Lunes de sang

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Cinquième et dernier épisode de la série Par le sang

Shandra, Shyle, Kalhen et Dragann parviennent enfin au temple de Bhelan, où le jeune prince Dominick est retenu prisonnier. Mais, lorsqu’ils y pénètrent, les lieux semblent désertés. Quelqu’un a trahi leur arrivée, permettant à leurs ennemis de s’enfuir.

Pour espérer les rattraper, Shandra et ses compagnons doivent d’abord triompher des nombreux pièges et sortilèges que recèle l’endroit sacré. En sortiront-ils tous vivants ?

27 000 mots (novella)


Publié le : jeudi 11 février 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924624135
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé
Shandra, Shyle, Kalhen et Dragann parviennent enfin au temple de Bhelan, où le jeune prince Dominick est retenu prisonnier. Mais, lorsqu’ils y pénètrent, les lieux semblent désertés. Quelqu’un a trahi leur arrivée, permettant à leurs ennemis de s’enfuir. Pour espérer les rattraper, Shandra et ses compagnons doivent d’abord triompher des nombreux pièges et sortilèges que recèle l’endroit sacré. En sortiront-ils tous vivants ?
De la même auteure
aux Éditions Laska
Par le sang - épisode 0.5 : Morsure
Par le sang - épisode 1 : Premier Sang
Par le sang - épisode 2 : L’Œil de sang
Par le sang - épisode 3 : Larmes de sang
Par le sang - épisode 4 : Magie de sang
Résumédes épisodes précédents
Shandra,jeune guerrière et suivante de la déesse Ashara, doit se soumettre à une dernière épreuve auprès de Kalhen Xantar, son maître d’armes, pour achever sa formation à l’Académie. Cependant, lors d’un duel au premier sang, Maël’Yenn, le sabre pensant de Shandra, cherche à tuer Kalhen. Elle le sauve et, emportés par l’instant, les jeunes gens font l’amour pour la première fois. Kalhen en profite pour lui faire perdre connaissance. À son réveil à bord d’un navire inconnu, elle apprend de la bouche de Karyl, le maître qu’elle découvre à ses côtés, qu’elle est devenue une « ombre du palais », comme sont appelés ceux qui exécutent les opérations secrètes de l’empereur et de l’impératrice, et qu’une des responsabilités de Kalhen était de faire d’elle une femme. À peine arrivés sur le continent, Karyl succombe à l’attaque de mystérieux assassins et Shandra s’enfuit. À son arrivée dans la capitale, elle rencontre les souverains, ainsi que Shyle, une sœur-sorcière qui l’accompagnera dans sa future mission. L’impératrice leur explique qu’elle a eu des visions dans lesquelles Bhelan, le dieu-colère, étendait son ombre sur l’empire. Shandra et Shyle y apparaissaient, ainsi que la Femme sans visage. Cette femme légendaire était une prêtresse de Sîlen, séduite trois siècles plus tôt par le dieu-colère. De leur union est né Mordoch, qui a mené la guerre de Sang contre l’empire. Pour la retrouver, Shandra et Shyle doivent récupérer un pendentif, l’Œil de sang, actuellement conservé par le peuple des Ash’Taïnas. Un maître qu’elles rejoindront en chemin les y aidera. Celui-ci se révèle n’être autre que Kalhen. Les Ash’Taïnas, ayant découvert que Shyle porte la marque d’Ash’Tashar, un totem disparu, les emmènent jusqu’à leur capitale. En effet, selon la légende, le retour de ce totem marquerait la fin de la malédiction qui pèse sur leur peuple. Durant l’assemblée des Ash’Taïnas, Shandra constate que Kalhen a lui aussi trouvé son totem : il arbore l’Alkar, un serpent venimeux qu’elle a déjà affronté durant sa formation. Le totem Ash’Tashar accepte de lever sa malédiction, à condition que Kalhen conçoive un enfant avec une jeune Ash’Taïna, ce qu’approuve la déesse Ashara. Pour poursuivre leur quête, Kalhen accepte de se soumettre à la volonté divine. Le lendemain, Shandra, Shyle et Kalhen quittent les Ash’Taïnas, munis de l’Œil de sang. Il leur faut à présent se rendre sur l’île de Samar-Qanteg afin de retrouver la Femme sans visage au cœur du désert. Au port de Vassorrah, Kalhen laisse Shyle et Shandra à l’auberge, tandis qu’il part à la recherche de ceux qui les suivent depuis qu’ils ont quitté les plaines des Ash’Taïnas. Entre alors dans l’auberge un barde. Celui-ci entame un morceau qui est en réalité un charme vampirique et Shyle intervient pour le briser. Shandra apprend ainsi que la sorcière partage son âme avec un vampire nommé Erawain. Poussée par les préceptes d’Ashara, elle décide de suivre le barde afin d’éliminer la vampire à laquelle il obéit. Les jeunes femmes le pistent jusqu’à une caverne sous-marine. Là, le combat s’engage contre la puissante Ellistra, et ce n’est que grâce à l’intervention du vampire Erawain et à la magie de sang – la magie interdite – utilisée par Shyle que Shandra et elle survivent. La sorcière étant blessée, elles quittent la caverne sans avoir récupéré le phylactère contenant l’âme d’Ellistra. De son côté, Kalhen a retrouvé l’un de leurs poursuivants, métamorphosé en vampire. Le second s’est échappé, mais il soupçonne qu’il se trouvera à bord de leur bateau. Le lendemain, ils embarquent pour Samar-Qanteg. Durant une violente tempête d’origine surnaturelle, Shandra, cachée, observe Kalhen affronter leur espion. Elle apprend ainsi que l’homme appartient aux Frères de l’ombre, une ancienne confrérie qui infiltre tous les palais. Kalhen le tue plutôt que de le capturer vivant. Il explique ensuite à la jeune femme qu’il n’a pas eu le choix. Shandra préfère alors garder ses doutes pour elle-même.
Arrivés à destination, les aventuriers s’enfoncent dans le désert à dos de griffon. L’œil de sang guide Shyle jusqu’au cœur du labyrinthe dans lequel se terre la Femme sans visage. Là, celle-ci leur révèle que le prince Dominick, fils de l’empereur et de l’impératrice, a été enlevé en raison d’une phrase que Bhelan a prononcée au terme de la guerre de Sang : « L’histoire n’est pas achevée. Quand la prochaine éclipse obscurcira les plaines foudroyées, le sang aux deux pouvoirs libèrera Mordoch. » Il semble ainsi que le sang du prince permettra au demi-dieu de briser sa prison d’orichalque. Les trois compagnons doivent à présent retrouver Dominick avant l’éclipse des lunes de sang. Pour cela, ils ont besoin de l’aide d’un dragon, seul être capable de percer la magie du dieu-colère qui entoure le prince. Mais, au moment où ils émergent du souterrain, ils se retrouvent face à un groupe d’Adrylls, le peuple qui a créé le sabre Maël’Yenn. Leur chef, Dragann Wyrbal, les conduit jusqu’à leur métropole souterraine. En chemin, Shyle, épuisée, se retrouve incapable de poursuivre sa route. L’Adryll lui propose alors un marché : il prendra soin d’elle et, en échange, elle deviendra son esclave et partagera son lit. Shyle refuse, car le pouvoir des sœurs-sorcières réside dans leur virginité. Malgré l’opposition de Kalhen, Shandra accepte de prendre la place de la sorcière dans le lit de Dragann. Arrivés à la capitale, ils rencontrent leur roi, qui exige que Maël’Yenn lui soit restitué, car le sabre possède la mémoire disparue de leurs Anciens et permettrait à son peuple de regagner la surface. La lame prend possession de Shandra pour exprimer son refus. Le souverain capitule et décide de reporter leur prise de décision au lendemain. La nuit, Dragann et Shandra font l’amour. Elle apprend ainsi qu’il est ce que les Adrylls appellent un « sentient », soit un homme capable de projeter des émotions et des pensées dans l’esprit des gens. Le lendemain, après une négociation qui tourne à l’affrontement, un compromis est trouvé : les trois voyageurs pourront reprendre leur route, accompagnés de Dragann. Lorsque leur mission sera achevée, Shandra remettra Maël’Yenn à l’Adryll, qui le ramènera à son peuple. Les quatre compagnons empruntent alors une route souterraine qui les conduit jusqu’à la montagne du dragon. Après avoir essuyé une attaque de kobolds, ils parviennent à l’antre du monstre. Celui-ci accepte de les aider en échange de six vierges destinées à assurer l’éclosion de ses œufs. Ensuite, il se propose de les amener à proximité de leur destination contre le sabre de Dragann et l’Œil de sang. Une fois transportés de l’autre côté de la barrière du Nord par le dragon, les aventuriers entreprennent la traversée des steppes des Sélénés. Après avoir acquis des montures dans un misérable village, ils repartent en direction du temple que leur a indiqué le dragon. Quand ils sont contraints de s’arrêter dans une bourgade ankerre pour acheter des vivres, Kalhen, qui se fait passer pour un prêtre, accepte de mener les funérailles du religieux du village, décédé, pour maintenir leur couverture. Au cours d’une discussion précédant la cérémonie, Shandra en apprend enfin davantage sur son mystérieux amant : il appartient à l’ordre des transgresseurs. Ces espions à la solde de l’empereur et de l’impératrice sont capables de se fondre parmi les ennemis de l’Empire. Leur fidélité est inébranlable : ils sont conditionnés depuis leur plus jeune âge pour obéir sans poser de question, pour résister à la torture, pour éliminer ceux qui se dressent en travers de leur chemin. Durant la cérémonie, la colère de Bhelan frappe Kalhen, qui ne doit sa survie qu’aux soins prodigués par Shandra. Les deux jeunes gens se retrouvent enfin et font l’amour comme la première fois. Le lendemain, ils se mettent en route pour leur dernière étape : le temple du dieu-colère.
Remerciements
À Fleur, ma sœur de cœur et mon infatigable alpha-lectrice, qui a lu, relu et rerelu ces épisodes. Ses encouragements et son humour me sont essentiels.
À Serge, l’homme de ma vie, qui supporte mes humeurs d’écrivain et relit lui aussi mes écrits, d’un œil sans concession.
À Steph, bêta-lecteur efficace avec qui je pratique le jeu « trouver le mot “musculeux” ». Ses commentaires dans la marge ont le don de me faire rire.
À toute l’équipe de bêta-lectrices et pom-pom girls sur cette série : Elisabeth, Kitty, Manu, Séverine. Merci pour votre soutien, les filles !
PAR LE SANG - ÉPISODE 5 :
LUNES DE SANG
Florence Cochet
Table des matières
Résumé Autres publications de l’auteure Résumé des épisodes précédents Remerciements de l’auteure Page titre Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Épilogue Merci ! L’auteure Droits d’auteur
Chapitre 1
La ville ankerre et sa maison des cérémonies disparaissent derrière nous. Si seulement mes mauvais souvenirs pouvaient en faire autant! Mais l’alkar tatoué dans le dos de Kalhen et la trace du feu de Bhelan autour de son torse sont autant de rappels indélébiles des dangers qui nous guettent. Et le pire reste à venir. Un calme profond règne sur les steppes des Sélénés. Kilomètre après kilomètre, l’herbe jaunit, le vent se rafraîchit. Des nuages échevelés filent au-dessus de nous, puis s’amassent dans le lointain en bancs gris foncé de mauvais augure. Parfois, un vol d’oiseaux passe sur nos têtes, en route pour le sud. Ici, l’automne est déjà arrivé. De temps à autre, nous rencontrons un troupeau de paisibles quasuns ou de moutons noirs, occupés à brouter tout leur soûl avant l’hiver. Quand un Ankerr armé les garde, Kalhen ou moi le saluons. La plupart du temps, nous ne récoltons en retour qu’un coup d’œil méfiant. Dans l’après-midi, Dragann se redresse et s’étire, sans toutefois ôter son faux bandage. Shyle le regarde faire avec un sourire, puis ses interrogations reviennent en force : « Comment as-tu su que le forgeron avait menti? demande-t-elle en désignant l’arme qui pend à son côté, bien à l’abri dans son fourreau de cuir. — Les Fidèles au sabre peuvent jauger une lame, explique-t-il. Quand ils se concentrent, c’est comme si elle racontait son histoire. — Et que t’a révélé celle-ci? — Qu’elle est très ancienne. Elle a été forgée aux premiers temps des elfes, peu après leur arrivée en Thoril. Elle appartenait à une guerrière nommée Soléanne Chantelame. » Mon instinct me dit que ce sabre antique risque de nous surprendre. Au matin du troisième jour de voyage sous un ciel maussade, une pluie fine se met à tomber. Nous nous enveloppons dans des capes de peau huilée et enfilons des gants de cuir. Poussées par le vent, les gouttes me fouettent le visage, troublant ma vision et coulant dans mon cou. Rapidement, la terre sèche et sablonneuse se transforme en un bourbier visqueux dont les coussinets des taïmars se décollent avec d’écœurants bruits de succion. Gobe-Mouche, resté grincheux après son expérience alcoolisée, s’enfouit dans les chaudes jupes de Shyle et n’en bouge plus. J’entends la sorcière grommeler sous son capuchon quelque chose à propos du mauvais temps et de son horreur à l’idée de camper dans ces conditions. Dragann, quant à lui, a l’air particulièrement démuni. Dans ses cavernes, ou dans le désert dont il connaît chaque dune, jamais il n’a subi la pluie, la boue et l’hostilité d’une population qui, par sa xénophobie, ressemble étrangement à son peuple. Kalhen et moi chevauchons côte à côte, sombres silhouettes aux contours brouillés par la bruine. Nous ne parlons pas, nous contentant de la simple présence de l’autre. Malgré le froid et l’humidité, nous sommes ensemble, et chaque minute de répit est précieuse. Quand la lumière baisse au point que je ne vois plus à trois mètres devant moi, nous nous arrêtons. Ce soir-là, le feu fume plus qu’il ne brûle et, malgré les sortilèges de Shyle qui nous protègent en partie du crachin, la nuit s’annonce inconfortable. L’occasion rêvée de me blottir dans la chaleur de Kalhen. Il m’attire contre lui et nos corps s’épousent, lignes dures contre formes douces. Je compte bien m’infiltrer encore plus profondément entre les mailles de son armure, comme il l’a dit. Jusqu’à son cœur. À l’aube, il pleut encore et Gobe-Mouche, seul à oser exprimer sa frustration, en couine de désespoir. J’ai l’impression que je ne serai plus jamais sèche. Il n’y a que les taïmars, habitués à la rudesse du climat, qui ne bronchent pas. Dragann a sombré dans la morosité, et je me demande s’il ne propage pas ses émotions sans le vouloir, car ma bonne humeur et mon optimisme me quittent avec chaque pas qui nous rapproche du but. « Pleut-il toujours autant ici? interrogé-je Kalhen. — Pour autant que je m’en souvienne, oui. Du début de l’automne jusqu’à l’hiver. Ensuite, il
neige. » Quelle merveilleuse contrée! Je renifle de mécontentement et me laisse bercer par le balancement monotone de mon taïmar. Le lendemain, en milieu d’après-midi, un timide rayon de soleil perce entre deux nuages sombres, éclairant dans le lointain le mont Gress, notre destination. L’atmosphère s’allège enfin. Même Gobe-Mouche daigne sortir des jupes de Shyle pour se dégourdir les pattes et chasser quelques insectes avec un entrain retrouvé. La suite du trajet s’effectue sous un ciel plus clément. Chaque soir, Kalhen, Dragann et moi nous entraînons. Quand j’affronte mon ancien maître d’armes, le combat se solde généralement par sa victoire. Mais, lorsque les deux guerriers se défient, Dragann l’emporte souvent, bien que son adversaire réussisse parfois à le surprendre, la plupart du temps en traître. À ma demande, le Fidèle au sabre accepte de m’enseigner sa technique, pour autant que nous nous exercions à l’abri des regards indiscrets, en particulier celui de Kalhen. Même si celui-ci a certainement déjà analysé bon nombre des attaques et parades de son adversaire, l’Adryll répugne à dévoiler ses bottes secrètes à quelqu’un qui ne manie pas le sabre. Connaissant la véritable nature de mon amant, conditionné depuis l’enfance pour obéir à l’empereur et à l’impératrice sans poser de question, il a sans doute raison de se méfier. La pluie recommence le dernier jour. Coupée du reste du monde par le rideau liquide, je m’enfonce dans une lourde torpeur. La présence de Maël’Yenn s’estompe. Mes paupières se ferment et mes pensées dérivent à mille lieues des problématiques humaines. La réalité disparaît. Le sol est gris, le ciel est gris, même l’air est gris. Je prends conscience de ma nudité et constate que ma peau et mes cheveux ont pris une couleur argentée. Je n’ai ni froid ni chaud. Je ne ressens ni peur, ni colère, ni joie, ni tristesse. Je me trouve simplement en ce lieu, dans l’expectative. Aussi loin que mon regard porte, je ne distingue que cet univers monochrome. Nulle préoccupation ne trouble mon esprit paisible. Quelques minutes — ou peut-être quelques heures? — s’écoulent sans que j’éprouve la moindre impatience. J’attends le bon vouloir de ma déesse. Pour elle, je serais capable de demeurer là éternellement. Enfin, le gris se teinte de vert, puis d’or. Quelqu’un ou quelque chose approche. Lentement, comme tracée par la main timide d’un artiste débutant, une silhouette majestueuse s’esquisse à l’horizon. Ses contours s’affirment à mesure que l’avatar humanoïde d’Ashara s’avance, haut comme un chêne. Sa peau d’écorce et de pierre, ses longs cheveux de branchages couverts de bourgeons cotonneux, bruissent à chacun de ses pas. Ses hanches larges et sa poitrine opulente évoquent la plénitude de la féminité. Ses terribles iris dorés se posent sur moi. Impressionnée, je m’agenouille et baisse la tête. « Relève-toi, mon élue », murmure la déesse de sa voix étrange, crissante comme le roc, douce comme le souffle du vent dans les feuillages. J’obéis. « Regarde-moi. » Je plonge mes yeux dans les siens, intemporels. L’espace d’un instant, je partage son univers et appréhende la création comme seuls les immortels en sont capables. Puis la porte de la connaissance se ferme, et ce que les mortels doivent ignorer disparaît de ma mémoire sans que j’éprouve le moindre sentiment de perte. L’avatar me considère gravement. « Shandra, écoute-moi avec attention. » J’incline la tête en signe d’assentiment. « Je ne peux accompagner tes pas dans le temple de Bhelan, reprend-elle. Tu y seras véritablement seule. » Mon cœur se serre. La présence intangible et rassurante d’Ashara m’est aussi
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Ce tome apporte une sacré conclusion à cette série qui n'est pas avare en rebondissements! À lire d'une traite pour mieux en savourer l'action et les révélations

vendredi 12 février 2016 - 22:24

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