Notice sur les eaux minéro-thermales de Bagnoles (de l'Orne), par le Dr Ch. Lebreton

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impr. de Lacour (Paris). 1851. In-8° , 8 p..
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Publié le : mercredi 1 janvier 1851
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NOTICE
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LES EAUX MÏNÉRO - THERMALES
m BAGNOLES (DE L'ORNE).
ï>ar le Dr Ch. LEBRETON.
Si les médecins qui n'attachent habituellement d'importance
qu'aux maladies aiguës , s'intéressaient aux maladies en raison
des souffrances qu'elles causent, ils regarderaient souvent les af-
fections chroniques comme les plus sérieuses.
En effet, ce n'est guère que dans ces divers états morbides
désignés sous les noms de névroses, dans les perturbations de
tout le système nerveux, qu'on voit les malades tomber dans le
découragement, dans un véritable désespoir; et le grand nombre
de médicaments, tour à tour préconisés et abandonnés, prouve
suffisamment la difficulté qu'éprouvent aussi les médecins pour
apporter quelque soulagement à ces maux.
C'est alors que les eaux minérales sont une véritable ressource
provideniu'l'i 1
— a —
l'en suis convaincu, toutes exercent une action sur l'économie,
et bien appropriées, les eaux minérales soulagent presque tou-
jours, et guérissent souvent des affections qui avaient résisté de
longues années à tous les médicaments connus.
Dans bien des convalescences de maladies aiguës, les toniques
donnés pour relever les forces restent impuissants , dans ce cas
encore les eaux minérales sont employées avec un succès con-
stant.
J'ai le triste avantage de pouvoir parler avec expérience de
l'utilité des eaux minérales dans cet état nerveux qui fait éprou-
ver de véritables tortures, qui fait sentir la difficulté de vivre.
Après avoir éprouvé pendant plusieurs mois de suite des dou-
leurs gastralgiques aiguës, j'avais tellement perdu le courage de
supporter* les souffrances que réveillait en moi tout travail de
digestion, que ce n'était qu'avec une excessive répugnance que je
consentais à prendre quelques cuillerées de bouillon de poulet, je
me croyais atteint d'une maladie organique de l'estomac , et
mon pauvre et excellent père, qui quelquefois partageait mes
craintes ou craignait de se faire illusion sur mon état, me fit con-
sulter toutes nos célébrités médicales, qui, d'une voix unanime,
répondirent : névropathie, gastralgie ; eaux minérales.
Je dois avouer que je ne partageais pas leur sécurité sur mon
compte. Pourtant je partis pour. Bagnoles. Un mois après je souf-
frais encore, il est vrai, mais j'avais recouvré du sommeil, des
facultés digestives, des forces générales, et j'étais en état de diri-
ger moi-même les malades que j'encourageais par mon exem-
ple.
Je puis donc avec certitude parler des propriétés thérapeuti-
ques des eaux de Bagnoles, et si on trouve que je le fais avec une
prévention un peu enthousiaste, elle est bien légitime, je suis
convaincu que je leur dois la vie.

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