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Visions du feu céleste

De
217 pages
C’est au tour de Teresa Santiago de vivre l’Éveil. Même si elle a été formée pour ce
moment depuis son enfance, Teresa n’est pas préparée à l’ampleur de son pouvoir ou à son attirance envers Rune, son protecteur éternel et compagnon destiné. Unis par un but commun — et par la passion —, Teresa et Rune doivent retrouver l’un des artefacts manquants avant que son pouvoir ne libère les forces des ténèbres sur le monde. La force de Teresa et sa capacité de rassembler les éclairs devraient suffire à les protéger des agents gouvernementaux chargés d’emprisonner les sorcières.
Mais leurs ennemis sont à la fois mortels et magiques — et le danger suit Teresa à chaque tournant. Dans ce combat féroce entre le bien et le mal, seul le sacrifice permettra à l’amour de tout conquérir…
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Éloges pourVisions de magie
4 Il y a de tout dans ce livre : idylle, aventure, magie et beaux mâles immortels. » — Jennifer Lyon, auteure deNight Magic
4 Regan Hastings nous offre un roman à mystère puissant mais obscur. Les personnages de cette intrigue au rythme soutenu sont développés en profondeur, et cet Éveil de la magie nous semble alors bien réel. Mais la question sociale sous-jacente suggérant de brûler la Déclaration des droits de l’homme fait de cette histoire un formidable conte moral. » — Alternative Worlds
4 Hastings lance cette troublante et sombrement fascinante nouvelle série l’Éveil… Ce début de série pose les bases d’un mythe complexe, et la promesse d’une exploration future excitante. Excellent matériel ! » Romantic Times
Copyright © 2011 Maureen Child Titre original anglais : An Awakening Novel: Visions of Skyfire Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec New American Library, une division de Penguin Group Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Juliana Kolesova Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-726-1 ISBN PDF numérique 978-2-89733-727-8 ISBN ePub 978-2-89733-728-5 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Hastings, Regan
[Visions of Skyfire. Français] Visions du feu céleste (Série L’éveil ; 2) Traduction de : Visions of Skyfire. ISBN 978-2-89733-726-1 I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre : Visions of Skyfire. Français. PS3561.A468V57214 2014 813’.54 C2014-940152-3
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www.laburbain.com
À mon père, qui m’a appris l’amour de l’histoire. À mes enfants, qui m’ont appris que nous appartenons tous au pays de l’imagination. À mes lecteurs, qui me permettent d’écrire les livres que j’aime.
REMERCIEMENTS
Encore une fois, il y a trop de gens à remercier et à peine suffisamment de place pour y arriver. Alors j’essaierai d’être brève et efficace… Un grand merci à mes amies — le meilleur groupe d’intrigue au monde : Susan Mallery, Kate Carlisle, Christine Rimmer et Teresa Southwick. Merci de toujours me ramener sur la piste, lorsque je commence à prendre des détours intéressants. Je vous aime, les amies. Et à Jennifer Lyon, extraordinaire écrivaine et merveilleuse amie, un autre merci pour des suggestions vraiment brillantes. À ma formidable agente, Donna Bagdasarian, merci de croire en moi et en mes livres, et de travailler tout aussi fort que je le fais. À mon éditrice, Kerry Donovan, un gros merci pour ton dur travail, ta confiance en cette série, et pour certains appels téléphoniques remplis de vrais super remue-méninges ! Un autre merci à Claire Zion et à tout le monde chez Signet pour leur soutien par rapport à cette série — et au département artistique pour les plus étonnantes couvertures que j’ai vues. Merci encore aux Wiccans que je continue de consulter avec mes questions et mes préoccupations. Vous êtes extraordinaires, et j’apprécie vraiment votre soutien, et encore une fois, merci de comprendre qu’il s’agit d’un livre de fiction et que parfois, les « faits » ne sont qu’un tremplin à l’intrigue. Et comme toujours, merci aux membres de ma famille d’être si patients, aimants et compréhensifs quand je suis près d’une heure de tombée et que j’oublie tout ce qui existe dans le « vrai monde ».
Chapitre 1
T eresa Santiago ouvrit ses bras vers le ciel comme si elle accueillait un amant. L’énergie et le pouvoir de la tempête rageaient au-dessus d’elle et la remplissaient comme une eau qui depuis longtemps retenue dans un barrage se précipitait sur une plaine inondable. Elle ressentait tout cela et s’en faisait une gloire. L’envahissement de la sensation, l’impulsion de la force. La foudre illumina le ciel, et sa charge heurta le sol aux pieds de la femme qui se tenait sous les éclairs ardents, comme une déesse païenne. Ses longs cheveux noirs volaient autour d’elle dans l’atmosphère chargée, serpentaient devant ses yeux, fouettaient autour de sa gorge. Ses doigts vibraient presque de pouvoir en même temps que la foudre dansait selon ses caprices. Des éclairs blancs électrifiés fissurèrent le ciel noir, puis bifurquèrent dans le sol du désert. Des geysers de sable éclatèrent tout autour d’elle en même temps que l’énergie grésillait et brûlait. Le tonnerre gronda. Des nuages tourbillonnèrent. Genévriers et manzanitas s’inclinaient et se balançaient au vent. Les bras squelettiques de l’ocotillo derrière s’agitaient, lui grattant le dos comme un démon qui cherchait de l’attention. Mais elle ignora toutes les distractions, y compris sa propre inquiétude. Tout enivrant qu’il était de commander ainsi la nature, une partie de Teresa grinçait des dents, horrifiée par ce qu’elle était désormais en mesure de réaliser. La foudre dansait, labourant la terre à ses pieds, encore et encore, et chaque cellule de son corps grésillait de ce contact rapproché. Elle avait l’impression d’être électrifiée, elle aussi, et cette minuscule partie d’elle qui se sentait horrifiée voulait se mettre à courir et se cacher de tout cela. Mais elle ne le fit pas. Elle en était incapable. Elle ne pouvait revenir sur son héritage pour lequel elle s’était formée pendant la plus grande partie de sa vie. Maintenant que c’était là, que la magie s’ouvrait en elle, elle devrait simplement trouver un moyen de la maîtriser. Il y a quatre jours, elle avait fait le premier rêve. Un cauchemar terrorisant avec des flammes qui lui léchaient la peau tandis que des démons hurlaient et que des foules applaudissaient. Elle s’était réveillée en sursaut et complètement paniquée, ses cheveux enroulés autour de sa gorge comme un nœud coulant pendant qu’elle haletait pour trouver de l’air qui n’arrivait pas. Elle avait su alors que les prophéties de sonabuelase réalisaient. Puis la magie était apparue. De petites choses au début. Elle pouvait allumer une allumette sans la frotter contre quoi que ce soit. Si elle touchait le téléviseur, il s’allu-mait tout seul. Des ampoules se brisaient lorsqu’elle les touchait. Des lampadaires clignotaient quand elle frôlait le poteau. Et aujourd’hui… Elle avait suivi ses instincts, elle savait en quelque sorte que la foudre l’appelait. Dès qu’elle avait aperçu la tempête à l’horizon, un puits profond de pouvoir s’était ouvert en Teresa, comme si elle avait attendu la fureur de la nature pour se réveiller tout à fait. Pour affronter cette tempête, elle avait conduit jusque dans le désert à l’extérieur de Sedona, en Arizona. Elle avait voulu entrer dans le tourbillon et chercher à le maîtriser. Depuis plus d’une heure maintenant, elle avait travaillé, tirant l’éclair vers le bas, essayant de l’orienter vers des objectifs précis — car à quoi lui servait-il d’avoir du pouvoir si elle était incapable de le maîtriser ? Et maintenant que les sorcières et même les personnes soupçonnéessorcellerie étaient enfermées, ou pire encore, elle avait besoin de cette de
maîtrise. Son nouveau pouvoir ferait d’elle un aimant pour le désastre. Elle devait pouvoir se fier à ses propres pouvoirs pour se protéger elle-même et pour ceux qu’elle aimait. Allez, murmura-t-elle. Concentre-toi, Teresa. Maîtrise-le. Des formations rocheuses de grès rouge l’entouraient. Lorsque la lumière du soleil s’inclinait sur eux, les rochers semblaient briller de rouges et d’oranges brillants. Sous le ciel gris austère, ils étaient remplis d’ombres, leurs surfaces sculptées par le vent prenant la forme de visages qui semblaient la regarder. Elle était juste à l’extérieur du Red Rock State Park et elle espérait que la météo autant que le terrain accidenté éloigneraient les touristes. En Arizona, octobre signifiait des températures plus fraîches et un afflux de visiteurs qui venaient à Sedona, non seulement pour la beauté de la nature, mais aussi pour se rassembler dans les nombreux vortex à l’intérieur de la ville et aux alentours. Les vortex étaient des sites de cérémonies spirituelles, et chaque année, ils attiraient les mystiques et les curieux. Au fil des ans, Teresa avait elle-même assisté à quelques cérémonies tout en sachant que le plan spirituel était beaucoup plus que ce que soupçonnaient la plupart des gens. Mais maintenant, elle comptait sur la spiritualité de ce lieu pour ouvrir le cœur de sa magie. Elle agita une main, dirigea l’éclair vers une tour de rochers de grès rouge. L’éclair déchiqueté de pur pouvoir percuta le sol à près de six mètres de la cible, et elle sut que ce n’était pas suffisant. Si elle était attaquée, « près de » ne suffirait pas à lui sauver la vie. Teresa lutta pour affûter sa magie. Pour parfaire le pouvoir qui avait commencé à augmenter en elle quelques jours plus tôt. Toute sa vie, elle avait su que ce qui était en train de se produire arriverait. C’était ce à quoi elle était destinée. Mais le mystère avait été de savoirquand sa magie apparaîtrait. À l’heure actuelle, le monde n’était pas un bon endroit pour les sorcières, mais il y avait de la magie dans son sang, dans la lignée maternelle de sa famille depuis des générations. Elle aurait dû pouvoir tirer parti de cet héritage, mais devant ce pouvoir nouveau et écrasant, elle se sentait perdue. Elle était fière et déterminée, se tenant les jambes écartées, ses bottes de cow-boy fermement plantées sur le sol pour se donner un sentiment de stabilité qui lui faisait cruellement défaut. Serrant les dents, elle se concentra et balança sa main à nouveau pour diriger un autre trait de foudre à travers le désert. Instantanément, un éclair déchiqueté vola — dans la mauvaise direction. — Non ! Teresa hurla alors que son camion noir explosait dans une boule de feu. Des flammes s’élancèrent, des panaches de fumée se tordirent dans le vent, et les pneus enflammés s’élancèrent de la carcasse du camion comme des frisbees infernaux. Alors que le tonnerre continuait de faire trembler le ciel et que le vent hurlait, Teresa regarda fixement la carcasse fumante de son camion. — Fils de pute. Elle donna un coup de pied dans le sable et pensa non seulement à l’incroyable longue marche pour retourner chez elle où elle avait hâte d’arriver, mais aussi à son téléphone cellulaire maintenant carbonisé. Elle ne pouvait même pas appeler quelqu’un pour l’aider. Elle était coincée, sans eau, sans nourriture, sans aucun moyen de revenir chez elle. Elle avait grandi ici, donc le désert ne lui était pas inconnu. Mais l’idée d’une longue marche vers la ville à travers la pluie avec la tempête qui la pourchassait lui nouait l’estomac. Ajouté à cela, il y avait le fait qu’elle ne pouvait se défaire du sentiment qu’on l’observait… Se raidissant, elle repoussa très loin l’idée d’observateurs invisibles. S’ils étaient là, quelque