Nouveau départ

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Grâce à l’impulsion MQ, permettant de voyager plus vite que la lumière, la conquête de nouveaux mondes loin du système solaire n’est plus un rêve inaccessible. Le Genesis emmène ainsi une trentaine d’hommes et de femmes vers Gliese 581 afin qu'ils y fondent la première colonie au-delà des étoiles.

Un nouveau départ pour l’humanité... si tout se passe comme prévu !

Par l’auteur best-seller David Forrest !

Découvrez l’univers fascinant et culte de celui qui a défrayé la chronique en étant l’un des premiers succès en auto-publication en France.

Un auteur que vous ne pourrez plus oublier.


Publié le : mercredi 7 mai 2014
Lecture(s) : 3
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791091605281
Nombre de pages : 54
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Nouveau départ

-nouvelle-

Par David Forrest

 

Copyright 2012 David Forrest

 

ISBN: 979-10-91605-28-1

Pour Lucas, comme promis.

 

1

 

Le Genesis était flambant neuf, mais pour Alastair, le vaisseau était déjà un très vieil ami. Il l’avait rêvé quarante ans plus tôt, il avait supervisé sa conception et à sa construction. Et aujourd’hui, il s’apprêtait à l’envoyer au-delà du système solaire, avec en son sein une trentaine d’hommes et de femmes. Dont Alastair lui-même.

Il avait longtemps hésité avant d’accepter d'être du voyage. Il serait bientôt centenaire et se considérait bien trop âgé pour avoir le privilège de faire partie des premiers humains à coloniser un autre système solaire. Même s'il devait encore avoir un bon siècle à vivre encore, voire un peu plus, vu son excellente hygiène de vie.

Mais il avait finalement choisi de partir. Officiellement, il l'avait fait pour des raisons politiques ou éthiques. Pour l'opinion publique, l'inventeur du moteur magnéto-quantique montrait ainsi sa confiance envers sa découverte. Un journaliste avait même affirmé que sa décision était la meilleure chance de réussite pour l'expédition. Si l’humanité doit coloniser une nouvelle planète, avait-il lu, autant que ce soit par ses meilleurs représentants. Ça l'intimidait toujours, qu'on parle de lui ainsi. C'était quand on le présentait comme le Einstein du vingt-deuxième siècle que ça l'agaçait le plus.

Mais la vraie raison, c'était que ça l’arrangeait, tout simplement.

Le voyage lui permettrait de continuer ses recherches tranquillement, de se replonger dans ses projets loin des projecteurs qui avaient continuellement été braqués sur lui ces derniers temps. Deux années à jongler entre son travail et la "communication".

Pourtant, lorsqu’il avait publié les principes théoriques de la poussée magnéto-quantique, ça n’avait pas intéressé grand monde, en dehors du cercle restreint des spécialistes. C'était somme toute logique : personne, même pas lui, n'aurait imaginé les implications de sa découverte. Personne, sauf Stephen Door.

Le richissime dirigeant de la société aérospatiale privée GenDev lui avait offert des crédits illimités pour trouver des applications pratiques à ses théories.  Bien entendu, Alastair accepta. Quand un milliardaire vous donne de tels moyens, il faudrait être fou pour refuser. Fou ou Newtonien. Humour de physicien.

Trois ans plus tard, il avait mis au point pour GenDev un prototype de moteur magnéto-quantique. Les premiers essais secrets confirmèrent que la poussée MQ permettait bel et bien de propulser de la matière au-delà de la vitesse de la lumière.

Vingt-quatre mois plus tard, un nouveau prototype prouva qu’il était possible de faire voyager des êtres vivants à vitesse supraluminique. On envoya ainsi des chimpanzés et des plantes dans l’espace. Les animaux étaient maintenus dans un état comateux, harnachés dans de complexes machines qui les nourrissaient, les nettoyaient et surtout les observaient sans relâche. Les six animaux revinrent sains et saufs. Les plantes avaient quant à elles été entretenues par des robots dans une petite serre automatisée. Les fruits et légumes qui avaient poussé pendant le voyage s'avérèrent normaux, comestibles et même un peu plus gros que la moyenne. Ceux qui en avaient mangé les avaient même trouvés plus goûteux, mais Alastair doutait de leur objectivité, au fait de leur origine.

Les essais suivants permirent de confirmer ce que GenDev espérait : un vaisseau MQ pourrait emmener des hommes vers d’autres systèmes solaires en un temps relativement court.

La corporation mit alors la quasi-totalité de ses ressources dans cet unique projet. Stephen Door était persuadé que GenDev allait ainsi entrer dans l’Histoire par la grande porte. Et en profiter pour devenir la compagnie la plus riche et la plus influente qu’ait jamais connue l’humanité.

GenDev allait donner le coup d'envoi de la colonisation spatiale. La vraie, rien de comparable avec ces ridicules et stériles sauts de puce vers Europe et Mars du siècle précédent. Non : l'homme allait s'installer pour de bon sur des mondes lointains. Essaimer dans la galaxie. Et au-delà.

Des sondes MQ furent envoyées vers les plus proches étoiles où des planètes telluriques potentiellement accueillantes avaient été repérées. Lorsqu’une planète exploitable était détectée, la sonde faisait demi-tour et revenait vers la Terre.

C'était hélas nécessaire : on n'avait encore découvert aucun mode de communication plus rapide que la lumière, qui elle-même se traînait vis-à-vis de la poussée MQ. Un message lumineux aurait mis des décennies, voire des millénaires à atteindre la Terre.

La sonde passait sans ralentir, délivrant son message pendant le court intervalle...

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