Notice nécrologique sur L. Mousseaux, ancien médecin principal des armées, présentée à la Société des sciences médicales... de la Moselle ; par le Dr Degott,...

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impr. de Verronnais (Metz). 1852. Mousseaux. In-8° , 11 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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Notice nécrologique
SUR
ANCIEN MÉDECIN PRINCIPAL DES ARMEES,
Présentée à la Société des Sciences médicales du
département de la Moselle,
PAR LE D.r DEGOTT,
METZ,
IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE VERRONNAlS,
RUE DES JARDINS, 14.
1852.
SUR
ANCIEN MÉDECIN PRINCIPAL DES ARMÉES,
PAR LE D.r DEGOTT.
MESSIEURS ,
Laurent Mousseaux naquit en 1776, à Bouzée, près de
Verdun. Ses parents, profondément imbus de principes reli-
gieux, le destinaient à la carrière ecclésiastique, et l'avaient
dans celte intention envoyé étudier à la ville voisine. Le but
vers lequel il était dirigé, si bien en harmonie avec son carac-
tère , stimulait son ardeur naturelle pour le travail ; aussi fit-il
de rapides progrès. Dès l'âge de 17 ans il achevait de bril-
lantes éludes. Tout semblait dès-lors lui présager un avenir
calme et paisible, une vie toute de piété et de bienfaisance.
Mais ces douces illusions ne furent pas de longue durée.
4 NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR L. MOUSSEAUX.
On était arrivé à cette époque mémorable de notre histoire
où la révolution en délire s'acharnait à la poursuite des prêtres,
en même temps qu'elle luttait héroïquement contre l'invasion
étrangère. Le jeune Mousseaux dut courber la tète sous le
joug de la nécessité et laisser là ses préoccupations favorites
pour courir, comme tant d'autres , avec les levées en masse de
93 , à la défense de la patrie.
Si la religion perdait en lui un fervent adepte , la médecine
peut, à juste titre, se glorifier d'y avoir gagné un coeur dévoué
à l'humanité, qui savait porter haut la dignité de notre pro-
fession.
Entraîné dans les armées , les connaissances, qu'il avait ac-
quises dans sa première jeunesse, lui permirent d'y choisir sa
place. 11 embrassa la chirurgie militaire. Elle lui offrait le
moyen de payer à son pays le tribut qu'il réclamait de lui,
et en même temps de réparer les souffrances inévitables qui
suivent la guerre.
Il commença à Metz sa carrière médicale, dans un hôpital
ambulant établi dans l'ancien monastère de Saint-Arnould ,
sous la direction de Percy. Il sut bientôt s'y distinguer et ga-
gner l'affection de son illustre maître qui, découvrant derrière
sa modestie de brillantes facultés, lui disait déjà : « Plus tard,
« plus tard, vous verrez que vous serez quelque chose. »
Ce premier séjour dans notre ville ne fut pas de longue du-
rée ; dans l'espace de six années nous le retrouvons successi-
vement à la suite des armées de la République, à Luxem-
bourg , à Cologne. Là aussi, son zèle , son aptitude, de bonnes
observations chirurgicales, qu'il s'appliquait à recueillir au mi-
lieu du tumulte des camps, lui attirèrent les éloges, et de ses
chefs immédiats, et de la part même de Coste, inspecteur du
service de santé du corps auquel il appartenait.

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