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Musique et théâtre

De
166 pages
Jean-Jacques Lemêtre est entré au Théâtre du Soleil en 1979 pour Méphisto mais c'est depuis les "Shakespeare" qu'il fait sonner les spectacles de la troupe de manière éclatante. Musicien de théâtre, c'est-à-dire compositeur, interprète, luthier, il conçoit sa musique dans le temps même de création de la mise en scène, entrant dans la respiration et l'émotion de la troupe. Ce petit livre d'entretien est destiné à tous ceux qu'intéresse la relation entre théâtre et musique.
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Jean Marc Musique & Théâ Tre QuiLLeT
La musique de Jean‑Jacques Lemêtre
au Théâtre du Soleil
Jean‑Jacques Lemêtre : un compositeur qui « écrit » Musique & Théâ Tre
au plateau plutôt que sur la table. Le tambour,
la viole, le sample accompagnent les pas, les
soufes, les déplacements autant que les mots. La musique de Jean‑Jacques Lemêtre
il tisse un continuo qui tient le temps des au Théâtre du Soleil
représentations, il transporte l’énergie, il la conduit.
il crée une nouvelle dimension scénographique de
la musique de théâtre.
Jean Jacques Lemêtre est entré au Théâtre du
© Rémi Chapeaublanc Soleil en 1979 pour Méphisto mais c’est depuis
les « Shakespeare » qu’il fait sonner les spectacles de la troupe de
manière éclatante. Musicien de théâtre, c’est à dire compositeur,
interprète, luthier, il conçoit sa musique dans le temps même de
création de la mise en scène, entrant dans la respiration et l’émotion
de la troupe.
Sa musique est la lyre de l’aède.
JeanJacques Lemêtre ouvre un nouveau champ, de nouveaux territoires
à la relation théâtre/musique, un nouveau « sol ». Grâce à lui, Ariane
Mnouchkine offre un soleil nouveau au ciel du théâtre.
Ce petit livre d’entretien est destiné à tous ceux qu’intéresse la relation
entre théâtre et musique.
Jean-Marc Quillet évolue dans les arts de la scène, le théâtre (Cie Théâtre du Monde),
la musique (Tous Dehors, Danzas, Katrami-duet…) et la pédagogie (successivement
professeur de percussion, de jazz et de théâtre à Petit-Quevilly, accompagnateur et
formateur musique au Cefedem-danse de Normandie, professeur d’art dramatique au
CRR de Besançon, chargé de cours à l’Université de Franche-Comté en Arts du spectacle,
directeur-adjoint du CRR d’Amiens). Il prépare un ouvrage sur la choréia (théâtre, danse, Entretien délectable et inachevé avec Jean‑Jacques Lemêtre,
musique). Il a joué avec Jean-Jacques Lemêtre et Philippe-Marcel Lung dans le cadre du musicien du Théâtre du Soleilfestival Tramway (Rouen, Le Havre, Evreux) en 1995.
iSBN : 978‑2‑336‑00859‑2
9 782336 00859217,50 €
‑‑‑‑‑‑
Musique & Théâ Tre
Jean Marc QuiLLeT
La musique de Jean‑Jacques Lemêtre au Théâtre du SoleilMusique & Théâtre
La musique de Jean‑Jacques Lemêtre
au Théâtre du SoleilUnivers Théâtral
Collection dirigée par Anne-Marie Green

On parle souvent de « crise de théâtre », pourtant le théâtre est un secteur
culturel contemporain vivant qui provoque interrogation et réflexion. La
collection Univers Théâtral est créée pour donner la parole à tous ceux qui
produisent des études tant d’analyse que de synthèse concernant le domaine
théâtral.
Ainsi la collection Univers Théâtral entend proposer un panorama de la
recherche actuelle et promouvoir la diversité des approches et des méthodes.
Les lecteurs pourront cerner au plus près les différents aspects qui cons-
truisent l’ensemble des faits théâtraux contemporains ou historiquement
marqués.

Dernières parutions

Anne ROPERS, Folie et politique. Le théâtre de Falk Richter, 2012.
Jean-Benoit CORMIER LANDRY, Bernard-Marie Koltès. Violence, conta-
gion et sacrifice, 2012
Nicole BERNARD-DUQUENET, La Comédie-Française en tournée ou le
Théâtre des cinq continents – 1868-2011, 2012.
Rafik DARRAGI, La société de violence dans le théâtre élisabéthain, 2012.
Marianne NOUJAIM, Le théâtre de Michel Vinaver. Du dialogisme à la
polyphonie, 2012.
Caroline BARRIERE, Le théâtre de Koffi Kwahulé, 2012.
Serpilekin Adeline TERLEMEZ, Le théâtre innommable de Samuel Beckett,
2012.
Michel BOSC, Symbolisme et dramaturgie de Maeterlinck dans « Pelléas et
Mélisande », 2011.
Franck WAILLE (sous la dir.), Trois décennies de recherche européenne sur
François Delsarte, 2011.
Samar HAGE, Bernard-Marie Koltès. L’esthétique d’une argumentation
dysfonctionnelle, 2011.
Elise VAN HAESEBROECK, Identité(s) et territoire du théâtre politique
contemporain, Claude Régy, le Groupe Merci et le Théâtre du Radeau : un
théâtre apolitiquement politique, 2011.
Françoise QUILLET, L’opéra chinois contemporain et le théâtre occidental,
Entretiens avec WU Hsing-Kuo, 2011.
Françoise QUILLET, Arts du spectacle, Identités métisses, 2011.
Emmanuelle GARNIER, Les dramaturges femmes dans l’Espagne contem-
poraine, 2011.
Françoise QUILLET, Le théâtre s’écrit aussi en Asie (Inde, Chine, Japon),
2011.
Salah EL GHARBI, Yasmina Reza ou le théâtre des paradoxes, 2010. Jean‑Marc Quillet
Musique & Théâtre
La musique de Jean‑Jacques Lemêtre
au Théâtre du Soleil
Entretien délectable et inachevé avec
Jean‑Jacques Lemêtre
musicien du Théâtre du SoleilIllustration de couverture : Jean‑Marc Quillet
ePhotos pp. 65 à 69 et 4 de couverture : Rémi Chapeaublanc
o(Journal Le Cercle ‑ Arti e Parole, n 4, 2010)
Composition : Compocom
© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978‑2‑336‑00859‑2
EAN : 9782336008592 Le théâtre est un feuve dont
le lit est creusé dans le sable
du temps. Le fot éternel et
éphémère n’imprime pas les
variations de son jeu sur les sols
limoneux. Seul le témoin sur
la rive garde la mémoire de la
chorégraphie des vagues.
Jean‑Marc QuilletAvant‑propos
La scène est à Paris où coule la Seine, à la Cartoucherie de Vincennes plus
précisément et très exactement au Théâtre du Soleil. La troupe salue le
public qui, debout, salue lui aussi les artistes qui viennent de le boule‑
verser, l’enthousiasmer, l’éblouir. Ceux qui sont rétifs sont debout aussi
mais partent déjà. Les applaudissements sont nourris. Puis la troupe
s’écarte et présente le (ou les) musiciens, selon le spectacle, installé(s)
près de la scène. Celui(ceux)‑ci s’interrompt(‑ent), se lève(‑nt) et c’est
dans le « silence » que se poursuivent les applaudissements, souvent
les acclamations. Jean‑Jacques Lemêtre et ses partenaires les reçoivent
en souriant puis retournent très prestement à leurs instruments pour
reprendre la musique des saluts jusqu’à l’ultime rappel.
Pour mieux « entendre », comprendre la musique que Jean‑Jacques
Lemêtre compose et interprète au Théâtre du Soleil, il a paru nécessaire
de le rencontrer. Il y eut donc un entretien au mois de juillet 2002, dans
son atelier à la Cartoucherie. À ce moment, le Théâtre du Soleil était en
plein tournage de Tambours sur la digue.
Tout paraissait plus clair. Puis, il y eut Le Dernier Caravansérail. Quelle
surprise ! Puis Les Éphémères ! Qu’était devenu le musicien que nous
avions admiré ? Une présence qui s’efface ?… Une absence qui s’an‑
nonce ?… L’esprit était secoué de questions et d’intuitions. La musique
prenait une dimension nouvelle, acousmatique. Elle dialoguait avec la
musique de cinéma. Et, voilà que surgissent Les Naufragés du Fol Espoir !
Comme une confrmation des intuitions précédentes.
Cela était trop riche pour ne pas avoir envie d’aller rencontrer une
nouvelle fois Jean‑Jacques en son royaume. Il y eut donc un deuxième
entretien en juillet 2011. À ce moment, le Théâtre du Soleil était en plein
9tournage des Naufragés du Fol Espoir avant le départ de la troupe pour
une grande tournée internationale.
On trouve déjà de remarquables entretiens avec Jean‑Jacques, tels
1que celui dirigé par Jean‑Claude Lallias en 2003 , ceux de Béatrice
2 3Picon‑Vallin ou de Georges Banu , lisibles sur le site du théâtre du
4Soleil, ou celui d’Olivier Celik dans L’avant‑scène théâtre de juillet 2010 ,
pourtant il a semblé intéressant de proposer à la lecture ces deux nou‑
veaux entretiens. On y découvre, en effet, des informations qui viennent
enrichir ce que l’on peut savoir sur Jean‑Jacques et son travail.
Le style, ici, est parlé. Il y a tentative de faire « entendre » l’oralité de
Jean‑Jacques. Cela peut rendre quelquefois la lecture moins confortable
mais cet aspect non conventionnel est porteur de sens. Jean‑Jacques
appuie sur certains termes. Les phrases sont fréquemment interrom‑
pues mais ces ruptures présentent des éclairages qui ont paru intéressant
à conserver. Par souci de cohérence, le caractère oral des questions a été
également conservé. Des didascalies ont été ajoutées à l’entretien. Elles
soulignent la théâtralité de l’exercice. Elles n’ont d’autre but que d’ex‑
primer la jovialité amicale de ces rencontres, collégiales et chaleureuses.
Que Jean‑Jacques soit remercié ici pour sa générosité, sa bienveillance
et son humour. Face à sa modestie, il est diffcile de dire sans emphase
qu’il est l’artisan d’une expérience majeure et magistrale de composi‑
tion musicale pour la scène. Il marque d’une pierre blanche l’histoire de
la relation entre théâtre et musique.
1. Cf. infra, bibliographie.
2. Idem.
3. Ibid.
4. « La Musique du monde, entretien avec Jean‑Jacques Lemêtre », dans Le Théâtre
du Soleil, notre théâtre, Portraits, entretiens, textes, notes de répétitions, L’Avant‑
scène théâtre, juillet 2010, numéro double.Jean‑Jacques Lemêtre
Un rapide portrait de Jean‑Jacques Lemêtre s’impose ici afn de déter ‑
miner ce qui, de ses origines, sa formation, ses expériences, nourrit de
façon signifcative la musique qu’il compose et interprète dans les spec‑
tacles du Théâtre du Soleil.
Né en 1952, il est le fls d’un terre‑neuva breton et d’une tzigane, mariage
culturel, évocateur en lui‑même. Rappelons que le Théâtre du Soleil a
toujours cultivé l’accueil (ses membres représentent de nombreuses
nationalités) et que l’une des constantes de ses spectacles consiste en
un métissage constant, recherché, élaboré patiemment tout au long des
répétitions, du langage théâtral et par conséquent, de la musique.
Jean‑Jacques Lemêtre débute ses études musicales à l’âge de six ans dans
la maîtrise de la cathédrale d’Angers où il découvre le chant grégorien.
Il obtiendra plusieurs premiers prix : en clarinette, basson, solfège, his‑
toire de la musique, culture et humanisme. Cela donne un aperçu de
la richesse de sa formation académique et de la diversité de son talent.
Plus tard, ce sera en autodidacte qu’il apprendra le jeu des instruments
à cordes, tant frottées que pincées, et des percussions, dont il fait un
abondant usage au Théâtre du Soleil.
À la suite de ses études, il dirige une partie de ses activités vers l’ensei‑
gnement et anime des ateliers de musicothérapie. Fait caractéristique :
enseignant le saxophone, il accepte dans sa classe l’inscription d’une
communauté tibétaine ne possédant qu’un seul instrument pour une
trentaine de personnes, pratique proscrite dans la majorité des établis‑
sements d’enseignement musical en France. Jean‑Jacques Lemêtre est
fermement convaincu que, quels que soient ses moyens, tout un chacun
peut devenir musicien. C’est cet état d’esprit qui l’a conduit à préparer
11tous les acteurs de la troupe à apprendre le jeu d’un instrument pour
interpréter les musiques qu’il avait composées pour Méphisto.
Parallèlement, il participe à moult séances d’enregistrements dans
des genres aussi divers que la musique contemporaine, la musique
ancienne, les variétés, la musique pour dramatiques radiophoniques ou
la musique de flm. Les séances sont nombreuses et, le plus souvent,
comme la plupart des musiciens, il ne se préoccupe pas de connaître
la destination de son travail. À ce propos, il faut raconter cette anec‑
dote amusante : en voyant Molière ou la vie d’un honnête homme, le flm
réalisé par Ariane Mnouchkine, alors qu’il n’avait pas encore rencontré
celle‑ci et qu’il ignorait tout de la troupe, il s’aperçoit soudain qu’il avait
participé à l’enregistrement de la musique du flm composée et dirigée
par René Clémencic.
C’est à Amsterdam, où il jouait alors du saxophone baryton dans un
big band devant participer au prochain « Festival des fous » local, que
5le premier contact s’établit. Gérard Hardy , l’un des fondateurs de la
6troupe, rencontrant Jean‑Jacques à une cantine d’artistes, lui demande
si cela l’intéresserait de participer au prochain spectacle du Théâtre du
Soleil. À cette époque, la troupe désespérait réellement de rencontrer
des musiciens acceptant la pratique de la création collective, assez inha‑
bituelle alors dans le monde professionnel du spectacle. Elle se préparait
à n’utiliser que des enregistrements. Jean‑Jacques Lemêtre, toujours prêt
à tenter une nouvelle expérience, rencontre alors Ariane Mnouchkine. Il
accepte de composer la musique de la prochaine création, Méphisto, et
de former les acteurs à l’interpréter.
Ces premiers contacts inaugurent l’une des collaborations artistiques les
plus fructueuses de la scène occidentale.
En six mois de travail, il compose et fait répéter une trentaine de
compositions parmi lesquelles Ariane Mnouchkine choisit celles qui
demeureront dans le spectacle. Cependant, et malgré le remarquable
5. Il a notamment interprété le rôle de Méphisto dans Méphisto ou le roman d’une
carrière, 1979.
6. On appelle cela un catering.
12travail accompli pour enseigner aux comédiens le jeu d’un instrument,
la musique ne s’intègre pas dans le discours dramaturgique au point
d’en devenir un élément inséparable.
Jean‑Jacques Lemêtre propose alors à Ariane Mnouchkine d’interpré‑
ter lui‑même la musique des prochains spectacles. Et c’est l’explosion
proprement inouïe des « Shakespeare » présentés par le Théâtre du
Soleil dans les années 1980, comme une splendide anacrouse à la longue
phrase musicale que forment les spectacles qui ont suivi depuis.
Il faut signaler que, parallèlement à son travail au Théâtre du Soleil,
le talent de Jean‑Jacques Lemêtre lui vaut de nombreuses sollicitations
dans le milieu du spectacle puisqu’il a composé, entre autres, pour des
chorégraphes (Karine Saporta, Pina Bausch…), des acteurs, metteurs
en scène (Daniel Mesguich, Philippe Avron, Niels Arestrup…), quand
7ce n’est pas pour le Comité Départemental du Tourisme de la Moselle .
En 1991, le grand prix de la critique du meilleur compositeur de musique
de scène a été décerné à Jean‑Jacques Lemêtre.
Jean‑Jacques Lemêtre compose également de la musique dite « pure »,
non destinée à la scène. On peut se référer à plusieurs enregistrements
8 9tels que les albums Écoute ailleurs ou CD à iD . Sans aborder cette partie
de sa production, il paraît tout à fait signifcatif de rapporter ici qu’un
de ses rêves serait de composer un concerto pour… improvisateur.
Pour Jean‑Jacques, les qualités d’imagination du musicien, sa capacité à
conduire une idée musicale, passent avant les qualités de virtuosité. Ceci
est à rapprocher de toute évidence du travail de Don Cherry, avec qui il
jouait à Amsterdam avant de rencontrer le Théâtre du Soleil et à qui l’on
10doit une Symphony for improvisers (1965) .
7. Jean‑Jacques Lemêtre, 4 Songes pour une nuit d’été, Musiques de scène pour les
spectacles de Pierres de cultures 1993, cf. infra discographie.
8. cf. infra discographie.
9. Idem.
10. Ceci succédait à une approche par Don Cherry de la musique sérielle se mêlant
avec l’improvisation totale du mouvement free‑jazz, en collaboration avec le pia‑
niste‑compositeur italien Giorgio Gaslini.
13La musique de Jean‑Jacques Lemêtre
au Théâtre du Soleil
À la question : « Comment composez‑vous votre musique ? »,
Jean‑Jacques Lemêtre répond avec son humour habituel : « J’arrive le
premier jour à neuf heures le matin ». Ce qui pourrait n’avoir l’air que
d’une boutade est fondamental : Ariane Mnouchkine et lui‑même tra‑
vaillent ensemble de la première répétition à la dernière représentation.
Jean‑Jacques Lemêtre se demande avant chaque spectacle : « À quoi je
sers ? ». Il dit volontiers qu’il est un poumon supplémentaire des acteurs.
Dans La Ville parjure il est le sang qui circule à travers les personnages de
la pièce et les spectateurs. Une fois il est le ciel, une autre fois le sol. Une
fois il est le destin, une autre fois le vent de l’histoire.
Il « sert » aussi, comme il pense qu’un musicien de théâtre doit le faire,
à suggérer une scénographie sonore, une « scénophonie » : le vent, la
pluie, la mer, l’orage, les oiseaux. Au cinéma, parallèle à la bande‑son,
défle la bande‑bruitage qui est généralement très travaillée. Il sufft,
pour s’en rendre compte, « d’écouter » attentivement le cinéma de Tati
ou de Godard ou tout simplement de remarquer la place qu’occupent
les sound‑designers dans les génériques. Au Théâtre du Soleil, les deux
fonctions sont créées ensemble, les bruitages sont « musiqués ». Quand
il parle de « bruitages », Jean‑Jacques Lemêtre évoque régulièrement
l’ouvrage de Sabbatini, Pratique pour fabriquer scènes et machines de
11théâtre , dans lequel le scénographe italien représente des machines
11. Pratica di fabbricar scene et macchine ne’ teatri, Nicola Sabbatini, édité à Ravenne
par Pietro de’ Paoli, e Gio. Battista Giovanelli stampatori camerali, 1637‑1638.
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