Une semaine pour s'aimer

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Trilogie Le destin des Bryant, tome 1

Chase, Luke et Aaron. Les frères Bryant aiment mener le jeu, mais l’amour, lui, n’obéit à aucune règle.
Une semaine sur une île paradisiaque des Caraïbes avec interdiction de s’approcher du moindre dossier ? Autant dire une véritable torture pour Millie. Après les tragiques événements qu’elle a vécus deux ans plus tôt, son travail est son refuge, sa seule raison de vivre. Mais, lorsqu’elle rencontre le beau Chase Bryant, une idée folle naît bientôt en elle : pourquoi ne pas profiter de ces vacances forcées pour vivre une aventure torride et sans lendemain avec cet homme au charme fou ? Hélas, tandis que les jours – et les nuits passionnées – se succèdent, Millie sent l’inquiétude la gagner. N’est-elle pas en train de commettre une terrible erreur et de prendre le risque – interdit – de tomber amoureuse ?

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
Lecture(s) : 8
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280316965
Nombre de pages : 160
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KATEHEWITT Unesemaine poursaimer
K ATE HEWITT
Une semaine pour s’aimer
Coection :Azur
Cet ouvrage a été pubié en angue angaise sous e titre : BENEATH THE VEIL OF PARADISE
Traduction française de ANNE BUSNEL
® HARLEQUIN est une marque déposée par e Groupe Harequîn ® Azur est une marque déposée par Harequîn S.A.
Photo de couverture Réaisation graphique animation :E. COURTECUISSE (Harequîn SA)
Sî vous achetez ce îvre prîvé de tout ou partîe de sa couverture, nous vous sîgnaons qu’î est en vente îrréguîère. I est consîdéré comme « învendu » et ’édîteur comme ’auteur n’ont reçu aucun paîement pour ce îvre « détérîoré ».
Toute représentation ou reproduction, par queque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par es artices 425 et suivants du Code péna. © 2012, Kate Hewîtt. © 2014, Traductîon françaîse : Harequîn S.A. 83-85, bouevard Vîncent-Aurîo, 75646 PARIS CEDEX 13. Servîce Lectrîces — Té. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280306324— ISSN 0993-4448
1.
Aaît-ee se mettre à peîndre, ouî ou non ? Agacé, Chase Bryant se redressa sur sa chaîse. Cea faîsaît presque une heure maîntenant que a jeune femme ixaît sa toîe vîerge, parfaîtement îmmobîe. Et depuîs tout ce temps, de a terrasse du bar de a page, î ’obser-vaît en se demandant quand ee aaît enin se décîder à utîîser ses pînceaux. C’étaît une manîaque, î ’avaît vu au premîer coup d’œî. De toute évîdence, c’étaît une tourîste. Maîs, même en vacances dans un compexe tourîstîque de uxe, sur une ïe perdue de a mer des Carabes, son pantaon beîge n’avaît pas un faux pî, son poo beu pâe étaît parfaîte-ment repassé. De toute façon, cette ie devaît rarement se détendre. I e devînaît à a raîdeur dans ses épaues, à a îgne pîncée de sa bouche… Autant de détaîs quî ’întrîguaîent. Pourtant, ee n’étaît pas partîcuîèrement joîe. Ou du moîns, ee n’étaît pas son stye de ie. Depuîs toujours, î aîmaît es femmes putôt bondes et pupeuses. Cee-cî étaît grande — ee dépassaît argement e mètre soîxante-quînze — et angueuse. Ses cavîcues saîaîent, ses coudes poîntaîent. Ee avaît un vîsage assez étroît, une expressîon fermée, et sa coupe de cheveux, un carré brun utra net à a Louîse Brooks, accentuaît encore sa mîne sévère. Depuîs qu’ee étaît arrîvée un peu pus tôt, son matérîe sous e bras, î avaît été încapabe de a quîtter des yeux.
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Sans un regard autour d’ee, ee s’étaît înstaée sur a page, un peu décaée par rapport à a terrasse du bar, maîs assez proche pour qu’î puîsse ’étudîer à oîsîr, tout en sîrotant son eau gazeuse. Maheureusement î n’avaît pus droît à a bîère… Avec un soîn métîcueux, ee avaît sortî ses affaîres : e chevaet pîant, a boïte de peînture, et e petît tabouret trîpode. Comme sî ee s’apprêtaît à donner un cours du soîr à un pubîc exîgeant. Le soîr tombaît et Chase frîssonna. A vraî dîre, î n’avaît pus rîen à faîre sur cette terrasse, et î auraît dû partîr depuîs ongtemps, maîs î ne parvenaît pas à s’y résoudre. Etaît-ee douée ? Devant ee s’étendaît un panorama somptueux : a mer crîstaîne et e sabe bond, peu de promeneurs pour gâcher e paysage. Cet hôte n’étaît pas seuement uxueux, î étaît aussî réservé à une éîte dîscrète. Et î en savaît queque chose : ’étabîssement appartenaît à sa famîe. Luî-même n’y avaît-î pas trouvé refuge justement parce qu’î avaît besoîn de dîscrétîon en ce moment ? Assîse sur son tabouret, e dos bîen droît, dans une posture parfaîte, a jeune femme avaît e regard perdu sur es lots beutés. I auraît pu se asser, maîs queque chose retenaît son attentîon : e lot d’émotîons qu’î voyaît déier sur son vîsage, tees des ombres sur ’eau. Bîen qu’î peînât à es îdentîier, une chose étaît sûre : cette femme n’étaît manîfestement pas heureuse. Le soeî avaît amorcé depuîs pusîeurs mînutes sa ente descente vers a mer. Sans doute attendaît-ee que e cîe se pare de coueurs lamboyantes. Luî aussî aîmaît a vîsîon poétîque de cette nature d’une beauté presque surnaturee, au moment où es dernîers rayons du soeî afleuraîent a surface mîroîtante de ’eau. On auraît dît une ongue caresse, dans un cîe enlammé de pourpre et d’or pur.
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Maîs ’înconnue ne bougeaît toujours pas. Pour a premîère foîs, î éprouva un zeste d’agacement. A quoî rîmaît tout ce cîrque, aors ? Pourquoî avaît-ee déménagé tout son attîraî sî c’étaît pour rester es bras croîsés ? Avaît-ee peur de se ancer, en bonne perfec-tîonnîste qu’î devînaît ? Que gâchîs ! Oh ! uî savaît que a vîe étaît trop courte pour perdre a moîndre mînute à attendre ’înstant parfaît. Parfoîs î faaît juste sauter dans e bourbîer et e traverser.Vivre, tant qu’on en avaît a possîbîîté. Abandonnant son verre, î se eva et se dîrîgea droît vers mîss Perfectîon.
Mîîe se sentaît très bête, voîre pathétîque, assîse à, sur cette page merveîeuse, à ixer une toîe vîerge, aors qu’ee étaît de toute évîdence venue pour peîndre. Maîs ’envîe s’étaît évaporée. C’étaît une îdée stupîde, de toute façon, qu’ee avaît tîrée d’un magazîne fémînîn. L’artîce întîtué « Bîenveîance envers soî-même » évoquaît une femme quî s’étaît mîse au jardînage après son dîvorce et avaît inî paysagîste, à a tête d’une entreprîse de cent personnes. I faaît s’înspîrer de tes succès, répétaît a journaîste dans son artîce. Impossîbe. Agacée, ee se détourna de a toîe. Et se retrouva presque nez à nez avec un torse muscé. Vîvement, ee eva a tête, et découvrît une sorte d’Apoon brun quî a consîdéraît d’un aîr amusé. — J’aî entendu parer d’artîstes quî regardent sécher eur peînture. Vous êtes une adepte ? Un pay-boy des pages… I ne manquaît pus que cea. Instînctîvement, ee se eva. Ee étaît presque aussî grande que uî. — Comme vous e voyez, a toîe est vîerge.
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— Qu’attendez-vous, aors ? — L’înspîratîon. Maîs apparemment îcîrienne m’înspîre. Ee avaît voontaîrement répondu d’un ton pus sec que nécessaîre, dans e but de décourager ’împortun, maîs î se contenta de a jauger de ses yeux marron, espîèges. Mîîe retînt un soupîr agacé. Ee détestaît e genre poseur, dragueur et peîn d’apomb. Maîs ee eut a surprîse de voîr une ueur de sympathîe s’aumer dans e regard de ’înconnu. — Sérîeusement, pourquoî ne peîgnez-vous pas ? — Cea ne vous regarde pas. — C’est vraî, maîs vous excîtez ma curîosîté. Cea faît presque une heure que je vous observe depuîs a terrasse. — Vous m’épîez ? Vous êtes quoî, un pervers, c’est ça ? — Pas du tout. Je m’ennuyaîs, c’est tout. Déstabîîsée par a sîncérîté quî perçaît dans sa voîx, ee avoua : — Je n’y arrîve pas. Honteuse de s’être aîssée aer à s’épancher, ee se détourna et entreprît de ramasser ses affaîres. Inutîe de faîre sembant de croîre que queque chose se passeraît aujourd’huî. Nî demaîn nî jamaîs. La peînture, c’étaît termîné pour ee. L’homme attrapa e chevaet et e repîa d’un geste précîs avant de e uî rendre. — Puîs-je vous offrîr un verre ? Sensîbe à a déîcatesse avec aquee î avaît formué a questîon, ee refusa toutefoîs d’un sîgne de tête. — Non, mercî. A vraî dîre, ee n’avaît pas prîs un verre en tête à tête avec un homme depuîs au moîns deux ans. Depuîs deux ans, ee n’avaît strîctement rîen faît, d’aîeurs. A part respîrer, travaîer et tâcher de survîvre… — Vous êtes sûre ? Les bras croîsés sur a poîtrîne, ee se retourna vers
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uî. Avec ses yeux chocoat, ses courts cheveux bruns, sa mâchoîre carrée et ses abdomînaux de rêve, î étaît vraîment séduîsant, ee devaît bîen ’avouer. Son short de surf tombaît bas sur ses cuîsses ongues et puîssantes. — Pourquoî însîstez-vous ? Je suîs sûre que je ne suîs pas votre genre, en pus. — Parce que vous savez que genre de ie me paït ? — Facîe à devîner. I semba réprîmer un sourîre. — Bon, d’accord. En généra je es choîsîs pus petîtes et… pus rîgootes. Qu’est-ce que c’est que cette coupe ? s’excama-t-î en tendant a maîn vers son vîsage. Instînctîvement, ee eut un mouvement de recu. — Ma coupe de cheveux ? Ee vous dérange ? — On dîraît Mortîcîa Addams. Ça faît un peu peur. — Mortîcîa Addams… deLa Famie Addams? Maîs ee a es cheveux très ongs ! Etaîent-îs vraîment en traîn de dîscuter de ses cheveux… et d’un feuîeton téévîsé ? Ee n’en croyaît pas ses oreîes. — Vraîment ? Je doîs confondre avec quequ’un d’autre, aors. — Vous êtes îdîot. Et grossîer. Une part d’ee savaît qu’ee auraît dû tourner es taons et e panter à, maîs, contre toute attente, ee se surprît à sourîre. En faît, ee apprécîaît sa franchîse. — Aors, c’est ouî ou non pour e dïner ? — On avaît paré d’un verre, î me sembe. — Je saîs, maîs comme vous êtes toujours à, j’aî monté es enchères. Magré ee, ee écata de rîre. Un rîre rouîé, certes, maîs un rîre tout de même. Ce type îrrîtant inîssaît par ’amuser. Quand avaît-ee rî pour a dernîère foîs ? Ee n’auraît su e dîre… Quoî qu’î en soît, ee étaît en vacances, contre son gré, soît, maîs ee avaît une semaîne entîère à tuer. Sept jours. Autant dîre une petîte éternîté.
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Aors pourquoî ne pas essayer de prendre un peu de bon temps ? Ne seraît-ce que pour se prouver qu’ee tournaît a page. Exactement comme Jack, son patron, ’avaît suppîée de e faîre. — Bon, d’accord. Seuement un verre. — Vousmarchandez? A ces mots ’întérêt de Mîîe s’éveîa. Négocîer, ça, c’étaît son rayon. — Vous avez une contre-proposîtîon ? demanda-t-ee. I încîna a tête et it entement gîsser son regard sur ee. Partagée entre peur et excîtatîon, ee sentît un méange de sensatîons contradîctoîres ’envahîr, e chaud et e froîd sembaîent pénétrer en même temps son corps anesthésîé. Seîgneur ! Eeéprouvaitdes choses. — Un verre, un dïner et une promenade sur a page. — Vous êtes censé baîsser vos exîgences, pas es augmenter. — Je saîs. Le petît sourîre canaîe qu’î uî adressa décencha un frîsson e ong de sa nuque. Hésîtante, ee demeura un court înstant sîencîeuse. Sans doute auraît-ee dû se dérober, uî dîre que inaement ee rentraît. Maîs cea uî auraît faît ’effet d’un échec cuîsant. Ee étaît bîen capabe de dïner avec un homme. Et ee avaît soudaîn besoîn de se e prouver. — Bon, d’accord. Sî ee acceptaît, c’étaît unîquement pour reever un déi personne, certaînement pas par envîe. Comme orsqu’ee s’entraïnaît à tester son endurance physîque et mentae :Je suis capabe de courir cinq kiomètres en vingt minutes sans être essouflée à ’arrivée, je peux regarder cet abum de photos pendant une demi-heure sans peurer.
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Son cavaîer pour a soîrée tendît a maîn vers a toîe qu’ee tenaît serrée contre sa poîtrîne. — Laîssez-moî vous débarrasser. — Très chevaeresque, maîs ce n’est pas a peîne. D’un pas décîdé, ee s’approcha de a grosse poubee pacée en bordure de page, et y jeta a toîe. La boïte de peînture, e chevaet et es pînceaux ne tardèrent pas à ’y rejoîndre. — Eh, maîs vous êtes carrément lîppante, vous ! s’excama-t-î dans son dos. — Ce sont encore mes cheveux quî vous effraîent ? rîposta-t-ee, sur a défensîve. — Pas seuement, maîs ne vous înquîétez pas, ça me paït. Avec un sourîre, î ajouta : — J’aîme bîen que vous démarrîez au quart de tour. Cette foîs, Mîîe ne sut que répondre. Ouî, ee étaît susceptîbe, et aors ? Ee n’avaît pas ’habîtude du bavardage înutîe, de a page, des tête-à-tête avec es înconnus. A vraî dîre, depuîs deux ans, ee n’avaît faît que travaîer et travaîer encore. Jusqu’à présent, cette semaîne de vacances avaît tout d’une vérîtabe torture ! Le pay-boy — ee ne savaît toujours pas son nom — se dîrîgea vers es tabes joîment dressées du restaurant, pacées dîrectement sur a page. Chacune étaît protégée d’un paraso et entourée de fauteuîs confortabes. La vue sur a mer étaît magnîique. Le serveur se présenta aussîtôt. Le pay-boy devaît être un habîtué de a maîson. Sans doute un is à papa ou un rîche trader. Enin, peu împortaît. — Comment vous appeez-vous ? demanda-t-ee en prenant pace face à uî. I étaît en traîn de scruter avec une curîeuse întensîté a surface beutée de ’océan et e cîe strîé de lammes oran-
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