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Moi Sylla, dictateur

De
« Moi, Lucius Cornelius Sylla, détenant la magistrature suprême, j’ai renoncé à des honneurs et à des pouvoirs qu’aucun Romain n’avait connus avant moi. J’avais reçu ceux-là sans vanité, j’ai exercé ceux-ci sans faiblesse. Premier magistrat de la République, j’avais vécu dans la pourpre, maintenant j’allais connaître le bonheur auprès de la jeune femme que j’aime : plus de messages à dicter, d’ambassadeurs à recevoir, de décrets à signer, de poignards à craindre...
Né patricien, ni le pouvoir ni l’or ne m’ont jamais ébloui. Je les ai utilisés pour mieux courber, enchaîner ou compromettre ceux dont le service ou la complicité m’étaient nécessaires. J’ai dit à Pompée qu’il était grand, il l’a cru. J’ai mis des vierges dans le lit des pères de famille et des garçons dans celui des matrones, ils ne les ont pas repoussés. J’ai assuré Metellus qu’il était le meilleur général romain, il le savait déjà. J’ai murmuré à Caecilia qu’elle était la plus belle de toutes, elle m’a épousé. J’ai couvert d’or Archélaos, il a trahi Mithridate... »

Renouant avec un genre qui lui valut pour Moi, Zénobie, reine de Palmyre le Goncourt du récit historique, l’auteur de Ces Messieurs de Saint-Malo nous entraîne dans les dernières décennies de la République romaine. À travers l’émouvante et apocryphe confession de Sylla, Bernard Simiot nous livre le portrait romancé d’un des personnages les plus énigmatiques de l’histoire, qui trouve dans son exil consenti le lieu d’une réflexion sur le pouvoir et l’impuissance, la démocratie et l’argent d’une troublante actualité.
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