Observations sur les subsistances ([Reprod.]) / par le citoyen Lucas,...

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[de l'impr. de C. F. Perlet] (Paris). 1793. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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•̃ NBS IOIOo
(ANSI and ISO TEST ÇHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
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OBSERVATIONS
SUR «_
LES SUBSISTANCES,
récolté «
Quel est le vrai sens de cette proposition?
Car il faut s'entendre pour ne pasdivaguer.
Veut-on dire que la récolte est spécial-
ment destinée aux citoyens de la Républi-
que que chaque individu a le droit de se
procurer, en en payant la.valeur sur le pied
courant, la porti <n de bled nécessaire a sa
consommation qu'il n'est pas permis d'en
disposer à son préjudice en faveur des étran-
gers ? Nous sommes parfaitement d'accord
il est juste que la grande farnille soit pour--
vue abondamment avant de venir au secours
des voisins je dis même que la question de
savoir si en cas superflu on pourrait
permettre d'expdppfeu dehors, doit être ren-
voyée à la paix tusques-là entourés d'enne-
mis nous ne saurtons trop nous approvision-
lier; je désire encore que l'on punisse .sévè-
rement l'accapareur le monopoleur mais
je demande en. même temps que l'on défi-
Risse le mot j'entends moi par accapa-
reur, un homme qui, indépendamment de
sa cueillette achète beaucoup de grains,
les amonceler et malgré le besoin public
refuse d'en vendre au prix courant. Ces ba-
ses posées, il est également injuste et funeste
d'inquiéter, de tourmenter le cultivateur,
de le forcer à se dépouiller de ses denrées
d'une manière arbitraire souvent impossi-
ble, presque toujours nuisible pour l'agri-
culture je le démontrerai dans peu; de telles
mesures n'aboutiront jamais qu'à inspirer la
défiance, à produire le dégoût pour ne rien
f S)
dire de
rieure reconnue nécessaire, et à opérer la di-
sette jusques dans le sein de l'abondance.
Laissez une pleine liberté au commerce du
dedans qu'il soit protégé par les lois voilà
l'unique moyen d'assurer les subsistances.
Le besoin de vendre et d'acheter, la concui'-
rence des vendeurs et des acheteurs régleront
le prix des subsistances. On se plaint de leur
cherté actuelle c'est un malheur public,
sans doute, mais ne s'étend-t-il pas a tout ?
Le manque de récolte dans les departemens
méridionaux y contribue pour quelque chose;
cependant la cause principale dérive de l'é--
mission d'une trop forte masse d'assignats, et
peut-être encore de la perte de ce papier contre
l'argent; néanmoins cette perte si d'ailleurs
elle peut être indifférent, loin d'agraver le
mal, présenteroit peut-être aussi un bien
momentané en ce sens que les assignas
seuls circulent tandis que si les assignais et
l'argent étoient au pair, alimentaient" concur-
remment le commerce il en résulterait une
surabondance de richesse ou de crédit na-
tional propre il. effrayer d'abord par l'effet
qu'elle produirait dans toutes les transac-
tions Glors le prix des subsistances, comme
des autres marchandises augmenterai
encore sans que l'on pût s'en plaiudre
car il est démontré à l'œil le moins clair-
voyant, que la valeur des choses s'élève né-
cessairement en raison des moyens de les ac-
quérir un passage subit étonne toujours
c'est donc au temps et aux leçons de l'ex-
\-t-6)
pi'ricnce à persuader, que la richesse d'un
peuple est le vrai régulateur dé la dépendre
de chaque individu qui doit calculer en con-
séquence. Méditez ces\notious simples tt t
vous serez bientôt convaincufcde la nullité,
du danger cles suâmes que l'impéritie en-
fante journellement. 4'
Entend-on 'AU contraire réduire le culti-
vateur à l'obligation stricte d'associer les
consommateur-! au produit de la récolte
îi pris sa cneillete, sans participer aux frais
extraordinaire;; ni aux chances qu'il a enco-
l'u, à la partager de clerc à maitre, ;iu lieu
de la rendre, de JVchangtr librement ou de
la. manager à ne lui accorder (|u'une indem-
mité arbitraire, au lieu du prix courant à
et ou fier tonte prévoyante, calculée sur l'ap-
parence d'une mauvaise moisson ou Ja
t raiute des accidens en un mot ne plus
se considérer que connue un mercenaire.
Le ma-que tombe, le voile est déchiré, la
garantie de. propriétés devient
elles sont aué;.).tits ne Lit-, on i'KVl IVdiiîce
d'un nouvel c»; lavage de glcbc pire que l'ai>
cien. A l'exemple de Rome on i;e verii.it
bientôt plus que des C'iar.s i.tt;:clu's au sol
et a travailitT pour U-sc.ipit. 1 s-
tes, pour les ('ii. de la méiroj ole,.eî des au-
tres villes de la République; «irsi Il s vrais
amis de la révolulion ceux qui secoas ,.cr^nt
bonnement a la soulenir, non par de simples
privations, mais par c'e grandi* sacrifices, ne
travailh'raiei,t (ju'à se forger des çhaîias
dont le poids s'.igra", erait jouineik'nieiit. Si
(7)
vouloir dominer,
propre
et à amener la plus cruelle des anarchies.
Les autres projets .sont également inad-
missibles et immoraux, en ce qu'ils tendent
teurs du produit de leurs
disposer sans respect pour ta propriété;
à introduire une inquisition révoltante et
contraire aux droits de l'homme et du ci-
toyen. Sons ce dernier point de vue on peut
les qualifier de liberticides et les auteurs
de tyrannie ou d'ignorance qu'ils cHoisis-
sent. Encore une lois, défendez l'expor-
tation au dehors protégez la tibre circula-
tion dans, l'intérieur de plus, encouragez
l'agriculture et les défrichemens voilà les
seules bases d'une administration légale et
bonne en f.iit de subsistances, tous moyens
cocrcitifs n'opèrent jamais que le mépris des
lois, la défiance le découragement, le désir,
le besoin quelquefois de résister à l'oppres-.
sion et la disette dans les années mêmes d'a-
bondance.
On propose gravement de taxer les bleds
de fixer le prix de dix boisseaux pesant deux
cent quarante livres, à trente francs
Mais d'abord on ne cessera de le répéter;
en vertu de quel droit prétend-on pouvoir
disposer de la propriété d'autrui ?
2°.. Sur quel fondement fait-on reposer l'é-
valuation ? Doit-elle être la irjême pour Bor-
deaux et pour Paris ? En ce cas et lorsqu'il
A4
3°. Pourquoi ne pas demander aussi d'sr-
se passer que de pain;
le prix des bestiaux nécessaires à la culture,
la quantité de grains que
chaque arpent de terre sera tenu de produire?
car tout cela tient même,
et ce n'est qu'en en combinant les différons
force des
impôts., l'effet de l'émission d'une énorme
l'on peut acquérir
un résultat plus ou moins approximatif de
la laquelle il faut, réduire ou por-
des grains autrement on agit
Probablement les auteurs du projet ont
calculé leur taxe sur le prix commun des
.bleds pendant un certain nombre d'années
mais c'est ici où ils se montrent au moins
souverainement injustes; car depuis la révo-
ayant augmenté,
tendent-ils que le cultivateur ne sauroit
ses grains en raison de ses nou-
qu'il doit essuyer l'intempé-
rie des saisons, supporter le' surbaussemenl
les en un mot subir lui seul
.toutes les chances défavorables ces frais

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