Observations sur les prétendues erreurs relevées dans le dernier écrit du duc de Gaëte, concernant la dette publique, par un article de la "Gazette de France" du 9 novembre 1829

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impr. de Goetschy (Paris). 1829. 8 p. ; in-8.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1829
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OBSERVATIONS
Sur les Prétendues erreurs relevées dans
le dernier écrit du Duc de Gaëte , concer-
nant la Dette Publique , par un article de
la Gazette de France du 9 novembre 1829,
J'ai établi et prouvé, par des calcus positifs,
que l'amortissement d'une rente de 100 millions,
au cours de 115, coûterait moins, en définitive,
au Trésor, que le remboursement de cette
même rente au pair, avec une dotation égale.
Cette proposition a paru absurde à un corres-
pondant anonyme de la Gazette , qui y a décou-
vert huit erreurs, indépendamment d'une foule
d'autres dont il a bien voulu m'épargner le détail.
La principale consisterait à avoir fait entrer
dans mes calculs la dépense des intérêts , dans
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l'un et l'autre système, tandis que , suivant lui,
il n'aurait dû être question que du capital.
Toutes les personnes auxquelles le méca-
nisme de l'amortissement n'est pas tout-à-fait
inconnu , n'auront pas de peine à apercevoir ,
au premier coup-d'oeil, le vice de ce raison-
nement.
On sait que la dépense de cette opération ré-
sulte I° de la dotation annuelle qui lui est af-
fectée : 2° du paiement, pendant un certain
nombre d'années, de la totalité de la rente qu'il
s'agit d'amortir ; que cette rente, successivement
rachetée par la caisse d'amortissement, se con-
vertit , pour elle, en un capital applicable à de
nouveaux rachats et que c'est de là que résul-
tent les effets de l'intérêt composé qui constitue
sa puissance.
Il faut bien , pour comparer les effets de l'a-
mortissement avec ceux du remboursement, former
la dépense de l'un et de l'autre des mêmes élé-
mens : autrement, il n'y aurait aucune compa-
raison possible.
Or, il est bien certain que le budget de chaque
année devrait comprendre :

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