Notice sur le canal de Suez. [Signé : Ferd. de Lesseps.]

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H. Plon (Paris). 1867. In-8° , 8 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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NOTICE
SUR
te-eaNAL DE S UE-Z.
L'entreprise du canal de Suez a été consMe~ée~&s >
le début, par la politique britannique comma^de^àH^^ ,
produire des résultats plus avantageux à la France
qu'à l'Angleterre. Aussi cette politique a-t-elle
combattu et entravé pendant longtemps l'exécution
de nos travaux.
Aujourd'hui l'opposition officielle a disparu; mais
le sentiment d'une partie importante de la popu-
lation anglaise semble être resté au moins indiffé-
rent. C'est ce qui explique comment l'emprunt de
100 millions de francs voté à l'unanimité par l'as-
semblée générale des actionnaires, et offert en der-
nier lieu au public européen, n'a pas obtenu dans
- la Grande-Bretagne une seule souscription.
On laisse donc à la France l'honneur d'achever
l'œuvre qu'elle a commencée avec une intelligente
et patriotique initiative, et qu'elle a poursuivie
depuis neuf ans avec une inébranlable persévérance,
au milieu de toutes les difficultés créées par les hom-
mes plus encore que par les obstacles de la nature.
L'entreprise nationale du percement de l'Isthme
maintiendra son caractère universel quant aux résul-
tats dont profitera le monde entier, sans distinction
de nationalité; mais, quant aux moyens d'exécution,
elle est devenue et restera uniquement française et
égyptienne.
— 2 —
Sur les 200 millions de francs qui jont servi il
constituer la Compagnie universelle, le vice-roi
d'Egypte a donné 88 millions, la France 1]0 mil-
lions. Le solde de 2 millions a été complété par
quelques souscriptions dans des pays où j'avais résidé
autrefois comme agent du gouvernement français.
Les 110 millions versés avec tant de générosité
par mes compatriotes sont déjà rentrés en France :
1° Par des achats de matériel et d'approvisionne-
ments faits en France pour environ 60 millions de
francs ;
20 Par 40 millions d'intérêts payés depuis neuf
années aux actionnaires ;
3° Par les bénéfices d'une navigation de cent cin-
quante mille tonnes sous pavillon français, venue de
France à Port-Saïd avec des chargements de pro-
duits français, sans compter les marchandises arri-
vées de France à Port-Saïd sous pavillon étranger ;
40 Par le produit des épargnes des nombreux
employés et ouvriers français occupés dans l'admi-
nistration ou dans les travaux de la Compagnie.
Les actionnaires français ont donc rendu de
grands services à leur pays avant l'achèvement du
Canal maritime , dont ils ont assuré la prochaine
ouverture aux relations de tous les peuples.
- En compensation de leur apport, ils ont exacte-
ment reçu l'intérêt de leur argent à 5 l'an, et ils
ont en perspective un revenu annuel qui ne peut
être évalué à moins de 20. du capital social.
Le minimum incontestable d'un passage maritime
qui fera communiquer, avec une abréviation (le trois
mille lieues , trois cents millions d'Occidentaux et
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