Ode aux mânes du prince Maximilien-Jules-Léopold de Brunswick . Qui a péri dans l'Oder en allant au secours de deux paysans entraînés par les eaux. Par M. Grambert

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Bacot (Paris). 1787. 16 p. ; in-8.
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Publié le : lundi 1 janvier 1787
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Y
ODE
AUX MANES DU PRINCE
MAXIMILIEN-JULES-LÉOPOLD
DE BRUNSWICK.
ODE
AUX MANES DU PRINCE
MAXIMILI EN-JULES-LÉOPOLD
DE BRUNSWICK.
Qui a péri dans l'Oder, en allant au secours
de deux Paysans entraînés par les eaux.
PAR M. GRAMBERT.
Q/nctis ille bonis flebilis Occidit.
A PARIS,
Chez BACOT, Libraire, rueSaînt-Hyacinte,
N°.
Et chez les Marchands de Nouveautés.
1787.
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A3
ODE
AUX MANES DU PRINCE
MAXIMILIEN-JULES-LÉOPOLD
DE BRUNSWICK,
LA fille du Dieu des batailles,
Rome naissante alloit périr.
Dans l'enceinte de ses murailles
La terre venoit de s'ouvrir.
Saifi d'une terreur profonde ,
Phébus de la cime du monde
DJcouvroit l'empire des morts,
Et fon importune lumière
Effleurant leur trifte paupière
Du Cocyte éclairoit les bords.
ARRÊTE, ô suprême Justice !
S'écrie un Ministre des Dieux.
Vous, Romains, par un sacrifice
Appaisez le courroux des Cicux.
Il dit. Un Guerrier intrépide
Aborde ce geuffre homicide
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Où ferpentcr.t de longs éclairs ;
Son cœur a nommé la victime
Et lui-même roule et s'abîme
Dans cette bouche des Enfers.
RIVAL de fon antique gloire,
De nos chants objet immortel,
BRUNSWICK, au Temple de Mémoire
Tu dois partager fon Autel.
Dans ce Temple, ombre généreuse,
Grossis la foule peu nombreuse
Des Héros de l'humanité,
Et que ta mort digne d'envie
Des Césars éclipse la vie
Aux ysux de la postérité.
COMME eux, du laurier de la guerre
Tu pcuvois t'embelhr un jour;
Tu pouvois effrayer la terre
Dont tu fais aujourd'hui l'amour.
D. hâ même ta jeune audace
Du Guerrier qu'adoroit la Thrace
T'avoit nommé le favori,
Déjà les talens, le courage
Formoient en toi la noble image
De FRÉDÉRIC et de HENRI (*).
(*) FRÉDÉRIC, Roi de Prusse & le Prince
HfcMU son frère, oncies du Duc de BRUNSWICK.

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