Une tentation si troublante - Une envie inavouable - Secrets d'Irlande

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Trilogie Dans les bras d'un Quinn

Les Quinn d’Australie : encore plus sexy et passionnés que leurs cousins irlandais…

Une tentation si troublante

Même s’il ne sait rien de la troublante Payton, Brody Quinn est sûr d’une chose : elle fait naitre en lui un désir et une excitation qu’il n’a pas ressentis depuis des années. Alors, ils auront bien le temps de se révéler leurs secrets respectifs. Plus tard. Une fois qu’ils se seront laissés aller à la tentation du plaisir…

Une envie inavouable
Quand, de retour à Wallaroo, Hayley se retrouve face à Teague Quinn, le propriétaire du domaine voisin dont elle était follement amoureuse, adolescente, elle a le sentiment de perdre la tête pour la seconde fois. Car c’est dans les bras de Teague qu’elle a découvert l’amour, et le revoir réveille en elle des souvenirs brûlants. Et des envies encore plus impérieuses : comme se serrer contre lui et le supplier de lui faire l’amour…

Secrets d’Irlande
Si Gemma est venue jusqu’en Australie, c’est pour retrouver les héritiers des Quinn, et percer le mystère de cette vieille famille irlandaise émigrée depuis des générations à l’autre bout du monde. Et non pour tomber follement amoureuse de l’un d’entre eux, Cal Quinn, un homme incroyablement sexy dont un seul regard suffit à la faire chavirer…

Publié le : samedi 15 juin 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280297455
Nombre de pages : 544
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Queensland, Australie. Juin 2009.
Brody Quinn s’étira et laissa échapper un long soupir de lassitude. Il n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait et il avait mal à la tête. En plus, il se sentait engourdi, fatigué. Ses articulations, son genou, son coude droit et les doigts de la main gauche étaient encore plus douloureux que d’habitude. Pendant combien de temps devrait-il se réveiller chaque matin en faisant l’inventaire des plaies et douleurs consécutives à l’accident de moto qui avait anéanti sa carrière sportive ? Il n’avait que vingt-six ans et pourtant, ce matin, comme tous les matins depuis son accident, il avait l’impression d’être un vieillard. Abattu, il passa une main dans ses cheveux et plongea dans ses souvenirs. En vain. Les événements de la nuit précédente étaient ous dans sa mémoire. Il avait passé la soirée à boire au Spotted Dog, et ensuite… Ensuite, qu’avait-il fait ? Il l’ignorait. Il entendit tout à coup le refrain d’une chanson d’Elvis Presley et soupira. Plus aucun doute, il savait maintenant où il se trouvait. Il était dans une cellule du commissariat de Bilbarra. Le chef de la police locale, Angus Embley, était en effet un tel fan du chanteur américain qu’il écoutait ses disques du matin au soir. Il se montrait toujours disposé à discuter des qualités de son idole avec quiconque franchissait la porte de son bureau, y compris les criminels. Brody n’avait rien contre Elvis. Simplement… Il n’avait pas envie de l’écouter maintenant. Il avait trop mal à la tête. — Angus, cria-t-il. Baisse le son !
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Depuis qu’il était revenu dans le ranch familial, d ans le Queensland, il avait déjà fait plusieurs séjours dans les cellules du commissariat local. Même s’il terminait derrière les barreaux pour des raisons stupides, même si les couchettes y étaient très inconfortables, cela ne le dérangeait pas outre mesure car cela lui permettait au moins d’éviter de faire la longue route jusqu’au ranch au milieu de la nuit. — Angus ! — Il n’est pas là, répondit soudain une voix féminine. Il est sorti prendre son petit déjeuner. Surpris, Brody se tourna vers la cellule voisine. Une jeune femme vêtue d’un jean moulant et d’un chemisier à eurs se tenait aux barreaux et le dévisageait. Incrédule, il se frotta les yeux. Aucune femme ne pouvait être ici, il rêvait. Il rêvait forcément… Ou alors il avait perdu la tête. Oui, c’était cela, il avait perdu la tête. Accablé, il se laissa retomber sur son lit. Il avait touché le fond. Se battre dans un bar était une chose, mais avoir des hallucinations… C’était la preuve qu’il était devenu fou. Il ferma les yeux pour tenter de se reprendre et de revenir à la raison mais l’image de la jeune femme ne disparut pas de son esprit. Au contraire, elle s’y incrusta. Que diable lui arrivait-il ? Il ne comprenait plus rien. Ce mirage… Cette femme… Elle ne correspondait ni à ses goûts, ni à ses fantasmes. Il avait toujours préféré les grandes blondes aux yeux bleus, or celle-ci était petite, frêle et dotée d’une épaisse chevelure noire. Quant à ses traits, ils étaient… singuliers. Elle possédait des lèvres pleines, très sensuelles, des pommettes hautes et une peau très pâle qui contrastait avec sa crinière bouclée. — Ne vous en faites pas, reprit la femme. Vous n’êtes pas le premier à parler pendant votre sommeil. Brody se redressa. La voix avait un accent américain alors que, dans ses rêves, les femmes ne venaient jamais des Etats-Unis. Etrange.
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— En fait, reprit la voix, vous avez surtout marmonné, et roné aussi, mais j’ai tout de même réussi à saisir le nom de Nessa. Brody se frotta une nouvelle fois les yeux. Il ne rêvait pas. Une femme était bel et bien dans l’autre cellule. — Vanessa, murmura-t-il d’une voix lasse en ïxant la jeune femme. Elle ne portait pas de maquillage et pourtant, elle semblait sortir tout droit d’un de ces magazines de mode que dévorait Vanessa. Elle avait le teint frais d’une jeune ïlle de la cam-pagne, innocente, naturelle et bien dans ses baskets. Sentait-elle aussi bon qu’elle en avait l’air ? se demanda-t-il soudain en reprenant des forces. Depuis qu’il était revenu au ranch, aucune femme n’avait suscité son intérêt. Du moins jusqu’à ce matin, jusqu’à ce qu’il se retrouve face à cette charmante sirène qui le ïxait de ces envoûtants yeux couleur chocolat, réveillant tous ses sens. Ses sens qui étaient endormis depuis si longtemps… Cette créature avait beau avoir l’air très jeune, elle devait forcément être majeure, sinon elle ne serait pas dans cette cellule. Rien ne l’empêchait donc de tenter de la séduire. — Vous avez bien dit Nessa, insista la jeune femme. Je m’en souviens car cela m’a surprise. — C’est un diminutif pour Vanessa. Elle est mannequin et se fait appeler ainsi. Nessa était même tellement célèbre qu’elle n’avait pas besoin de nom de famille. Un peu comme Madonna. — Il s’agit de votre petite amie ? demanda la jeune femme. — Oui. Enïn… Mon ex-petite amie. — Je suis désolée. Je ne voulais pas remuer des souvenirs douloureux. — Ne vous en faites pas, je… Il se tut brusquement. Il n’avait pas envie de parler de Vanessa. A cet instant, seule la jeune femme en face de lui l’intéressait. Elle l’intéressait et elle l’intriguait. — Que faites-vous dans cette cellule ? — C’est le résultat de… d’un petit malentendu.
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— Angus n’enferme personne à cause d’un petit malentendu, surtout pas une femme. Alors dites-moi, qu’avez-vous fait ? — J’ai fait un café baskets. — Vous avez fait quoi ? Les joues roses, elle baissa les yeux. Elle semblait honteuse. — Je… Je suis partie d’un restaurant sans payer, expliqua-t-elle d’une voix timide. En fait, j’ai fait cela à plusieurs reprises… Dans d’autres villes. Mais ma carrière de criminelle en fuite semble désormais terminée. La propriétaire du restaurant a appelé la police et me voilà derrière les verrous. Brody se leva et s’approcha des barreaux séparant leurs deux cellules. — Pourquoi ne pas avoir payé votre repas ? — J’aurais bien aimé, malheureusement, je n’avais pas d’argent. J’ai proposé à la propriétaire de lui laisser ma pièce d’identité et de revenir dès que j’aurais trouvé du travail mais elle a refusé cet arrangement. Une si jolie jeune femme qui n’aurait pas d’argent ? C’était trop étonnant pour être vrai. Il devait encore être en train de rêver. Convaincu qu’il était devenu fou, il tendit lentement le bras à travers les barreaux jusqu’à… jusqu’à la toucher. Il n’avait donc pas rêvé, cette belle femme existait bel et bien, et pas uniquement dans son imagination. Sous le charme, il la dévisagea. Elle avait la plus jolie bouche qu’il ait jamais vue, des lèvres sensuelles, des lèvres parfaites pour… Il ferma les yeux et tenta de refouler son désir. Cette femme était très attirante mais il ne devait pas céder à la tentation. Ce n’était pas le moment. Il était en prison, bon Dieu ! — Comment vous appelez-vous ? lui demanda-t-il plutôt. — Payton. — Payton, répéta-t-il, rêveur. Est-ce votre prénom ou votre nom de famille ? — Mon prénom. Je m’appelle Payton Harwell. — Vous êtes américaine ? — Oui.
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— Et vous êtes en prison. A ces mots, elle laissa échapper un petit rire nerveux. — Il semblerait en effet que je sois en prison, au moins pour un moment, répondit-elle. Angus a promis de me libérer dès que je trouverais un moyen de payer ma dette mais je ne sais pas quand cela arrivera. J’ai proposé de faire la plonge au restaurant mais la propriétaire refuse que je remette les pieds chez elle et comme j’ai l’impression que le travail est plutôt rare par ici… Elle continua à parler mais, peu à peu, Brody arrêta de l’écouter. Il ne l’écoutait plus, il ne l’entendait plus. Il ne voyait plus que le beau visage aux traits si expressifs, le beau visage à la sensualité naturelle, presque sauvage. — Quinn. En entendant cette voix, Brody revint brusquement à la réalité. Il se retourna et regarda Angus entrer. — As-tu enïn dessoûlé ? lui demanda le policier. — Tu n’avais pas besoin de m’enfermer pour que je cuve mon alcool. — Brody Quinn, tu as provoqué une bagarre, tu as cassé un miroir et tu m’as lancé un verre à la ïgure après avoir insulté mes goûts musicaux… Tu ne m’as pas vraiment laissé le choix ! Angus s’interrompit et plaça ses mains sur ses hanches avant de poursuivre. — Tu vas devoir payer une amende et rembourser le miroir, continua-t-il avec autorité. Je veux aussi que tu me promettes que tu vas enïn respecter la loi et arrêter de te conduire comme une tête brûlée. Il est temps que tu te comportes en adulte responsable. Je suis persuadé que c’est ce que ton frère va te dire lorsque tu le verras dehors. — Teague est là ? — Non, Callum. Mais ne t’inquiète pas, il n’est plus en colère. Il a eu le temps de se calmer en chemin. — Pourquoi l’as-tu appelé ? J’aurais pu rentrer seul. — Tu aurais pu si ton copain Billy n’avait pas jeté ton trousseau de clés dans les toilettes. C’est d’ailleurs ce qui a mis le feu aux poudres hier soir. Callum a donc été obligé de t’apporter un double.
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Angus se tut et ouvrit sa cellule. — Attention, reprit le policier, menaçant, la procha ine fois que tu provoques une bagarre, je te garde ici pendant une semaine. Brody ne répondit pas. Pressé de recouvrer la liberté, il sortit de la cellule puis se planta devant le policier. — Libère cette demoiselle, s’il te plaît. Je vais payer son amende. — Calme-toi un peu, Brody. Tu n’es pas le shérif ici. Arrange-toi pour que la propriétaire du restaurant retire sa plainte, trouve-lui du travail et ensuite, tu pourras payer son amende. En attendant, je la garde au frais, je… — Ne vous en faites pas pour moi, l’interrompit Payton. Je suis bien ici. J’ai un lit, des repas réguliers. Sceptique, Brody la dévisagea. Il n’avait pas envie de la laisser enfermée, même si elle disait y être prête. Personne n’était heureux en prison. D’un autre côté… il avait entendu Angus. Tant qu’elle faisait l’objet d’une plainte, il ne pouvait pas agir. Hélas. — Bon… Comme vous voudrez. Elle le remercia d’un signe de la main mais cela ne calma pas ses remords. Ni ses interrogations. Cette femme l’intriguait. Que faisait-elle à Bilbarra ? Dans cette ville perdue de l’Outback ? Sans un sou ? Les questions se bousculaient dans sa tête. En attendant de trouver des réponses, il suivit Ang us jusqu’au bureau de ce dernier. — Libère-la, s’il te plaît. Je te promets de m’occuper des conséquences de ses actes. — Tu l’as entendue, elle veut rester ici pendant quelque temps. En plus, elle ne critique pas mes goûts musicaux alors oublie-la et sors d’ici. Résigné, Brody salua le policier puis sortit, la tête basse. Il aurait bien aimé emmener Payton avec lui mais… Il ne souhaitait pas se disputer avec Angus et risquer de passer une nouvelle nuit ici. Mieux valait donc faire proïl bas pour le moment.
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Devant la porte du commissariat, il se trouva face à face avec son frère aîné et il réprima un soupir de lassitude. — Vas-y, Callum. Passe-moi un savon qu’on en ïnisse rapidement. — Bon Dieu, Brody, c’est la troisième fois en un mois que tu passes la nuit en prison ! Si tu envisages de continuer à ce rythme, tu devrais t’installer ici. Cela t’éviterait de faire des allers et retours tous les week-ends. — Cela n’arrivera plus jamais. — Je n’ai pas le temps de venir te chercher toutes les semaines, poursuivit son frère. L’essence est chère. En plus, j’ai d’autres choses en tête en ce moment avec le procès à venir. Cela faisait maintenant un mois que Callum était sur les nerfs, depuis qu’Harry Fraser avait porté plainte contre lui, remuant les braises d’une des plus anciennes disputes agraires de l’histoire de l’Australie. Depuis près d’un siècle, les Fraser et les Quinn se disputaient en effet des terres sur lesquelles se situaient des sources d’eau essentielles à l’activité des ranchs, le titre de propriété passant des mains d’une famille à celles de l’autre, au rythme des jugements. Les Quinn étaient désormais sur le banc des accusés. — Harry a perdu ses trois dernières tentatives, lui rappela Brody. Il n’a réussi à apporter aucune nouvelle preuve en sa faveur, alors pourquoi crois-tu que cela risque de changer aujourd’hui ? — Même si le droit est de notre côté, je vais tout de même devoir faire appel à un avocat et cela va coûter cher, prendre du temps… Or entre cette généalogiste qui vient d’arriver au ranch avec l’espoir que je lui raconte l’histoire de la famille et tes frasques, je ne peux pas… — Je t’ai dit que j’étais désolé. — Je ne te comprends pas. Tu es en train de gâcher ta vie alors que tu pourrais nous donner un coup de main au ranch. Teague a besoin de toi pour s’occuper des troupeaux. Son affaire marche tellement bien que, quand il n’est pas en voyage, il est au téléphone ou dans son bureau, occupé à faire sa comptabilité. Nerveux, Brody prit une profonde inspiration. Aussi loin
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qu’il se souvenait, Callum avait toujours critiqué son refus de participer à la vie du ranch. Pourquoi cela changerait-il aujourd’hui ? — Je n’ai pas encore décidé ce que je voulais faire mais ne compte pas sur moi pour travailler sur le ranch. Maintenant, est-ce que tu peux me donner mes clés ? J’ai des choses à faire. — Si tu veux encore te bagarrer, il va falloir que tu te trouves un autre terrain de jeu, Buddy ne veut plus te voir au Spotted Dog. A moins que tu ne décides enïn de renoncer à l’alcool… Tu ferais des économies. Des économies… D’accord, il avait besoin de faire attention à son budget, mais il n’était pas le seul. Callum aussi devait faire des économies. Les revenus de ce dernier dépendaient en effet uniquement de Kerry Creek, le ranch de cinquante mille hectares que possédait la famille Quinn. Or, même si l’affaire était rentable, Callum devait reverser une part signiïcative des bénéïces à leurs parents qui vivaient aujourd’hui à Sydney. Teague avait lui aussi des soucis d’argent. Après avoir travaillé plusieurs années comme vétérinaire à Brisbane, il était revenu au ranch un an plus tôt pour assister le Dr Daley, espérant pouvoir racheter son cabinet lorsque le vieil homme prendrait sa retraite. En attendant, il avait dépensé toutes ses économies pour s’acheter un avion grâce auquel il se rendait régulièrement dans des régions très reculées pour soigner des bêtes. Quant à lui, après avoir gagné des millions, il était désormais sans travail et ses économies fondaient comme neige au soleil. S’il vivait chichement et faisait attention, il pourrait peut-être encore en proïter pendant trois ou quatre ans, mais ensuite il devrait trouver un vrai travail. Un emploi qui ne consisterait pas à lancer un ballon entre deux poteaux. Adolescent, il n’avait eu d’autre choix que de quitter Bilbarra. Il détestait le ranch presque autant que sa mère et même s’il désirait rester avec ses frères, il savait que cette dernière avait besoin que quelqu’un veille sur elle. Alors il était parti. Mais il ne l’avait pas regretté car cela lui avait permis de réaliser son rêve et de devenir footballeur professionnel. Jusqu’à ce
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stupide accident sans lequel il serait toujours à Fremantle, à proïter de la vie. Il avait sufï d’une seule erreur pour qu’il perde tout. Il s’était déchiré les ligaments du genou et avait passé un an en rééducation, à endurer d’affreuses souffrances dans l’espoir de revenir au meilleur niveau. Peine perdue. Après avoir rejoué trois matchs, son club l’avait licencié sans ménagement et il avait depuis perdu tous ses contrats publicitaires. Tout le monde lui avait tourné le dos. Son rêve d’enfant s’était transformé en cauchemar. — Je sais que tu ne fais pas ce que tu voudrais faire, reprit Callum d’une voix plus douce, comme s’il avait deviné ses tourments. Je sais que la vie est parfois injuste mais ce n’est pas une raison pour tout gâcher. Il faut que tu te reprennes et que tu arrêtes de te conduire comme un abruti. — Laisse tomber. J’ai déjà une mère, je n’ai pas besoin d’une deuxième. Je… Il s’interrompit brusquement et prit les clés dans la main de son frère. — Je te verrai plus tard, ajouta-t-il avant de s’éloigner sans même se retourner. Il détestait quand Callum prenait ses airs supérieurs. En plus, il ne le convaincrait pas, alors, inutile de discuter ! Encore bouillant de colère, il traversa la rue principale de Bilbarra et se força à respirer. Peu à peu, il parvint à se calmer. Sa colère s’évanouit et ses pensées se ïxèrent de nouveau sur la jeune femme de la prison. — Payton, murmura-t-il d’une voix rêveuse. Il n’avait pas été autant attiré par une femme depuis que Vanessa l’avait quitté, un an plus tôt, pour un homme à l’avenir plus radieux. Mais, contrairement à Vanessa, Payton Harwell ne le connaissait pas. Elle ne savait rien de sa vie passée, elle ne cherchait pas à tirer parti de sa célébrité. Elle désirait juste un endroit pour dormir et des repas chauds. Deux choses qu’il avait les moyens de lui offrir.
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* * * Payton but une dernière gorgée du jus d’orange qu’Angus lui avait donné pour le petit déjeuner. Un peu plus tôt, elle avait dévoré le sandwich et les œufs durs, pressée de proïter de ce qui serait sans doute son seul repas de la journée car, tôt ou tard, le policier allait la libérer et elle serait de nouveau seule, sans un sou. Elle reposa la bouteille, jeta un coup d’œil dans la cellule voisine à la sienne et esquissa un sourire rêveur. Elle avait apprécié avoir de la compagnie pendant un moment. Elle avait d’autant plus apprécié ces quelques minutes que son compagnon était un homme séduisant et très très sexy. Elle promena un doigt sur sa joue, à l’endroit même où Brody Quinn avait posé sa main quelques minutes plus tôt et elle frissonna au souvenir des sensations ressenties. Cela faisait maintenant un mois qu’elle était en Australie et sa conversation avec Brody avait été la première qu’elle s’était autorisée, la première au cours de laquelle elle avait révélé son vrai nom. Son nom… La seule certitude qui lui restait. Jusqu’à il y a un mois, sa vie avait été un long euve tranquille, faite de séjours en écoles privées, de vacances luxueuses et de rallyes mondains… Son avenir était tracé d’avance, depuis sa naissance jusqu’à son mariage avec un homme bien sous tous rapports. Toute sa vie, elle avait joué les jeunes ïlles obéissantes, faisant tout pour satisfaire ses parents. Jamais elle n’avait contesté leur autorité. Même lorsqu’ils l’avaient forcée à abandonner l’équitation, après une chute, elle avait obtempéré et accepté leur décision alors qu’elle adorait monter à cheval. C’était le seul moment où elle se sentait libre et heureuse. Non, jamais elle ne s’était rebellée. Jusqu’au mois dernier, quand sa rébellion avait pris la forme d’une explosion volcanique que rien ne pouvait arrêter. Au moment de dire « oui, je le veux » à Sam, elle avait brusquement fait demi-tour et s’était enfuie.
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