Notice sur la vie du R. P. J.-B. Rostain,...

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Impr. de M.-P. Marchessou (Le Puy). 1865. Rostain. In-8 °. Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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NOTICE
SUR LA VIE DU B. P. J.-B. ROSTAIN
Religieux-Profès de la Compagnie de Jésus.
Consummatus in brevi, explevit
tempora multa.
En peu de temps, il a rempli une
longue carrière.
(SÀG., ch. iv. v. 13.)
Le R. P. Jean-Baptiste Rostain naquit au Puy, Haute-Loire, de
parents fort recommandables par leur vertu et surtout par leur
tendre dévotion envers la très-sainte Vierge.
La grâce divine se manifesta chez Jean-Baptiste, de bonne heure
et d'une manière en quelque sorte sensible. On ne pouvait s'empê-
cher de dire de lui qu'il devait avoir sucé, avec le lait de sa pieuse
mère, le goût de la vertu, comme on se plaît maintenant à dire qu'il
a dû conserver son innocence baptismale.
Tout petit, il prenait un plaisir ineffable à faire et à orner des
oratoires, où figurait toujours une image de Notre-Dame du Puy.
Attiré a Jésus- Christ, comme l'enfant à son père, et ne respirant,
pour ainsi dire, que par la grâce, il semblait, dès ses plus tendres
ans, préluder aux travaux de son futur Apostolat dans la Compagnie
de Jésus: Enfant, il invitait ses camarades a bénir Dieu, a le prier,
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à chanter ses louanges, a aimer Notre-Dame du £uy. — Adolescent,
il parlait de Dieu, des charmes de la vertu, du bonheur d'ai-
mer Marie ; sollicitait et obtenait, dans les hôpitaux de la ville,
l'honneur de catéchiser les pauvres, les infirmes et les malades, dont
il faisait et ses frères et ses amis. — Jeune homme, il mettait ses
délices à entretenir le feu sacré de la vertu dans le cœur de ses
condisciples: s'en étant attaché une dizaine des meilleures familles
de la cité, il passait avec eux la soirée du jeudi de chaque semait
dans une. maison de campagne; leur adressait die brûlantes exhorta-
tions; les invitait tour-a-tour à écrire et à déclamer de petites com-
positions pour exciter, entretenir ou réveiller les sentiments de la
piété chrétienne.
Jean-Baptiste devait réussir dans ce travail de séduction aima-
ble et salutaire, parce que rien ne lui manquait pour ce genre de
succès si noble et si utile : mémoire heureuse, imagination riche et
féconde, jugement droit et solide. Ses talents, développés par une
ardeur incroyable pour l'étude et cultivés par des maîtres habiles,
l'élevèrent aux premiers rangs parmi ses condisciples, dont ils lui
méritèrent constamment une estime qui tenait de l'admiration.
Cette estime pour les qualités de son esprit n'avait d'égale que
la vénération universelle que lui conciliaient, en même temps, au
collége et dans toute la ville les précieuses qualités et les vertus de
son cœur : modeste, candide, chaste au point d'inspirer autour de
lui le culte de la pureté, docile, obéissant, affectueux, aimant jus-
qu'à l'oubli de lui-même pour se dépenser tout entier à ce qui
pouvait être agréable à sa famille, à ses maîtres, à ses camarades et
à tout ce qui souffre ici-bas, il attirait à lui comme irrésistible-
ment.
Aussi son précoce apostolat fut-il béni, et couronné d'un succès
réel et durable. Que de condisciples ont avoué, combien avouent
encQre aujourd'hui avec bonheur, qu'ils doivent au zèle de Jean-
Baptiste: les uns, l'innocence dans laquelle s'écoula le printemps de
leur vie; les autres, leur retour à la vertu; beaucoup, la conserva-

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