Mémoire du docteur Daignan, sur l'indigence, en réponse à la question proposée par un Comité de bienfaisance, sur les moyens d'extirper la mendicité en France ([Reprod.])

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chez Made. Masson (Paris). 1802. Pauvres -- France. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1802
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTIONFRANÇAISE
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Téléphone; (0999) Fax:
D U
DOCTEIMI DAIGNAI,
SUR L'INDIGENCE,
En Réponse à la question suivante proposée par
a Quels sont les moyens les plus propres
extirper Fhidigence du sol dé la
» République -Française ? »
Le meilleur Gouvernement n'est pas celui où il y Il le
plus d'abondance et de richesses t'est celui oit chaque
individu jouit de l'indispensable nécessaire <«i-ii-i
victum et vtstilum.
A PARIS,
Made. Masson libraire rue de l'Échelle, ua. 563
MoUSSakd libraire, rue Helvéuus, u°. 56o;
• Gharon, libraire, Passage-Feydeau j
Mestayek, libraire rue de Giatnmotu, n°- Il;
LAMY, libraiie Quai des Augustins
Batilliot je.. libraire. rue^ Haute-Feuille n°. 3{
Et chez le» Marchands de Nonveauics.
CEJLMlMAi. AN X.
dam la Feuille de
réflexions tous les yeux du Public, *̃̃
A
MÉMOIRE
D U
DOCTEUR DAIGNA N,
SUR L'INDIGENCE,
EN Réponse à la question suivante proposée par
un Comité de Bienfaisance.
« Quels sont les moyens les plus propres
à extirper l'indigence du sol de la
» République Française? a
Jto u R répondre à cette question et atteindre ïc
but qu'on se propose il faut;
Moyens.»,
t°. Faire le recense-
ment de tous les indigens
de chaque département
en particulier.
distinguer en
valides et en invalides.
M o t i r s.
Pour remé.decr à un.
ma! il faut en connaître
la nature la gravité et
l'influence des lieux.
Varier l'application des
remèdes selon l'eiat des
individus et la diffé-
rence des localités, on les
besoins des pauvres inva-
!ides son t abs ol uincn t dtf-
f ère as de ceux des valides.
M ")"'
nages en leur laissant la
eux dans l'ordre qui
aqüe ménage seja/
composé de douze indi-
Un homme et une femme
dans Tige de la vigueur
•Bios bien constitués et
'bien porta n s, mariés ou dis-
posés se marier devant
être considérés comme chefs
du ménage.
Deux vieillards homme
et. femme dont un actif, es
bien portant.
Deux jeunes gent de dix à
douze dus garçon et fille
dont l'un fort et bien portant.
Deux enfans de sept à huit
en, garçon et fille, dont
un bien portant.
Deux er.fans en bas Age
n'importe de quel sommais»
autant qu'il 'sera possible
garçon et fille st surtout,
dont un bien venant afin
qu'en tout, le fort aide le
faible.
4". Distribuer ces mé-
nages le plus près pos-
sible de l'enceinte inté-
rieure et extérieure, des
villes dans les lieux les
plus isolés spacieux et
bien aërés.où ils puis-
fent trouver ou se former
ils doivent vivre en fa-
mille il faut donc les
leurs
-Cette disposition peut
souffrir beaucoup de va»
riétés, selon les lieux etlcc
circonstances.
iiiii
facilement de l'occupa-
ition.tantau-dedans qu'au*
dehors.
Fournir à chacun
de ces ménages du trar
J. VaiL convenable selon.
ïeu» état ou des :accu-
pations où chacun puisse
prendre part de ma,
galère qu'en appréciant ce
ne les deux vieillards,
les deux jeunes gens et
les deux enfans de sept à
huit ans pourront faire
au dedans, puisse équi-
valoir à la journée- des
deux chefs employés,
au-dehors, d'autant plus
utilement qu'ils ne se.
ront pas distraits de leur
travail par aucun soin du
ménage, qui doit être à
la charge de ces six indi-
vidus, p
6°. Etablir et mainte-
nir l'ordre et la tranquil-
lité dans ces ménages
par la vigilance des sur-
vèillans de leur choix
pris dans chaque canton
parmi les veillards de leur
classe, tant en hommes
qu'eu femmes » de ma-
grand tordre et l'emploi
de grandes
les boues
ternes pourquoi n'y eu
aurait-il pas par-tout pour
la propreté des rues des
marchés ? Et pourquoi
tous ces objets n'y se"
raient-ils pas confiés aux
pauvres ?
L'homme
nal et si singulier- que
tout ce qui ne vient fttts
de
donc établir un ordre de
ton choix ou consenti
par lui pour diriger sa
conduite
de leur choix
les plus
satisfac.
et les auto,-
en, leur
leur attention.
les
compte
dans
jour ;canton
décade aux protecteurs
°.et et que
ceux-ci se rassembleraient t
une fois par mois,
chaque commune, sous
la présidence d'un chef du
gouvernement,
:la situa-
tion
tion qui est une des
plus importantes.
Pour subvenir aux
dépenses que cet ordre
ll faut faire une
masse, -non
par un ni par des
le résultat de l'ordre pu-
blic il faut donXque ce»
lui-ci soit le mobile et la
régie du
Les. chaiités
sont l'abus le plus mons-
tfueux de la société. Elle*
n'ont jamais fait ne fc-^
tMns lieux, mais -en' iai-
sant connaître par une
annonce publique, les be.
soins des malheureux et
en invitant chacun à ve-
nir à leur secours., entre-
posant ce qu'il voudrait
on ce qu'il pourrait, se-
lnn ses facultés dans un
tronc puhlic à l'insu de
tout le monde.
g°. Comme il y a des'
pauvres et des malheu-
freux de toutes les pro-
fessions, statuer que cha-
que profession aurait
dans toutes les grandes
cités ou communes une
boutique, laboratoire ou
atelier commun dirigés
par les pauvres vieillards
de chaque profession res-
pective, comme un Heu
et aggraver la misère qui
et celle-ci la source du
vice de la crapule (le la
débauche. du libertinage
et enfin slct crime. Il est
étonnant que dans ce.
siècle prétendu si éclairé,
on ne se soit pas
de cette affligeante vérité.
Il est plus étonnant en-
core qu'on s'en éloigne
tous les jours en s'aban»
donnait cet enthousias»
mc plùlantropique qui
prouve comme je t'ai
dit ailleurs, que ïmthou~
siastne est le délire des
gens en bonne santé. Les
médecins qui ne' s'occu-
pent que d'un simptôme
» de la maladie, ne guéris-
sent jamais.
Les jeunes gens des
deux sexes de quelque
état qu ils soient qui
affluent dans les grandes
villes, sans experteitce.ee
sans savoir où ni à qui
s'adresser, sont nécessai-
rement perdus ceux qui
qui ont des ressources
comme ceux qui n'en
ont pas ils deviennent
la proie de quiconque
rendre les ouvriers ou
compagnons du même
genre, pour y travailler
au bénéfice de la masse
des pauvrts, en attendant
qu'ils trouvassent l'occa-
io°. Les manoeuvres
les ouvriers et la nom-
brectseclasse des gens qui
n'ont point de profession
déterminée pourraient
être employés aussi uti-
lementàla propreté aux
déblais' des édifices et
des places ou voies pu-
bliques, surtout des lieux
vagues qui avoisinent
et qui déparent souvent
l'abord des promenades
ou autres lieux publics
qui perdent de leur agré-
ment faute de ce soin ha"
feUoçt.
veut s'en emparer, et Bleu*
ret parti de tout, car tout
se vend dans les grandes
villes et la .corruption
n'est pas ce qu'il y a à-
donc un asyle sûr à l'in-
noccncc sans appui est
sans guu!e,
Nosvilles, nosbourgs,
nos villages sont comme
des magasins plus ou
moins grands où tout est
renversé et confondu
pêle-mêle sans ordre. let'4*
plus belles choses avec
les plus vilaines les plut
suaves avec les plus
infectes. Si j'étais ne hol-
landais, et que je fusse
venu Paris par la route
de Charenton, lorsque je
serais arrivé à la grandç
Pipte j'aurais tourné
bnde et je n'y serais ja-
mais entré. Je suis entre
par la barrière d'Enfir
jamais barrière ne fut
mieux nommée; Je ne
pus me persuader que je
fusse à Paris que sur le
Pont-neuf le tumultç
On pourrait mettre
encore à leur charge la
conservation des arbres
des promenades, et à la-
champagne de ceux qui
bordent les grands che-
mins, en leur accordant
le fruit ou la dépouille de
l'élagage, du vingt-cin-
quième ou du cinquan-
tième selon les soins
qu'ils pourraient exigcr.à
raison de la différence
des localités.
Augustins pour le coup
je ne doutai plus qu'on
ne m'eût
crus être
que vous aimez tant
le beau
gnifique le symétrique
de,empïoyez donc
gens à ce qui peut vous
êtreagréablc, utileetsalu-
bre,comnié à eux-mêmes.
il ne suIEt pis de se-
mer et de, planter; les
végétaux comme tes ani-
maux sont faibles et dé-
ticats dans leur jeunesse,
il faut leur donner des
soins et les défendre des
insectes et des animaux,
Si l'on veut les voir pros-
pérer. Ceci «ne donne
lieu défaire observer qu'il
n'y a rien de si ridicule
et de si inconséquent,
que de planter tous iea
aa^ une quantité prodi-
gieuse d'arbres sur le*
les faire périr, en les éla-
gant à la seconde feuille;
12°. Leur désigne à
l'entrée des villes et des
bourgs un lieu couve-
noble pour y faire rassem-
bler, par les la
fiente des animsux est
et autres immondices
qui en rendent rabord
désagréable, et qui les in-
fectent "pour en faire du
fumter à leur profit.
1 3°. Les engager aussi
à recueillir les mauvaises
plantes qui croissent je
long desgrands chemins
pour les sécher et lesern-
ployer à leur chauffage,
et suppléer en partie an
bois mort et au mort-
bois que l'usage autorise
La Hollande pourrait
rait nous servir de
dèle et d'exemple à cet
égard. Tout y est d'une
propriété qui enchante,
et d'un ordre symétrique
qui trappe agréablement,
jusqu'aux ordures des
maisons.; chaque parti-
culier dans les villages en
forme, à côté de sa porte,
un tas en qnarré long,
d'une certaine hauteur,
qu'on enlevé lorsqu'il est
de niveau tandis que la
boue le fumier et la fan-;
ge, les ordures et les im-
mondices de toate espèce
rendentsouventles nôtres
inabordables de-là cette
nuée d'insectes qui nous
tourmentent et nous dé-
vorent, surtout dans les
contrées méridionales.
Il y a beaucoup d'en-
droits où les petits par-
ticuliers n'ont, pour tout
«hauffage que de la bou-
se de vache et du chaume
pourquoi donc ne pas
mettre à profit les bar*
dannes les chardons, les
jusquiames, etc., qui va

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