Mémoire pour les prieure & religieuses hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Paris, contre Mrs les administrateurs du temporel dudit Hôtel-Dieu ([Reprod.]) / [signé : Soeur de la Croix,...]

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[chez N. H. Nyon] (Paris). 1788. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1788
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MIOtÔCOPY RESOLUTION TEST CHAIT
NBS 10100
(ANS! and ISO TE5T CHART No. 2|
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES^RCHIVESDELA
REVOLIÎITON FRANÇAISE
MAXWELL
Htadingtôn Hill Hall, Oxford 0X3 OBW, UK
A
M IRE
POUR les Prieure &ReIigieufesHofpitalier€s de THAtcU
Dieu ^Si^
Xi' Ait.- •
de de
1787, un Règlement
«ompofé de,5X articles, ôf de le faire mettre à
tes premiers jdurs du mois d'Août fuivant, fans ep pn^v^nir
temife faite de fa copiée madame la Prieure, le jour même
tie Ton exécution..
a 'Trois articles ehtr*autres de ce Règlement f contraires aux
des Religieufes^ leur enlèvent le régime direct
des malades, & l'admmiftration de l'intérieur des faites de
jeunes Chirurgiens y ont été introduits pour ne plus en
elles ignorent té
^i aujourd'hui eltes sVlévfem contre cette innovation,
eUes pas épuifé, auprès
de M" les Admimftraceurs du Temporel, toutes 4es voies
pour les engagera leur Wire connoître au m ins
les motifs de leurs Conftitutîons es
que les Religieufes de le changemînt
ijuHe* déshonorent daru l'opinion publique honorées de
PARLEMEKT,
GRAND'.
CUAM8U.
'*̃
leurs, J>dfttés dans les correspondances journalières que leur
compafRon pour des infortunés leur fait entretenir avec elles,
elles lavent qu'il n'a pas dépendu d'eux qu'on tic leur donnât
cette preuve de leur bienveillance; Plusieurs d'entr'eux ont
improuvé les 5 articles du Réglement, ils ont témoigné leur
depir qu'on les retirât mais trop occupés dans leurs impôt?
tantes fon&ions ils n'ont pu fe livrer à- ta (Kfciiffion de cette
Caufe privée des Religieuses qui fe feroieht efliruées très-
hetiTeùies dé les avôfr pour Jnges ils ont dont abandonné
au Bureau le foin de défendre Ton, Ouvrage.
leur» tour, Mr*. les Admimftrateurs entraînés par le
torrent de leurs occupations dans la Magistrature, où dans
la finance .ayant une .régie, jnimenfe à Surveiller ne
^pouvant fe livrer au dêrait de PAdminiftratioh intérieure,
trop confians dans les Subalternes, qui leur ont fuggéré
ce Réglement, fans leur en faire connoître^les inconvi-
«ie«sk ont <ru. devoît fourenir l'Ouvrage de leurs Gens-
d'affair€s: les Gens-d'affaires 4e PAdniiniftration', voilà les
/euls, les véritables moteurs du Règlement^ ils veulent
t'emparer deja d'omination dans l'Hôtel-Dieu; ils redoutent
Ja fufveillance importune des Religieufes ils tremblent
gémiffemens continuels fur les abus, ne faiTent enfin con-
noîtie ;la vérité» Que font- ils? par ce nouveau Règlement
ils 'tentent d'écarter les Religieufes des fondions principales,
qui les mettent à portée de Jes furveiHer, pour les réduire
inienfiblement l'état pafSf de Simples Servantes,- enfiitç
.Semant auprès des Mir>ift«5 des 'Chefs de l'Adminift wion
toutes fortes de calomnies^ ils ne ceSTent de'repréfenter les
Religieufes comme inutiles aux pauvres, dangereufes ns
l'exercice de leur devoir, abufant-.de la confiance qri'o a
en elles pour la répartition des fecours, difltpatrices in-
attentives., inconsidérées; enfin, ils Tantroncent aflez hnu»
teuierjtt;, ils yeulçrtt ïu-ggérfer :l'idéç de les détruire toutes.
Ainfrôn inculpe & on déshonore les Religieufes de l'J4ôtel-
Dieu elles fe doivent de fe défendre', c*eA dans la c<n-
fiance qu'elles ont, dans l'équité de de
Administrateurs
̃*̃̃
A a
trace des
fait quelqu'irnpre/îïon dans l'opinion publique, qu'elles vont
Ce livrer à la difeuffion de. leurs
leur honneur.
r A
(Quatre perfon'nes font au fecours
des pauvres malades le Médecin, le l'Apq-
thicaire & la Religieufe.
depuis onze (îecles les fonctions de
tes diverfes perfonnes ont été diftin&es & tarées. Au
Médecin, appartient de vifitër lej malades & d'ordonner;
au Chirurgien, de les panfer; à l'Apothicaire de leur dis-
Tous amfienc aux
tes ordres leurs on le voit, font dif-
tinftes le Chirurgien & l'Apothicaire n'ont pas plus le"
droit d'infpe&er la Religieufe que celle-ci n'auroit celui
de Critiquer leur» pânférnens ou leur mais
Comme fous les autres Subordonnes de la Maifon foumisj
à la Surveillance des Mères Cheftaines ou Maîtréfles des
Salles placées par les Constitutions 'de l'Hôtel-Dîeu au-
deR'us de tous, pour y maintenir lé bon ordre.
édifice; ir fait fur-
par lç Chirurgien une Mère de
par un jeune a
vmgt'j cônfômmée eft commandée par la pré-
fomption traitée en er·
vante par celui
les coin:
biné ce Règlement, que chaque
préfenter précaution dictée
par la prudence c'e^t par Penfemble de tous, que nous en
démontrerons les danger* oq les inconvéniens citons d'ab rd
lestroit articles relatifs aax'principalej fondions des-
ngieuies.
4
Art. XXUI. «Les Médecin» daignèrent dans kurs cahiers de
yifite, les malades qu/ils jugeront guéris; il fera donné tous les
,.jours une note à tln/ptSturéti faites, dépar-
leurs habits, « il ne pourra être retenu aucun de ceux qui auront
comme guéris »,
Jufqu'içi les ordres ont été donnés directement par lés
eUes étoient chargées de faire ces annonces aux malades
qu'elles avoient reçus foignés & guéris; de la part des
convalefcens c'eft prefque toujours une feene de reçoit*
noiiïance & d'épanchement fe profterner aux
pieds de leur Bienfaitrice ,< & remercier la Pt évidence. dans
du plus plus douce
que de pouvoir dire, Sauveur, ûlte\u
vous lus guéri & on en prive tes ReligUufes
Aujourd'hui la {ortie;
auffi-tôt t'ordre, le convalescent eft jette dehors le
Médecin donné le iïillét à fept heures du matin, le
malade, fans être prévenu, eft obligé de forcir fur le champ.
Le premier jour du Règlement cinq dévoient Vorttr ils'
font rayés du cahier des alimens; le Chirurgien në. voulut
pas permettre du
matin, rivant l'pfage, quoiqu'il qu'ils np
pourroieM retirer leurs hàbillemens qu'à midi,: on les-
renvoya le foir à jeun le cruel ignore-t-il que le premier J
repas de la famé, eft celui qui en aflire le retour j &
que cet infortuné qu'il jette dehors | fera couvent vingt-
quatre heures fans pouvoir fe procurée de nourriture ?
San* doute le guéri ne
il qui Soupire après
fà for rie, les alimens ne lui font plus amples Religieufes
le favent /leurs Conftitutions leur en font laïc! précité (i) j
Chapitre 8 ici
Cotivalcfttw.
»jion pour ceux qui foât aura'pla à
aufli, réfiftem-elle! tous les jburs, aux instances les plus prcf-
antes 'de$. de leur* parens Garnis pour tes
garder encore quelque temps} il '(croit' difficile de les
convaincre de relâchement' ou de roolefle*
̃ Ces annonces de (orties fe font toujours par les Reli-
gieuses avec douceur & ménagement des 'exhortations
pieufes les accbmpagGWrtj leconvalefcent appartient encore
ce jour-là à l'Hôtel-Uieu fur qu'on pourvoira à ces besoins
il s'arme de courage pour les alîauts du lendemain &
s'occupe des moyens de fe procurer d;s travaux & de la
Mais àuffi il en des circonftances où if efl impoflîble de
jetter^dehots leiourmême,on ne dit pas* un convalefcent,
mais un guéri un étranger tombeymalade, il eiï. apporté à
l'Hôtel-Dieu, il eft guéri. Le
le lundi, par exemple mais le coche ou la diligence coi doi.
vent le reconduire à fon pays, partrnt. mardi ou le
mercredi, à peine a-tll de quoi payer fa pla<?e le j< tterez-
vous dehors ? .Un Domeftique peut-il entrer con-
dition le jour qu'on lui annonce fa Mortier il demande
vingt-quatre heures, peut on les lui c refujfer ? Si l'un &
l'autre avôient le moyen de Ce paffer- des fecours de la
Maifon, croit.on qu'ils y refleroient; & comme à leur arri-
vée, on s'cft emparé de leurs hardes, effets 6f argent, croit-
on qu'on les gardât, fi on leur voyoit le moyen de pouvoir
Ce retirer iauffi-tôt qu'on le leur ordonné?
ces cas font rares, & ne font jamais abandonnés à la
difcrétïon des Cheftaines lorfque le Médecin ordonne la
Sortie, la Mere l'annonce fur le champ. Si le convalefcent
fait des repréfentations, la Cheftaine en réfère à madame
» Dieu d« donfier ïa finté aux tnâladei, après les avoir retenus autant e temps
» qa*a faut raif«Do»î>leb«it pou* confirmer la fanté la Dipofitaire «endra les
» liabits aux malades fideleweijt, (ans *rien retenir ni changer; & la Cheftaine
» tu: rendra pareille m«iot targent qu'il aura apporté, & qui aura été «épofé en
» fts main» i lans en rijen retenir par-devers elle.
S» Déiendowao» C^êftainçs des Otfiçes & à tou & autra êè retenir par faVeut
» ou recommandation, les malades après qu'ils auront été, renvoyés f «rct qu«
!e bien- de la Raifort ne doit être que pour les pauvre» malades & ion pôut
<5
que la
Maifon ne pefent les
Tarons, rabattent accordent
quelquefois 24 ou que le
rechute
ta charge de la Maifon.
En hiver', quand un
des exté-
nues de mifere, qui, fans oc-
• cupai ils font`
recueille. Les Médecins les mot i
dire aux Cheftaines.: du foin jetterez*
vous dehors le jour 'qu'ils- entrent ou le lendemain ? Mais
v commèf la colombe lâchée de 1 arche de Noé, né fâchant où
• po/er, ils rentreront auffi-tôt. Que faire en.
ont'iouvent demanda MM. les
leur onc fait dire qu'il ?aloit mieux
préveoir des des
malheurs pires encore,, qui pounoient réfulter d'un refus
ces Cas extraordinaires, les
fient qu'on puilïe leur reprocher la moindre tolérance, par
faveur ou recommandatiop. L'une & l'autre font des titres
pofent la loi: Elles vbudroient bien n'avoir pas le même
protégés s'enracinent dans l'Hôtel-Diéu; Malgré les remon*
trances des Cheftaines, de on vient à
bout de les maintenir plufieurs mois feuls dans des lits,
Je bienfait de la convalefcence fi difficile à conferver dans
t'air des faites toujours moins pur qu'à l'extérieur.
ART. X L I. « ta diftribution des alimens fera faite par là Mère
» Cheftaine, accompagnée des Infirmiers & Infirmières qui leur fe-
rorçt Chirurgien de
dlftributiôn, tenant à la main le cahier des yi&« & nommera à •
;f;
i» chaque Religieufe la quantité '& la qualité d'alîmens à diflribuer à
chaque Malade. Il pnndrâgardt que la diftribution (c faite fans iwé-
prife, conformément à ce qui fera preferit dans chaque cahier de
Cet article eft une innovation" mortifiante pour les Reli-
iftribution des alimens il prendra garde.
A-t-on à te plaindre de lïnëxaâitude & de la légèreté des
Religieufes ? La Cheftaine eft ordinairement âgée de 40 ans
elle eft toujours accompagnée de tes Infirmiers & Infirmières,
& des Sœurs qui font fous ies ordrés. La présence d*ùn. tiers
eft inutile fi Ces fondions peuvent être remplies par une
Religieufe. A joutons qu'elle eft dangereufe, pai!ce,qu,et fous
le prétexte d'infpecier les alimens, le Chirurgien comme
nous le ferons voir ne défempare plus actuellement des
fa Iles & en prend l'occaGon de trancher par-tout fur tout
d'autorité.
̃ Jufqu'ici le régime des Malades étoit ordonné verbalement
aux Religieufes par les Médecins l'Adminiftration exige
.par ce Règlement que les Médecins l'écrivent fur le cahier
.des alimens. D'accord mais pourquoi remettre ce cahier à un
Chirurgiens C'eft dit-on, pour qu'il le life. Une ReKgiéufe
peut le faire pour qu'il prenne garde les Gens d'affaire de
TÂdminiftration favent bien que les Cheftaines connoiflent
leurs maladesmieux que ne peuvent faireles Chirurgiens} qu'a-
vant de leur donner des. alimens elles examinent s'ils font
en état de les fupporter & qu'elles les donnent avec pru-
dence & précaution que leur expérience 4 plus sûre que
les prétendues connoiffances de ces jeunes Chirurgiens, les
défend dé l'erreur fur la qualité & la quantité des alimens.
Pourquoi donc établir des Chirurgiens pour les infpefter ?
Voici le plan. On veut créer dans chaque falie des Infpec-
teurs pour réduire comme on l'annonce ouvertement les
Religieufes à l'état'de Servantes, & s'en rendre peu-à-peu les
maîtres difpofertles malades, des alimens des providons.
Sous le prétexte de confufion ou de profufion, les Gens d' ffai-
res établirent aujourd'hui des Chirurgiens qui ne doivent plus
8
vcéfemparer des faites j Sc comme ils fô doutent bien ffu un
Chirurgien qui n'a pour objet en venant à l'Hôtei-Dieit,
diftribucr les alimens-, à moins qu'on ne lui donne la nour-
riture le logement & des appointemens: on doit au preinier
Le Chirurgien doit panfer fes malades. Celui qui vient
à l'Hôtel-Dieu pour s'inftniire n'y doit reflet que le tems
nécelfaire pour y faire fes opérations. Lire, un cahier d'aU-
mens les voir diftribtter, critiquer contrarier, font autant,
d'actes étrangers à fon inftruclion il nuit s'il eft inutile*,
il efl dangereux, s'il peut 4evenir le maître^ ̃*
Or l'intention du Règlement eft évidemment de conf
tituer le Chirurgien maître de chaque :falle, A|t» 48, les pur-
doivent être donnés à cinq heure* & demie du matin par
f Apothicaire, en ChirVRÇien, lie voilà entré
à cinq heures & demie. Art. reme es illico doi-
vent être, donnés au malade par 'le- dépat-
tentent & comme les remèdes illico] peuvent (e donner:.
toute heure il eft donc obligé de rèfter-là toute ,la Jour-
née. Art. 45 il éft obligé de donner fin avis fur les fupplé-
mens de nourriture pour Uè malades ,qui entreront
entre la vifite dis Médecins & l'heure dç repas. Il y a deux
repas les malades arrivent à toute heure don c voifà le Chi..
rurgien conftam ment établi toute lai journée dans chaque
faite. Qu'y doit-il faire ? Prendre garde à tout, empêcher,
ordonner &c. Voilà ce qpe :tous les
articles du Règlement. f
Nons ferons voir que cette permanence Gontinuelle des
Chirurgiens eft textuellement contraire aux Conftitutions-
de l'Hôtel-Dieu. Dans ce moment nous voulo s établir que
fous le prétexte d'une ftmple furveillance fur la diftributiôn
desalimens, les Chirurgiens font actuellement les Maires
des fal!es ( i) & quels Chirurgiens des enfans de à ans.
pw U MMe^}« malade.! vent la lui donner j le Ghîrargfcn ï«ffenfe 49 « <p*
B
font leurs
ils injurient les malades font Mores
Ces
malades leurs parens leurs
amis qui viennent les voir elles l'a
la malade a dit Ton goût il s'emporte contre la Religieufe ôte la foupe lui
dit .qu'il faut qu'elle TuK obéiile & qu'elle eft faite pour c<?!a.
Lé Médecin avoir ordonné une foupe elle n'étoit la
Dans la* falle le Médecin avoit
l'ordonnance de
le Chirurgien le fit fup^rimer,
ta Mère Prieuré fe mit en devoir de diftribuer le vin» avec la visr.de &
Le 4 Septembre:, collation aux maUdts devant l'u-

Le même jour, un moribond ayant un demi- quart de portion ordonné par te
-Médecin, la Reiigieufe ne le trouve e'ie veut lui
donner un peu de poulet j le Chirurgien l'ote & veut liu'on lui donh: de la
Tiande i la" Religieule dit qu'elle ne participera pas a cette cruauté le Chirur-
gien la donna..
A la falle Sqmte-A-ine, un» femme de So ans, n'ayant qu'une mahdi» de de-
faillance, iutmifc à U diette.f.n» vin la t'en de
poulet, le Chirurgien fe permet des paroles ma. honnênis retire le or:eau; jC
la grive de nourriture.
Le réprimandée
plufieurs fois par la Religienfe à caufe de fes inJécences Si Iî* continuant avec
fcandale elle voulut la priver de vin à fen louper le Chirurgien ptçnd le
|> parti de dit qu'et'e
qu'on n'a pas befoin de fon fervicc aupiès 'es m.ilsiie» qu'un le fVroit
te cérat qu'on lui àvoit appliqué fur
eft^nne
bête :-el!e lui fait une remontrance,!1, la traite d'infolente coquine drô!ciTe,£:
eft prêt à la frapper la menace de la faire jetter dehors. La Chei'taii.e arrive au
bruit, veut le calmer il répond qu'il entend qu'iUcut
donner à lui.
Une malade, qui n'avoir fc pas repofé la nuit., pria qu'on différât de* faire fen
lit la Religieufe ordonne à la fiile de la laifor dormir, -5c arrange, elle-même la
malade dans fon lit; Le Chirurgien arrive n'a pas
été fait a l'heure ordinaire (à quatre heures du, matin). 11 appelle la lî'e lui
parle indécemment, en préfence de la cette les plainte*
nature depuh le nouveau Règlement. Le*
Chirurgiens fe difaot les maîtresse fe conforment même plus auxordresdes Médecins,
vénérables
conduite, qu'ils voient maltraiter fans
par ces jeunes gens.
» & pourront
» il eft néceiïaire que les diftnbutions après l'autre, h
Les heures
font marquées pour Ja diftribution les malades
l'un
le pain le vin la viande tes aliment quqi ue portés fur
des plats- qu'on lient chaudement perdent toujours de leur
chaleur dégoût;
& quelquefois des indigeftions j il fait perdre cette précifion
des heures (ï importante à pour
ne pas confopdre celle de la nourriture avec celles des re-
^medes ou^dïi repos. Auparavant, cette diftribution fe faifoit
fur le champ dans chaque falle une Cheftaine, d'un côté,
une Soeur, de l'autre, faifoient en la diftribù-
tion terminée en moins d'une demi-heure.
étonnées de fe voir
évincées de leurs foncïions en vertu d'un Règlement non
elles n'a.
voient pas même été prévenues,
au Bureau, pour en connoître les motifs. On leur a répondu
qu'on Iiroit leur Mémoire à qui de-
v'oit fe tenir cinq ou fix mois après falloir exécu-
ter par provifion. Elles fe font plaintes à leu 1 pères fpi-
muels au Chapitre de Notre-Dame & ont remis le 1
Septembre dernier à M. le Doyen one Requête par
employer
& autorité pour faire retirer les
Cha-
pitre. Le Parlement étant alors à Troyes il étoit impoffibJe
tl
d'envoyer une ne'.
quête à M. l'Archevêque de Touloufe champ
les motifs
du Règlement. Depuis trois mois la' réponfe n'eft
vée. a Madame la Prieure
qu'il Mémoire qu'elle
avoir
après la
& la Requête ne lui a pas été communiquée.
Loin de fufpendre, comme on faire, fur ces
différentes réclamations, on s'eft permis de donner |)lûs de
hautement quo c étoit
un parti pris, qu'il ̃
Madame la. Prieure, d'après l'avis de fa Communauté a
cru devoir faire par afte du 19 une fim-
pie oppofuion-. Enfuité te Novembre tétant affuree
que tous MM. les étaient de! retour à Pa-
ris t /fîTST a cru devoir écrire à chacun Chefs
& aux pour: les priée de
lui accorder une aflemblée pour délibérer
fur les réclamations de fa Communauté. Quelques-uns ont
répondu d'autres n'ont propos dé le faire oc
l'aflemblée n'a pas été tenue. Alors comrfte il devènoit
évident qu'on vouloit les éconduite en gagnant du tems
après avoir convoqué fon Chapitre rendu
compte de tous ces faits madame la Prieure après ea avoir
reçu le pouvoir de foixante & quatre d'entr'elles, a fait aligner,
par exploit dte 11 Décembre dernier, MM. les Admiiiiftra-
teurs en leur Bureau, pour procéder. en
r la Grand'Chambre .aux fins de
ce qu'il
par
l'examen des faits, fi les Religieufes raifôn, il
a député, le 1 4,chuit de
munauté, & ont ordonné à toutes les Religieufes de donner
rém-
t II
fans qu'aucune* Reli-
gieufe ait voulu le faner. MM. les Adminiftrateurs
n'a été pris
aucune réfolution pas même celle d'examiner le mérite. des
demandes des Religieufes.
Les Dames Prieure & Religieufes Hofpitalieres de l'Hô-
tel-Dieu vont établir leurs moyens dans fix Propofïtions.
La première l'Adminiftration temporelle n'a aucun droit
fur les Religieufes ni fur leurs fondions.
La féconde Elle n'a pas PU faire de Règlement ni le faire
exécuter.
Là troi/îeme elle n'a pawDU faire le Règlement.
Dans la quatrième: on établira combien les trois articles
de ce Régiment font irréfléchis, & les inconvéniens qu'ils
entraînent.
Dans la cinquierrte, on
avoir déterminé ce Régtement.
Les Religieufes termineront par l'expofé de leurs con-
cluions. '̃̃̃̃̃>̃
PREMIERE PROPOSITION.
aucun Il
ni fur leurs fonctions.
Quand une nouvelle Religion vint éclairer les hommes
fa morale pure & les récorripenfes qu'elle ofFroit dans une
autre vie, enflammèrent bientôt ceux qui crurent à fa fublime
doctrine pour en étendre le culte, les uns coururent à la mort
fceller de leur fang les maximes qu'ils profeffoient Jes autres
fe féqueftrerent de la fociété pour fe livrer à* dés auflérités
incroyables. Le 4e & le Se fîeclès éclairèrent c facriflces j
les Bazile, les Chnfoftôme les aux
Chrétiens qu'on eft plus agréable à Dieu par la charité que
par la retraite, que^'amour pour Jefus-Chrift vivifie par
l'amour du [prochain alors on vit de pieufes Fondations fe
il manquoit à la.
<i
de
Saint -Jérôme nous a tra.cé Féloge & laillé
œuvres charitables qu'elle eux, cii les portant
fur fes épaules lavant leurs plates /les (oignant & les en-
féveliffanr.
Seroit-il le facrifice momeritanné de fa
vie,dé livrer fon
martyre continuel du fervice des pauvres malades ? L'Fglife
compte dans fes Légendes beaucoup de Vierges de Mar-
tyrs, de Saints Anacoretfes j parmi eux on n'en; voir point
qui aient fuivi l'exemple de Fabiole.
de Sainte-Elifabèth, fille d'André Roi de Hongre qui de-
venue veuve en 1 127 de Louis Prince de Saxe, fonda
à Marbourg un Hôpital pour les pauvres malades où elle
fe retira pour les y foigner leur lavant dit fa Légende
la tête & les pieds & nettoyant avec le voile 4e fa tête les
ulcères des lépreux.
L'Hôtel:Dieu de Paris eft le premier établiflement de la
France, confacré au fervice des pauvres malades il fut
long-tems l'unique dans cette Capitale puifoue toutes les
Maisons hofpitalieres qui y font fondées ne remontent pas à
plus de deux ou trois iîecles. Cet HôpitaL fut établi en 660
par Saint-Landry t Evêque de Paris il ne tarda pas à "re
étoit féparé d'upe Maifon Religieufe par un mur mitoyen
un Evêque de Paris le fit abattre & dès ce moment les
Religieufes y confondirent leurs biens & fe confacrerent au
fervice des malades c'eft, on le croit, le premier exemple
d'une fociété de perfonnes du (exe qui
Le zèle de ces Religieufes excita la charité de nos Percs
ils s'emprefferent d fournir à ces faintes filles tout ce qui
leur étoit
bienfaits.
On 6e
ou pro*
la prétendue philosophie du l8CM
pour les œuvres de charité
crétion; commet la pratique
pas le complément ou la morales.
difficile pour des. au
fervice des malades, & toujours réclufes. Les Chanoines
de Notre-Dame, leurs fupérieùrs, 1 Ce chargèrent de la
conduite des biens; alors ils eurent fur l'Hotel-Dieu, &
les Religieufes deux relations par; l'une i furveilloient
leur conduite dirigeoient leurs fonctions j par l'autre,
comme administrateurs des biens, ils; leur temettoient tout
ce qui étoit néceflaire pour le fervice des malades.
En fur la plainte de la mauvaife geilîon des biens
de l'Hôtel- Dieu par les Chanoinès chargés de partie
le Parlement confervatcur des droits de cette aifon, nomma
des CommtiÏaires pour prendre connôiïïance de la fituation
de fes revenus..
L'avis des Commiflaires fut de conter l'adminiflration du
temporel à huit Bourgeois, dont le nombre fut enfuite porté
à douze. Leurs fonctions furerit déterminées par l'Arrêt d'é-
rabliflement & le Chapitre de Notre-Dame conserva,
comme il l'a encore
EiTai Manque
de l'Hôiel-Dieu
jrieParii. par M.
Vor.Honneau de
la j6. -Motte pag.
e (1) Les Bourgeois commis au Temporel de l'Hôtel-Dieu, établiront avec gage»
1 » & pendons raisonnables des Receveurs & des Procureurs pour tovcher le te-
;̃ » venu de l'Hôtd-Dieu lefquels rendront compte tous les ans de la recette &
» de la dépenfc aux huit Bourgeois, en prince d'an et dent, d'un ou
M deux Confcillers de la Cour, & d'un Chanoine députe pif le Doyen .& le
v Chapitre, s'ils le jugent à propos.
» Les Bodrgeois auront foin que tous les deniers qui fe reçoivent à l'Hôtel-
si Dieu tant pour les Religieufes que pour la Prieure, du linge pour l'apothi-
cairelie foient mis en une bourfe commune & en lieu commua, pour être
» diftribués félon les intentions des Bourgeois, & de ceux qui «n autont fait les
Les huit Bourgeois eu au moins quatre d'entr'eus feront les baux
ti
En 1690, les Bourgeois furent décorés du titre de Maîtres,
fonctions furent
pour l'adminiflration de tous les Hôpitaux du Royaume
au
des biens.
Les Lettres Patente^ du 12 Avril 1781 confirmant les
plus pour l'Hôtel-
Dieu, dépenfe (etoïent rendus
publics chaque année par la voie
Adminifhateurs du Temporel font
au (eut
fait d'achat, d'emptoi, de recette & de dépend introduire
font pas des actes
d'Administration du Temporel il n'y a là ni recette ni dé-
penfe, à moins que l'occafion prochaine d'une dépenfe inu-
tile ne foit un titre pour U juftifier.
Les Re'igieufes de l'Hôtel-Dieu & leurs fondions, n'ont
donc jamais été dans la dépendance des Administrateurs du
par concurrence avec l' Administration qui participe à la
même charité par le foin du Temporel par
fur la difpenfation aes revenus & fa vigilance fur les be-
foins des pauvres. Elles fe vouent au fervice des malades
elles ajoutent à leurs obligations .celles de leur-adminïftrer
.& donneront les quittances, 6> feront firmtnt
Août 1540, aux Adminiftrateurs
lats l'adminidration du Temporel.
En 1690 en vertu des Lettres Patentes du 6 Février qui ordonnoient nne
encore .a loi de l'Adminiftration les Maîtres, Gcm-erneurs & Adminiftra'eurc
de l'Hôtel-Dieu de Paris, s'affemblerent pour répartir entr'eux leurs fondions,
réparations des maifonsj les troncs les affaires contentieufes les deniers le*
IcUives. On n'y.voit point de département pour le régime des malades, ni poa*
I adminiltration intérieure des Salles.
Ibü. 7J.
16
Extrait
elles-mêmes les chofes qui leur font néceffaires & qui leur
font remifes* à cet effet.
Ce que tes Administrateurs font pour le Temporel les
Religieufesyle font pour le régime intérieur ilsirégiflent les
biens, elles, tes malades ils procurent les fecours elles, les
répartirent la voix des hommes choifit les uns, la Religion
devoir, tous ont leurs Loix écrites leur miffion étant dif-
férente ils ne font point fubordônnés les uns aux autres
ceux-là feglorifient du titre de Maîtres, Gouverneurs & Ad-
miniftrateurs j celles-ci s'honorent de celui de Servantes des
̃ pauvres. Qui doute que dans l'éminence de ces deux titres t
le plus glorieux foit celui qui fe rapproche continuellement
de l'humanité fouffrante.
Les constitutions des Religieufes de l'Hôtel Dieu font
Ces conftitutions leur ont été données pane Chapitre de
Notre-Dame, feul Supérieur de l'Hôtel-Dieu, con-
firmées en i6f2, & homologuées a\i Parlement, à!are-
quifition de MM. les Doyen & ClnnoVes de l'Eglife de
Paris,- fur les concluions de M. le Procureur Général le
Ces Statuts rédigés au milieu feroient
l'éronnement du nôtre fi nous pouvions les tranfcrire ici }
to-dt y cft prévu & loin d'avoir fubordonné les Religieufes
comme on prétend le taire aujourd'hui à l'infpection ou
furvcillance de qui que ce foit nos Pères ont cru au
contraire, qu'il étoit plus décent plus fage plus prudent
de confier à un Corps permanent d'Hofpitalieres refpe&ables
par leur Age, leur fageHe & leur conduite ayant toutes une
même ame, un même efprit un même coeur pour le fer-
vice des malades l'autorité néceflaire pour maintenir la
fubordination parmi cette foule d'agens app llés à THôtel-
Dieu pour les féconder. Nous niions extraire de ces Statuts
ce qui eft relatif aux fo/Êtions des Religieufes, que les trois
articles du prétendu Règlement détruifent ouvertement.
• If
La Mère Cheftaine en prépose au-deffus des autres dans chaque
talle elle doit veiller à toutes les néceflûés des malades loin d'être
înfpeûié par qui que ce foit, elle doit avoir Lfcil fans cefle ouvert fur
les Chirurgiens, les Apothicaires les Chapelains, pouf que tous Méat
ieur devoir, & qu'ils n'aient point d'entretien familier avec les domef-
tiques avec les malades, Ce for-tout avec les femmes,
r « En chacune des fanes des malades, il y aura une Soeur,
® PriP°fa au-deffus des autres, qui aura foin de fer vit & faire
» fervir les malades, & pourvoir 1 toutes leurs néceflîtés
cette Sceur s'appellera Cheftaine, parce qu'elle doit être
la première & le chef de tout l'Office.
0 Toutes les Sceurs, & principalement la Sœur aînée
o auront l'œil fur les Chirurgiens, à ce que les malades (oient
• bien panfés & traités en temps & -heure,& qu'ils n'aillent
pas en panfer d'autres in ville, au préjudice' de ceut qui
If font malades djns la Maifon.
Elle prendra diligemment garde fur tous les Chirurgie s,
ce que les malades foient bien exactement panfés & aux
» heures convenables & qu'entr'eux & les malades 1 ne
y fe pafle rien mal* à -propos, & qu'ils n'exigent rien des
malades. ,̃̃̃̃̃̃
» Elle aura l'œil Car les Chapelains, pour rendre conpte
aux Supérieurs de leurs actions, & prendra garde qu'ils
faffent leur devoir*
La Soeur aînée des Veillerefles gardera toutes les clefs
des portes, qu'elle fermera e
mera l'Apothicaire dans fa chambre par le dehors, & tous
» même les Garçons & Officiers de la Maifon, afin cu'ils
m ne puiflentfortîr de leurs chambres que par fon moye 6c
»♦ que perfonne n'y puifle aller que pardon ordre.
Toutes les les Chape ains
mirtiilere.
Extrait des Statuts de CHàtel'Dicu. y
Ckip.
Çktfxtintu
Ch»p. s).
Du Servie*
les maUdet.
Chap. lx.
Dis
VtititrtJJit.
Chap. 14.
De la
Communauté.
Les Religleuies font maîfreffes dei faites.. 'v
« Il Y un Chirurgien des pins
»k experts de la Maifon, deftîné pour vifîtçr les malades, qui
»* fera exactement la vifite de tocs ceux qui feront apportés au
m lieu deviné pour ce fait; plus foigneu-
H fement de fa charge, la fes a£honst
à ce qu'il faffe bien fon devoir.) & rte biffera entrer perfoone
w qui n'ait été premiérement la porte.
» Les malades feront conduits par les Soeurs Portières, ou
» quelqu'un des Portiers, & reçus par lesSœqrs de ^Office/
» qui
« Les Mères Portières & les Cheftaines prendront garde
» que les Chapelains en'leur femaine faflent leur devoir.
» feffional tonnera la cloche pour avertir les Sœurs, de
l'Office Saint-Denis, qui auffi-tôt fe trouveront la porte,
pour te recevoir avec douceur & charité, & le conduiront
Les Religieutes font feules chargées de la diftribùtion des a'iifflens^
fans l'affiftance ni la furveillance d'autres.
«Sûr les neuf heures & demie environ pour le matin, &
» à quatre heures du loir la cloche; étant donnée les Soeurs
h deuritiées pour donner le' vin & le pain aux malades fe
trouveront dans les faites, & fe
Elles auront foin qu'il N'y ait pas dedégâ de pain.
L'heure du éînè fera environ fur les dixfheures, que l'OR
fonnera le fervice oii Ptofefles ou No-
» tant celles qui font le matin dans les
H falles que celles qui y doivent être l'après^dinée.
Pour fe difpofcr à ce faire le plus' prop ement & h'onnê-
» tement que faire fe pourra, les Cheftaines, avant que les
Emballeurs apportent mettront les
» -nappes fur tes tabtes, mi'ilfe pourra &
non oint. f les^fliftans^lef'
t quelles,' pour
puis lelles mettront les afhettes fur la tab e un couteau
Chap; le,
0 partie.
Chap.
Du Service
du pjîn & du
vin.
Chap. 8.
nu Diner des
malades.

• des cuillierj
le
» &
vont la
» Dgrfonne des pauvres puis la
les Sœurs les porteront avec gravite
à difeourir avec qui que ce
ce qu'elle a à faire pour s'en
» Les Cheftaines feront leurs offices avec honnêteté &
» bienféance, & le plus promprement que faire fe pourra;
» &, pour cet effet, outre la nappe qui fera Air la table lors
̃» du fervice des malades, elle aura une ferv'iette, un couteau
pour couper & dépecer
• honnêtement les viandes des
» malproprement avec les doigts ,charte que don-
ner du dégoût aux malades & aux afliftans, quipourtoient
» croire qu'on feroit ces aÔions avec négligence, Si comme
» par manière d'acquit.
>» Elles prendront garçle 'que les Sœurs contentent les ma*
triades, qu'elles les fervent par charité ,& non par manière
» même ils fe rendroient fâcheux èc opiniâtres à ne pas
prendre ce qu'on leur préfentera.
Si la Mère Prieure ou Sous-Prieure font préfentes, elles
» feront la bénédiction & non la Cheftaine, & fervironr à
• fa place fi elles veulent s'y arrêter & que le temps le
• leur permette.
» Les Cheftaines & les Sœurs ne fe déchargeront^oint du
• fervice des malades fur des perfonnes féculieres ni hommes
» ni femmes que Ci néanmoins quelques perfonnes féculieres,
•» portées d'une fainte dévotion envers les pauvres fe trou-
vent à l'heure du fervice pour leur rendre quelque charité,
» la Cheftaine & les Soeurs le permettront, pourvu qu'elles
y fervent avec une Soeur;: pour leur montrer ce qu'il
Chap. n.
Du Stuftr
des ezjljdcs.
fer*
on portera dans chaque faite un garde-
aux
» plus infirmes leur dîné, qui fera de la volaille ou des pru-
"» beaux,
» & qu'il aura été ordonné par les Médecins.
» vice pour répondre aux griefs malades qui ne peuvent pa*
Les Religieules doivent
» Les Cheftaines de la vifite des
» Médecins, pour leur certifier de la fanté force du ma-
lade, qui quelquefois ne leur efl pas affe{ connue ;• c^Vil
arrive que les Médecins renvoyent les malades avant que
» leurs forces & leur fanté le permet jent, les Soeurs leur en
»» diront leur fentiment avec douceur & fans conteftatïon y
» & au cas qu'il* faire mais
» continent après à l'Hôpital dans (a récidive de leur mal
les Cheftaines & les Sœurs de l'Office donneront avis au
» Maître ou à la Supérieure pour eijffaire plainte aux Admi..
» niltrateurs fpirituels & temporels, qui y donneront ordre
» par leur prudence & charité.
f Les Médecins feront toutes tes femaines leurs vifites par
lestais, pour renvoyer }es convalefcens} les Cheftaines
» s*y trouveront pour rendre compte aux Médecins de l'état
de leurs par
auparavant qv'ils ne foient pour éviter
» les s'il arrive que les Médecins les renvoie
» trop tôt nonobftaot les remontrances qui leur feront faites
» par les Cheftaines elles ne contefteront pas pour cela, ni
» ne feront point'de fcandale, mais elles en donneront avii
Du
Des Conva-i
Chap. 25.
Delà Vifiic
des ntladts.
,'il
x
On ne peut point changer les Statuts.
f fidèlement les peines
que ce foit aux*
» chargent la du Chapitre., avec
fous quelque prétexte que
» Les Vifiteurs ne peuvent toucher ni contrevenir en
chofe quelconque à ces Statuts fans le confentement
» du Chapitre & de la Communauté qui
or. 4 le principal intérêt
Madame la Prieure a feule le droit de nommer Us Reli-
gicufes aux diverfes fonctions des faites j c'eft a elle feute
qu'elles font comptables de l'exercice de leurs fonctions: fi
elles commettent quelques de les
réprimer
tuels datns le cas où elle laifleroit violer
Voilà l'ordre des
porel n'a eu
fondions j elle n'a pas conféquemment le droit dé les altérer,
innover ou changer en aucune manière.
de-
les Religieufes ont prononcé leurs
voeux; elles n'ont entendu le foumettre qu'aux obligations
qu'elles y ont vu tracées. Peut-on fans violer l'équité naturelle,
& & de fi redoutables engage-
Chip. 19,
Chtp. jo.
e L
/•mêtio/t des
CoiftitKtioiu.
PremUrtjëfi
tit chtpart
premitr.
Il
Leurs règles ne peuvent
fpi-
envers elles de l'exécution des Constations telles qu'elles
SECONDE PROPOSITION.
n'a pas ifV
faire de Règlement ni le faire exécuter,
avoir & de fupejfiorité fur les per*
bonnes & leurs
Nous venons de démontrer que par leur inftitution les
Adminiftrateuts du Temporel de
fuperiorité fur tes Religieufes & leurs fonctions^ ajou-
tons qu'ils n'ont reçu d aucune droit de faire
des' Réglemens, ni de les faire exécuter.
Les Lettres-patentes du les feules qui
aient permis à Réglemens,
foit inceflamnient procédé par les Admi-
de fervice &
de discipline à faire en &
élévations par nous ordonnés, & des principes que nous
avons indiqués, lefquels Réglemens feront homologués en
..la forme ordinaire. »
Cetarticle, comme on le voit, permet aux Adminiftra-
teurs non pas de dreffer & de faire exécuter leurs Régie*
mens, mais finalement de les propofer & de les ptéfenter
à l'homologation jufques-là ce font de (impies projets .qui
né peuvent avoir aucune force.
On conçoit la fagefle d'une pareille difpoiition. L'homo-
logation, au moins celle définitive, n'intervient qu'après
avoir entendu les Parties intéreifées. Si l'Adminiftration eût
préfentél fon Règlement à la Cour, pour le faire homolo-
guer, les Religieufes euffent propofé lears obferyations.
pas dû être mis
à que les Gens d'affaires de
cution quoiqu'ils aient connu les réclamations générales
des Religieuses, quoiqu'elles aient notifié
judiciaire. La de Madame la Prieure
Mais fur quels objets le
l'AdminUiration du Temporel de lui propofer un Règlement?
dans ces
Lettres-patentés.
des Finances, dont
y
fuffent couchés feuls le Gouvernement faifoit les frais de ces
Ne
aux il chargea
de lui propofer un Règlement fur ce nouvel
le cercle de ce Règlement
1'Adminiftration ne pouvoit pas^ fous le prétexte d'un Rè-
glement local y englober des fonc-
tions des Religieufes, ni introduire des ners pour les fur-
veiller dans leurs fonctions, lorfque le Gouvernement n'avoit
f aucun fujej de fe plaindre d'elles.
Ainfï, non-feulement ce Règlement eft nul par défaut d'ho-
roologation t mais même il ne pourroit pas être homologué
parle défaut de qualité des perfonnes qui le propofent^ puif-
quelles ne font appellées à un
objet déterminé, hors duquel leur pouvoir
nul. fans pouvoir que
les gens;d'affaires font permis de l'exécuter.
abus
dans l'exercice es fonctions des
muette §l fans ouvoir pour les réformer!.

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