Musée de sculpture antique (2e éd. rev. cor. et augm) / Ermitage impérial

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Ermitage impérial (St Petersbourg). 1865. 1 vol. (VIII-110 p.) ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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ERMITAGE IMPÉRIAL.
1
MUSÉE
DE SCULPTURE ANTIQUE.
�'
Seconde édition
"revue, corrigée et augmentée.
Prix: SS cop. arg.
-<>B>-
'3 T. PÉTERSBOXIRCT,
1 8 6 5.
ERMITAGE IMPERIAL ■
MÙSÉE
DE SCULPTURE ANTIQUE.
-*
Seconde édition
revue, corrigée et augmentée.
ST. PÉTERSBOURG.
Imprimerie Centrale du Ministère des Finances,
l~
Permis d'imrrimer. 12 Juillet 18G5.
AVANT-PROPOS.
L'origine des collections qui composent le
musée de sculpture antique de l'Ermitage Im-
périal, remonte à Pierre-le-Grand. Ce souve-
rain, sous le pontificat de Clément XI, fit
acheter en 1718 à Rome, la Vénus dite Tau-
rique (N2 347 du présent catalogue), celle com-
prise sous le X2 2 0 et le berger X2 15 8. D'in-
téressants détails sur les négociations entamées
à ce sujet avec la cour de Rome, d'abord, par
l'intermédiaire du capitaine Youry Kologrivow,
et, plus tard, par celui du Comte Ragusinsky
et de M. Beklémichew, ont été consignés, par
M. Léontiew dans son recueil des Propylées, I,
pp. 133, 134.
De Pierre-le-Grand à Catherine II, nous man-
Il
quons de données sur les acquisitions (s'il y en
a eu) de marbres antiques, faites par nos sou-
verains.
Trois sources diverses contribuent, à défaut
de documents officiels, à jeter quelque lumière
sur les accroissements de la collection Impé-
riale d'antiquités, sous le règne de Catherine
H. Ce sont:
1) Cavaceppi, Raccolta d'antiche statue
etc. Roma. 1798. 3 vol. fol. — Dans cet
ouvrage sont indiqués comme se trouvant à st
Pétersbourg, les quatre bustes antiques sui-
vants, restaurés par Cavaceppi: a) Testa in-
cognita, E; 9. — C'est le buste de Philippe
l'Arabe, N2 241; b) Alessandro Severo, ibid.,
26. — Cette tête a été reconnue pour être
celle de Drusus César, N2 238: c) Marcello,
ibid., 32 et d) Incognita, ibid., 35*). En
outre (I, 50.), la base de candélabre cataloguée
sous le ? 298.
*) Parmi les bustes de l'Ermitage nous n'en trou-
vons pas qui correspondent suffisamment à ceux dont l'ou-
vrage de Cavaceppi reproduit la gavure, sous les deux
derniers numéros.
ni
2) J. Bernoulli's Reisen durch Bran-
denburg, Pommern, Preussen, Curland,
Russland und Pohlen, in den Jahren 1777
und 1778. Leipzig. 1780. VI vol. — Outre
la Vénus Taurique et quelques autres antiqui-
tés qu'il avait vues au palais d'Été de l'Im-
pératrice (V, p. 71.), le savant voyageur fait
mention d'une collection de marbres antiques,
rapportés en 1777 de Rome, par le grand-
chambellan Jean Schouvalow, que l'Impératrice
parait avoir chargé, pendant le séjour qu'il fit vers
cette époque, en Italie, depluisieurs commissions
concernant les beaux-arts. Des quelques sculp-
tures antiques, que Bernoulli avait vues à l'hôtel
Schouvalow, l'Ermitage possède: a) la magni-
fique tête colossale de Junon (N2 44), auprès
de laquelle se serait retrouvé un pied appar-
tenant à la même statue (Bernoulli, V, p. 63);
b) la tête d'Achille (N® 171), déjà reconnue
pour telle par Raphael Mengs (ibid); c) qua-
torze vases en albâtre oriental, (v. les salles
H, VI et VITI), dont Bernoulli (ibid. 64) dit
seulement, qu'ils sont beaux et bien conservés.
IV
3) James Dallaway, Anecdotes of the
arts in England. London. 1800. 1 vol. — Au
nombre des antiquités découvertes en 1769,
par M. Gavin Hamilton, dans la villa Adriana
(Pantanello), près de Tivoli, l'auteur (pp. 369,
370) cite, comme ayant été acquises par le
général Schwalloff (sans doute, le grand-cham-
bellan Schouvalow et, probablement, pour le
compte de l'Impératrice), les têtes: a) d'An-
tinoüs; v. les ?? 66, 74; b) de Sabine (?);
c) d'un jeune homme inconnu (?). H nous
apprend, en outre (p. 389.), qu'un M. Lyde
Brown, possesseur, à Wimbledon, d'une collec-
tion de marbres antiques, l'aurait vendue, en
1787, à l'agent de l'Impératrice de Russie,
pour la somme de 23,000 liv. sterl. Dans le
nombre se trouvait, parait-il, un très beau
buste de Lucius Vérus.*)
Ces renseignements sont précieux; ils cer-
*) Un catalogue de la collection Brown, à Wimbledon, a
été imprimé en 1787; malheureusement, nos efforts pour
en découvrir un exemplaire, soit à St Pétersbourg, soit a
Londres ou à Paris, ont été infructueux jusqu'ici.
v
tirent, qu'à très peu d'objets près, tout l'an-
cien fonds de sculpture antique, autrefois dis-
> persé dans les palais de Czarskoé-Sélo, de Tau-
ride etc. et passé en 1850, dans le Musée de
l'Ermitage provient de la collection formée à
la fin du siècle dernier, à Rome, par M. Lyde
Brown. Aussi est-ce à cette origine, qu'il con-
vient de rapporter, en principe, toutes celles
des sculptures antiques du Musée Impérial,
dont notre catalogue ne donne pas la pro-
venance.
Sous l'Empereur Paul I (si toutefois ce n'est
pas par erreur que M. Dallaway, p. 370,
écrit Emperor au lieu d'Empress), un Mr de
Coch aurait acquis, pour le compte de ce sou-
verain: a) une statue de Cupidon, v. le X2 6,
et b) une tête de Junon, v. les ?? 41,
186, faisant partie des antiques trouvés en 1769,
par Gavin Hamilton, à Pantanello.
Il ne parait pas y avoir eu d'acquisitions de
marbres antiques, sous le règne d'Alexandre I.
Sous l'Empereur Nicolas 1 furent acquis:
En 1851: a) la collection Démidow, com-
VI
posée de vingt-quatre pièces de sculpture an-
tique, dont 16 statues, provenant de fouilles
exécutées en Italie, en 1818—1825, par M.
Nie. Démidow, ainsi que d'achats, principale-
ment faits à l'antiquaire Vescovali, à Rome.*)
b) quatre statues antiques de la collection
Nam à Venise; le reste de la collection se
trouve aujourd'hui au château de Legnaro, près
de Padoue. **)
c) une statue d'éphèbe Dorien (JV2 153) ache-
tée au Sr Sanquirico à Venise.***)
d) une statue de muse antique, un buste de
Germanicus et deux bas-reliefs (??3 03, 203,
332, 333), achetés, également à Venise, aux
S" Richetti et Rotta. ****)
e) trois statues, six bustes et un basrelief,
offerts par le Pape Pie IX, en échange d'un
terrain, acquis par l'Empereur en 1846, sur
le mont Palatin, dans le but d'y faire exécu-
ter des. fouilles.
*) Acquisition du pee G. Volkonsky.
**) Acquisit de M. Gnécléonow.
***) Acq. du même.
****) Acq. du même.
VII
En 1852: cinquante-quatre pièces de sculp-
ture antique, ayant fait partie de la collection
Laval à St Pétersbourg. Les catalogues de cette
collection, formée en Italie dans la première
moitié de ce siècle, ne donnent pas la prove-
nance des antiques qui la composaient. *)
En 1853: le pavé en mosaïque, catalogué
sous le X2 212.**)
En outre, et à diverses époques, des pièces
détachées, provenant des collections Tatischew,
Nesselrode etc.
L'Empereur Alexandre II ordonna:
En 1859: l'acquisition de la Vénus, dite
de l'Ermitage (JVÏ 343).***)
En 1861: l'acquisition, au nombre de 78
(dont 43 statues), des plus belles pièces de
marbres antiques de la galerie Campana à
Rome. ****)
*) Acquisit. de Mrs Bruni et Koehne.
**) Acq. de Mr A. Skariatine.
***) Acq. de M. Guédéonow.
****) Acq. du même.
VIII
En 1863: l'achat, à Paris, d'une statue
représentant une prêtresse, trouvée en 1823
dans l'île de Santorin (Anaphé).*)
E. Guédéonow.
St Pétersbourg le 7 Juillet 1865.
*) Acquisit. de M. Guédéonow.
I.
Salle des antiquités Egyptiennes
et Assyriennes.
-..-------.---------.------.-.-.
Le catalogue des objets contenus dans cette
salle sera publié à part.
1
II.
Salle mixte de la sculpture
gréco-romaine.
A. STATUES, STATUETTES, TORSES.
1. Torse d'Esculape
vêtu de l'himation.
Haut. 0,778 m.
i*. Sal y 1*0 en repos.
Il porte la nébride sur l'épaule gauche et
tient un lagobolon à la main.
Cette statue a été trouvée en 1822 à Rome,
aux environs de la basilique de Ste Marie Ma-
jeure.
Le torse seul est antique. Quelques parties de la né-
bride ont été restaurées.
Haut. 1,57 m. — Coll. Démidow.
3- Hercule
répétition de l'Hercule Farnèse.
La tête de la statue est antique, mais elle n'est pas la
2
sienne. Sont modernes: le cou, le bras droit, l'avant-bras
gauche, une partie de la massue et de la peau de lion.
Haut. 0,99 m.
4. Enfant
tenant le plectrum et s'appuyant sur la lyre
d'Apollon.
Sont modernes : la main droite, une partie du bras gauche
et de la cuisse droite, la partie supérieure de la lyre.
Haut. 0,875 m.
5. Enfant
nu, debout et tenant un oiseau dans la main
gauche.
La tête a été séparée. Sont modernes: le cou, une par-
tie du bras gauche, le bras droit, les deux jambes, la tête
de l'oiseau.
Haut. 0,762 m. — Coll. Laval.
6. Amour
à cheval sur un dauphin. C'est à notre connais-
sance, le seul exemple d'une reproduction par la
statuaire, d'un motif qui jusqu'ici n'avait été ob-
servé que sur les basreliefs et les pierres gra-
vées.
Sont modernes: le nez et une partie du visage, le cou,
les deux bras et les ailes de l'Amour; une partie de la
tête et la queue du dauphin.
Haut. 0,762 m.
7. Silène dormant
appuyé sur une outre; la partie inférieure du
corps est vêtue de l'himation. Statuette ayant
servi d'ornement à une fontaine.
3
Cassures à la main et à la jambe droites; deux doigts
manquent à la main gauche.
Haut. 0,59 m.
8. Bacchus
couronné de pampres et portant une peau de
panthère sur le bras gauche. Il tient une coupe
dans une main et une grappe de raisin dans l'au-
tre.
Sont modernes: le cou, le bras droit depuis le deltoïde,
une partie du bras gauche, la jambe droite et une partie
de la gauche, le tronc d'arbre.
Haut. 0,945 m.
9. Torse de Vénus
nue, en marbre de Paros. Travail d'un bon
style.
Sont modernes: une partie de la poitrine et des cuisses.
Haut. 0,502 m.
ÎO. Rome (?) en amazone.
Elle est représentée assise sur un rocher re-
couvert d'une peau de panthère ou de lion. Sa
coiffure tient le milieu entre le bonnet phrygien
et le casque. Elle est vêtue du chiton et porte
le paludamentum sur l'épaule gauche. Ses pieds
sont chaussés de bottines. D'une main elle re-
tient le paludamentum qui lui descend sur les
genoux; de l'autre elle parait avoir tenu une
lance.
La tête est la sienne, mais elle a été séparée. Cassures
4
au pied droit et à la plinthe. Sont modernes: un fragment
du bras gauche et le genou gauche.
Haut". 0,521 m.
11. Satyre accoudé.
C'est un des nombreux exemplaires (v. les
JÈJTÏ 21, 159, 165, 316) du jeune Satyre accoudé
sur un tronc d'arbre, qui, jadis considéré comme
une répétition du Périboëtos de Praxitèle, est
généralement regardé aujourd'hui comme la re-
production d'un original inspiré par l'Anapauo-
ménos de Protogène.
Cette statue, d'un excellent style, se trouvait
autrefois au Jardin d'Été (à S' Pétersbourg), où
elle eut à souffrir de l'intempérie des saisons.
Elle est mal restaurée; le bras gauche et les
doigts de la main droite manquent; mais la
tête, pleine de grâce, est bien conservée.
Sont modernes : le bras droit et la partie supérieure du
tronc d'arbre. Cassures aux deux jambes.
Haut. 1,80 m.
12. Enfant
nu, tenant un oiseau dans les mains qu'il élève
au-dessus de la tête.
Sont modernes: la tête, les deux bras, une partie des
jambes, le tronc d'arbre et la plinthe.
Haut. 1 m.
13. EndLymion dormant
sculpture d'un excellent style. Malheureusement
la partie inférieure manque, depuis la naissance
des cuisses.
5
Les statues d'Endymion sont très-rares. Sur
les trois exemplaires cités par Clarac pl. 586,
580 et 579, les deux derniers ne présentent
pas de signification arrêtée. La statue du mu-
sée de Stockholm (Clarac, pl. 586), découverte
en 1783 dans la ville Adriana, à Tivoli (Guat-
tani, Mon. ined. 1784, p. VI), est, avec celle,
en tous points semblable de l'Ermitage, la seule
qui offre les caractères distinctifs du type d'En-
dymion. — Marbre de Paros.
La tête n'a pas été séparée. Sont modernes: la main
droite, la partie inférieure du bras gauche, le menton, le
nez, une partie de l'himation et de la plinthe.
Long. 1,2 m.
14- Satyre dansant.
Debout sur la pointe des pieds, il élève de
la main droite une pomme et tient de l'autre
main un lagobolon. Sa nébride, attachée sur la
poitrine, passe sur le bras gauche.
Cette statue a été trouvée en 1822 à Rome,
sur le mont Esquilin.
La tête est celle d'une autre statue antique. Sont mo-
dernes: le bras droit, deux doigts de la main gauche, le
pied droit, le devant de la plinthe. Cassures : au poignet
gauche, au genou droit, à la jambe gauche et au tronc d'arbre.
V. Clarac, pl. 722. fê 1734.
Haut. 1,733 m. — Coll. Démidow.
15. Satyre blessé.
Assis sur un rocher, il s'y appuie des deux
mains; le pied gauche, blessé à la plante, est
posé sur le genou droit. La tête est renversée
6
en arrière, sous l'impression de la douleur. Cette
statuette a fait évidemment partie d'un groupe,
complêté par une figure de Panisque tirant une
épine du pied du Satyre. (Y. le JV2 266). Cette
pièce, d'une exécution médiocre, provient de la
maison Patrizi à Rome.
Sont modernes: les deux pieds et la partie inférieure
des jambes, ainsi qu'un fragment du rocher. Le nez est
intact.
Clarac, pl. 716 M 1705 fait erreur en prenant cette
statue pour un Faune, assis, s'étirant pour se délasser.
Haut. 0,8] m. — Coll. Démidow.
16. Torse masculin
ayant, selon toute apparence, appartenu à une
statue de Mercure ou de Bacchus.
Haut. 0,955 m.
17. Torse fie Vénus.
La statue dont ce torse a fait partie, parait
avoir reproduit la pose de la Vénus de Médicis.
C'est une sculpture grecque d'un bon style.
Haut. 0,765 m. — Coll. Nesselrode.
18. Apollon.
Il tient la main droite derrière le dos et s'ap-
puie de la gauche sur une lyre.
Sont modernes : la tête, le bras gauche depuis le coude,
les deux pieds, la lyre, le tronc d'arbre et la plinthe.
Cassures: à la main droite et aux deux genoux.
Haut. 1,195 m.
19. Terpsicliore
une lyre à la main. Travail romain de la décadence.
7
Sont modernes : le bras gauche depuis le coude, la par-
tie antérieure du pied gauche et le rebord de la plinthe.
Haut. 1,29 m.
20. Vénus an bain.
Cette statue romaine, d'une exécution médiocre,
représente une Vénus couverte seulement sur la
jambe et la cuisse droites d'une draperie qui
fait le tour des reins et vient passer sur l'avant-
bras gauche, appuyé sur une stèle. Il est pro-
bable qu'au lieu du bout de draperie (en stuc),
que le restaurateur lui a mis à la main, c'est
un vase à parfums qu'elle tenait.
Cette statue a- été acquise à Rome, en 1718,
par ordre de Pierre-le-Grand.
La tête a été séparée. Sont modernes: le menton, la
partie antérieure du cou, la nuque, la moitié inférieure du
bras gauche, un fragment de l'himation. Il y a des tas-
seaux sur les cuisses.
Haut. 1,635 m.
2L. Torse du Satyre accoudé,
v. le J6 11.
Haut. 1,74 m.
22» Torse de Minerve
en basalte vert, de style archaïque. La déesse
est vêtue du chiton et de l'himation; l'égide,
garnie d'écaillés, est ornée d'un gorgonéion.
Ce torse, trouvé dans les ruines de la villa
de Lucullus, sur le Pausilippe, près de Naples,
a originairement appartenu à M. Giov. Maldura.
Haut. 0,774 m. — Coll. Démidow.
8
33. Torse d'Hercule.
La tôte (trop petite) est celle d'une autre sta-
tue antique,
Haut. 0,937 m.
24. Fragment d'une statuette
de femme
en porphyre rouge antique. Elle est vêtue d'une
draperie de style archaïque, retenue sur les épau-
les par des boutons.
Mont modernes: la tête et les jambes en marbre noir.
llaut. dy la partie antique: 0,385 m. — Coll. Laval.
24A. Torse de Minerve
offrant la répétition d'un type de Minerve que
l'on retrouve dans plusieurs statues antiques et
qui, outre l'étreinte singulièrement caractéris-
tique du péplus, se fait remarquer par divers
symboles particuliers, tels que l'égide parsemée
d'étoiles de notre statue, le Triton femelle de
la Minerve Rospigliosi etc.
Ce torse a été trouvé, en 1823, dans une
vigne du Collège anglais, sur le mont Palatin.
Gerhard, Antike Bihlw. p. 44 croyait avoir retrouvé dans
cette statue le type de la Minerva Alea de Scopas; le ca-
talogue de 1861, JNb 135, lui donne le nom de Minerve Tri-
tonide; Ilettiier, Annal, d. J. 1844, p. 112 sq. l'appelle
Tritogenoia. — V. Arncth, das K. K. Münz- u. Antiken-
kabinct 1845 p. 32: Pallas in stcrnbesàeten Gewand (figu-
rine en bronze).
Haut. 1,162 m. — Coll. Campana.
9
B. BUSTES.
25. Jules César (?).
Portrait très ressemblant au type empreint
sur les médailles de J. César, mais que sa maig-
reur rend douteux. (Sueton. 45: ore paullo ple-
niore. L'expression, souvent mal comprise de Plu-
tarque, Caes. 17: Tqv z £ i\> ïo/yoç, n'a trait qu'à
la taille élancée du dictateur; Suet. 1. c: excelsa
statura).
La tête seule est antique. Une partie de l'occiput a été
restaurée.
Haut. 0,735 m.
26. ROIllain inconnu.
Sont modernes: le front et une partie de l'oreille gauche.
Haut. 0,555 m. — Coll. Laval.
27. Auguste.
Sont modernes : les deux oreilles, la lèvre inférieure, le
menton, une partie de la poitrine. Il y a un tasseau au-
dessus de l'oeil gauche.
Haut. 0,657 m. — Coll. Laval.
28. Athlète (ou Mercure).
La tête seule est antique.
Haut. 0,5 m.
29. Jeune Romain
ouvrage du 2me siècle de J. C.
Sont modernes: une partie de l'oeil gauche, une partie
de la lèvre inférieure, le menton, la moitié des oreilles, la
poitrine.
Haut. 0,58.
10
30. Romain
avec barbe naissante.
La poitrine est moderne.
Haut. 0,445 m.
31. Enfant romain.
On lui voit une tresse de cheveux au milieu
de la tête.
La poitrine est moderne.
Haut. 0,522 m.
32. Athlète.
Les cheveux sont retenus par une bandelette.
La tête seule est antique.
Haut. 0,467 m.
33. Hermès
de style archaïque, avec barbe cunéiforme. La
tête est couverte d'un voile qui descend sur le
dos. Les bras sont remplacés par des acrotères.
Sont. modernes: la partie supérieure delà tête, la pointe
de la barbe, une partie de la gaîne et de la draperie.
Haut. 1,352 m. — Coll. Laval.
34. Vainqueur aux jeux
couronné de pin.
La tête seule est antique.
Haut. 0,282 m. — Coll. Laval.
35. Portrait inconnu.
Le masque seul est antique.
Haut. 0,41 m. — Coll. Laval.
36. Vénus-
nue. Fragment de statue.
11
La tête a été séparée. t
Haut. 0,497 m.
37. Sérapis.
Sont modernes : le nez, trois boucles de cheveux, une
partie de la draperie.
V. Koehler, Ges. Schrift. VI, 7.
Haut. 1 m.
38. Alexandre-le-Grand
fragment de statue. La tête est ceinte du diadème.
La poitrine est moderne.
Haut. 0,79 m. — Coll. Laval.
39. Cornutus (?)
philosophe stoïcien, ami de Perse. Il porte une cou-
ronne en forme de torsade (arefavoç xUÀto"C"oç).
Sont modernes: le nez et la poitrine.
Haut. 0,482 m. - Coll. Campaua.
40. Diane
tête de style archaïque, rappelant celle de la
Diane, dite de Gabies, à la glyptothèque de Mu-
nich (Glypt. ? 93). C'est une imitation romaine
d'un ouvrage ancien.
Cassures au cou et aux ornements de la couronne.
Haut. 0,522 m.
41. Junon
buste de style archaïque. La tête est ceinte de
la sphendoné.
Cassures aux ornements de la sphendoné.
Haut. 0,45 m.
12
* 43. Athlète
tête en marbre grec, rappelant celle de l'Apoxy-
omenos (Braccio nuovo).
Sont modernes: le cou et la poitrine.
Haut. 0,495 m.
43. Alexandre-le-Grand.
fragment de statue.
Sont modernes: le nez, une partie de l'oreille droite, le
cou et la poitrine. Il y a un tasseau sur le sourcil droit.
Haut. 0,75 m.
44. JtlHOÏL
fragment d'une statue colossale, du plus grand
style, en marbre de Paros. Les yeux, forés dans
l'origine, pour recevoir des plaques de métal
ou des pierres précieuses, et plus tard, resti-
tués en marbre, ont été rendus à leur état pri-
mitif. Les oreilles trouées supportaient des
boucles.
Cette tête parait être celle que Bernoulli (v. la
préface) avait vue en 1777 dans la collection
Schouvalow à St Pétersbourg.
Sont modernes: une grande partie de la chevelure et
la draperie.
V. Koebler, Ges. Schrift. VI, 8. — J. Bernoulli, Reisen
etc. V, 63.
Haut. 0,865 m.
45. Diane.
Tête surmontée du croissant. Envoi du Pape
Pie IX en 1851.
13
Sont modernes: une partie de la joue gauche et la poitrine.
Haut. 0,497 m.
46. Silène
avec cheveux, barbe et moustaches formés de
feuilles de vigne et de grappes de raisin.
Le type éminement satyrien de cette tête (dont,
au reste, les oreilles ne sont pas visibles), ne
permet guère de la prendre, avec Koehler (Ges.
Schr. VI, 13 sq.), pour celle d'un Bacchus xio-
ao^adr^ç ou êorsuo^atz^ç.
Haut. 0,488 m.
47. Bacchus et Ariadne
hermès, avec têtes accollées (v. le X2 185).
Haut. 0,227 — Coll. Laval.
48. Enfant
coiffé de la peau du lion herculéen.
Haut. 0,337 m.
t
49. Hercule
coiffé de la peau du lion.
Sont modernes: la poitrine et une partie de la peau du lion.
Haut. 0,553 m.
t 50. Enfant.
r
; Il porte au milieu de la tête une espèce de
îtresse composée de perles.
[ Sont modernes: une partie de l'oreille droite et la
poitrine.
E Haut. 0,41 m.
[ 51. Dace.
[ Tête colossale, coiffée d'un bonnet.
14
La poitrine et la draperie ont été restituées en stuc.
Haut. 1,12 m. - Coll. Campana.
52. Amour,
La tête seule est antique. La joue gauche et le menton
ont été restaurés.
Haut. 0,59 m. — Coll. Laval.
53. Dace
semblable au JT; 51.
La tête seule est antique.
Haut. 0,99 m. — Coll. Campana.
54. Bacchus Indien
colossal, de style archaïque.
La tête seule est antique. Il y a un tasseau sur le
sourcil gauche.
Haut. 0,602 m.
55. Bacchus
hermès en noir antique, avec deux têtes accol-
lées. Imitation romaine d'un ouvrage ancien.
La poitrine est en stuc.
Haut. 0,96 m. — Coll. Campana.
56. Satyre.
La tête seule est antique.
Haut. 0,425 m.
57'. Jupiter
supporté par l'aigle.
La tête a été séparée. Sont modernes: le cou et une
partie de l'aile gauche de l'aigle. -
Haut. 0,435 m.
15
58. Barbare.
La tête seule est antique. Il y a un tasseau sur le
menton. Le nez est intact.
Haut. 1,127 m. — Coll. Campana.
59. Auguste jeune
sculpture romaine d'un travail médiocre.
La tête seule est antique.
Haut. 0,892 m.
60. Antinous
buste colossal, trouvé à la ville Adriana, à Ti-
voli; un des plus beaux restes de la renaissance
de l'art grec sous les Antonins.
Une cavité, en forme de parallélogramme, mé-
nagée au sommet de la tête, était destinée (comp.
l'Antinous Braschi au musée de st Jean de La-
tran) à recevoir la fleur symbolique du lotus.
La couronne de lierre, en bronze, (comp. le
beau buste de la villa Mondragone au Louvre) a
été restituée d'après les indications antiques.
Haut. 1 m. — Coll. Campana.
61. Romain barbu
vêtu de la tunique et d'une toge frangée. Excel-
lent travail de l'époque des Antonins.
Haut. 0,72 m.
OS- Romain imberbe
drapé pareillement au ? 61.
La tête est rapportée. Quelques parties du casque ont
été restaurées.
Haut. 0,712 m.
16
63. Fau.stine r'atnée
femme d'Antonin-le-Pieux.
La tête a été séparée.
Haut. 0,575 m. - Coll. Laval.
64. Romain inconnu
peut-être Domitius Corbulon, vainqueur des Par-
thes et de Tiridate, roi d'Arménie.
Sont modernes : une partie de la joue gauche, l'oreille
gauche, une partie des cheveux.
Haut. 0,047 m. — Coll. Campaua.
65. Athlète.
La tête seule est antique.
Haut. 0,65 m.
66. Antinous.
Il est représenté en Bacchus nouveau (spéci-
alement révéré à Mantinéc), la tête ceinte d'une
couronne de feuilles et de pommes de pin.
Haut. 0,027 m.
67. Germanicus.
La tête, en diorite foncé, est antique. La poitrine a
été restituée en étain.
llaut. 0,602 m. - Coll. Laval.
68. Héros
avec barbe cunéiforme. Fragment de statue dans
le style des figures d'Égine.
Haut. 0,432 m.
69. Romain
en cuirasse et paludamcntum.
Sont modernes: quelques parties de la draperie.
Haut. 0,837 m.
17
70. Plotine
femme de Trajan, buste colossal d'un bon travail.
Haut. 0,827 m.
71. Julie
fille de Titus; beau buste colossal, portant la
coiffure élevée que l'on observe sur les mé-
dailles de Julie. La palla est fixée à l'occiput.
Sont modernes: la sommet de la chevelure et quelques
parties de la stola.
Haut. 1,16 m.
73. Antonin-le-Pieux.
Il porte la cuirasse et le paludamentum.
Haut. 0,847 m.
73. Apollonius de Tyane
philosophe pythagoricien et thaumaturge, né en
Cappadoce peu d'années après J. C. On ne con-
naissait jusqu'ici qu'une médaille contorniate of-
frant le portrait de ce personnage.
Haut. 0,55 m.
74. Antinoüs
représenté en Mercure.
Sont modernes: les ailes de la tête.
Haut. 0,637 m.
'75. Drusus l'Ancien (?)
buste très-précieux, en diorite foncé.
Haut. 0,562 m.
76. Romain inconnu.
La tête seule est antique.
Haut. 0,722 m.
2
18
77. Inconnu j
vêtu d'une exomide en peau, qu'une lanière re- j
tient sur le côté gauche. Sur le piédouche qui !
fait corps avec le buste, on distingue un bouclier, J
une lance, une proue do vaisseau et un masque
tragique.
ITaut. 0,005 m. — Coll. Campana.
78. Dame romaine
de l'époque des Antonins, portant une double
tresse de cheveux au sommet de la tête.
La tête a été séparée.
Haut. 0,701 m.
79. Romain
de l'époque des Antonins. Il a la poitrine ceinte
d'une zône formée par les replis multipliés de
sa toge.
La tôte a été séparée.
Haut. 0,907 m.
80. ROIllain
vêtu de la tunique et de la toge.
La tête a été séparée.
Haut. 0,02 m.
81. Vespasien
tête en basalte noir, rapportée sur un torse mo-
derne en marbre blanc.
Haut. 0,902 m.
83. Titus
tête en basalte noir, rapportée, comme celle du ?
précédent, sur un torse de travail moderne.
Haut. 1,2 m.
19
83. Pancratiaste
aux oreilles écrasées.
La tête seule est antique.
Haut. 0,615 m.
84. Athlète
tête rapportée sur le torse d'un certain Irénéus,
affranchi de Marc-Aurèle, atjutor (sic!) ther-
marum Traj a (narum).
Haut. 0,76 m.
85. Jupiter.
La tête seule est antique.
Haut. 0,522 m.
86. Dàme romaine
de l'époque d'Adrien.
Haut. 0,775 m. — Coll. Laval.
C. BAS-RELIEFS.
87. Arrivée d'un vaisseau
dans un port.
Fragment. Le restaurateur moderne en a fait
mn Faustulus, au moment où, accompagné d'au-
tres bergers, il découvre Romulus et Rémus.
Ce bas-relief provient de la maison Carpegna
à Rome.
La partie du milieu a seule été conservée. Les cinq per-
sonnages qui y sont figurés, attendant l'arrivée d'un vais-
seau, n'ont d'antique que la tête.
Haut, 0,42 m. Long. 0,945 m. — Coll. Démidow.
20
88. Table votive. �
Un homme étendu sur upe cliné, tient un rhyton
à la main. Auprès de lui une femme et trois
enfants. Au fond une tête de cheval et un arbre
autour duquel s'enroule le serpent, genius loci.
Cassures à la tête de la femme et à celle du serpent.
Haut. 0,485 m. Larg. 0,56 m.
89. Diane
debout, la main gauche appuyée sur la hanche,
la main droite élevée. Fragment.
Sont modernes: les deux jambes depuis le genou, la.
main droite et une partie du bras gauche.
Haut. 0,82 m. Larg. 0,3V7 m.
90- Pierre tumulaire.
Un homme, assis dans un fauteuil, tient un
volume à la main; une femme, debout devant
lui, parait l'écouter.
La partie inférieure du bas-relief a subi quelques resa,
taurations.
Haut. 0,465 m. Larg. 0,44 m.
91. Pierre tumulaire de
Ménalène.
Un homme à cheval, accompagné d'un valet
à pied.
Haut. 0,38 m. Larg. 0,325 m.
92. Fragment
de haut-relief grec, offrant un éphèbe debout
devant un char, attelé de trois chevaux, dont
il ne reste que les têtes.
21
La figure de l'éphèbe n'a d'antique que la poitrine.
Haut. 0,44 m. Larg. 0,495 m.
93. Pierre tumulaire.
Une femme assise tend la main à une jeune
fille debout devant elle.
La partie inférieure du monument manque.
Haut. 0,565 m. Larg. 0,43 m.
94. Table votive
consacrée par Fortunatus, Pardus et autres. Mi-
thra immolant le taureau.
Haut. 0,367 m. Larg. 0,325 m.
95. Monument funéraire du
fils d'Apollonius.
- Il est représenté couché sur une cliné et te-
nant un canthare à la main. Sur ses genoux
repose le serpent. Parmi les membres de la fa-
mille entourant le défunt, on distingue l'œno-
choos. Une espèce de frise, figurée au-dessus du
bas-relief, offre, dans les quatre champs dont
elle est composée, 1) une tête de cheval; 2)
deux cimes d'arbre; 3) une cuirasse et un
casque; 4) un bouclier.
Ce monument, découvert dans l'île de Samos,
fut plus tard incrusté dans un mur d'église au
village de Métélinos; c'est là que Tournefort le
vit en 1702 et en fit le dessin.
V. Tournefort, Rel. d'un voyage du Levant, 1718.1. p.
166. — Stephani, Ausruh. Herakles p. 82. — Bullet. de
l'Acad. Xin, 165.
Haut. 0,552 m. Larg. 0,79 m.
22
i
96. Monument consacré
au Nymphes Nithrodiennes
par Folia, fille de Héro. Le bas-relief offre trois-
figures de Nymphes: celle du milieu supporte
une coquille; les deux autres versent de l'eau.
Ce monument provient, selon toute vraisem-
blance, de l'île d'Ischia, où l'on connait une source
d'eaux thermales, autrefois consacrée aux Nym-
phes Nithrodiennes.
Haut. 0,435 m. Larg. 0,415 m.
97. Bacchus et Ariadne sur
l'île de Naxos
face antérieure d'un sarcophage. On y distingue
trois motifs différents:
la scène du milieu représente Bacchus au
moment où, entouré de ses thiasotes, au nom-
bre desquels se trouve aussi Hercule, le dieu
découvre Ariadne endormie sur l'île de Naxos;
à gauche, un jeune Satyre dansant tient le
petit Bacchus dans ses bras; une Ménade et un
Pan l'accompagnent de leur musique;
à droite, une femme sacrifie un oiseau, sur
un autel érigé devant une idole, tandis qu'un
centaure amène un taureau pour le sacrifice.
Sont modernes: la tête et le bras gauche d'un Amour
figurant parmi les thiasotes de Bacchus; la main de la
Ménade, le lagobolon et l'épaule droite du Satyre; la flamme
de l'autel. -
V. Stephani, Compte-rendu p. 1863. p. 79, 89.
Haut. 0,545 m. Long. 2,11 m.
23
OS. Pierre tumulaire de
Philostraté.
Philostraté, assise dans un fauteuil, reçoit un
vase des mains d'une jeune fille, qui se tient
debout devant elle. Travail grec d'un exellent
style.
Haut. 0,41 m. Larg. 0,377 m. — Coll. Nesselrode.
99. Un Centaure monté par
une Ménade.
Haut. 0,69 m. Larg. 0,722 m. — Coll. Campana.
100. Homme assis sur un
rocher.
Cette pièce est restaurée dans presque toutes ses
parties.
Haut. 0,48 m. Larg. 0,397 m. — Coll. Laval.
101. Pierre tumulaire
d'Aristobola.
La défunte.est représentée assise dans une sedi-
cula, à fronton et architrave doriques, suppor-
tés par des colonnes d'ordre corinthien. Une jeune
fille se tient debout devant elle; à côté d'elle
on voit un enfant.
La pierre tumulaire va en s'élargissant vers
le bas.
Haut. 0.96 m. Larg. 0,535 m.
102. Pierre tumulaire.
Une jeune fille debout devant une femme as-
sise sur une chaise à dossier.
Haut. 0,6 m. Larg. 0,442 m.
24
103. Table votive.
Dans une ædicula, -sont représentés deux per-
sonnages étendus sur une cliné, devant laquelle.
se trouve une table chargée de mets. À coté de
la cliné, on voit une femme assise dans un fau-
teuil et deux enfants debout.
Cassures à la partie inférieure de la pierre.
IIant. 0,665 m. Larg. 0,445 m.
104. Pierre tumulaire de Try-
phon, iils de Tryphon.
Dans une icdicula est figuré l'enfant TrypKon,
vêtu de l'himation. Il est accompagné de son chien.
Cette pierre a été trouvée à Smyrne, en 1854.
V. Koehne, rcv. archéol. X, p. 503. — Rossignol, ibid.
p. 560. — Stephani, Bullet. de l'Acad. XI, p. 236.
Haut. 0,68 m. Larg. 0,489 m.
105. Tête de Neptune
vue de face; peut-être aussi un Jupiter Pluvius.
Haut. 0,8fl m.
D. OBJETS DIVEES.
1O0. Panthère couchée.
Sa patte droite repose sur la tête d'un veau,
offert en sacrifice (?). Sculpture d'une remar-
quable puissance d'exécution.
IIaut. 0,676 in. Long. 1,16 m. — Coll. Cainpana.
25
10'7'. Agneau de sacrifice
couché et ayant les pieds liés; ouvrage du deu-
xième siècle de J. C.
Haut. 0,28 m. Long. 0,665 m.
108. Autel.
La face antérieure est décorée d'une tête de
Jupiter Ammon; les faces latérales de guirlan-
des de fleurs et de fruits. Une ouverture pratiquée
dans le revers de l'autel et communiquant avec
sa partie supérieure (aujourd'hui cachée par une
plaque en marbre moderne) -était destinée à faire
écouler le sang des animaux sacrifiés.
Haut. 0,62 m. Larg. 0,41 m.
109. Autel.
La face antérieure offre une tête de Méduse.
Aux angles sont sculptés des bucranes que relient
entre eux des guirlandes de fruits.
Haut. 0,70 m. Larg. 0,465 m.
110. Pied colossal
chaussé d'un soccus, en brèche d'Alep.
Haut. 0,637 m. Long. 0,6 m.
111-TIrne cinéraire deJuliaOrgé
affranchie d'Auguste. Sur la face antérieure, au-
dessous de l'inscription, est figuré un chien qui
attrape un lièvre; les faces latérales offrent des
guirlandes de fruits et de fleurs, entre lesquel-
les voltigent des oiseaux; sur la face du revers
est représentée une Muse arrachant les plumes
des ailes d'une Sirène.
26
Ce bas-relief des Sirènes est, selon toute pro-
babilité, celui-là même que Winckelmann (Mon.
ined. n, p. 56, tay. 46) a publié d'après un
dessin de Pier Leone Ghezzi et qui, originaire-
ment, se trouvait dans la maison Odam à Rome.
Sont modernes; la tête de la Muse et celles des Sirè-
nes, ainsi que les flûtes.
Haut. 0,255 m. Larg. 0,40 m.
112. Fragment d'une frise des
thermes de Caracalla.
Offert à l'Empereur Nicolas 1 par le Pape Gré-
goire XVI.
Haut. 0,61 m. Larg. 0,64 m.
113. Urne cinéraire de Primi-
génins.
Les faces latérales offrent des têtes d'Ammon,
reliées entre elles par des guirlandes de fruits.
Au-dessous de l'inscription est figurée une tête de
Méduse ailée.
V. Hand, Ferd., Antiquae inscriptiones latinae, 1849.
Jena, Univ. Progr. p. 10, 111.
Haut. 0,752 m.
114. Fragment d'une frise des
thermes de Caracalla.
Pendant du JV2 112.
Haut. 0,56 m. Larg. 0,80 m.
115. Urne cinéraire de P. Scan-
tins Olympus et de Scantia
^Vg"élé, affranchis.
Au-dessous de l'inscription est figuré un Si-
27
lène à cheval sur un âne que conduit un Pan;
il tient un thyrse dans la main gauche. Un Sa-
tyre dansant les suit; il tient dans les mains
un lagobolon et un autre objet, difficile à déter-
miner. A leur rencontre s'avance un autre Satyre
dansant. A côté de ce dernier on voit une pan-
thère qui ouvre une ciste mystique, d'où s'élance
le serpent.
Sur la face latérale de gauche dans un cercle
(scutum), est représentée une Bacchante qui joue
du tympanum. Au-dessous du cercle, sont sculp-
tés deux masques de Satyre.
La face latérale de droite offre, également
dans un cercle, une Bacchante qui joue de la,
flûte et, plus bas, deux masques de Silènes chau-
ves.
Ce monument se trouvait autrefois dans une
villa Medici, sise au mont Vatican.
V. Gruteri inscript. II, p. 993, M 5 (d'après Smetius).
— Hand, p. 8, I.
Haut. 0,827 m. Larg. 0,517 m.
116. Deux fûts de colonne,
superposés.
Le fût supérieur, cannelé aux deux tiers, est
surmonté d'un chapiteau décoré de feuillage. Il
repose sur le fût tronqué d'une colonne, ornée
de feuilles et de fleurs et qui a pour base un
vaisseau.
Sont modernes: le bec de la pouppe et une partie de
la proue du vaisseau.
Haut. 0,827 m.
28
-117'. Pied colossal
chaussé d'une crépide en brèche d'Alep, ornée
d'une tête de lion. Les doigts du pied, en albâ-
tre oriental, sont à découvert.
Haut. 0,825 m. Long. 0,737 m.
118. Trépied
composé de trois pieds de table, simulant des
pattes de lion. Les pattes, en rouge antique, sont
surmontées de têtes de lion, en albâtre oriental.
La plaque de marbre est moderne.
Haut. 0,54 m. — Coll. Campana.
119. Autel (de Diane?)
de forme ronde, orné de bucranes et de guir-
landes. Sur l'une des trois faces de cet autel, dans
le champ formé par la courbe de la guirlande,
on remarque une patère et un croissant sur-
monté d'une étoile, emblème de Diane sur les
monnaies de Byzance, d'Uranopolis et d'autres
villes grecques.
Haut. 0,705 m.
120. Urne cinéraire à
couvercle
de M. Nutius M. 1. Aquilius agitator fac (tionis)
Casamantinic (ae?).
Les angles sont ornés de bucranes dans leur
partie supérieure et d'aigles à la base du mo-
nument. La face antérieure de l'urne est déco-
rée d'une guirlande au-dessus de laquelle on voit
deux oiseaux. Les faces latérales offrent des or-
nements de feuillage.
29
Sont modernes: l'angle droit et une partie de l'inscrip-
tion.
V. Hand, p. 9, n.
Haut. 0,555 m.
131- Autel carré à volutes.
Sur la face antérieure, au-dessus d'une guir-
lande de fruits, supportée par des Amours, est
représentée une cigogne volant. Les Amours
tiennent des torches allumées dans leurs mains.
Au-dessous de la guirlande, entre deux arbres,
on voit un autel, pareil à celui que nous décri-
vons, chargé de fruits.
V. Hand, p. 10, V.
Haut. 0,6 m. Larg. 0,53 m.
1S3. Pied
fragment d'une statue en marbre grec.
Haut. 0,145 m. Long. 0,28 m.
123. Pied
chaussé d'un soccus en brêche d'Alep.
Haut. 0,382 m. Long. 0,355 m.
124- Cippe funéraire
de C. Cornélius Zoticus.
Sur la face antérieure du cippe est figurée
une chasse au sanglier; l'inscription couvre le
milieu du bas-relief. La face du revers est can-
nelée.
Y. Hand, p. 10, IV.
Haut. 0,375 m.
30
125. Candélabre
composé de plusieurs morceaux antiques. Orne-
ments de feuillage et de fleurs.
Haut. 1,222 m.
126. Fût de colonne.
La partie du milieu en est cannelée. Les deux
autres, de même que la base, offrent des orne-
ments de feuillage et de fleurs.
Haut. 1,187 m.
127'. Trépied en albâtre
oriental.
Les gaînes en sont terminées en têtes et en
pattes de lion.
Haut. 0,935 m. — Coll. Démidow.
138. Base de candélabre
de forme triangulaire, supportant un fût de co-
lonne, orné de feuilles de lierre. Sur les parois
de la base on voit: 1) un Apollon citharède;
2) une Diane tenant l'arc dans la main gauche
et portant un chevreuil (?) sur le bras droit; 3)
une femme avec une coupe de sacrifice à la main.
Haut, de la base: 0,475 m.
139. Base de candélabre
de forme triangulaire, supportant un fût de co-
lonne orné de guirlandes et de bandelettes.
Haut. 1,45 m.
130. Urne cinéraire
de Cornélius Eutychus.
Elle pose sur une colonne antique en marbre
phrygien dit pavonazzetto.
31
La partie inférieure de l'urne a été restaurée.
Haut. 0,503 m. - Coll. Campana.
E. Y A S E S.
131. Vase
rond, en albâtre oriental, sans couvercle.
Haut. 0,275 m.
132. Vase
en albâtre oriental, avec anses et couvercle.
Haut. 0,452 m.
133. Coupe
en albâtre oriental.
Haut. 0,193 m,
134. Vase
en albâtre, oriental, avec anses et couvercle.
Haut. 0,335 m.
135. Vase
en albâtre oriental, avec anses et couvercle.
Haut. 0,432 m.
136. Fragment
«l'un Vase en marbre.
Silène ithyphallique poursuivant une Ménade
qui danse.
Haut. 0,262 m. — Coll. Démidow.
32
137'. Vase
en albâtre oriental, avec anses et couvercle.
Haut. 0,262 m.
138. Taie
en albâtre oriental, avec anses (dont l'une cas-
sée) et couvercle.
Haut. 0,28 m.
139. Vase
en albâtre oriental, à panse bombée, avec cou-
vercle.
Quelques parties en sont restaurées.
Haut. 0,412 m.
140. Vase
rond, avec couvercle, en marbre dit palombmo.
Les anses sont décorées de têtes de Pans.
Haut. 0,407 m.
141. Vase
rond, avec couvercle et anses. La panse est en-
richie d'arabesques.
La partie inférieure du vase a subi des restaurations.
Haut. 0,387 m.
143. Vase
rond, de forme plate, avec ornements en lan-
guettes.
Haut. 0,40 m.
143. Vase
en albâtre oriental, avec couvercle.
Haut. 0,61 m.
33
3
144. Vase
à couvercle. La panse et le pied sont ornés de
cannelures sinueuses.
Haut. 0,61 m. - Coll. Campana.
1 15. Yase
pareil au Jè 139.
Haut. 0,31 m.
146. Vase
en albâtre oriental, avec anses et couvercle.
Haut. 0,295 m.
III.
Salle du Jupiter Nicéphore.
A. STATUES.
147. Omphale.
Elle est représentée debout et, comme sur les
monnaies de Sardes et de Méonie, coiffée de la
peau du lion néméen, qui, fixée par un noeud
sur la poitrine, lui descend jusqu'à mi-corps sur
le dos. La partie inférieure du corps, depuis
les hanches, est vêtue de l'himation.
Cette statue a été trouvée à Ostie et a fait
autrefois partie de la collection Vescovali à Rome.
La tête a été séparée. Sont modernes: l'avant-bras
droit, le bras gauche, une partie de la massue, le bout
gauche de la peau de lion, une partie du pied droit.
V. Müller-Wclcker, Handb. § 410,7.
Haut. 1,95 m. — Coll. Campana.
148. Mercure
statue en marbre de Paros, plus grande que na-
ture: sans contredit un des plus beaux simula-
cres existants de ce dieu. Il est représenté en-
tièrement nu (ce qui est rare), debout près d'un
35
tronc d'arbre. De la main gauche il s'appuie sur
sa hanche; de la main droite allongée, il a dû
tenir un caducée renversé.
La tête de la statue est antique, mais elle n'est pas la
sienne. Sont modernes: le bras droit, une partie de la
cuisse et du pied droits ; la partie inférieure de l'avant-bras
gauche, le petit doigt de la main gauche, un morceau du
pied gauche. Il y a un tasseau sur la joue gauche.
Haut. 2,137 m. — Coll. Campana.
149. Bacchus
nu, tenant une coupe dans la main droite élevée
et une grappe de raisin dans l'autre.
La tête a été séparée. Sont modernes: la main droite,
le bras gauche et une grande partie des jambes. Les pieds
et la plinthe sont antiques.
Haut. 1,625 m. — Coll. Campana.
150. Minerve
statue en marbre grec, autrefois au palais AI-
tems à Rome. Elle est vêtue de l'himation, que
sa main gauche ramène derrière le corps. Le
casque (attique) est surmonté d'un sphinx entre
deux griffons. L'expression calme des traits, la
majestueuse tranquillité du maintien et, au point
de vue de la symbolique, l'exiguïté calculée
de l'égide caractérisent dans ce marbre la dé-
esse du conseil et de l'intelligence. Elle tenait,
probablement, une lance dans la main droite.
Sont modernes: le bras droit et quelques parties de la
draperie. Le nez est intact. Le sphinx et les griffons ont
été, en grande partie, restaurés.
Haut. 2,273 m. — Coll. Campana.
36
151. Hylas.
Il tient dans la main droite une urne, dont
le corps pose sur un pilier. Cette jolie sculp-
turc parait avoir servi à la décoration d'une
fontaine. Elle a été trouvée à Rome sur la voie
Flaminienne.
Sont modernes: la tête, une partie du bras droit, l'urne,
la moitié inférieure du pilier, la main gauche.
Haut. 1,33 m. — Coll. Campana.
153. Jupiter Nicéphore.
Ce colosse qui, de l'avis de Guattani (Monum.
ined. 1805 p. 58-59), l'emporte par la gran-
deur, la sublimité de l'expression et la conser-
vation, sur le célèbre Jupiter, également colos-
sal du Vatican, a été trouvé*) à la villa Bar-
bérini de Castel-Gandolfo, près de Rome, bâtie,
comme on sait, sur l'emplacement de la villa de
Domitien. Le maître des dieux est représenté
assis, dans la majestueuse attitude d'un Jupiter
Nicéphore, tel qu'on le voit sur les médailles de
Domitien. La draperie, provisoirement restituée
en stuc, a dû être de bronze doré, peut-être
d'or pur, comme celles de la Minerve et du Ju-
piter Olympien de Phidias.
Sont modernes: l'occiput, le nez, les deux bras jus-
qu'aux poignets, une partie des pieds. H y a un tasseau
sur le sourcil droit. La draperie, l'aigle et la Victoire sont,
en stuc doré. Le dos n'est pas travaillé.
V. Guattani, Monum. ined. 1805, tav. 11; Clarac, plt
405, M 691. C'est la même figure que celle citée paï
*, Par Thomas Jenkins.

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