Opinion du citoyen Lebrun, sur la résolution relative aux hospices civils : séance du 15 vendémiaire an V ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Anciens

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[de l'Impr. nationale] (Paris). 1796. Asiles d'indigents -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1796
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MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS -1010
20x
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hatl, Oxford OX3 OBW, LK
A
COR PS LÉGISLATIF.
CONSEIL DES ANCIENS.
O P I N I O N
Du CITOYEN LEBRUN
Sur la réfolution relativeaux Hofpice?
civils.
an V.
ILimisiNTANs dv Piupfi,"
Le temps n'eft pas encore venu d'établir, & rhoins encore
de réalifer la théorie des fecours publics.
C'eft dans un calme profond qu'il faut la difcuter c'eft
au milieu de la paix & de la profpérité publique qu'il fera
permis d'en foumertre les principes aa creuset de l'expé-
rience.
2
L'AflTcmblée Coiifiituante-eut le courage & le majeur
d. entreprendre l'un te l'autre. Un de nos infortunés collénues
développa dans cette partie un Qe!c opiniâtre Se toute l'ar-
deur d'une ame humain-. & bienfaifante.
Mais la révolution était là dominant tout entraînant
tout, & couvrant de ks ruines les projets du patriote & les
fyirèmes de la pliilofophie économique:
Les travaux mêmes de l'Afle.hb'éeConftituame admira-
bles par leur intention avoient d'ailleurs un vice fonda-
mental.
Ce vice c'étoir de compter trop peu avec les foibleiTls
avec les pallions, avec les vertus mêmes des hommes;
d'anéa:,tir Hcs'fouvenirs qui leur étoient chers d'arracher
tout-à-coup aux individus aux familles aux communes, des
nionumens auxquels ils avoient confié les chimères ude leur
orgueil la réputation de leurs vertus & les espérances de
leur poftérité. •
Des temps p'us dcftftrenx vinrent achever de détruire
ce qu une théc;r;e prématurée avoit ébranlé & nous laiiïè-
rent avec des matériaux éhars ou mutilés que nous pou-
vons bien réunir & rartacher aujourd'hui mais avec léfmtels
il me paroit unpoflible dans la lituation actuelle des efprits
«-des chofes de. former de long temps un enfemblc ré-
Attachons-nous donc a confervf r ce .qui nous refte en-
core, laiffo'js d'autre'; temps le foin de mûrir les idées
& de faire éclore un fyitcme miêux raifonné de bierifaifance
publique*
Tel eft fans doute l'cfprit de la réfolution qui vous eft
foumife.
Sans doute elle pouvoir ne nous être préfentée que comme
une première bafe d'une légiflation'provifojrei & c'eft-là en
effet fon vêrirable caractère.
Mais il y à bien quelques incpnvéniens à jeter le mot de
provifoire dans une matière qui tient aux aidions les plus
pmflawes, aux intérêts les plus chcrs de l'huraa»ité.

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