmes horribles blessures que celles dont elle avait souffert étant enfant.

— Voulez-vous lui transfuser une autre poche de sang ? demanda un jeune médecin.

Son visage était aussi pâle que celui du petit patient.

— Non, je veux arrêter l’hémorragie, répondit le chef de service dont le calme contrastait avec l’agitation de son confrère. Il faut augmenter la température dans cette pièce. Je veux des radiateurs et des couvertures chauffantes.

Ella fit ce qu’il demandait tout en se rappelant les débuts de Nikos dans ce service. Il jouissait d’une telle réputation que, durant les jours qui avaient précédé son arrivée, tout le monde ne parlait que de son extraordinaire compétence.

Lorsqu’il avait franchi la porte d’un pas assuré, les femmes qui travaillaient aux urgences pédiatriques avaient brusquement changé de conversation. Cessant d’évoquer les talents de praticien du nouveau-venu, elles ne s’étaient plus intéressées qu’à son physique de séducteur.

Même Ella, pourtant si méfiante à l’égard des hommes trop beaux, avait été éblouie. Ce n’était pas seulement l’incroyable charme de Nikos qui l’impressionnait, mais aussi l’audace et la détermination dont il faisait preuve pour traiter chaque cas qui se présentait aux urgences.

Peu soucieux de la bureaucratie, Nikos Mariakos n’avait peur de rien dès lors qu’il s’agissait de sauver un patient. Son désir de bousculer les idées conventionnelles et de repousser toujours plus loin les limites lui valait quelques problèmes avec la direction de l’hôpital, horrifiée de le voir aussi peu respectueux des règles établies.

Nikos s’en moquait. Dans son travail, il n’avait qu’une seule préoccupation : ses jeunes patients. On aurait dit qu’il se sentait investi d’une mission — celle de sauver tout enfant en danger. Y compris le petit garçon allongé sur le chariot.

— Son cœur ne bat plus. Donnez-moi le matériel nécessaire pour pratiquer une thoracotomie. Je vais lui ouvrir la poitrine.

Un silence de plomb accueillit sa déclaration. Phil, l’anesthésiste, secoua la tête d’un air incrédule.

— Vous allez faire cela ici, aux urgences ? Vous n’êtes pas sérieux, Nikos. Connaissez-vous le taux de mortalité que l’on observe lorsque cette procédure est faite ailleurs que dans une salle d’opération ?

— Je suis sûr que vous allez me le remettre en mémoire.

Ce que fit aussitôt l’anesthésiste tandis que Nikos s’efforçait de ranimer le petit garçon.

— Préparez le matériel, Ella, ordonna le chef de service. Vous devriez travailler avec une société médico-légale, Phil. Je suis certain qu’ils vous adoreraient. Quelqu’un a-t-il averti les chirurgiens en cardiologie ?

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