Obsèques du maire de Fontenay aux Roses, 8 octobre 1865 (Signé : P. S.)

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Impr. de E. Dépée (Sceaux). 1865. Trébuchet. In-8 °. Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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OBSÈQUES
DU MAIRE
DE NAY-AUX-ROSES
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08 - re 1863.
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Le 6 octobre 18JftVéte<<ffour la commune de Fontenay-aux-Roses,
un jour de tristesse et de deuil. M. Adolphe Trébuchet, à peine
installé comme maire depuis un mois, venait d'être ravi à sa famille
et à ses administrés par une cruelle maladie.
La perte de ce digne administrateur a été vivement sentie. La car-
rière la plus honorable avait été parcourue par M. Adolphe Trébu-
chet dans des fonctions diverses. Les titres honorifiques ne lui man-
quaient pas : 11 était membre de l'Académie de Médecine, secrétaire
du Conseil d'hygiène, membre de la Commission des logements insa-
lubres, agent général de la Société d'encouragement pour l'industrie
nationale, officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre
de l'Immaculée Conception, de l'ordre' du Lion et du Soleil, officier
des ordres de Danebrog, des Saints-Maurice et Lazare et de Gustave
Vasa.
L'administration supérieure, sans s'arrêter à des présentations plus
ou moins officielles, n'avait jamais fait un plus bel, un plus noble et
un plus important usage de son initiative, en fixant son choix sur
l'honorable M. Trébuchet.
Lors de l'apparition du décret impérial du 30 août, l'enthousiasme
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fut aussi spontané que sincère dans toute la commune de Fontenay;
pas un signe de réprobation, pas un mot de désaffeclion ; le concert
des louanges sur le nouvel élu fut aussi unanime que prolongé.
Les obsèques du maire de Fontenay ont eu lieu le 8 octobre dans
la matinée; la population tout entière a mis de l'empressement à venir
rendre les derniers devoirs à un magistrat sitôt ravi à son affection
et à son estime. Plusieurs maires des- communes limitrophes ont ré-
pondu à l'appel de la famille du défunt; plusieurs personnages d'élite,
venus tout exprès pour la funèbre cérémonie, étaient rangés au pied
du cercueil.
Sur la place de l'Église et au moment où le corbillard allait transférer
le défunt au cimetière Montparnasse, M. Domairon, sur la pressante
invitation de la population rurale du bourg, et avec l'agrément de
la famille Trébuchet, s'est rendu l'interprète des habitants de Fonte-
nay, et, d'une voix fortement cmue, a prononcé le discours suivant :
« JI y a trente jours à peine, une agitation inaccoutumée
régnait dans toutes nos demeures; l'hilarité était sur tous les
visages;1a joie débordait de tous les cœurs. La population en
corps répondait aux acclamations de la garde èivique, et nous
assistions tous à l'installation de notre magistrat administratif.
Nous avions tous salué comme l'aurore d'un beau jour cet
heureux avènement, et la reconnaissante nous faisait bénir la
main impériale qui avait confié le port glorieux de l'écharpe,
et le soin intelligent de nos affaires communales, à Adolphe
Trébuchet.
« Mais, ô instabilité des choses humaines ! après un mois
rapide de station administrative, notre cher et honoré maire
nous a été enlevé par une maladie cruelle ; et nous voici en
présence d'une famille en pleurs, d'amis désolés, d'une popu-
lation attristée, au pied d'un cercueil.
« La philosophie païenne, dans ses idées fatalistes, voyait

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