Mémoire sur les troupes de la marine ([Reprod.]) / par M. le chevalier de Fautras, chef d'escadre, ancien major général de la marine du département de Brest

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chez Devaux, impr.-libraire (Paris). 1790. France. Marine -- Organisation -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1790
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(ANSI ortd ISO TEST CHART No 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANCISE
l'ERGAMON PRESS
n|;iding(on Hill Hall, Oxtïwil OX30BW, LlK
MA R ï N E,
FAUT RAS,
Chef d'escadre, ancien major général de la marine du
département de Brest.
Chez DE VAUX Imprimeur Libraire au Palais-Royal
y i ï'o»'
A2
A MESSIEURS
LES REPOSENT DE
Mes sieurs»
Un ancien militaire qdi a consacrt > depuis 4Ô 'ans ses
jours au service ,de. sa patrie et de son roi soit par mer ou
sur la meilleure constitution à donner à l'artillerie et aux
troupes de la naarirze les méinoi.res, parois.
sènt depuis quelque tems sur la marine t parlent d'une ma-
nière si vague et si incertaine de ce qui régarde ses trou-
pés et *on artltteric que J'ul de faire un
mémoire qui. puisse fixer les idées" de Vasseinblée nationale
sur une partie aussi essentielle plusieurs auteurs de ces
mémoires paroissent avoir craint dé diminuer les fonds de la
entretenant un corps de troupes mais rimé-
rêr de l'étar se trouvet-il
la marine ji' entretient pas
de troupes y et que le service des- ports & dès aisseaux se fasse
pan l'infanterie ne faudra-t-il pas plus de troupes de terre ?
L'état alors y gagnera-t-il quelque chose? Je prétends qu'il
y perdra de toute manière, et qu'il est de nécessité absolue que
les fonds de la marine
les dépenses de ce département qui doivent être distinctement
con-
avait démontré cette nécessité
ainsi que la marche la flus sure tenir pour avoir de bonnes
troupes et une bonne artillerie dans la marine, j'ai ré'diùt'
ce
tiérejneiit mon s'il peut être utile au plan que
vous propose^ de décréter sur f armée navale.
le suis avec un très- profond >
MESSIEURS,
Votre trés-hnmble et très-
obéissant serviteur-,
Le Chevalier E Fautras,
chef d'escadre,
MÉMOIRE
SUR LES TROUPES DE LA MARINE,
ET
Observations sur quelques articles de mémoires qui
ont paru sur la marine%
X t csr difficile â un othcter ae la marine de lire les dif-
férens mémoires qui paroissent sur l'organisation de ce dé-
partement sans avoir le plus ardent désir d'y réporidre et
de réfuter la piûpart deà principes qu'on établit J'ai pré-
féré Jusque présent de laisser cette tâcher de meilleures
plumes quela mienne mais il m'est impossible de garder
lé silence lorsqu'il est question de décider du ort des
troupes de la marine que les uns proposent de supprimer
et d'autre9 d'établir par des moyens si contràires au service.
Je prie mes lecteurs d'être indulgent pour mon style; sans
prétention et pressé par les circonstances j'ai tout dit sans
ordre et comme les idées se sont ptésentés à mon esprit;
•*
sonne à parler sur cette partie, m'en étant occupé depuis
près de trente ans dans la marine, ayant servi auparavant
quinze ans dans l'artillerie de terre, où j'ai été onze
;ges et quatre batailles en Flandre et en Allemagne, et ayant
commande pendant la guerre dernière, la division de Brest
du corps royal de la marine qui étoit un «orps de plus de
sept mille hommes de grenadier* et de fiisiliers, dont la moitié
avoh déjà acquis à- la mer des mérites de canonnière ou de
matelots. Les divisions de Toulon et de Rochefort offroient
la même ressource et les çanonniers et matelots qui eh ont
été tirés ne se sont pasmoins distingués que ceux de Brest
dans tous les combats auxquels ils se «ont trouvés. Sans
les troupes de la marine Brest, lels dernière escadres de
MM. le comte d'Estaing, comte de Grasse, comte de Gui-
ckeri le Bailli de Sunren, comte de Barras comte de
Lamotte-Piquet) du marquis de Vaudreuil ,ejtc. etc. n'auroienî
jamais pu appareiller, et auroien* tenir la
mer les soldats de la division de Brest du corps royal de
la marine et les détachemens des divisions de Toulon et de
Rochefort fournirent, avec un ardeur inproyable aux travaux
dé tout genre soit dans le port ou. en rade, pour les
amarages et démaràges aux corderies, à la garniture même
qui est le genre de travail le plus difficile en un mot, à
ce qui a pu accélérer les arméniens j M. le comte d'Hector,
lieutenant-général, commandant la marine, fort embarrassé de
pouvoir completter les équipages des vaisseaux par le manque
absolu
quatrième campagne me chargea
de sonder l'esprit des troupes de la marine, pour savoir si
elles pouvoieht et vouloient suppléer à ce défaut de mate-
lots sur les vaisseaux. La réponse de nos braves soldats dans
les chambrées et sur 1» place d'armes, fut, qu'ils éioieni
faits pour marcher ou le besoin du service du roi l'exigeoit*
Des le lendemain, je commandai à 3000 mille hommes san«
armes (et quelquefois plus par la suite selon la force des
années ) pour aller bord de chaque
les équipages i ces détachemens arrivant à bord bien équipées,
en bon état et témcignant de l'ardeur et de la bonne vo-
tonte, ranimèrent les équipages fatigués- et leI fuirent bientôt
en état de pouvoir appareiller, et aller chercher la gloire
qu'ils ont souvent trouvée les témoignages authentiques de
ces faits peuvent être rendus par les généraux qui .ont com-
mandé les escadre§, ainsi que par lès capitaines des vaisseaux
ch-f
Brest, puis-
je invoquer les mânes des généraux et
Bailli de Siif&eit qui m'avoientsi souvent parlé .avec enthou-
siasme de UPS troupes! tous se
la justice qui leur est due, et -les
eystêmes ou les projets hasardées
en pour les défendre contre ces plans destructeurs,
mais quelques bonnes que dussent
n'en ont pas
par l'ordonnance de 1785, un échec qui.
leur a fait perdre trois
départemens. Ces soldats la guerre mé-
contens de la nouvelle formation et de voir leurs
fondus dans les fusiliers et changer de nom et d'uniforme
que depuis
quatre ans tout l'ancien fonds de ces troupes eu le
» teins de s'éteindre en entier
^suffisamment des ressources pour rétablir les choses comme
elles étoient avant l'ordonnance de 1 785, et même sur un pied
plus considérable comme je le propose à la fin de ce mé-
moire. Je dois avant, analiser les mémoires qui m'ont dé-
terminé a écrire, pour en extraire lès, articles qui parlent des
troupes de la marine.
L'auteur de la réponse aux membres de M. de Malouet,
qui est certainement un officier
de connoissance et
coup, trop en maître la gestion
rine 11 a ce me semble
nière trop laconique, en disant tout -simplement, et sans en.
donner aucun motif, ( je n'aurois1 point de troupes de la
marine, parce que pour que des bras
et du courage, et
ïon pourroit en dire de même de tous les
litaires et détruire ainsi partiellement toute/ l'armée de terre,
dont il est bien plus facile de remplacer les individus que
.ceux de la marine, qu^ ont déjà de
longue" et difficile par ceux
M. Pougét
or
lots, précieux ,à l'état et
aussi
sitivement, sur ce qui n'ayant jamais^
été témoin d'aucun armement de guerre, et
ployé dans la marine que depuis cinq ou six
fréquenté les grands ports pendant la guerre
que les troupes d'infanterie n fourni
des vaisseaux qu'au dé.faut des groupes de la marîr\e lorsque
toutes celles-ci été l'être comme
canonniers' où comme matelots et que 'l'infanterie qui foi-
•oit avec raison à grand regret
et
té plutôt
de la marine qui
des vaisseaux de canon-
et petit»
en entier au«si-
le reprendre et l'ont
même fourni depuis qu'elles sont défigurées' en canonniers-'
V matelots et si
dans son troupes de la, marine relativement aux
classes leur rendre la justice qu'elles ont mérité
la guerre dernière } qu'elles aux classe* de la plut
les équipages des vaisseaux
\;ioi
troupes de marine, pour faire le service d'artillerie. et è*'m-
l'infanterie et de
suppose que
nous soyons les maîtres de choisir les garnisons de nos vais-
maîtres de choisir des de canonniers, dans les
régimens d*artillerie de terre, espèce; la
plus forte et la .plus habituée aux (moins, pénibles,
pourtant que ceux de la marine, )
ment, -rien désirer de mieux nos troupes de
la marine. de démontrer leur
pourvoient rendre les même» services! de la
de terre
tuer, mais
que lorsqu'il sera
pour la charger, de
du, vaisseau*, il ne répond par-
que la tête ne lui tourne, que,

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