Maison de Galliffet (princes des Martigues), chef actuel du nom et des armes : M. le colonel Mis de Galliffet,... [Signé : Tisseron, G.-G. Laplumardie.]

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impr. de Mme de Lacombe ((Paris,)). 1852. In-8° , 8 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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MAISON DE GALLIFFET
(PRINCES DE MARTIGUES*),
CHEF ACTUEL DU NOM ET DES ARMES :
LE COLONEL MARQUIS DE GALLIFFET,
Officier de la Légion-d'Honneur,
Chevalier de Saint-Louis, de Malte, etc.
" BIEN FAIRE ET LAISSER DIRE. "
( Devise de cette maison. )
Les révolutionnaires n'ont point reculé devant
les négations les plus audacieuses. Dans leur
monomanie de désorganisation, ils ont attaqué
tout ce qu'entourait la vénération publique. Mais
ce qu'ils ne sauraient détruire, c'est le prestige et
la magie des grands noms qui ont illustre la France
* One note, publiée dans l'Annuaire de 1848 , page 528,
l'occasion du mariage de M. le comte d'Imécourt avec la fille de
M. le marquis de Galliffet, disait : « qu'à la fin du siècle dernier,
» les marquis de Galliffet avaient acquis plusieurs terres de l'an-
» tienne principauté de Martigues, qu'ils en avaient formé un
» majorat, et que, depuis deux générations, ils avaient pris le
» titre de prince.» C'est un devoir de relever ici les erreurs et
les omissions que contenait cette note.
La principauté de Martigues fut érigée, au mois de juillet
1580, par lettres patentes de Henri III, roi de France, en faveur
2 ARCHIVES DES HOMMES DU JOUR.
dans le passé : à ces noms historiques, se ratta-
chent les plus glorieux souvenirs , les traditions
les plus respectables.
Ceci s'applique particulièrement à l'illustre
d'Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, et de Marie de
Luxembourg, sa femme, avec transmission à leurs hoirs et ayants-
cause. En vertu de cette dernière clause, le maréchal duc de
Villars qui s'était rendu acquéreur, en 1714 et 1715, des diverses
parties de la principauté de Martigues, momentanément démem-
brée , obtint, le il juin 1725 , des lettres patentes de relief qui
continuaient l'érection de la principauté de Martigues, comme la
première fois, en faveur de ses hoirs et ayants-cause. Le fils du
maréchal de Villars mourut sans postérité, en 1764; ses héri-
tiers testamentaires, Pierre de Vogué et Joseph d'Andigné, de-
vinrent co-propriétaires par indivis de la principauté de Marti-
gues. Louis-François, marquis de Galliffet, acheta successivement
leurs droits au prix dé deux millions, et devenu, par celte acqui-
sition, Vayant-cause des Villars, il releva le titre de prince de
Martigues, en 1772; dés contestations s'élevèrent à ce sujet; mais
un arrêt du conseil-d'Etat, du 28 juillet 1777, et un autre du par-
lement, du 6 novembre 1787, confirmèrent au marquis de Gallif-
fet le titre et les droits de prince de Martigues.
Un seul travail, long et détaillé , sur la maison de Galliffet fut
publié postérieurement à 1772 ; c'est celui de l'Histoire généalo-
gique des pairs de France, du chevalier de Courcelles. Il garde
un silence complet sur les lettres patentes d'érection de la prin-
cipauté de Martigues et sur les arrêts de 1777 et 1787 ; aucun
autre ouvrage n'en avait donné le texte ni même rappelé l'exis-
tence. C'est ce silence général qui avait induit en erreur le ré-
dacteur de la note de l'Annuaire, erreur qu'il s'empresse de
rectifier aujourd'hui d'après les titres authentiques qui iui ont
été présentés.
(Annuaire de la Noblesse de 1851, 8me année.)

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