Notice historique sur l'insigne église de la Madeleine [de Besançon] / [signé l'abbé Guibard]

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impr. de J. Jacquin (Besançon). 1866. 8 p. ; in-8.
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Publié le : lundi 1 janvier 1866
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NOTICE HISTORIQUE
SUR L'INSIGNE ÉGLISE DE LA MADELEINE.
Uno iWphiVbelles cérémonies du culto catholique est sans contredit
la consécration d'uno église Aussi cctlo solennité a le privilège d'attirer
toujours un grand nombro du Odèlcs. L'insigno égliso do Sainte-Made-
leine do Besançon vient do recevoir cet honneur. C'est à l'occasion do sa
consécration quo nous publions ectto notice (0.
Deux titres, dont l'un so trouvait autrefois aux archivos do la métro-
polo, et l'autre à la bibliothèque do Tours, font remonter jusqu'à saint
Lin, notre premier apôlro, la fondation do l'église do Sainte-Madeleine 11
parait quo dans l'origine cet édifleo n'était qu'une crypte, et qu'il no
porta le nom do sainte Madeleine quo lorsqu'on y eut placé les reliques
do ectto illustre pénitente.
En creusant les fondations do l'église actuelle (*), on a reconnu uno
ospèco de terre rouge et brûlée dans laquelle so trouvaient dos charbons
entiers, co qui fit croiro quo lo pv. uiicr édifice avait péri dans les flammes
lors do l'invasion des Sarrasins en 73-2.
Un do nos plus illustres archevêques, issu do la noble maison des siros
do Salins, Hugues I", fit rebâtir Saintc-Madcloino au commencement du
^ onzième sièclo. 11 replaça dans le portail, qui était autrefois du côté do
la ruo d'Arènes, les statues do l'ancienne égliso, et l'érigea en collégiale
En 1018 l'édifice était achevé ; lo prélat pria son ami lo papo Léon IX,
(1) C'est la troisième fois seulement depuis prAs d'un siècle quo cello cérémonlo 10
produit à Besançon. M«r I ' cardinal Mathieu a déjà consacré l'église des Soeurs do la
Charité et h chapelle du Sacré-Coeur.
/ (J) Voir les Almanachs do Besancon depuis 1746 jusqu'à 1789.
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qui so trouvait à Dosançonpour la consécration do la cathédrale do Saint-
Etienne, sur lo mont Coelius, do consacrer aussi la collégiale qu'il venait
do rebâtir (t).
Le monument était digno do recevoir l'onction sainte des mains d'un
pape. Son portail était peint et doré. Pierre Damicn, qui lo visita en
1060, en fait lo plus bel élogo, il en parle comme d'un édifice magnifique
et somptueux
Quelques années après, Hugues 1", quo l'on peut regarder comme lo
véritablo fondateur do la collégiale, descendait dans la tombe (27 juillet
1000). Il voulut quo son corps fût enterré à Saint-Paul, mais que son
coeur fût porté à Sainte-Madeleine. Ses intentions furent exécutées, et
on grava, en souvenir du grand prélat, sur uno plaque do marbro noir,
cette inscription accompaguéo do quelques vers : <
llugonis primi
Cor sepelitur ibi.
Le U septembro 1221, un violent incendie éclata dans l'égliso parois-
siale do Saint-Laurent, sur l'emplacement do laquelle on éleva plus tard
une Italie aux blés, et détruisit entièrement cet édifice, ainsi quo lo cloî-
tre de la Madeleine et uno partio des!maisons canoniales. La collégiale
elle-même eut beaucoup ù souffrir de cet incendie, et en devint très
caduque, Eudes do Rougemont la rebâtit et en célébra la dédicace en
1281. C'est depuis cette époque quo l'église de la Madclcino devint parois-
sialo et collégiale tout à la fois.
Saintc-Madcicino avait alors des écoles comme les chapitres do Saint-
Jean et do Saint-Etienne. Ces trois écoles, qui étaient les seules do la
ville, devinrent très florissantes. En il 11, lo savant Ramaldus était
écolâtre de Sainte-Madeleine, et avait rang parmi les chanoines. Vers lo
milieu du quinzièmo siècle, on réunit à l'école de ectto égliso celles do
Saint-Eticnno et do Saint-Jean, pour l'établissement d'uno écolo générale
dont le principal ou recteur était nommé par le chapitro de Sainte-Ma-
deleine. L'ouverture s'en fit solennellement au mois do septembre 1405,
dans uno maison qui touchait à l'égliso. Do là est venu lo nom do ruo
de l'Ecole, nom quo cette ruo porto encore aujourd'hui.
Dans IJX triple Couronne de la Mère de Dieu, ouvrage imprimé pour
la première fois en 1013, lo P. Poiré, jésuite do Vcsoul, nous apprend
quo lo cloître do la Madeleine fut do nouveau incendié en 1024. « Dans
(1 ) Histoire des Sires de Salins, tome I", p. 17.

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