Notice succincte concernant M. Meunier, chirurgien-consultant de Guéret (Creuse), suivie d'un Tableau d'une partie des cures les plus remarquables qu'il a faites depuis plusieurs années dans tous les genres d'hydropisie...

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impr. de Porthmann ((Paris,)). 1827. In-8° , 8 p..
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Publié le : lundi 1 janvier 1827
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NOTICE SUCCINCTE
Concernant M. MEUNIER, Chirurgien-Consultant de Guérêt (Creuse) ,
demeurant a sa porspriété de Chénier, et ayant depuis quinze ans son
pied à terre rue des Bons-Enfans, n°. 27, à Paris; suivie d'une partie
des guérisons les plus remarquables qu'il a faites depuis plusieurs an-
nées dans tous les genres d'hydropisie, avant comme après la ponction,
ainsi que dans toute espece de maladies chroniques réputées incurables.
(Comme on fait connaitre dans le Tableau les noms et les adresses des personnes qui
ont été guéries chacun pourra s'assurer de la vérité des faits. )
Les heureuses découvertes de M. MEUNIER, concernant une grande partie des
maladies qui affligent l'humanité , ne consistent pas indistinctement dans l'emploi
des sucs de plantes, dans l'emploi de tels remèdes plutôt que de tels autres, mais
bien dans des combinaisons savantes et raisonnées , qui sont toujours fondées sur le
caractère de la maladie ou la position du malade. Quand les sucs de plantes deviennent
nécessaires pour la dépuration de la masse du sang dans une maladie chronique quel-
conque , M. Meunier, pour en obtenir de plus salutaires effets, fait faire usage au
malade de remèdes anodins , intérieurement comme extérieurement.
Chacun sait que ce qui est le plus à la louange d'un bon médecin, est la parfaite
guérison des malades; mais, s'ils étaient attaqués de maladies reconnues incurables,
telles que différentes sortes d'hydropisies, anévrismés au. cceur, âcretés de sang in-
vétérées, ulcères à la matrice, maladies à la vessie, du pylore, des poumons, para-
lysies, catbarres tombés sur la poitrine, ainsi que plusieurs autres maladies qui ont
épuisé toutes les ressources ordinaires de la médecine: ces malades, disons-nous, ani-
més par là plus vive reconnaissance, ne pourraient s'empêcher de voir un second père
dans le médecin qui les aura guéris puisqu'ils auraient obtenu de ses talens une seconde
existence.
Si M. Meunier, ainsi que les personnages illustres qui exercent la plus belle comme
la plus utile des professions, eussent vécu sous César Octavius , il est certain que leurs
rares talens auraient été couronnés dès plus brillantes récompenses. Dans ces temps
heureux et reculés , on ne voyait pas l'homme utile a la société, passer sa vie à guérir,
ou à alléger les maux de son semblable, sans obtenir tout ce qui était dû à son mérite.
Un médecin grec, nommé Antoine Musa, reçut d'Auguste César les récompenses les
plus honorables pour l'avoir guéri d'une maladie de foie, et les priviléges qui lui furent
accordés pour avoir opéré cette guérison, furent transmis pendant un grand nombre,
d'années à tous ceux qui lui succédèrent dans la science de la médecine.
plusieurs bons médecins de Paris, ainsi que des départemens, animés des sentimens
les plus louables, et mettant de côté toute espèce d'amour-propre, s'empressent d'a-
voir recours à M. Meunier, soit pour eux, soit pour leurs malades. Ces respectables
médecins se sont transportés eux-mêmes chez les personnes qui ont été guéries d'une
manière extraordinaire, pour s'assurer de la vérité des faits, et en ont recueilli un'
graud nombre d'observations; l'un d'eux, dans un ouvrage qu'il a fait imprimer pour
prouver les effets surprenans des remèdes de M. Meunier, adresse aux malades le pas-
sage suivant :
« O vous qui, sur les confins de la vie , luttant contre le mal et les remèdes, entre la
» pensée salutaire de faire usage du traitement de M. Meunier, auquel vous devez l'exis-
» tence et la santé, vous applaudirez sans doute à cet ouvrage qui publie votre gratitude
» et votre guérison ! Et vous, dont la confiance ébranlée par des traitemens tour à
» tour infructueux, vous portait à croire que la science de la médecine était impuis-
» santé; vous aussi qui, par les incisions, les mourhetures, les ponctions, sembliez d'a-
» vance destinés à une mort certaine que l'on prétend reculer, que souvent on préci-
» pite, ouvrez enfin vos coeurs à l'espérance , c'est pour vous que j'écris ; lisez des faits
» nombreux qui vous prouveront qu'il est encore des ressources contre la gravité de
» vos maux. »
M. TOULOUSIN, marchand de drap, à Argenteuil , près Paris, était attaqué
d'une maladie de poitrine et de langueur depuis sis ans; aucun traitement n'a pu le
soulager que les sucs de plantes.
(2 )
Plusieurs journaux français et étrangers, et notamment le journal de médecine
l'Hygie, ont enrichi leurs feuilles des guérisons surprenantes que M. Meunier fait
chaque jour par le moyen de ses extraits et sucs de plantes : leur vertu n'est pas infailli-
ble ; mais aussi il est prouvé par l'expérience que les maladies qui y résistent sont en
bien petit nombre; et toujours s'il ne s'ensuit pas une guérison complète, les douleurs
cuisantes qu'éprouvent les malades ayant d'en faire usage, en sont après considérable-
ment allégées.
On trouve à la fin de l'Hygie, journal de médecine , du 9 avril 1826 , la guérison
de M. BOURNET, propriétaire, rue du Doyenné, n°. 3, à Paris. Il était atteint de
maladies sérieuses elles avaient été caractérisées par de savans médecins comme ané-
vrisme au coeur, hydropisie de poitrine et hydropisie de tête. Ces maladies étaient ac—
compagnées de fréquens vomissemens. Le malade se préparait à la mort, lorsque des
amis lui indiquèrent M. Meunier; douze bouteilles de sucs de plantes de ce Chirurgien
suffirent pour opérer la guérison de ces trois maladies. Des médecins ont avoué qu'ils
n'auraient pu ajouter foi à une cure aussi extraordinaire, s'ils n'en eussent été les té-
moins oculaires.
Toute la ville de Gannat (Allier ), fut témoin de la guérison étonnante de
M. COLLIN, fils du notaire de l'endroit, et neveu de M. le docteur de Gaumain ,
ancien député, qui avait consulté les plus habiles de ses confrères , lesquels décla-
rèreut qu'il n'y avait pas de guérison à espérer. M. Meunier révoqua les décisions de
ces hommes distingués : trente bouteilles de sucs de plantes suffirent pour le guérir
d'une hydropisie ascite , des obstructions et de vomissemens de sang ; il avait déjà
subi 5 ponctions , et plus de 1801. d'eau étaient sorties par ces opérations; mais de
suite l'eau remontait dans les régions circonvoisines. Il n'était parlé de cela que
comme une cure miraculeuse.
M. DUCHAUFOUR, médecin à Lille, attaqué d'une hydropisie ascite, avait subi trois
fois la ponction. Tous les remèdes qui lui avaient été prescrits par six des premiers Mé-
decins de cette ville , pour la plupart titrés , avaient échoué , et l'on désespérait de le
sauver, lorsqu'un magistrat écrivit à M. Meunier pour lui demander ses conseils et ses
remèdes , en lui marquant qu'il regrettait de ne l'avoir pas connu plutôt. M. Meunier
s'empressa de satisfaire à cette demande ; et c'est à vingt-huit bouteilles de sucs de
plantes que la ville de Lille est redevable de la vie de l'un de ses meilleurs Médecins.
M. MARTINET , chef de bataillon et officier de la légion d'honneur, demeurant
à Argenteuil , près Paris , a été guéri d'une hydropisie ascite. On lui avait fait trois
fois la ponction. De très-bons Médecins avaient déclaré la maladie de cet officier
comme sans espoir de guérison ; et on le considérait déjà comme un homme qui ne
devait plus faire partie de la société , par la raison que tout était commandé pour son
enterrement. C'est pendant ces tristes momens que Madame Martinet , instruite des
guérisons surprenantes de M. Meunier, eut promptement recours à ses sucs de plantes.
Aussitôt que son mari en eut fait usage , il alla toujours de mieux en mieux , jusqu'à
ce qu'il fût guéri radicalement. Tous les amis de ce brave militaire , ainsi que toutes
les personnes de sa connaissance , furent surpris et étonnés d'une guérison aussi
miraculeuse.
Madame DELORME, boulangère à Argenteuil, aussi près Paris, a été guérie d'une
hydropisie de poitrine si compliquée, qu'un très-bon médecin déclara que la malade
avait peu de jours à vivre. Huit bouteilles de sucs de plantes ont fait mentir tous les
voisins; elles n'ont pas seulement sauvé la vie à madame Délorme, à l'âge de 70 ans,
mais encore ont détruit toutes les douleurs qu'elle éprouvait dans sa jeunesse.
* Mademoiselle BOSQUET, rue de la Michodière, n° 10 , a été guerre il y a huit ou
neuf ans, d'une hydropisie très compliquée : cette jeune demoiselle était si enflée ,
qu'elle ne pouvait plus faire usage de ses membres, tant ils étaient roides.
M. BOSQUET, père de la demoiselle citée plus haut, a été guéri d'une forte réten-
tion d'urine et d'une maladie des voies urinaires , dans lesquelles il éprouvait les dou-
leurs les plus cuisantes. Le traitement de M. Meunier lui a fait sortir une pierre de la
grossseur d'une fève, que M. Boequet conserve précieusement.
Mademoiselle TOURNADE, fille de l'ancien Juge du tribunal d'appel de Riom, doit
aussi la vie à M. Meunier ; elle était attaquée d'une maladie aiguë , et avait suivi les
traitemens de plusieurs bons médecins.
*M. DELAVALLETTE, propriétaire et maire de sa commune, habitants son château
pendant l'été , et pendant l'hiver son hôtel, à Paris, rue d'Enfer, n°. 13 , a été guéri,
il y a plusieurs années, d'une hydropisie extraordinairement compliquée, et déclarée
incurable par MM. le comte de Corvisard , le baron Dubois et le chevalier Hallay, et
autres Médecins très-renommés. Tous les huit jours , M. le baron Dubois faisait au
malade des incisions aux parties les plus sensibles, pour l'évacuation des eaux , qui

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