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Mallarmé / Proust

De
302 pages
La filiation poétique de Proust (deuxième moitié du XIXe siècle) à Mallarmé (première moitié du XXe siècle) n'est plus à prouver. Ici David Mendelson invite les lecteurs du 3e millénaire à aller plus loin notamment avec une conception de l'analyse bouleversée par l'utilisation d'Internet et de l'ordinateur. Ce bouleversement au-delà de la chose littéraire influence jusqu'aux soubassements de la conception humaniste de l'Être dont la Littérature reste la clef de voûte. Conception que Lacan, et Freud avant lui, avaient bien mise en exergue de leur oeuvre.
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MALLARMÉPROUST
David MENDELSON
L’INTERslashNET NET PROUST La filiation poétique de Proust à Mallarmé n’est plus à prouver. « La slash relation entre ces deux œuvres littéraires françaises majeures de la MALLARMÉPROUST œ e e deuxième moitié du XIX et de la première moitié du XX siècle » a attiré l’attention de leurs innombrables exégètes, nous dit d’entrée l’au-teur. Ils constituent à eux deux le tournant littéraire d’une époque. L’INTER e L’INTERslashNET Dans cet essai David Mendelson invite les lecteurs du 3 millénaire à David MENDELSON aller plus loin, et y déceler chez ces précurseurs, les prémisses d’un MALLARMÉ nouveau tournant fondateur. Celui qui bouleverse la conception de l’analyse littéraire par l’utilisation d’Internet et de l’ordinateur, nou-Essai d’interprétation intertextuelle Essai d’interprétation int xtu lle veaux outils d’élaboration théorique et technique. Ce bouleversement ne concerne cependant pas que la chose littéraire, mais influence couv MALLARME_COUV 29/11/15 17:34 Page1 jusqu’aux soubassements de la conception humaniste de l’Etre dont la Littérature reste la clef de voûte. Aussi s’en trouvent ré-interrogées des disciplines connexes telles que la psychanalyse, la sociologie, l’anthro-pologie, la philosophie des sciences, jusqu’à l’art elle-même. Ce qui tend à prouver que l’écriture des grands écrivains est le moteur de la NET création. Conception que Lacan, et Freud avant lui, avaient bien mise en exergue de leur œuvre.PROUST NET œ PROUST A L’AuteurT slashslash N Né en 1936 à Paris. A été l'un des fondateurs en Israël de l'UniversitéE Éditions P de Tel-Aviv et de son Département de Civilisation française. A publié e e de nombreuses études sur les écrivains français du XIX et du XX siècle, ainsi que sur les écrivains israéliens et méditerranéens de langue L’INTER française. David Mendelson a été nommé, pour l'ensemble de ses tra-David MENDELSON L’INTER vaux, Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques. Il a reçu la MALLARMÉ David MENDEEsLsaSi dO’inNterprétation intertextuelle Médaille de Vermeil du Prix de l'Académie Française pour le rayonne-ment de la langue et de la littérature françaises. MALLARMÉ Essai d’interprétation intertextuelle couv MALLARME_COUV 29/11/15 17:34 Page1
ISBN : 978-2-917714-12-6
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PENTA
PENTA Éditions PENTA Éditions
A T N E Éditions P
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M A L L A R M É P R O U S T
L ’ I N T E RS l a s hN E T
E s s a i d ’ i n t e r p r é t a t i o n i n t e r t e x t u e l l e
Collection « Psychanalyse, littérature, écriture », dirigée par Cosimo Trono
Couverture : d’après MG-8523, de Colette Leinman. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
D a v i d M E N D E L S O N
M A L L A R M É P R O U S T
L ’ I N T E RS l a s hN E T
E s s a i d ’ i n t e r p r é t a t i o n i n t e r t e x t u e l l e
P E N T A É d i t i o n s
Du même auteur :
Le verre et les objets de verre dans l’univers imaginaire de Marcel Proust, Préface de Pierre-Georges Castex, Paris, José Corti, 1968.
Jérusalem Ombre et Mirage Vision des écrivains et des artistes du XIXe siècle, Paris, L’Harmattan, « Comprendre le Moyen-Orient », 2001
La Culture francophone en Israël, (textes réunis et présentés par David Mendelson), Préface de Shimon Peres, Prix Nobel, et d’Albert Memmi, Paris, L’Harmattan, 2 vol., 2002.
Stéphane Mallarmé et « le blanc souci de notre toile » Du livre à l’ordinateur, Paris, Orizons, « Cardinales / Commentaire », 2013.
© Penta Éditions - 59 rue Saint André des Arts - 75006 Paris www.penta-editions.fr- penta.editions@orange.fr ISBN : 978-2-917714-12-6 EAN : 9782917714126
« […] L’œuvre comme méta-littérature » fut peut-être la véritable incarnation du Livre rêvé par Mallarmé […] ». Roland Barthes, Études proustiennes II, Paris, Gallimard, 1975, p. 88 « La poétique de Mallarmé se développe plus loin que les textes qu’il a écrits : ce n’est pas une simple considération structuraliste mais son art qui se déploie ainsi non plus pour lui, créateur de son œuvre, mais pour nous, spectateurs et créateurs présents et à venir ». Les Cahiers Stéphane Mallarmén. 2, p. 31 « […] Tous les grands écrivains se rejoignent par certains points, et sont comme les différents moments, contradictoires parfois, d’un seul homme de génie qui vivrait autant que l’humanité ». Marcel Proust,Contre Sainte-Beuve276, p.
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L’approche traditionnelle et renouvelée de la relation Mallarmé / Proust La relation entre deux des œuvres littéraires françaises majeures de la deuxième moitié du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, celles de Mallarmé et de Proust, n’a pas manqué d’attirer l’attention de leurs exégètes. La plupart de ceux d’A la recherche du temps perduont multiplié au cours de tel ou tel de leurs développements de plus ou moins brèves allusions aux idées qu’elles pouvaient susciter et ceci en se référant plus ou moins spécifiquement à certains des éléments de la théorie mallarméenne. Antoine Compagnon, auquel nous nous référerons couramment, a parfaitement opéré la synthèse de ces remarques et allusions en soulignant que Proust s’est décisivement inscrit dans une période qui a articulé lesdeux siècles(71), alors que Mallarmé, ajouterons-nous, avait déjà remarqué qu’il écrivait dans une période de transition. Or, force est bien de constater que cette hypothétique filiation n’a pas inspiré au courant traditionnel de larecherche de sourcesune analyse qui se fonderait avant tout sur la mise en relation précise et suivie de citations tirées des deux œuvres et renvoyant à des indices de preuves tirés des notes de l’écriture et de la correspondance de Proust reliées à ces citations.  C’est le cas d’un certain nombre de critiques qui n’ont pas hésité à souligner la parenté des deux œuvres, mais n’ont pas fondé leur jugement sur des citations expressément tirées des deux œuvres. Valéry Larbaud, qui s’est tenu proche des milieux littéraires concernés par ce rapprochement, a vu dans Proust « le représentant le plus authentique du mouvement symboliste » et ce jugement a été repris, tel quel, par Emeric Fiser, dansL’Esthétique de Marcel Proust(108, 11 et 12) et par Guy Michaud, dansMessage poétique du Symbolisme
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