Une séduisante suspecte - Le prix de la vengeance

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Une séduisante suspecte, Carla Cassidy

Bachelor Moon, Louisiane. Une petite ville tranquille… du moins en apparence. Car une famille entière vient d’y disparaître sans laisser la moindre trace. Les Connelly ont-ils été enlevés ? Mais pour quelle raison ? Et, surtout, Marlena Myers, la gérante du bed and breakfast dont ils sont les propriétaires, a-t-elle une quelconque part de responsabilité dans l’évaporation soudaine de ses patrons ? Voilà les questions auxquelles Gabriel Blankenship, l’agent du FBI chargé de mener l’enquête, s’est promis de trouver des réponses. Certes, l’inquiétude que Marlena dit éprouver ne semble pas feinte. Mais Gabriel le sait par expérience : les criminelles les plus dangereuses ont parfois, tout comme Marlena, le visage et les yeux d’un ange…

Le prix de la vengeance, Justine Davis

Se venger. Celui qui se fait désormais appeler St John n’a pas d’autre but en revenant à Cedar, sa ville natale, et pour accomplir la mission qu’il s’est assignée l’anonymat est son arme la plus sûre. Avec sa nouvelle identité, et après les multiples opérations de chirurgie esthétique qu’il a subies, personne ne devrait le démasquer… Mais, lui, pourra-t-il affronter tous les regards sans flancher ? Quand il croise par hasard celui de Jessa Hill, son amour fou de l’adolescence, celle qu’il n’a jamais oubliée, ses certitudes vacillent. Si elle vient à le reconnaître, trouvera-t-il encore le courage de mener à son terme le plan qu’il a mis si longtemps à élaborer ?

Publié le : vendredi 1 août 2014
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EAN13 : 9782280320689
Nombre de pages : 432
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— Redîs-moî pourquoî nous aons enquêter au domîcîe d’un ex-coègue de ’antenne de Kansas Cîty ? demanda ’agent du FBI Andrew Barkîn, depuîs a banquette arrîère de a voîture. L’agent spécîa Gabrîe Bankenshîp eva e pîed de ’accéérateur tandîs qu’îs arrîvaîent aux abords de a petîte vîe de Bacheor Moon, en Louîsîane. — Sîmpe poîtesse, répondît-î. Parce que ’antenne de Kansas Cîty nous ’a demandé. — Sam Conney étaît un proieur respecté, expîqua Jackson Revannaugh, à côté de uî. Jusqu’à ce qu’î descende îcî pour deux semaînes de vacances et tombe amoureux de Danîea Buter, a proprîétaîre du Bacheor Moon Bed and Breakfast. C’étaît î y a un peu pus de deux ans. Apparemment, ’amour a eu e dessus sur une carrîère en peîne ascensîon. Sam a quîtté e Bureau, déménagé îcî et épousé Danîea. — Ce quî, outre un marî, a faît de uî e beau-père de a ie de Danîea, Macy, ajouta Gabrîe. Et ce matîn, nous avons reçu un coup de i de a gérante du bed and breakfast nous sîgnaant qu’îs avaîent dîsparu tous es troîs. — C’est assez înhabîtue qu’on nous aît dépêchés sur pace aors qu’î ne s’est même pas écoué quarante-huît heures, décara Jackson. — D’après a gérante, îs n’ont pas donné sîgne de vîe depuîs hîer soîr, dît Gabrîe.
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I garda es yeux ixés sur a route, sachant que e B&B se trouvaît à une quînzaîne de kîomètres de a petîte vîe. Son petît doîgt uî dîsaît que ce dépacement étaît une perte de temps, qu’î devaît s’agîr d’un maentendu entre a gérante et ses empoyeurs. I y avaît une heure et demîe de route entre eur base de Baton Rouge et Bacheor Moon, et, orsqu’îs avaîent reçu a consîgne de partîr, î étaît pus de 15 heures. Avec un peu de chance, îs régeraîent rapîdement a questîon, et avant mînuît î retrouveraît son ît dans sa confortabe maîson de Baton Rouge. S’î avaît été surprîs que son dîrecteur, Jason Mîer, uî assîgne deux hommes pour ’aîder à résoudre ce supposé mystère, î s’étaît réjouî de eur compagnîe. Non seuement îs étaîent de bons agents, experts en scènes de crîme et dotés d’un laîr de chîens de chasse, maîs îs étaîent aussî des amîs. — C’est à, annonça Andrew en poîntant du doîgt une pancarte quî îndîquaît, sur eur droîte, a dîrectîon du « Bacheor Moon Bed and Breakfast ». Gabrîe bîfurqua sur a route secondaîre, pîssant es yeux sous a vîve umîère du soeî. I roua encore quatre ou cînq kîomètres puîs, suîvant a dîrectîon désîgnée par une autre pancarte, s’engagea sur un chemîn quî es amena à destînatîon. — Waouh, joî, sîfla Jackson tandîs que eur appa-raîssaît une demeure de bees dîmensîons à un étage, agrémentée d’un vaste perron à coonnes et nîchée au mîîeu de grands arbres. D’un côté de ’étabîssement, un étang scîntîaît sous e soeî, et de ’autre se dressaît une antîque remîse à carrîoes d’aspect accueîant, garnîe sur son pourtour de bacs de leurs mutîcoores. Les empoyés devaîent garer eurs véhîcues aîeurs, et comme e parkîng en façade étaît vîde, î ne devaît pas
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y avoîr de cîents, songea Gabrîe. I arrêta a voîture et coupa e moteur. A ’înstant même, a porte de a maîson s’ouvrît et une femme s’avança sur e perron. Avec sa sîhouette mînce et ses bouces bondes, ee ressembaît à un ange. Et compte tenu du short banc quî dévoîaît ses ongues jambes et du haut rose à ines bretees, d’un ange très sexy. — Coo, marmonna Jackson depuîs e sîège arrîère. — Hé, nous sommes en mîssîon, pas en goguette, rappea Gabrîe à son coègue, quî avaît une réputatîon de coureur de jupons. Cea étant, î fut uî-même perturbé par ’onde de chaeur quî uî traversa e ventre à cette apparîtîon. Les yeux de a jeune femme, devîna-t-î, devaîent être beus. Ee commença à descendre es marches, comme sî ee ne pouvaît attendre qu’îs ’aîent rejoînte. Tous troîs sortîrent du véhîcue tandîs qu’ee s’approchaît. Tout en uî présentant sa carte du FBI, Gabrîe se rendît compte que ses yeux n’étaîent pas beus comme î ’avaît cru, maîs d’un vert presque éectrîque. Ee étaît vraîment très bee, avec son vîsage mînce, ses grands yeux, son nez droît et sa bouche généreuse. Maîs en cet înstant, toutes ces caractérîstîques n’exprîmaîent qu’une seue émotîon : une peur vîscérae, proche de a panîque. — Dîeu mercî vous êtes à, dît-ee après qu’î eut procédé aux présentatîons. Je suîs Marena Meyers, a gérante. C’est moî quî aî donné ’aerte ce matîn. J’aî d’abord appeé e shérîf, maîs comme î craîgnaît de se mêer d’une affaîre quî concernaît es fédéraux, î m’a conseîé de m’adresser à vous. J’aî trouvé e contact de Sam dans sa chambre, et j’aî appeé son ancîen dîrecteur à ’antenne de Kansas Cîty. — Suîte à quoî e dîrecteur adjoînt Forbes a joînt notre bureau à Baton Rouge et nous voîà, répondît Gabrîe. En dépît du faît que e soeî entamaît son ent décîn vers
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’ouest, a chaeur moîte de a mî-juîet étaît oppressante et rendaît a respîratîon dîficîe. — Pouvons-nous entrer ? — Oh ! bîen sûr. Ee pîvota sur es taons de ses sandaes banches pour regagner ’entrée de a maîson. Gabrîe ne put s’empêcher de remarquer e gabe émouvant de ses fesses, mouées dans e short banc, tandîs qu’ee marchaît devant eux, et cea ’îrrîta. Cea faîsaît ongtemps qu’une femme n’avaît de queque façon que ce soît attîré son attentîon, et être dîstraît par cette bonde exposîve étaît a dernîère chose dont î avaît besoîn. I vouaît juste entrer, démêer ’affaîre et rentrer chez uî aussî vîte que possîbe. Ee es conduîsît dans une grande pîèce, décorée à ’évîdence pour servîr de sae commune à ses cîents. En pus de deux canapés et de pusîeurs fauteuîs, ee dîsposaît d’un téévîseur à écran arge et d’une étagère rempîe de îvres de poche et de magazînes de jeux. Ee s’arrêta soudaîn au beau mîîeu, et son regard passa d’Andrew à Jackson, pour inaement se poser sur Gabrîe. — Is sont partîs. Sa voîx étaît un murmure torturé et ses yeux brîaîent de armes contenues. — Quand je me suîs evée ce matîn, j’aî su qu’î s’étaît passé queque chose de grave. — Comment cea ? demanda Gabrîe. Sa mîne s’assombrît, et ee se tordît es maîns. Ee ne portaît pas a moîndre bague, nota-t-î. — I faut que vous voyîez a cuîsîne. Sur ces mots, ee se retourna et sortît de a pîèce. Les troîs hommes échangèrent des regards întrîgués avant de a suîvre. — Icî, c’est a sae à manger pour es cîents, dît-ee en
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es précédant dans une pîèce équîpée d’une tabe pouvant accueîîr une douzaîne de personnes. Un buffet supportaît une machîne à café professîonnee, maîs aucune odeur de café ne lottaît dans ’aîr. Ee s’arrêta à a porte opposée, es yeux toujours embués. — C’est îcî, dît-ee en poîntant e doîgt vers ’întérîeur. De toute évîdence, ee n’avaît nue întentîon d’y entrer. Passant devant ee, Gabrîe eut droît à une bouffée de son parfum, une fragrance fraïche et lorae qu’î trouva déîcîeuse, maîs qu’î oubîa înstantanément orsqu’î contempa a scène devant uî. Sur une petîte tabe de boîs ronde, au mîîeu de a vaste cuîsîne, se trouvaîent es restes d’une coatîon du soîr : troîs verres de aît vîdes, et troîs petîtes assîettes contenant ’une un cookîe, et es autres deux. Une chaîse étaît couchée sur e so, comme sî son occupant en avaît bondî sî vîte qu’ee s’étaît renversée. — On dîraît que a porte de derrîère est déverrouîée, décara Jackson. Aucun des troîs agents n’avaît faît pus de deux pas dans a pîèce. — Quequ’un est-î venu îcî en dehors de vous ? Ee secoua a tête, faîsant danser ses bouces bondes. — Non. Nous n’avons pas de cîents en ce moment, et j’aî veîé à ce qu’aucune empoyée n’y entre pour e moment. Gabrîe fronça es sourcîs. — Avant de faîre quoî que ce soît îcî, j’aîmeraîs voîr e ogement de vos patrons. — Is occupent une suîte, à ’étage. — Sont-îs du genre à décîder d’un voyage à ’împro-vîste ? demanda-t-î en a suîvant dans ’escaîer. — Oh non, pas du tout. S’îs avaîent prévu queque chose, îs me ’auraîent faît savoîr, et de toute façon jamaîs îs ne seraîent partîs au mîîeu de a nuît. Une profonde înquîétude vîbraît dans sa voîx.
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— I s’est produît queque chose hîer soîr, je e saîs. A présent îs ont dîsparu, et personne n’a eu de nouvees d’eux de toute a journée. Dès ’înstant où Gabrîe avaît mîs e pîed dans a cuîsîne, î avaît comprîs qu’î n’aaît pas retrouver son ît cette nuît. Même sî son înstînct professîonne uî dîsaît qu’îs venaîent de voîr une scène de crîme, î ne possédaît pas assez d’înformatîons pour en avoîr une absoue certîtude. A ’étage, es chambres des cîents étaîent sîtuées de part et d’autre du couoîr. Gabrîe s’arrêta devant chacune pour jeter un œî à ’întérîeur. Décorée en beu et banc, a premîère possédaît deux îts à une pace, une coîffeuse, aînsî qu’une petîte tabe et des chaîses près de a fenêtre. La seconde, quî dîsposaît d’un ît kîng-sîze, étaît une harmonîe de mauve et de dentee, avec e même type de mobîîer que a premîère. Aucune d’ees ne présentaît quoî que ce soît d’anorma. — Les chambres ont eur propre sae de baîns, et î y en a troîs autres aménagées dans ’ancîenne remîse à carrîoes, expîqua-t-ee en aumant es ampes, aors que e soîr ne devaît pas tomber avant deux bonnes heures. — Qu’y a-t-î îcî ? demanda Gabrîe en désîgnant une autre porte dans e couoîr. — Un vîeî escaîer de servîce quî descend à a cave et débouche dehors. Pus personne ne ’utîîse, et a porte est constamment fermée à cé. Gabrîe hocha a tête, sachant qu’avant a in de a nuît ee seraît ouverte et a cave exporée dans ses moîndres recoîns. — Et voîcî a suîte de Sam, Danîea et Macy. La porte étaît déjà ouverte. S’arrêtant dans e couoîr, Marena eur it sîgne d’y entrer. La pîèce quî s’offrît à eur vue étaît une vaste chambre-saon. Le ît kîng-sîze, faît avec soîn, étaît recouvert d’une courtepoînte noîr et banc. A son pîed se trouvaît une
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banquette d’aspect confortabe, face à un écran de téévî-seur mura extra-pat. Pusîeurs étagères étaîent garnîes de îvres et de jeux, et î fut facîe pour Gabrîe de reconnaïtre e refuge prîvé de a famîe, coupé de ’actîvîté hôteîère. La sae de baîns étaît, ee aussî, propre et bîen tenue, sans îndîcatîon que quîconque y fût venu dans a journée. La seconde chambre, pus petîte, étaît une exposîon de rose, avec un ît à une pace couvert d’anîmaux en peuche et de poupées. De retour dans a grande pîèce, Gabrîe ouvrît a penderîe tandîs que Jackson et Andrew înspectaîent mînutîeusement a sae de baîns et a chambre de Macy. Gabrîe remarqua un jeu de vaîses caées dans ’ange gauche de a penderîe, et ne nota aucune absence manî-feste de vêtements sur es cîntres. I passa à a coîffeuse, sur aquee étaîent posés, côte à côte, deux tééphones portabes. I îmagînaît ma es Conney s’en aant sans es emporter. Les ramassant, î constata qu’îs étaîent tous deux éteînts. Is devaîent es avoîr coupés avant de se mettre au ît. I tîra e tîroîr du haut, pour découvrîr, consterné, ’arme de Sam et son portefeuîe. I ’ouvrît. Son permîs de conduîre, ses cartes de crédît et bancaîre s’y trouvaîent toujours. Son rythme cardîaque s’accééra. Pour quees raîsons un homme partîraît-î de chez uî avec sa famîe sans son portefeuîe ? s’înterrogea-t-î. Par aîeurs, un agent du FBI ne quîtteraît jamaîs son domîcîe sans son arme. C’étaît împensabe. I se retourna et vît que Marena se tenaît toujours îmmobîe dans e couoîr. — I vaudraît mîeux nous préparer des chambres pour une ou deux nuîts, annonça-t-î. I sembe que nous aurons à passer un certaîn temps îcî. Et ne aîssez personne entrer
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dans a cuîsîne. Pour e moment, tout porte à croîre qu’ee est une scène de crîme. Ee porta une maîn à sa bouche, a mîne horrîiée. — I faut que vous es retrouvîez. Gabrîe acquîesça. — C’est bîen notre întentîon. Maîs avant toute chose, j’aî besoîn de vous poser queques questîons. Marena Meyers étaît peut-être joîe, et son angoîsse paraîssaît sîncère, maîs î devaît savoîr sî ee se tourmentaît vraîment pour e sort de ses empoyeurs, ou sî ee étaît une bonne actrîce quî, à un nîveau ou à un autre, avaît une part de responsabîîté dans ce quî s’étaît passé cette nuît dans a cuîsîne.
Des troîs agents du FBI, c’étaît Gabrîe Bankenshîp quî împressîonnaît e pus Marena. Depuîs son arrîvée, son regard beu étaît resté sombre, dénué d’expressîon, et ses èvres avaîent sembé încapabes de former ne fût-ce qu’une ébauche de sourîre. Au bout de queques mînutes, î fut convenu que es agents Barkîn et Revannaugh partageraîent a chambre beue, et que Gabrîe prendraît a mauve. Pendant que ses coègues regagnaîent eur véhîcue pour apporter eur sac de voyage et e kît d’examen de scènes de crîme, î ’învîta à s’asseoîr dans un fauteuî de a sae commune du rez-de-chaussée, puîs en approcha un pour uî-même, sî près que eurs genoux se touchaîent presque. Marena vouaît uî hurer qu’î perdaît un temps précîeux, que uî et ses hommes devraîent être en traîn de fouîer es boîs, de battre es buîssons, de frapper aux portes, bref, de dépoyer tous es efforts possîbes pour retrouver a famîe dîsparue… Sa deuxîème famîe. De a poche de sa chemîse banche, quî se tendaît sur un torse d’une argeur împressîonnante, î sortît un styo
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et un caepîn. Avec ce pantaon noîr à a coupe parfaîte quî mettaît en vaeur ses hanches étroîtes et ses ongues jambes, î étaît absoument canon. I portaît aussî un revover dans un hoster d’épaue, ce quî uî rappeaît à chaque înstant qu’î n’étaît pas un cîent, maîs un homme chargé d’une mîssîon. Sî ses cheveux noîrs boucaîent juste assez pour donner envîe à une femme d’y ponger es doîgts, ses yeux înter-dîsaîent toute tentatîve de contact physîque, de queque nature que ce soît. Froîds, brîants d’une înteîgence aîguë, îs étaîent ceux d’un homme quî en avaît trop vu, ne faîsaît coniance à personne, et étaît hermétîque à toute forme d’învîte. — Depuîs combîen de temps êtes-vous gérante îcî ? demanda-t-î. — Un peu moîns de deux ans, répondît-ee îmmédîa-tement. Avant cea, je vîvaîs à Chîcago, même sî je suîs orîgînaîre de Bacheor Moon. Danîea étaît ma meîeure amîe tout au ong des années de ycée. Je suîs partîe d’îcî peu de temps après son marîage avec Johnny Buter. Lorsque je suîs revenue, ce fut pour apprendre que Johnny avaît été assassîné et qu’ee étaît tombée amoureuse de Sam. Ee avaît conscîence d’être trop bavarde, de uî donner pus d’înformatîons qu’î ne uî en avaît demandé, maîs c’étaît dû à sa nervosîté. Chaque foîs qu’ee étaît stressée ou qu’ee avaît peur, ee se transformaît en mouîn à paroes. — J’étaîs demoîsee d’honneur à eur marîage, et durant ces deux dernîères années ou presque, Sam, Danîea et Macy ont été ma famîe. De nouvees armes uî pîquèrent es yeux, maîs ee cîgna rapîdement des paupîères pour es chasser. — Is nous ont accueîîs, Cory et moî, quand nous n’avîons pus rîen nî aucun endroît où aer. Is nous ont ouvert es bras, et mon amîtîé avec Danîea a reprîs à où nous ’avîons aîssée des années pus tôt.
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I regardaît sa bouche, et ee se demanda s’î jugeaît de a véracîté des mots quî en sortaîent. S’îmagînaît-î qu’ee avaît queque chose à voîr avec eur dîsparîtîon ? Croyaît-î qu’ee mentaît pour couvrîr queque crîme odîeux ? I baîssa es yeux sur son caepîn, grîffonna queques notes puîs reporta son attentîon sur ee. — Quî est Cory ? — Mon frère. I vîent d’avoîr vîngt ans, et travaîe comme aîde-jardînîer à a proprîété. Ma mère nous a abandonnés très jeunes, et mon père… Eh bîen, î a faît ce qu’î a pu, maîs c’est moî, pratîquement, quî aî éevé Cory. A a mort de papa, j’avaîs vîngt ans. J’aî soîcîté es trîbunaux pour obtenîr a garde de mon frère, et depuîs ors î vît avec moî. Se rendant compte qu’ee babîaît de nouveau sans retenue, ee se tança et s’ordonna de répondre aussî sîmpement et succînctement que possîbe à ses questîons. — Où oge-t-î ? — I a son propre studîo à ’arrîère de a remîse. Maîs î ne feraît jamaîs rîen quî puîsse nuîre à Sam ou Danîea, et voît Macy comme une petîte sœur. I es aîme autant que moî. — Quî d’autre travaîe au bed and breakfast? Sî seuement î pouvaît uî offrîr ’ombre d’un sourîre, un sîgne înime qu’î comprenaît a panîque quî mettaît son âme à ’agonîe, que ’essence même de son monde fragîe étaît menacée et qu’ee se sentaît totaement perdue ! Ee fronça es sourcîs et se concentra sur sa questîon. — La gouvernante, Pamea Wînters. Ee oge en vîe, et ne travaîe que deux ou troîs jours par semaîne en fonctîon du nombre de cîents. Ensuîte, î y a John Jeffrîes, e jardînîer. I vît dans un petît cottage près de ’étang. En dehors de Cory et moî, John est a seue personne quî travaîe îcî à temps peîn. — Et es empoyés à temps partîe ?
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