On ne fait rien, lettre renfermant un conseil pratique et adressée à tout le monde, mais spécialement aux députés de l'Assemblée nationale, aux candidats et aux journalistes dans l'intérêt de la société, par Laget David,...

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S. C. Cauvin (Nice). 1873. In-8° , 13 p..
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Publié le : mercredi 1 janvier 1873
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ON NE FAIT RIEN.
ON NE FAIT RIEN
LETTRE
RENFERMANT UN CONSEIL PRATIQUE
ADRESSÉ E A TOUT LE MONDE
mais spécialement
AUX DÉPUTÉS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
AUX CANDIDATS ET AUX JOURNALISTES
DANS L'INTÉRÊT DE LA SOCIÉTÉ.
PAR
LAGEL DAVID
enfant du peuple.
Prix : 25 centime».
NICE
TYPOGRAPHIE, LITHOGRAPHIE ET LIBRAIRIE S. C. CAUVIN ET C
Rue de la Préfecture, 6.
1873
ON NE FAIT RIEN.
Au NOM DU PÈRE ET DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT.
AINSI-SOIT-IL.
Dieu soit loué de tout, même de rien si c'est possible,
puisque rien est quelque chose, selon plusieurs auteurs.
On ne fait rien. Voilà un titre que je n'ai pas
encore remarqué parmi la variété de ceux étalés dans
les vitrines des libraires et qu'en conséquence je réclame
pour moi. Sous cet intitulé, je pourrais composer bien
des volumes si j'en avais le loisir et le talent, à moins
que je ne fusse forcé de faire le contraire, ce que je dési-
rerais ardemment. Mais dans l'un ou l'autre cas, je
pourrais toujours écrire, car travailler ou ne rien faire
embrasse toute la vie du genre humain sur la terre.
On ne fait rien, je n'ai rien fait, je ne fais rien, etc. :
voilà ce que j'ai senti, répété bien souvent et ce qu'au-
jourd'hui je crie à qui veut l'entendre. Je n'ai rien fait !
et pourtant, de même que les jours sont à l'apogée de
- 6 —
leur grandeur, je suis ainsi parvenu au sommet de mon
existence terrestre. Je vais descendre à présent et peut-
être plus rapidement que je no le pense. Si en montant
je n'ai rien pu faire, du moins en descendant aurais-je
plus de force et de courage ? C'est ce qui arrive naturel-
lement pour toute chose, et je prie Dieu qu'il en soit
de même à mon égard, afin qu'au terme de ma carrière
je n'aie pas tout à fait les mains vides.
Avec le.secours de sa sainte grâce je vais essayer.
Sans son aide je ne puis rien; mais avec lui je puis
tout. Qu'il soit donc avec moi pendant le temps et du-
rant l'éternité. Ainsi-soit-il.
I.
Je n'ai rien fait, mais j'ai pensé, réfléchi sur moi,
sur le monde, la société et l'état de beaucoup de choses.
En 1866, j'écrivais clandestinement au Ministre de
l'Instruction publique pour lui demander la liberté de
faire l'école. Mes idées d'alors se groupaient autour
de l'Instruction, de l'Agriculture et de la Guerre.
L'instruction primaire avait attiré mon attention par la
pratique forcée que j'en faisais: l'agriculture, je ne sais
comment; et la guerre par la lutte qui eut lieu entre
l'Autriche et la Prusse vers cette époque.
Dans la même année j'adressai aussi une lettre ano-
nyme aux chef de l'État sur cette dernière question
dans laquelle je lui donnais l'idée des mitrailleuses et
lui disais dans un endroit : — « Qui sait ce que nos
ennemis machinent dans l'ombre pour nous vaincre?»

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