Opinion de M.-J. Baudet, sur le projet de résolution relatif à la création d'une marine auxiliaire : séance du 19 fructidor an 7 ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Cinq-cents

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[de l'Impr. nationale] (Paris). 1799. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1799
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MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No.-2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Heudington HHI Hall, Oxford OX3 OBW, UK
A
CORPS LEGISLATIF.
CONSEIL DES CINQ CENNS.
ION
de M.-J. BAUDET,
de résolution relatifà la création
d'une marine auxiliaire.
Séance du fructidor an 7.
Représentans du PEUPLE,
Fai long-temps cherché à accorder J'ensemble de
mes idées sur la question qui nous occupe avec la
totalité de celles émisses par le rapj20j:teur. J'ai hésici
'̃a
à vous soumettre le résultat de mes réflexions sur, cet
:objet, parce que le projet qui, vous est soumis était
censé avoir obtenu les suffrages de la majorité de mçf
collègues de la commission de marine, et nle trou-
vant en opposition sur plusieurs points avec le rapport
têtu-, ie devois nécessairement me croire dans l'erreur:.
cependant je, me suis déterminé à vous présenter moa
opinion parce que le réflexion m'a, convaincu que
plusieurs dispositions du projet étqjent ou impossibles
au x dispositions nécessaires de notre pacte social.
Représentais du peuple sans doute il importe de
donner à nos forces maritimes une extension j'oserai
dire extraordinaire il faut frapper au cœur le gou'ver*
ne ment créateur banquier et trésorier de la coalition
armée contre notre liberté; il faut porter à. son com-
merce, source unique de sa richesse et de son orgueil,
des coups tellement assurés qu'il soit forcé de recevoir
la paix que nous lui avons déjà généreusement mais
inutilement offerte.
Pour atteindre ce but il est nécessaire d'employer
simultanément deux moyens qui réussirent toujours
lorsque leur mise à exécution fut dirigée par des hommes
habiles, et dui-nous promettent des succès plus certains
encore lorsqu'on sera arrivé ce terme nécessaire
dont nous avons donné les premiers exemples, de ne
confiez' l'administration de l'état et la conduite de nos
armées qu'à des citoyens qui unissent an courage,
l'habileté, un amour, ardent de la liberté, qui a sup-
plié depuis si long-temps a la supériorité du nombre
de nos ennen1i.. Ces detlx moyens sont une force im-
posante, une armée navale qui, rivalisant de succès
.avec l'armée de terre, parvienne à fixer il son tour,
la victoire sous nos drapeaux le second est comme
l'a dit'le rapporteur, l'organisation d'une arnaée auxiliaire
i
A2
t|tiê fournie que nous i>nt
toujours Fourni les armemëns en course.
Déjà malgré de nombreux et funestes revers dus à
ï'impéritie, peut-être à la malveillancfc,et à la trahison;
déjà dis-je Hotrê mariné militaire semble -renaître
de sa cendre. Une force de quarante- huit «vaisseaux de
ligne qui bientôt s'élevera à plus de soixante existe
dans nos ports une flotte imposante a été mise en
mer, et sa sortie a nécessité à nos ennemis les frais
d'un armement deux fois plus dispendieux; dans peu
tette flotte sera augmentée ou pourra l'être au moins
de quinze vaisseaux et nous pourrons ainsi, après sept
ftns de la guerre la plus dispendieuse, présenter en-
tore à nos ennemis un armement de quarante vaisr
'eaux de ligne appartenant à la République, et d'un
nombre à-peu-près égal appartenant à nos alliés. Ainsi
bientôt les pavillons, tricolor et confédérés avec le
hôtre seront respectés sur toutes les mers et contribue-
ront à rappeler le commerce dans nos ports'; ainsi
bientôt nos flottes combinées pourront attaquer avec
quelque espoir de succès tlil ennemi orgueilleux et
qui ne le rut si long-temps que parce que nous négli-
geâmes trop les ressources utiles que nous pouvions
que nous devions tirer de nos forces navales; ciùe
parce que trop souvent l'autorité exécutive accorda
une confiance aveugle à des officiers supérieurs qui
n'en étoient pas dignes et qui ou ne surent pas tirer
dé leur position et de leurs forces tout le parti que
ion devoit en attendre, ou qui même avec des forces
quelquefois bien supérieures ne voulurent ou n'osèrent
pas attaquer un ennemi fatigué ^iFotbli par de longues
croisières, et qu'ils auf oient pu facilement détruire.
Ces premières rautes seront facile à réparer; et l'em-
ploi de nos forces militaires sur mer sera désormais id
l'espère,, confié à des républicains habiles et qui, jouis-
4
sant de toute la confiance de nos marins pourront
attaquer avec succès les forces combinées de nos enne-
mis ou au moins'neiitraliser leurs eâfbrts et déjouer
leurs projets. Mais l'emploi de ce premier moyen isolé
ne peut, ne doit pas suffire à la. vengeance nationale
à la promptitude qu'elle exige, aux effets qui doivent
en résulter.
N'oublions pas citoyens représentons, que ce sen-
timent de vengeance contre un gouvernement près-
qu unique auteur de tous nos maux est gravé dans
tous les cœurs français il a rappelé par-tout par-tout
il a .imprimé ce vieil adage d'un vertueux républicain;
JI faut devise doit être la nôtre;
tous nos moyenY, tous nos efforts doivent tendre à ce
but c'est à nous qu'il appartient de soulager le
Blonde du joug insupportable d'un gouvernement op-
presseur.
Je le. répète, citoyens représentons, c'est dans leur
source qu'il huit attaquer les moyens de prospérité du
gouvernement anglais c'est son. commerce qu'il faut
a chaque instant et sans relâche embarrasser, Fatiguer,
frapper et détruire et c'est-là l'emploi, le but du
second moyen que nous avons indiqué; c'est en régu
laissant, en organisant favorisant et protégeant les,
arméniens en course que vous porterez des coups mortels
au commerce de nos ennemis. Les corsaires sont la
troupe légère, les tirail1eurs de la force navale; ils
harcèlent ils hitiguent sans ,cesse l'ennemi, ils l'atta-
quent clans sa partie la plus sensible ils le forcent à
des arméniens extraordinaires et dispendieux là com-
mence le besoin de la protection, la nécessité d'une
forcé navale- imposante. Et remarquez que dans la cir-
constance actuelle la course ne peut avoir lieu chez
nos ennemis par la presque-nullité de notre commette
extérieur, tandis que chez nous au contraire elle peut

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