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Marie-Didace

De
447 pages
La lampe que l'on éteint et le livre que l'on referme aux accents mélancoliques de Greensleeves, quel téléspectateur né avant 1950 ne relie ces gestes au Survenant, avec un profond sentiment de nostalgie ?
Aucune œuvre littéraire québécoise — si l'on excepte Un homme et son péché — n'a connu un succès populaire semblable à celui du Survenant de Germaine Guèvremont. Le Survenant, Angélina, Amable, Phonsine, le père Didace, ces fascinants personnages romanesques garderont à jamais les figures des comédiens qui les incarnèrent à la télévision, de 1954 à 1960. C'est que, souvent, on a « vu » le Survenant avant de l'avoir lu.
Marie-Didace, second roman de Germaine Guèvremont, n'a jamais connu la gloire du Survenant, peut-être parce qu'il en constitue la face cachée. Comment expliquer alors l'intense émotion qui s'en dégage ? Sans doute parce que Marie-Didace est traversé par la nostalgie d'un paradis perdu et que les personnages y sont hantés jusqu'à l'obsession par le souvenir du Survenant. Sans lui, le Chenal du Moine n'a plus rien que de désespérément banal. Et si le Grand-dieu-des-routes est désormais une figure inoubliable de la littérature québécoise, c'est bien sûr parce qu'il disparaît à la fin du Survenant, mais c'est surtout parce que Marie-Didace l'a transformé en mythe.
Quelques mois avant sa mort, survenue en août 1968, Germaine Guèvremont avait remis à Fides un exemplaire de l'édition de 1966 du Survenant, qu'elle avait au préalable corrigé de sa main. C'est sur cet exemplaire que se fonde l'édition critique. Le texte du Survenant et celui de Marie-Didace sont précédés chacun d'une longue introduction comprenant des aperçus biographiques renouvelés et une analyse des diverses étapes de la composition du roman, ainsi qu'elles se dégagent de la correspondance que l'auteur entretint avec le poète Alfred DesRochers. S'y trouvent également examinés les différents états du texte, depuis la dactylographie récemment découverte jusqu'à la version dite « définitive ». Chaque roman est suivi de notes linguistiques, d'un important glossaire et d'une abondante bibliographie.
Professeur titulaire de littérature et de philologie au Département des lettres françaises de l'Université d'Ottawa, Yvan G. Lepage a publié des éditions critiques du Roman de Mahomet (1977), du Couronnement de Louis (1978), de l'œuvre lyrique de Richard de Fournival (1981), des Mémoires de Marie-Rose Girard (1989) et des chansons du trouvère Blondel de Nesle.
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