Magnanimité de l'Empereur des français envers ses ennemis, à l'occasion de la nouvelle déclaration des Puissances qui met ce héros hors de la loi des nations. [Signé : Varlet, citoyen français.]

De
Publié par

impr. de Chaigneau jeune ((Paris,)). 1814. In-8° , 8 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : samedi 1 janvier 1814
Lecture(s) : 2
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

MAGNANIMITÉ
DE L'EMPEREUR DES FRANÇAIS
S SES ENNEMIS,
,,¡.c;.\
înouvelle déclarai ion des PuiS"
et ce héros hors de la loi d..
s
D epuis la fameuse époque du traité de
Pilnitz, les Puissances alliées ne nous ont-
elles pas tour-à-tour forcés à les combattre et
à les vaincre ? En i 796, la France, maîtresse
du Rhin et des Alpes, dominant sur la Hol-
lande et le Milanais, était déjà une Puissance
prépondérante sur le continent, et cette pré-
pondérance, résultat de la première coalition,
fut reconnue, sanctionnée par le traité de Bàle
et de Campo-Formio. L'Empereur l'a sans
doute portée beaucoup plus loin, et, à chaque
nouvelle guerre, l'a fortifiée. Mais qui a pro-
Toqué ces guerres ? Ceux qui, en 1804, 1806,
1809, violèrent la foi des traités, et vinrent
attaquer la France occupée à combattre la
prépondérance de l'Angleterre. Car ce fut
toujours une des grandes pensées de l'Empe-
reur, que l'hydre du cabinet britannique una
foi v étouffée soulagerait les flots de l'ocean.
Les puissances parlent d'tw juste équilibre j
( 2 )
mais garantiront-elles à l'Europe que l'une
d'elles n'exercera pas bientôt une prépondé-
rance désastreusé, et que, trouvant l'empire
français trop puissant, elle voudra se mettre
en mesure de ne plus craindre d'obstacles à
son agrandissement? Ne craignons pas de le
dire : ce que déclarent les Puissances est en
contradiction avec ce qu'elles veulent; leurs
promesses ne sont pas plus sincères que leurs
reproches ne sont justes. Elles mettent sans
cesse leur modération en avant; mais leurs
actions parlent plus haut que leurs discours.
Quand leur déclaration ne respire que paix et
bonheur, leur invasion apporte le ravage et
la mort. La France a eu ses jours heureux.
Rappelons-nous son attitude au milieu de ses
triomphes ; opposons ce qu'elle a souvent ac-
cordé à ce qu'on lui demande aujourd'hui, et
décidons alors de quel côté furent la bonne
foi, la modération, et, nous osons le dire, la
générosité dans la victoire.
Commençons par l'Autriche.
Depuis vingt ans la France a conclu quatre
traités de paix avec cette Puissance ; à Campo-
Formio , à Lunéville, à Presbourg, et à
Vienne.
A Campo-Formio, le Tyrol était acquis,
l'Empereur, à la tête de cette armée invin-
cible devant laquelle était tombée toute l'Ita-
lie, marchait à vol d'aigle, et se trouvait à
trente lieues de la capitale. L'armée française
du Rhin pénétrait au cœur de rEmpire germa-

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.