Observations adressées à la chambre des députés, sur le projet de loi relatif à la réduction de l'intérêt . (Signé : F. C.)

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A. Boucher (Paris). 1824. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1824
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OBSERVATIONS
ADRESSEES
A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS,
SUR
LE PROJET DE LOI RELATIF A LA RÉDUCTION
DE L'INTÉRÊT.
A PARIS,
CHEZ ANTHe. BOUCHER, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,
RUE DES EONS-ENFANTS, N°. 34;
ET CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
1824.
OBSERVATIONS
ADRESSÉES
A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS,
SUR
LE PROJET DE LOI RELATIF A LA REDUCTIOS
DE L'INTÉRÊT.
LE projet de loi sur là réduction de l'intérêt qui
est soumis aux chambres , fixe en ce moment toutes,
les pensées et agite toutes les passions.
Nous ne nous proposons point d'examiner l'in-
fluence que peut exercer cette loi sur l'avenir de la
France, ; s'il nous était possible de concevoir l'es-
pérance que présentent quelques organes du pou-
voir, et de croire avec eux qu'elle apportera un
terme à cette passion effrénée qui établit, au
centre de l'Europe, un jeu dont les suites funeste»
deviennent désormais incalculables; si la loi nou-
velle agissant sur cette disposition fatale qui en-
traîne tous les capitaux vers la bourse, devait faire
refluer l'argent vers nos provinces, imprimer une
nouvelle activité à l'agriculture française, et ap-
porter un remède à l'usure qui, dans l'intérieur du
(4)
royaume, dévore nos campagnes; si un de ses ef-
fets devait être de diminuer l'influence au-delà de
toutes bornes qu'exerce Paris sur les provinces de-
venues ses tributaires, et attirant comme dans un
vaste gouffre toutes les fortunes et tous les capi-
taux ; si enfin cette loi modifiait par ses résultats
futurs la puissance de la banque , cette aristo-
cratie de l'or, dont le joug sera toujours honteux
pour une nation sensible à l'honneur ; certes, nous
le proclamerions hautement, la loi nouvelle serait
pour la France le plus immense bienfait; (ses con-
séquences auraient sur les moeurs et la prospérité
publique les plus admirables résultats ; mais, nous
l'avouerons, il ne nous est point permis de nous
livrer à de telles pensées ; elles n'offrent aux regards
attentifs d'un examen réfléchi, que de brillantes
mais trompeuses illusions.
Les débats qui se préparent en portant les lu-
mières sur les diverses parties de cette loi, feront
apprécier, sous leurs véritables rapports, les résul-
tats qu'elle doit amener. Nous n'entrerons point
dans d'aussi vastes discussions; nous fixerons seu-
lement la pensée des députés sur une considéra-
tion grave et qui intéresse au plus haut degré
l'honneur national.
Appliquant à la dette publique les principes éta-
blis par le code qui nous régit, le pouvoir con-
sacre le principe de la légitimité du rembourse-
ment de la rente; les plus graves objections ont

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