Une promesse d’espoir

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Par l'auteure de Pour le meilleur et pour le pire

Lydia est jeune, belle et enceinte de six mois. Pourtant, les apparences cachent une histoire tragique et une situation que la jeune femme a de plus en plus de mal à supporter. Alors qu’elle songe à y mettre un terme, elle rencontre Nicolas et son fils, Dany. Elle, qui se croyait seule au monde, découvre un homme qui a connu sa part de malheurs et un enfant qui la touche de façon inattendue... Est-ce la promesse d’un nouvel espoir ?

« ... j’ai beaucoup aimé la nouvelle. C’est un sujet super difficile ... mais c’était bien traité et heureusement, elle n’a pas trop insisté sur le passé. On sait pourquoi elle en arrive là, mais l’auteur évite le pathos. » Fabiola Chenet (auteure de Passion et Conséquences)

« J'ai bien aimé cette nouvelle que j'ai trouvée très douce, toute en retenue mais d'une grande sensibilité. » Cosette


Publié le : lundi 16 décembre 2013
Lecture(s) : 24
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924242957
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé

Lydia est jeune, belle et enceinte de six mois. Pourtant, les apparences cachent une histoire tragique et une situation que la jeune femme a de plus en plus de mal à supporter. Alors qu’elle songe à y mettre un terme, elle rencontre Nicolas et son fils, Dany. Elle, qui se croyait seule au monde, découvre un homme qui a connu sa part de malheurs et un enfant qui la touche de façon inattendue… Est-ce la promesse d’un nouvel espoir ?

De la même auteure
aux Éditions Laska

Pour le meilleur et pour le pire

Échange de bons procédés
(dans l’anthologie Romances d’aujourd’hui)

Parce que je t’attendais
(dans l’anthologie Vampires, Démons et Métamorphes)

En enfer avec toi



UNE PROMESSE D’ESPOIR

Suzanne Roy

Éditions Laska
Montréal, Québec
Courriel : info@romancefr.com

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Tous droits réservés
© Suzanne Roy, 2013
Extrait Pour le meilleur et pour le pire © Suzanne Roy, 2013.

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Illustration de la couverture : Cécile Rousseau

ISBN : 978-2-924242-95-7

Table des matières

Résumé

Autres publications de l’auteure

Page titre

Droits d’auteur

Une promesse d’espoir

Merci !

Pour le meilleur et pour le pire (Chapitre 1)

L’auteure

Une promesse d’espoir

Lydia marche le long du canal Lachine, les yeux rivés sur les reflets du soleil qui brillent dans l’eau. De l’autre côté, dans le parc, des amoureux s’embrassent sur un banc de bois et des enfants courent sur l’herbe. Leurs rires envahissent l’atmosphère.

C’est un bel endroit pour mourir », songe Lydia en quittant la promenade qui longe le cours d’eau pour s’engager dans la verdure.

Sans réfléchir, la jeune femme choisit un arbre : grand, beau, un peu à l’écart des autres. En marchant vers lui, elle glisse mécaniquement une main dans la poche de sa veste, lourde et trop chaude pour cette période de l’année — mais que lui importe ce détail aujourd’hui ? Dès qu’elle sent le contenant en plastique entre ses doigts, un frisson glacé lui parcourt l’échine, puis sa vue s’embrouille. Pour reprendre courage, elle s’arrête un instant, lorsqu’un corps heurte violemment le sien. La secousse fait tomber les larmes sur ses joues et, d’un geste nonchalant, Lydia les essuie en baissant les yeux sur l’enfant qui s’est maladroitement précipité sur elle.

« Pardon », dit-il avec une petite voix.

Elle mime un sourire sur ses lèvres :

« C’est rien. Allez, va ! »

Un peu embêtée d’ignorer de quel côté l’enfant venait, la femme pointe néanmoins vers la gauche. Mais, au lieu de reprendre sa course, le garçon reste là, les yeux braqués sur son visage :

« Pourquoi tu pleures ? »

Lydia déglutit nerveusement, surprise qu’un enfant d’à peine quatre ou cinq ans remarque ce genre de détail. Forçant un sourire plus large, elle secoue la tête :

« Je ne pleure pas. C’est le vent. Et le soleil. Il est trop fort. »

Malgré ses efforts, sa voix tremble, et elle ne peut s’empêcher de relever la tête pour masquer les nouvelles larmes qui se frayent un chemin sur ses joues.

« Quelqu’un t’a fait du mal ? » insiste la voix frêle.

Le jeune garçon recule d’un pas, sans la quitter des yeux, et avant même qu’elle ne puisse lui répondre, il lui fait signe d’avancer vers lui :

« Papa dit qu’un câlin, ça console bien. Tu veux essayer ? »

D’une main tendue, il invite la jeune femme à se pencher vers lui. Lydia renifle, étonnée par cette proposition, puis elle essuie sa joue et pose un genou sur le sol pour se mettre à la hauteur du garçon. Sans attendre, celui-ci se jette à son cou pour l’étreindre. D’une main, il tapote le haut de son dos, puis le caresse doucement en chuchotant :

« Là… ça va aller… »

Malgré le chagrin qui l’habite, Lydia sourit, charmée par ce geste qui n’a rien d’enfantin. Pendant un moment, elle ferme les yeux et savoure cette étreinte. La dernière, réalise-t-elle en serrant les lèvres pour ne pas se remettre à pleurer. Cet instant de quiétude est rapidement brisé par un cri :

« Dany ! »

L’enfant sursaute contre son corps et, très vite, se détache d’elle pour se tourner en direction d’un homme qui s’arrête à leurs côtés.

« Mais qu’est-ce que tu fais ? questionne ce dernier.

— C’est que… la dame… elle… elle pleurait et… »

Aussitôt, le regard de l’homme bifurque vers Lydia, qui, instinctivement, se redresse.

« C’est de ma faute, bredouille-t-elle en essuyant sa joue. Je suis désolée. Je ne voulais pas… »

Dans sa précipitation, le contenant tombe avec bruit dans l’herbe. Avant même qu’elle ne comprenne ce qui arrive, l’homme se penche et récupère le flacon de plastique rempli de cachets bleus. Pendant un instant, alors qu’il détaille l’objet, la jeune femme sent sa gorge se nouer. Elle s’empresse de le récupérer, mais, s’il le lui rend, l’homme pose aussi un regard troublé sur elle. Et pour cause ! Ces cachets, il les connaît, même s’il reste muet pendant qu’elle les remet dans sa poche.

« Bien, je… je suis désolée du dérangement », dit-elle en reculant d’un pas pour prendre congé.

À peine a-t-elle le dos tourné qu’il s’écrie, la main posée sur l’épaule de son fils :

« Attendez ! »

Il est étonné de la voir faire volte-face. Il s’attendait plutôt à ce qu’elle s’enfuie en courant. Le voilà contraint de trouver un moyen rapide pour engager la conversation avant qu’elle ne commette l’irréparable :

« Je suis Nicolas, et voici mon fils, Dany. On allait pique-niquer. Ça vous dirait de vous joindre à nous ? »

Le garçon lève les yeux en direction de son père, puis affiche un large sourire.

« Oh oui ! venez ! Papa dit que manger, c’est bon quand on est triste. »

Pendant de longues secondes, le regard de Lydia passe du père au fils. Elle se sent confuse devant cette invitation alors qu’elle a un tout autre plan en tête. Pourtant, elle ne chasse pas la main du garçon lorsqu’elle se glisse dans la sienne, et finit par céder à la pression, les suivant où l’enfant pointe :

« On est là, tu vois ? Et on a un cerf-volant aussi. Papa est super bon pour le faire voler, tu vas voir ! »

Nicolas reste immobile pendant que son fils entraîne l’inconnue vers l’arbre sous lequel ils sont installés. La jeune femme paraît robotisée. Ses mouvements sont raides et peu naturels. Tandis que Dany se laisse tomber sur la couverture étalée sur le sol, ses jambes restent droites et ses yeux se perdent au loin. Si loin qu’elle sursaute lorsque les mains de Nicolas se posent sur chacune de ses épaules.

Doucement, sa voix résonne derrière son oreille :

« Merci d’avoir accepté. »

Lydia force un sourire sur ses lèvres et, sans réfléchir, défait sa veste, que l’homme lui retire galamment. Au même instant, Dany écarquille les yeux :

« T’as vu, papa ? Elle attend un bébé ! »

Nicolas fait un pas de côté pour jeter un œil discret sur le ventre de la jeune femme, un peu gêné à l’idée que Dany puisse commettre un impair, mais constate que ce n’est pas le cas. Une main posée sur son ventre arrondi, Lydia hoche simplement la tête et, devant l’insistance du petit garçon, finit par s’installer à ses côtés. Rassuré de la voir rester avec eux...

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