Notice sur le colonel A. de Quélen, officier de la Légion d'honneur... [Signé : Dr F. Dunot de Saint-Maclou.]

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impr. de De Soye (Paris). 1867. Quélen, A. de. In-8° , 8 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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NOTICE
sun LE
COLONEL A. DE QUÉLEN
OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEFR, CHEVALIER DE SAINT-LOUIS
ET DE L'ORDRE DE LA RÉUNION
Il y^^elqiiesJoarsV peine, la France apprenait, par la voix
de la e. un évé ment qui a porté le deuil dans bien des
cœurs : —IcTTTTSrt du colonel vicomte Alphonse de Quélen,
décédé en Normandie, dans son château de Cesny-aux-Vignes,
à l'âge de quatre-vingts ans.
Des plumes, douloureusement émues, ont retracé avec con-
viction, la noblesse de ce caractère, ferme, loyal et religieux,
dont l'attitude fut une énergique protestation contre les abais-
sements de notre époque sceptique et énervée. Elles ont repro-
duit, en traits fidèles, cette belle figure, ineffaçable, nous le
croyons, du souvenir de ceux qui l'ayant aperçue, ne fût-ce
qu'un jour, se sont inclinés devant le charme de son exquise
et mâle distinction.
Nous aussi, nous sommes heureux de pouvoir consacrer quel-
ques lignes à la mémoire du vicomte de Quélen. Il est bon de
présenter au monde des exemples d'honneur, et d'amour des
principes si méconnus par lui ; et, en le faisant, nous serons
particulièrement agréable à l'Église de Paris. Elle ne peut
qu'être fière, d'une sainte fierté, en retrouvant inscrit, aux
- 2 -
fastes du beau et du bien, le nom du grand archevêque qu'elle
ne cessera jamais de vénérer.
Antoine-Victoire-Alphonse de Quélen était le plus jeune des
fils du comte de Quélen, chef d'escadre sous Louis XVI. —
Elevé dans les traditions militaires d'une famille dont le sang
a rougi bien des champs de bataille, que nous voyons, à la
suite de saint Louis, sous les murs de Mansourah, et qui, na-
guère encore, foulait avec honneur le sol mexicain, Alphonse
de Quélen se montra de bonne heure le fils de ses pères. —
Il avait entendu la vieille devise bretonne de sa race : « En
peb-emser Quélen, » en tout temps Quélen (1). Il crut que sa
place était marquée dans les combats que soutenait la France;
et, dès 1806, il appartenait à ces légions dont la valeur et les
succès étonnèrent l'Europe.
Lieutenant de cavalerie après une année de service, nous le
trouvons, en 1811, aide de camp du général Compans. Il avait
déjà fait avec distinction les campagnes de Prusse, de Pologne
et d'Espagne. -Bientôt, la grande armée se forme, et nous y
rencontrons encore M. de Quélen, prenant une large part à
ces luttes gigantesques qui comptent parmi les plus célèbres
événements de l'histoire moderne. — A Viazma, à la Moskowa,
ses chevaux sont blessés. A Lutzen, deux sont tués sous lui.
— Partout, le jeune et vaillant officier paye de sa personne,
avec un courage dont ses contemporains se sont plu à rendre
témoignage. Aussi le général Compans écrivait-il, en 1813, au
ministre de la guerre :
« M. de Quélen, mon aide de camp, a fait les dernières
campagnes auprès de moi, de manière à me donner la plus
haute opinion de son zèle, de ses connaissances et de sa bra-
voure. J'AI CONNU PEU D'OFFICIERS qui donnassent de plus belles
espérances; il réunit de grandes qualités et particulièrement
celle d'avoir mis à profit une éducation des plus soignées. »
(t) Cette traduction est celle qu'adoptait le père du vicomte de
Quéieu.

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