Observations générales sur l'administration des hôpitaux ambulants et sédentaires des armées de la République française ([Reprod.]) / [Tissot]

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[s.n.]. 1793. Hôpitaux militaires -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
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OBSERVATIONS
GÉNÉRALES
SUR
L'ADMINISTRATION DES HOPITAUX
AMBULANS ET SÉDENTAIRES
DES ARMÉES
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
» La moindre négligence dans le Service des Hôpitaux
peut caufer un plus grand dommage qie vingt batailles
» fanglantes ». L École DE Mars.
} 7 9 h
AVERTISSEMENT.
'C>fcS obfervations font le réfultat d'une correfpon-
dance fuivie fur l'état adhiel des Hôpitaux Militaires
de la République Françaife.
En dénonçant les abus, nous n'avons en vue aucun
Hôpital particulier, aucun individu quelconque l'a-
mour «!•! bien public le fsut de nos Freres d'Armes
font lo leuls motifs qui nous ont déterminé à publier
ces rcfkxions.
A
OBSERVATIONS
GÉNÉRALES.
SUR des Hôpitaux
Sédentaires., à la fuite des Armées de la
République
L'ADMINISTRATION des Hôpitaux Militaires dit
M. Dupré d'Aulnay (a), a été de tout temps une
» fource d'abus & de brigandage de la part du plus
» grand nombre de ceux qui en ont eu l'entreprife
h ou la régie. La corruption s'eft même étendue
» jufque fur les Contrôleurs pour la Nation lef-
» quels, loin de tenir les Entrepreneurs ou Régif-
» feurs dans leurs devoirs ont concerté enfemble
» les moyens de s'enrichir par toutes fortes de voies
contraires aux lois à l'équité à la charité. »
Après avoir fait l'énumération des abus fréquens dans
les Hôpitaux M. Dupré ajoute « Il y a plufieurs
» autres prévarications que je paierai tous filence
elles feraient horreur & honte à l'humanité d'ail-
léurs il ferait dangereux de les révéler »
C'eft avec une profonde douleur que nous nous
voyons obligés de convenir que depuis l'Ad-
miniftration des Hôpitaux n'a fait aucun progrès.
Tout étoit abus fous un gouvernement vicieux tout
eft encore abus dans le régime des Hôpitaux Mili-
taires. Les vices de leur adminiftration les infidé-
lités, les dilapidations les abus de toute efpèce qui
Voyez le Chapitre IX du Traité Génial de» Sufafiflaae*,
fc-Vt imprimé à *«"• » 1744. par M. Dwpft d'Autoay.
(O
sV commettent journellement le défaut de police
t$i de furvsklhnce i\ néceftaires pour maintenir la
a bonté du foi vire de iante, appuient l'attention.
la plus visitante de la Convention foi-
licitent de là tafeiie les tnefur/w, les- p!us promptes
pour y remédier avant la campagne prochaine.
Quand on voit de près les abus énormes qui règnent
dans les Hôpitaux Militaires on éi\ tenté de croire
qu'us dépendent d'un fytfême déforganifayrur fem-
blable à celui que l'on a remarque dans les autres
Administrations Militaires. Les débris de la fortune
publique ne fervent pour ainfi dire qu'à nourrir
le luxe infolent la corruption contagieufe de ceux
eyi les dirigent ou les itirveillent.
Nous nous tommes propoté, dans ce Mémoire, de
démontrer fommairemcnt les inconvéniens de l'Ad-
miniflration générale cks Hôptaux au fervice de
femé & ceux qui remirent de la police & de la
iiirveillance contiens aux Commtuaires des Guerres.
Nous préftntcioi.s enliàte leb moyens d'y remé-
dier efficacement.
PREMIERE PARTLE.
1 Ne ON V EN l EN s de C Admlnijlration générait des
Hôpitaux.
1.° LE fervice des Hôpitaux Militaires eft mis en
régie (a) au compte de la République Françaife &
confié à un Directoire près le Mimftre de la Guerre,
(a) Le fyftème de la Régie Générale coûte plus à la Nation que
celui de l'entreprife mais l'on dépenfe plus d'argent on con-
JbTve plus d'hommu. Depuis long-temps l'expérience a prononcé en
jb\ cur de la Régie pour les atimens & tes mcdicamois tandis.que
Uauvfrife pour let founûturçs eft plus avana^ufe faos inconvéniens
A x
compote de fix Régïfieurs Généraux, ayant chacun
ftc mille livres d'appointemens. Ces Régiffeurs font
chargés de tous les genres d'approvifionne mens, des
tranfports & en général de tous les objets relatifs
à l'çfablifferaent & au fervice des Hôpitaux.
La Régie a fait des marchés onéreux avec des
Fonrniffeurs qui font trompée par les fous-baux ou
marchés indéfnis que ceux-çi ont faits. Le tranSport
des Fournitures de Paris pour les Hôpitaux Ambu-
lans & Sédentaires de premiere ligne a été ircs-dif-
peridieux il y a eu beaucoup de lenteur dans l'ar-
rivée à leur destination. Les données pour l'appro-
vifionnement 4e ces Hôpitaux ont été mal prifes
puique dans^tà plupart on a manqué de matelas
de couvertures de capotes & pantalons de linge
de corps ou à panfement de charpie, de bandages
herniaires ces fournitures ont été fouvent de mau-
vaife qualité.
i.° La plupart des Directeurs d'Hôpitaux chargés }
par le Directoire de la Régie de faire les achats des
& boiffons du chauffage & de la lu-
miere des uftenfiles de cuifine de pharmacie &
d'autres objets de confommation journalière les ont
payés beaucoup plus cher en gros que les citoyens
qui habitent les mêmes lieux Se qui achetaient en dé-
tail -,ces denrées étaient rarement de la première qua-
lité. Ils ont négligé de veiller à la confervation & à la
réparation des effets au raccommodage du linge de
corps au blanchiffage des linges à panièmens qui pou-
vaient encore fervir. Enfin il en eft qui n'ont pas
d'inventaire des meubles & effets confiés à leur garde.
La fufpenfion ou la destitution d'un grand
nombre de Directeurs d'Hôpitaux ordonnée par des
Commiflaires de la Convention Nationale, pour caufe
d'abus de dilapidations de doubles emplois dans
leur comptabilité ou de négligence dans leur admi-

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