Mise en accusation devant le tribunal de l'opinion publique éclairée des doctrines et des pratiques du parti monarchique clérical comme faisant litière pour ses prétentions en ordre de privilège des conditions premières de l'ordre moral social et de la sécurité nationale. Extraits du journal-revue "La Bonne-nouvelle du XIXe siècle"... (Signé : Luc-Pierre Riche-Gardon.)

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publications de la Renaissance morale sociale et de "la Bonne-nouvelle du XIXe siècle" (Paris). 1873. France (1870-1940, 3e République). In-8°. Pièce.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1873
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MISE
EN ACCUSATION
DEVANT LE TRIBUNAL DE L'OPINION PUBLIQUE ÉCLAIRÉE
DES DOCTRINES ET DES PRATIQUES
DU PARTI MONARCHIQUE CLERICAL
COMME FAISANT LITIÈRE
POUR SES PRÉTENTIONS EN ORDRE DE PRIVILEGE
DES CONDITIONS PREMIÈRES
DE L'ORDRE MORAL SOCIAL EX DE LA SECURITE NATIONALE
Extraits du journal-revue LA BONNE NOUVELLE DU XIXe SIÈCLE
ORGANE DE LA LIGUE DE L'ORDRE MORAL NATIONAL ET INTERNATIONAL
Numéros de septembre, octobre et novembre 1872, supplément de ce dernier numéro.
Tout est exprimé ici dans le respect des intentions que Dieu
seul peut juger. Il s'agit des doctrines et des pratiques, non des,
personnes.
Et d'ailleurs qu'importe anx peuples les intentions au l'in-
conscience des personnes, lorsque les doctrines et les pratiques
conspirent contre l'ordre moral même?
Il ne s'agit point ici de faire punir, mais de faire détrôner le
mal national, afin de le guérir en vue du bien de tous.
C'est de la délivrance morale qu'il s'agit, lorsqu'elle est deve-
nue bien pressante.
C'est en accomplissant leur délivrance morale que les peuples
délivrent l'oeuvre de Dieu dans l'humanité! Et c'est pour eux une
obligation sacrée ! Tout bien-être en dépend ! R. G.
« Plus de partis au pouvoir. » M. CLAIREFOND,
Ancien Président du Tribunal de Commerce de Moulins (Allier).
Ier ET IIe CHEFS D'ACCUSATION; LE IIIe PARAITRA DANS LE PROCHAIN N° DE LA BONNE NOUVELLE
PARIS — 4875
PUBLICATIONS DE LA RENAISSANCE MORALE SOCIALE ET DE la Bonne Nouvelle du XIXe siècle
Publicationmensuelle : un an, 7 fr. 50, ou 12 fr. avec les compléments: Extér. : 1 fr. ou 2 fr. en sus, selon les pays.
XXIVe année, toujours dans le même local, 5, rue de la Banque;
2 —
(Suite de page 8.)
Les prêtres qui veulent enseigner au nom de
l'évangile sont donc appelés à ce titre pour être le
sel de la terre sociale!
Or, le sel n'est point fait pour être absorbé sans
mélange, mais pour donner de la saveur, de la
fécondité aux aliments du corps et en ordre social
aux aliments de l'esprit.
L'Église, en s'inspirant, s'administrant par l'action
concertée des prêtres et des laïques dans ses pre-
miers siècles, attribuait bien au prêtre, l'action du
sel qui donne la saveur en se mêlant aux laïques,
autres parties de l'alimentation sociale.
Mais du jour où les prêtres ont voulu écarter les
laïques de la direction de l'Eglise, en leur imposant
la dégradation par la suppression de leur responsa-
bilité morale à l'égard du culte, les prêtres ont
alors naturellement produit sur les esprits l'action
du sel absorbé sans mélange avec les autres sub-
stances, et qui cause ainsi des irritations, des
inflammations perturbatrices des plus dangereuses.
Les prêtres ont fait plus : ils ne se sont pas con-
tentés d'être le sel, sans mélange, pour les éléments
spirituels. Arrivés à ce degré dégarement, ils
devaient aller jusqu'à vouloir être le sel du tem-
porel comme du spirituel, en un mot de la vie
sociale, politique même, et en se servant des pou-
voirs laïques comme d'instruments de leur domina-
tion.
C'est ainsi qu'un trouble social croissant est pro-
duit dans toute la chrétienté jusqu'à dénaturer
complètement la vie humaine chez certains peuples!
Il ne faut donc pas attribuer à l'évangile, caracté-
risé page 85, les conséquences funestes de son inter-
prétation abusive par les prêtres. Car Jésus n'a point
créé de prêtres : c'est à des laïques adultes et très-
humbles, n'ayant d'autre science que son initiation,
qu'il a dit : vous êtes le sel de la terre, afin qu'ils
fussent, pour la vie morale, ce qu'est le sel maté-
riel pour l'alimentation physique.
Donc, tous les égarements du cléricalisme sont
expliqués par la loi même qu'il invoque après y
avoir substitué la domination épiscopale, puis papale
même!
Chacun sentira enfin la nécessité pressante de
ramener l'enseignement religieux à ses véritables
caractères par ses véritables conditions d'existence :
l'élection des prêtres desservant de chaque paroisse
comme du conseil paroissial qui apporte Faction
laïque équilibrante pour maintenir le sel moral à
l'état de saveur fécondante.
Tel est donc bien l'acte de renaissance morale
nationale le plus indispensable. R.-G.
Les aspirations à la loi des Vieux Chrétiens des
premiers siècles, sont générales chez les adhérents
de l'Église romaine qui raisonnent un peu comme
chez les protestants. En Allemagne, le mouvement
est donné aux papistes. Qu'importe que ce soit par
le concours du chancelier Bismarck : la vérité
acquise l'est toujours au bénéfice de tous.
A Genève, les dispositions à faire élire les curés
par les paroissiens, viennent d'être appuyées indi-
rectement par un grand nombre de membres de
l'Église romaine qui ont voté avec les protestants
dans une question municipale du même esprit.
En France, dans nombre de communes, on
demande des pasteurs protestants. Plusieurs dé ces
demandes sont, arrivées au gouvernement : une
d'elles contient environ 700 signatures d'un seul
village.
Mais le protestantisme n'a pu être qu'une protesta-
tion incomplète. Et il n'a point su faire servir à l'édu-
ducation morale rationnelle, les moyens féconds
employés par l'Eglise romaine pour la fausse
éducation. Le protestantisme est loin de représen-
ter par ses doctrines les vérités positives et univer-
selles de l'évangile qui en sont toute la loi! comme
l'évangile le déclare lui-même!
Il faut donc revenir au Vieux Christianisme uni-
versaliste, qui sera le vrai catholicisme et qui fera
enfin arriver les protestants comme les papistes à
la vérité positive de la religion considérée comme
lien universel des êtres! lien que le culte rationnel
est appelé à féconder : car en dehors de ce lien, il
ne peut y avoir de vie humaine réelle, d'harmonie
ou de bonheur pour les familles et les individus
comme pour les peuples !
C'est ce que le grand nombre ne saurait tarder
de comprendre et de faire réaliser.
Donc, il n'y à rien ici de novateur ; il n'y a au
contraire que l'esprit conservateur du bien du
passé!
(Le troisième chef d'accusation, paraît avec le pro-
chain numéro de la Bonne Nouvelle.)
R.-G.
QUELQUES OUVRAGES DE L.-P. RICHE-GARDON.
L'OBSERVATEUR HELLÉNIQUE, organe des intérêts des popu-
lations chrétiennes, en Orient, journal publié à
Athènes, en français et en grec, de 1840 à 1844, sous
les auspices du gouvernement français.
PROVIDENTIALISME, science générale ou Révélation directe
par les lois de la nature et de la religion universelle
acceptée par tous les peuples; entretiens familiers
entre des personnes des deux sexes qui représentent
les principales nations du globe, 1 vol. in-8° de
500 pages; broché, fr. 5-50; joli cartonnage glacé,
4 fr. ; jolie demi-rel., tranche dorée, 5 fr. (1854.)
TRAITÉ DES DEVOIRS DE L'HOMME ET DU CITOYEN, exposant
les devoirs publics et privés de toutes les professions
et fonctions sociales les plus essentielles, selon ce
qu'exige le régime de liberté, 1 vol. in-8° de 400 pages,
3 fr., broché. (1850.)
MORALE SOCIALE OU CIVILE, appliquée à la formation des
pouvoirs, 1 vol. in-8° de 300 pages, 3 fr., br. (1851.)
PROTESTATION contre les excitations cléricales à des
guerres de religion, gr. in-8°, 50 c.
ENQUÊTE touchant les effets de l'instruction catholique
romaine sur l'éducation publique et privée, adressée
comme pétition au Sénat, 60 c. (1862.)
LE GOUVERNEMENT DE SOI-MÊME en tableau illustré, formu-
laire général pour aider chacun à formuler sa règle
de vie et sa loi morale, en vue de la tenir exposée
• chez soi, grande feuille vélin, 50 c.
Brux. — Alliance Typog. (M.-J. POOT et Cie), r. aux Choux, 37.

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