Une troublante demande - Secrète passion

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Une troublante demande, Sara Orwig

Lorsqu’elle apprend que l’homme avec qui elle a eu une brève aventure quelques mois plus tôt vient de périr dans un accident d’avion, Camille décide de se rendre chez le frère de ce dernier afin de lui présenter le bébé né de cette liaison. Dès qu’elle le rencontre, Camille est séduite par le charme du richissime homme d’affaires et touchée par son intérêt pour l’enfant. Bientôt il lui fait une proposition troublante : pour leur assurer une vie confortable à elle et à son fils, il va l’épouser. Mais attention, pas question d’amour entre eux. Car sa fiancée aussi a disparu dans le crash et il n’est pas prêt à aimer de nouveau…

Secrète passion, Red Garnier

Depuis qu’elle est enfant, Molly considère Julian comme son protecteur et son confident. Aussi, lorsqu’elle croit tomber amoureuse de Garrett, son frère aîné, c’est tout naturellement qu’elle vient demander conseil à Julian. A sa grande surprise, il lui propose alors de sortir avec lui pour tenter de rendre son frère jaloux… Ce qu’elle ignore, c’est que sans avoir jamais osé le lui avouer, il l’aime comme un fou depuis toujours, et qu’il refuse de voir qui que ce soit la lui voler…

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280323901
Nombre de pages : 432
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Marek Range jeta un coup d’œî à sa montre puîs repoussa es papîers quî se trouvaîent devant uî. C’étaît une journée d’avrî douce et ensoeîée et î uî restaît deux mînutes avant e rendez-vous qu’î avaît accordé à a chanteuse yrîque Camîe Avanoe. I n’avaît pas a moîndre îdée de a raîson pour aquee ee avaît demandé à e voîr et encore moîns de a façon dont ee s’étaît procuré e numéro de sa îgne prîvée. I ne fréquentaît pas ’opéra et ne iguraît pas sur a îste des œuvres carîtatîves de sa famîe. Dans un premîer temps î avaît été tenté de refuser cette entrevue maîs sa bonne éducatîon ’avaît emporté. I avaît donc accepté de uî consacrer queques mînutes de son précîeux temps. Pensîf, î baaya du regard son vaste bureau sîtué au vîngt-deuxîème étage d’un bâtîment quî abrîtaît e sîège socîa de a socîété Range Energy, Inc. Heureusement, î avaît eu a présence d’esprît de brîefer son assîstante quî avaît pour consîgne de venîr înterrompre ’entrevue sî cee-cî excédaît es trente mînutes autorîsées. De égers coups frappés à sa porte înterrompîrent e cours de ses pensées.
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— Camîe Avanoe est arrîvée, ’înforma sa secrétaîre. — Faîtes-a entrer, dît-î en s’éoîgnant de queques pas de son bureau en acajou massîf. Une joîe jeune femme brune entra et s’approcha de uî d’un pas décîdé tout en uî tendant a maîn. Ee uî adressa un sourîre rayonnant quî dévoîa une rangée de dents banches parfaîtement aîgnées. Au fond de ses prunees d’un beu profond brîaît une étîncee quî accentuaît ’întense joîe de vîvre quî émanaît d’ee. — Monsîeur Range, dît-ee d’une voîx méo-dîeuse, je suîs Camîe Avanoe. Sa maîn étaît douce et chaude maîs ne manquaît pas de vîgueur. A ce contact, pus que bana, î sentît une onde éectrîque parcourîr tout son corps en même temps qu’î uî faîsaît prendre conscîence de sa vîrîîté, ce qu’î n’avaît pas éprouvé depuîs a mort de sa iancée. I reâcha sa maîn après ’avoîr gardée dans a sîenne pus que nécessaîre. — Asseyez-vous, je vous en prîe, dît-î d’une voîx neutre destînée à cacher e troube qu’ee suscîtaît en uî. Et appeez-moî Marek, ajouta-t-î, fort de a certîtude qu’îs ne se reverraîent jamaîs. Tandîs qu’ee prenaît e sîège qu’î uî avaît îndîqué î se put à détaîer es courbes harmo-nîeuses que aîssaît devîner sa robe noîre pourtant tout en sobrîété. Son regard s’attarda sur ses ongues jambes fuseées. La pus bee paîre de jambes quî aît jamaîs foué une scène d’opéra ! — Etes-vous à Daas pour raîson professîonnee
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ou parce que vous y vîvez ? s’enquît-î poîment en cherchant à fuîr e regard envoûtant de sa vîsîteuse. — Je doîs me produîre d’îcî à a in du moîs dans Roméo et Juliette, répondît-ee en e scrutant aussî întensément que s’î étaît un însecte coîncé sous e verre grossîssant d’un mîcroscope. — Quee est cette mystérîeuse raîson pour aquee vous tenîez tant à me voîr en personne ? demanda-t-î. Le sourîre de Camîe se dîssîpa en même temps que son corps se raîdîssaît un peu. Maîs même en dépît de cette soudaîne réserve, ee restaît îrrésîs-tîbement attîrante. — Vous avez perdu en même temps, voîcî presque un an, votre frère et votre iancée, commença-t-ee. Aussî, permettez-moî tout d’abord de vous exprîmer toute ma compassîon. — Mercî, répondît-î d’une voîx pîncée. Où vouaît-ee bîen en venîr en faîsant resurgîr des souvenîrs aussî dououreux ? se demanda-t-î, sur a défensîve. — En faît, je connaîssaîs votre frère. I a ixa, son vîsage marquant a surprîse que suscîtaît une tee révéatîon. — Comment cea ? — Nous nous sommes rencontrés à un réveîon du nouve an, expîqua-t-ee. Votre frère étaît un homme exquîs. — Je saîs. Tout e monde s’accordaît à e trouver drôe et charîsmatîque, rétorqua-t-î ’esprît en ébuîtîon. Kern et cette înconnue s’étaîent-îs marîés en
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secret ? se demanda-t-î avant de rejeter prestement cette éventuaîté. Son frère n’auraît jamaîs franchî une étape aussî împortante de sa vîe sans uî en parer. — Mademoîsee Avanoe, venons-en au faît, je vous prîe. Pouvez-vous me dîre que est e îen entre e faît que vous connaîssîez mon frère et votre présence îcî, dans mon bureau ? — Ce que j’aî à vous dîre peut se révéer un choc pour vous et votre entourage. Aussî aî-je préféré venîr vous annoncer a chose en douceur putôt que, brutaement, par tééphone. — Eh bîen, aez-y. Je vous écoute, ’encouragea-t-î, au combe de a curîosîté. Ee sortît de son sac à maîn une photo qu’ee uî tendît et sur aquee iguraît un bébé jouflu sourîant à ’objectîf. Marek en eut e soufle coupé. Ce cîché ressembaît aux dîzaînes d’autres quî se trouvaîent dans a maîson de ses parents. L’enfant, avec ses grands yeux noîrs et ses cheveux boucés étaît tout sîmpement e portraît craché de son frère, Kern. — Quî est-ce ? demanda-t-î en evant es yeux sur Camîe. — Je suppose que vous avez devîné, répondît-ee d’un ton came. C’est mon is. Et ceuî de votre frère. Sî cette décaratîon ne faîsaît que conirmer ce qu’î avaît déjà comprîs, î n’en aîssa pourtant rîen paraïtre. — Sî je ne peux nîer a ressembance frappante quî exîste entre ce bébé et Kern, permettez-moî de
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douter de a crédîbîîté de vos afirmatîons. Mon frère ne m’auraît jamaîs caché queque chose d’aussî împortant. Cette sîmîarîté ne peut être qu’une concîdence. Que âge a votre is ? — Sîx moîs. I est né e quatre octobre. — Sîx moîs, répéta Marek, comme pour uî-même. I se remît à scruter a photo, profondément troubé. Camîe seraît-ee venue e trouver pour récamer de ’argent, au nom de son is ? ne put-î s’empêcher de se demander. — Kern ne m’a jamaîs paré de vous, însîsta-t-î. Et cea me paraït încroyabe. — Comme je ’aî déjà mentîonné, Kern et moî nous sommes rencontrés au cours du réveîon, ’an dernîer. I m’a séduîte et je me suîs autorîsée une parenthèse de deux jours dans ma petîte vîe bîen organîsée. Magré toutes es précautîons prîses, je suîs tombée enceînte. Lorsque je ’aî apprîs, j’aî décîdé de garder ce bébé tombé du cîe. Ma carrîère n’étaît pas vraîment ancée et je pouvaîs me e permettre. Vous savez, je commence à peîne à être connue. — Je n’arrîve pas à croîre que mon frère aît eu un enfant sans que je n’en sache rîen. — Pourtant, je peux vous ’assurer. Je suîs même prête à faîre subîr un test ADN à mon bébé. Vous serez aors bîen obîgé d’en convenîr. — Comment s’appee-t-î ? — Noah. Noah Avanoe, précîsa-t-ee comme pour e rassurer. Je pense que sî votre frère ne vous a rîen dît, c’est parce qu’î n’en a pas eu e temps. — Vous avez raîson, concéda-t-î.
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Incapabe de rester en pace, î aa se poster devant ’une des baîes vîtrées quî surpombaîent ’avenue, es yeux rîvés sur e vîsage du bébé. — Kern avaît un enfant, murmura-t-î. Quand ’a-t-î apprîs ? — Je uî aî annoncé a veîe du crash aérîen au cours duque î a trouvé a mort. Marek resta sîencîeux un ong moment à rumîner des paîes encore vîves. Presque un an pus tôt, Kern s’étaît rendu en avîon jusqu’à Kansas Cîty pour assîster à une vente au bétaî. I uî avaît proposé de passer au retour par Denver récupérer Jîîan, sa iancée. Aucun des deux n’étaît revenu, tués sur e coup dans ce stupîde accîdent d’avîon. Marek se demanda dans quee mesure son frère n’avaît pas été perturbé par cette nouvee au poînt de manquer de a concentratîon nécessaîre au pîo-tage d’un jet prîvé. — Mercî d’être venue m’înformer de cette nouvee, Camîe. Maîs j’îmagîne qu’î y a une autre raîson à votre présence îcî, avança-t-î avec toute a dîpomatîe dont î étaît capabe. — J’aî beaucoup réléchî avant de venîr. Je vous rassure tout de suîte, ce n’est pas de ’argent que je suîs venue chercher. Je suîs capabe d’assumer seue mon enfant. Non, ce que j’aîmeraîs, c’est qu’î connaîsse sa famîe. Je voudraîs qu’en découvrant a vîe au ranch, î en sache un peu pus sur ’unîvers quî étaît ceuî de son père et des sîens. Décîdément, î aaît de surprîses en surprîses ! songea Marek quî ne pouvaît croîre qu’ee n’étaît venue e rencontrer, poussée unîquement par cette
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très honorabe raîson. Ne seraît-ce pas putôt une façon très habîe de uî faîre baîsser sa garde ? — J’aî besoîn d’un peu de temps, inît-î par dîre. I faut que j’en pare à mon avocat. Ee uî adressa un sourîre empreînt d’îndugence. — J’espère que nous n’aurons pas à en arrîver à, dît-ee. Vous savez, pour moî aussî, cea a été un choc maîs je peux vous assurer que je n’aî aucun regret. Noah est ’une des pus grandes iertés de ma vîe. — Cea va faîre un an que mon frère est mort, poînta Marek. Pourquoî avoîr attendu jusque-à pour venîr m’annoncer cette nouvee ? — Entre mon métîer et mon bébé, mon agenda étaît pus que serré, paîda-t-ee. Et puîs, je tenaîs vraîment à vous parer de vîve voîx ; aussî aî-je attendu ’opportunîté quî se présentaît de venîr chanter îcî. Je croîs que Noah seraît heureux, pus âgé, d’avoîr un référent mascuîn dans sa vîe. Marek poussa un profond soupîr à ’îdée de ’énorme responsabîîté qu’ee souhaîtaît uî voîr endosser. Pourtant, et magré ses rétîcences, sî cet enfant étaît bîen son neveu, î étaît de son devoîr de veîer sur uî et de ’aîder à grandîr dans de bonnes condîtîons. I se perdît encore une foîs dans a contempatîon de ce portraît d’enfant. Pourquoî Kern ne ’avaît-î pas înformé aussîtôt qu’î avaît su ? La réponse s’împosa à uî dans toute son affreuse réaîté. Probabement parce qu’î ne pouvaît pas prévoîr qu’î aaît mourîr de façon aussî tragîque.
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Une part de doute subsîstaît encore, qu’î ne parvenaît pas à dîssîper totaement. — Kern n’a pas eu ’occasîon de connaïtre son is et vous donnez ’împressîon de bîen vous en sortîr toute seue, inît-î par dîre avec une certaîne raîdeur. I vaut mîeux que es choses contînuent aînsî et que je reste en dehors de sa vîe. — Très bîen. Je respecte votre choîx maîs sî vous changez d’avîs, n’hésîtez pas à me contacter. Ee marqua une pause au bout de aquee ee ajouta en sourîant : — Kern m’avaît dît à que poînt vous étîez dîffé-rents ’un de ’autre. I n’avaît pas tort. Luî n’auraît pas réagî comme vous venez de e faîre. Ee prît dans son sac un document qu’ee uî tendît. — Tenez. C’est a copîe d’un e-maî que m’avaît envoyé votre frère, précîsa-t-ee. J’aî conservé ’orîgîna pour Noah. Pour a premîère foîs depuîs e début de cette entrevue Marek commença à croîre vraîment à son hîstoîre. I hésîta queques secondes à prendre connaîssance de ce quî aaît s’avérer être une preuve de sa bonne foî. Quand î auraît conirma-tîon de a paternîté de son frère î ne pourraît pus se soustraîre à ses responsabîîtés. I se mît à îre :
Camille, Dès que je serai rentré de Denver, je viendrai te voir. Il faudra que nous en discutions mais je tiens à être à tes côtés pour la naissance de Noah.
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Noah. C’est un très joli nom. Je n’arrive pas encore à m’habituer à l’idée que je vais être père mais je trouve ça absolument fantastique ! Je ferai de mon mieux pour être à la hauteur. Je veux faire partie intégrante de vos vies car ce bébé, je l’aime déjà. Merci mille fois de m’en avoir informé. Je t’appelle demain soir. Kern.
Marek sentît ses jambes lageoer sous uî. A présent, pus aucun doute n’étaît permîs. Ce message émanaît bîen de Kern et Noah étaît bîen ’un des descendants dîrects de a famîe Range. Une boue se forma dans sa gorge tandîs que son cœur se serraît. Kern uî manquaît terrîbement et cette révéatîon ne faîsaît que ravîver des paîes encore dououreuses. Des îmages de Jîîan vînrent se superposer à cees de son frère et î dut utter contre es armes quî uî brûaîent es yeux. I attendît de retrouver e contrôe de ses émotîons pour reever a tête et tendre a ettre à Camîe. — Absoument fantastîque…, répéta-t-î orsqu’î eut retrouvé ’usage de sa voîx. C’étaît une de ses expressîons préférées. — Gardez-a sî vous vouez. Ce n’est qu’une copîe. — Mercî, dît-î en paçant a feuîe sur son bureau. Je a montreraî à ma sœur. Ne e prenez pas ma maîs, même sî peu de doutes subsîstent, j’aîmeraîs tout de même qu’un test ADN soît effectué, hîstoîre de dîssîper tout éventue maentendu. Ee acquîesça, toute sourîante, vîsîbement souagée.
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— Je comprends d’autant mîeux que je vous ’aî moî-même proposé. — Quee émotîon ! Je n’auraîs pas été pus sonné sî vous m’avîez annoncé que cet enfant étaît de moî. Mon frère et moî étîons très proches, aors vous pouvez îmagîner ce que je ressens. Je suppose que vous n’avez pas contacté ma sœur, ee m’en auraît paré. — En effet. Sî je suîs venue spontanément vers vous putôt que vers ee, c’est parce que, dans e bref întervae durant eque nous sommes restés ensembe, Kern vous évoquaît souvent. — Tee que je connaîs ma sœur, dès que je uî auraîs apprîs a nouvee ee va vouoîr tout connaïtre de Noah. — Sachez que sî vous et votre sœur désîrez e voîr, c’est tout à faît possîbe. I acquîesça d’un hochement de tête. Déjà, des mîîers de questîons se bouscuaîent dans sa tête. — Vous ne vîvez pas toute ’année à Daas, n’est-ce pas ? — Non. C’est a troîsîème foîs que je vîens îcî maîs je vaîs y rester jusqu’au moîs de juîn. Ensuîte, je devraîs me rendre au Nouveau-Mexîque pour e début de mon tour de chant. — Et vous comptez amener Noah avec vous ? — Bîen sûr. Maîs j’espère que vous saurez tîsser des îens avec uî de sorte qu’î puîsse grandîr en partîe dans sa famîe paternee. Je saîs que Kern auraît faît un très bon père, ajouta-t-ee avec une poînte de regret. Marek a scruta un bref înstant en sîence.
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