Ode sur la naissance de Sa Majesté le Roi de Rome , par P.-J.-B. Dalban

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impr. de L.-G. Michaud (Paris). 1811. 16 p. ; in-8.
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Publié le : mardi 1 janvier 1811
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ODE
SUR LA NAISSANCE
DE SA MAJESTÉ
LE ROI DE ROME,
PAR P.-J.-B. DALBAN.
A PARIS, 1
DE L'IMPRIMERIE DE L.-G. MICHAUD,
RUE DES BONS-ENFANTS, N°. 34. -
M. DCCC. XI.
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ODE
SUR LA NAISSANCE
DE SA MAJESTÉ
LE ROI DE ROME.
1 L est donc né ce Roi, votre unique espérance !
Muses, qui des faveurs que le ciel vous dispense,
N'enviez qu'un sujet favorable à vos vers,
Par quels chants immortels obtiendrez-vous la gloire
D'apprendre à la mémoire
L'heureux événement qu'attendait l'univers?
Ce Héros, qu'au milieu d'un sort toujours prospère,
De ses peuples heureux on vit nommer le père,
Des faveurs de l'hymen obtient enfin ce nom,
Et dans les jours d'un fils reçoit le premier gage,
Du bonheur qu'en partage
Une épouse adorée apporte à sa Maison.
4 ODE.
Le fils de ce Héros, Roi, Souverain lui-même,
Sans l'appareil du trône et du pouvoir suprême,
A déjà sur les cœurs commencé de régner.
Destins, veillez sur lui ; les peuples qui l'attendent,
Aux autels vous demandent
Quand leurs marques d'amour pourront l'environner.
Quel jour ! lorsque, non loin du jour de sa naissance,
Ses sujets , devant lui déployant sa puissance,
Mettront de l'univers l'hommage à ses genoux ; +
Lui diront : « Ces états désunis d'âge en âge,
» Seront votre héritage ;
» Le monde est votre empire, et nos cœurs sont à vous ! »
Si cet entier hommage a pour lui quelques charmes,
Plus doux pour ses sujets, ah! de combien d'alarmes
Ce moment solennel vient de les soulager!
Je les vois enivrés des regards de leur maître ;
Ils sont fiers de connaître
Quel bras les soumettra pour mieux les protéger.
ODE. 5
Qu'ils volent maintenant aux accents de la guerre;
Que leur sang répandu soit le prix nécessaire
Dont on paie et l'honneur, et la paix des états ;
Ils ne redoutent plus qu'un despote servile,
Par la guerre civile,
Hérite insolemment du fruit de leur trépas.
Mais Rome s'est unie aux destins de la France.
Jeune Roi, vous allez relever l'espérance -..
Que Rome garde encore au fond de ses remparts.
Là, le Tibre, pleurant l'opprobre de ses rives,
Roule ses eaux plaintives
Au milieu des débris du trône des Césars.
De ces maîtres du monde, autrefois sans patrie,
Portant chez le Germain leur noblesse aguerrie,
Votre Mère est issue en des jours glorieux ;
Les Romains ont jadis adoré vos ancêtres ;
C'est au fils de leurs maîtres
A rétablir le sang des héros et des dieux.

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