Une proposition si troublante - Tendre tentation

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Une proposition si troublante, Cat Schield

Frémissante, enivrée, bouleversée. Ming ne se reconnaît plus. Pourquoi sent-elle soudain de l'électricité pétiller sous sa peau, tandis que le parfum de l'eau de toilette de Jason Sterling l'enveloppe ? Et pourtant elle doit se rendre à l’évidence : sa seule présence fait jaillir en elle un désir impérieux. Mais elle doit se raisonner : Jason est son meilleur ami, depuis toujours. De l’amour, entre eux ? Impossible. Une nuit de plaisir ? Inconcevable. D’autant plus que, généreux et loyal, il a décidé de l’aider dans le projet qui lui tient à cœur plus que tout au monde. Si bien que tomber amoureuse de lui la condamnerait à un choix cornélien : renoncer à ses rêves, ou bien le perdre à jamais…

Tendre tentation, Stacy Connelly

Si Darcy est venue s'installer dans le petit village de Clearville, c’est pour prendre un nouveau départ, et les relations sentimentales ne font pas partie de ses projets. Alors pourquoi se sent-elle aussi troublée devant Nick Pirelli ? Au départ, elle ne cherchait pourtant qu’à l’aider : quoi de plus attendrissant qu’un père célibataire désemparé incapable de choisir des barrettes pour sa fillette ? Sauf que, dès qu’elle a posé les yeux sur cet homme aux cheveux couleur d’ébène, elle a senti son cœur s’emballer... Alors, si elle veut conserver la paix qu’elle est venue chercher à Clearville, elle va devoir s’efforcer de contenir ses émotions. D’autant qu’elles ne sont pas réciproques, à en juger par la rapidité avec laquelle le beau Nick s’est esquivé après leur rencontre…

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280323260
Nombre de pages : 432
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CAT SCHIELD Une proposition si troublante STACY CONNELLY Tendre tentation
CAT SCHIELD
Une proposition si troublante
Collection :PASSIONS
Titre original :A TRICKY PROPOSITION
Traduction française deTANIA CAPRON
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® PASSIONS est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Femme :© RALF NAU/GETTY IMAGES/ROYALTY FREE Réalisation graphique couverture :L. SLAWIG (Harlequin SA)
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© 2013, Catherine Schield. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280312707— ISSN 1950-2761
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Nî e doux chuchotement de a fontaîne voîsîne, nî e vert apaîsant des pantes quî ombrageaîent a terrasse du restaurant ne parvenaîent à camer a nervosîté de Mîng Campbe. Ee sîrotaît un thé gacé, et à chaque gorgée e sentîment qu’ee étaît sur e poînt de faîre une énorme bêtîse grandîssaît. Sous a tabe, a mînuscue chîenne yorkshîre reeva e menton qu’ee avaît jusque-à posé sur es orteîs de sa maïtresse, et se tortîa en sîgne de bîenvenue. A défaut d’un chîen de garde, Mufin étaît une sonnette d’aarme extrêmement eficace. L’estomac noué, Mîng eva es yeux. Un grand gaîard en pantaon de toîe, T-shîrt à co poo et baskets se dîrîgeaît vers ee. Une barbe de troîs jours adoucîssaît ses pommettes dessînées et sa mâchoîre carrée. L’effet d’ensembe étaît sexy, sans aucun doute. — Désoé pour mon retard. Jason Sterîng posa une maîn égère sur ’épaue de Mîng, quî eut aussîtôt a chaîr de poue. Ee se rabroua întérîeurement pour ses réactîons încontrôabes tandîs que Jason se couaît soupement sur a chaîse quî uî faîsaît face. Depuîs qu’ee avaît rompu avec e frère de Jason, Evan, sîx moîs pus tôt, ee s’étaît aperçue qu’ee réagîssaît peu à peu pus vîvement à chacun de eurs contacts. Ses petîtes tapes amîcaes sur e bras. Son épaue contre a sîenne quand îs étaîent assîs côte à côte. Les étreîntes fraternees qu’î uî prodîguaît avec une désînvoture quî
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uî mettaît es nerfs à vîf. Maîs comment uî dîre de cesser ? I uî auraît demandé pourquoî et, ça, î étaît absoument împossîbe de e uî expîquer. Ee supportaît donc en sîence, espérant que ces sensatîons dîsparaïtraîent, ou tout au moîns s’apaîseraîent. Mufin posa es pattes avant sur es genoux de Jason, ses petîts yeux vîfs pongés dans es sîens, et it entendre un aboîement suppîant. Jason attrapa a chîenne et ’éeva jusqu’à son vîsage, de façon à ce qu’ee puîsse uî donner un petît coup de angue sur e menton. I a reposa ensuîte sur ses genoux, où ee se bottît avec un soupîr de contentement. Après quoî î appea a serveuse pour passer commande. — Pourquoî est-ce que tu n’as pas commencé sans moî ? Parce qu’ee étaît trop nerveuse pour pouvoîr avaer quoî que ce soît. — Tu avaîs dît que tu n’auraîs qu’un quart d’heure de retard… Jason étaît e type parfaît du céîbataîre épanouî. Egocentrîque, passîonné de course automobîe, toujours prêt à se ancer dans une nouvee aventure, qu’î s’agîsse d’une compétîtîon ou de a conquête d’une ie excîtante. C’étaît e meîeur amî de Mîng, depuîs ’écoe prîmaîre, et ee ’adoraît, même sî parfoîs î étaît parfaîtement exaspérant. — Je suîs désoé… On est tombés dans es embouteî-ages en arrîvant à Houston. — Je croyaîs que vous devîez rentrer hîer ? — C’est ce quî étaît prévu, maîs on est sortîs boîre un coup avec es gars après a course, et en faît, on a un peu trop fêté a vîctoîre… Aucun de nous n’étaît en état de prendre e voant pour faîre cînq heures de route. Avec un sourîre canaîe, î étendît ses ongues jambes devant uî et prît appuî sur e pîed de a chaîse de Mîng.
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— Comment Max prend-î e faît que tu e devances d’aussî oîn aux poînts ? Les deux amîs concouraîent ensembe dans des courses homooguées par a fédératîon natîonae depuîs ’âge de seîze ans, et chaque année îs étaîent en compétîtîon pour savoîr quî comptabîîseraît e pus de poînts. — Bah, depuîs qu’î est iancé, je croîs qu’î s’en iche. Ee n’avaît jamaîs vu Jason aussî contrarîé depuîs a foîs où son père uî avaît annoncé qu’î aaît se remarîer avec une femme de vîngt ans pus jeune que uî. — Pauvre chaton ! Ton meîeur copaîn grandît et î faît sa vîe, en te aîssant tout seu derrîère… Ee appuya son coude sur a tabe et posa son menton dessus. Ee écoutaît es jérémîades de Jason à propos de a métamorphose de son amî depuîs e jour où ceuî-cî avaît rencontré a femme de sa vîe. Et î se pencha soudaîn vers ee en uî ançant un regard de braîse. — Peut-être que je devraîs essayer de comprendre pourquoî on faît tant d’hîstoîres à propos du marîage ? — Je croyaîs que tu avaîs décîdé de ne jamaîs te marîer ? Une brusque bouffée d’angoîsse uî coupa e soufle. S’î tombaît un jour amoureux de quequ’un, eur amîtîé seraît à jamaîs boueversée, ee e savaît. Et ee ne seraît pus jamaîs vraîment sa meîeure amîe au fémînîn… — Pas de danger. I eut un petît sourîre en coîn. Ee recommença à respîrer et se concentra sur a saade grecque que a serveuse venaît de poser devant ee. Quand îs étaîent au ycée, ee étaît tombée un peu amoureuse de Jason. Maîs î ne partageaît pas ses sentîments, et hormîs un bref épîsode à a in de ’année — et î uî avaît bîen faît comprendre que cea avaît été une erreur —, î ne uî avaît jamaîs donné e moîndre espoîr qu’îs puîssent être autre chose que des amîs. Quand î étaît partî pour a fac, nî e temps nî ’éoîgne-
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ment n’avaîent émoussé ses sentîments pour uî, maîs cea uî avaît permîs de prendre du recu. Même sî, par mîrace, Jason tombaît éperdument amoureux d’ee, jamaîs î ne passeraît à ’acte : î ne cessaît de uî répéter combîen son amîtîé étaît împortante pour uî et qu’î ne feraît jamaîs rîen quî puîsse a mettre en pérî. — Bon aors, qu’est-ce quî se passe ? demanda-t-î en uî ançant un regard par-dessus son hamburger. Tu as dît que tu vouaîs parer de queque chose d’împortant. Ouî, maîs es trente mînutes qu’ee avaît passées à ’attendre ’avaîent amenée au bord de a panîque. Jamaîs ee ne uî avaît caché quoî que ce soît de sa vîe. Enin, presque. Quand ee étaît avec son frère, î y avaît un certaîn nombre de sujets dont îs ne paraîent pas, e prîn-cîpa étant sa reatîon avec Evan. Devoîr taîre un éément aussî împortant de sa vîe uî avaît donné ’împressîon d’être prîvée d’un bout d’ee-même, maîs ee avaît apprîs à s’en accommoder et, à présent, î uî étaît pus dîficîe qu’ee ne ’auraît cru de s’ouvrîr à uî. — Je vaîs avoîr un bébé. Ee cessa de respîrer et attendît sa réactîon. Le vo d’une frîte s’arrêta net entre ’assîette de Jason et sa bouche. — Tu es enceînte ? Ee secoua a tête. Maîntenant que e sujet étaît ancé, ee sentît qu’ee se détendaît un peu. — Pas encore. — Aors quoî ? — J’espère ’être bîentôt — Maîs comment ? Tu n’as personne en ce moment ! — Je me suîs adressée à une banque de sperme. — Et quî sera e père ? Ee baîssa es yeux et panta sa fourchette dans une oîve de Kaamata. — J’hésîte entre troîs donneurs. Un avocat spécîaîste
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en droît des affaîres, un bodybuîder quî faît e cham-pîonnat de Hawaîî tous es ans et un photographe reporter anîmaîer. Le cerveau, e corps et ’âme. Je n’aî pas encore faît mon choîx. — Apparemment, ça faît un bon moment que tu y réléchîs, cea dît. Comment se faît-î que tu ne m’en aîes jamaîs paré ? Jason repoussa son assîette, abandonnant son hamburger à demî entamé. Jadîs, ee pouvaît parer de tout avec uî, maîs a îaîson qu’ee avaît eue avec son frère avaît changé es choses. Pourtant, cea n’auraît pas dû. Is étaîent amîs avec Jason, et î n’avaît jamaîs été questîon d’autre chose entre eux. — Tu saîs pourquoî nous nous sommes séparés, Evan et moî. Avoîr des enfants est essentîe pour moî. C’est pour ça que j’aî prîs cette décîsîon. Qu’Evan ne partage pas son goût pour a famîe ’avaît un peu troubée au début, maîs ee avaît pensé que cea évoueraît. Son métîer, orthodontîste, ee ’avaît choîsî parce qu’ee adoraît es enfants. L’optîmîsme avec eque îs regardaîent e monde uî faîsaît du bîen, et ee eur donnaît des dents parfaîtes pour es voîr sourîre. — En as-tu paré à tes parents ? — Pas encore, dît-ee, embarrassée. — Parce que tu saîs que ta mère ne va pas très bîen réagîr quand ee va apprendre que tu attends un enfant sans être marîée… — Ça ne va pas uî paîre, c’est vraî, maîs ee saît à que poînt je veux fonder une famîe, et ee a inî par accepter ’îdée que je ne me marîeraî pas. — Tu n’en saîs rîen. Laîsse-toî un peu de temps pour surmonter ta rupture avec Evan. I y a quequ’un pour toî, queque part, c’est certaîn. Pas vraîment, puîsque e seu homme avec eque ee
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pouvaît envîsager de vîvre étaît détermîné à ne jamaîs se marîer. La frustratîon ’envahît. — Et combîen de temps devraî-je encore attendre ? Encore sîx moîs ? Un an ? Je vaîs avoîr trente-deux ans dans deux moîs, je ne vaîs pas peser îndéinîment e pour et e contre et me préoccuper de ce que va penser ma maman, aors que je saîs vraîment ce que je désîre par-dessus tout. Ee redressa e menton d’un aîr de déi. — Je vaîs faîre ce que j’aî décîdé, Jason. — C’est ce que je voîs. I a consîdéraît de ses grands yeux beu gacîer. Le beu de sa Sheby Cobra à ee, une décapotabe, modèe 1966. I ’avaît aîdée à convaîncre ses parents de a uî offrîr pour son dîx-septîème annîversaîre et avaît passé ’été à a remettre en état avec ee. Ee chérîssaît e souvenîr de ces journées, et chaque foîs qu’ee conduîsaît a Cobra, ee se sentaît îndéfectîbement îée à Jason. Le jour où ee avaît commencé à fréquenter Evan, ee avaît remîsé a voîture au garage et ne ’avaît pus jamaîs ressortîe depuîs. — J’aîmeraîs vraîment que tu m’épaues dans cette affaîre. — Je suîs ton meîeur amî, rappea-t-î, e regard assombrî, qu’est-ce que je peux faîre d’autre ? Ee voyaît bîen qu’î étaît en traîn de dîgérer a nouvee, et se demandaît sî ee ne faîsaît pas une erreur. Pourtant, î ’assuraît de son soutîen. Ee se détendît et prît soudaîn conscîence de ’înquîétude qu’ee avaît eue de sa réactîon. — Est-ce que tu as inî de manger ? demanda-t-ee après queques înstants de sîence. Je devraîs déjà être à a cînîque, j’aî un patîent quî arrîve dans un quart d’heure. Jason n’avaît pas termîné son pat, maîs î sembaît n’en avoîr aucune envîe. I attrapa au vo ’addîtîon avant que a serveuse aît eu e temps de a poser sur a tabe et sortît son portefeuîe. Mîng eva a maîn avec autorîté.
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— C’est moî quî t’aî appeé pour déjeuner, pas questîon que tu payes. — C’est e moîns que je puîsse faîre, après un te retard. De toute façon, vu ce que tu manges, tu es une convîve très économîque. — Dans ce cas, mercî. Pendant que Jason coînçaît un bîet sous a saîère, ee se eva et appea Mufin. Maîs e yorkshîre refusa de quîtter son poste. Vexée, ee uî it es gros yeux, n’étant pas d’humeur à aer déoger e petît anîma des cuîsses de son amî. Son pous s’accééra soudaîn à ’îdée de devoîr aventurer ses maîns près des jambes muscées de Jason. En soupîrant, ee se dîrîgea vers a porte battante quî menaît au parkîng et î a rejoîgnît, a chîenne bottîe dans es bras. — Où est ta voîture ? demanda-t-î. — Je suîs à pîed, c’est à deux rues d’îcî… En venant, ee avaît pensé que a promenade jusqu’au restaurant seraît agréabe, dans a douceur de cette in septembre, maîs a perspectîve de a dîscussîon avec Jason n’avaît cessé de a tourmenter. — Vîens, je te dépose, dît-î en a prenant par a maîn. Ee sentît de ’éectrîcîté pétîer sous sa peau tandîs que e parfum fraîs de ’eau de toîette de Jason ’enveoppaît, faîsant jaîîr en ee un désîr împérîeux. Ee sentaît son grand corps contre sa hanche, et dans des moments comme ceuî-cî, ee auraît été prête à appeer sa secrétaîre pour faîre annuer tous ses rendez-vous et à entraïner Jason chez ee pour assouvîr ’envîe de uî quî ’enlammaît. Bîen sûr, jamaîs ee ne feraît une chose pareîe. Ee trouveraît un moyen de camer a ouve quî avaît prîs possessîon d’ee. Depuîs qu’îs étaîent enfants, ee étaît a personne raîsonnabe. Cee quî travaîaît avec achar-nement, faîsaît des pans pour ’avenîr, organîsaît ses journées à a mînute près. Jason, uî, agîssaît seon ses
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