Opinion et projet de décret, du citoyen Jean-Bon St.-André,... sur l'organisation de la marine française ([Reprod.]) / impr. par ordre de la Convention nationale

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[de l'Impr. nationale] (Paris). 1793. France. Marine -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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THE FRÈNCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LÇS ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
Headingtdn Hill Hall, Oxford OX3 0BW, UK
A-
CONVENTION NATIONALE,
dé la
PAR ORDRE DE LA CONVENTION
Lorfque le gouvernement britannique^, après avoir
;,9té long-temps pour vous, un ennemi ïecret, a ma-
vous avez pris à foH
& telle qu'elle convient à
fur terre vous avez
ofé croire -que la vittoire vous fuivrojt auiVi fur mer,
& vous avez ordonné au confeil exécutif provifoire
de prendre pour déployer, &
̃ mettre en atiivité toute la marine de la république.
balance pas à
font*attachés
vos votre pavillon. Il eH: im-
j'ofiible de fe difiimulcr que l'urganiTation de la ma-
l'.jie jtellc qu'elle a été decrétee par i'Affemblée conf-
tituanse ne foit étions
alors trop votâns encore de régence des privilèges;
& le; corps de la marine, appelée m'yale, en im-
pofoit peut-être par cet orgueil infolcnt qui l'avoit
Tendue redoutable au gouvernement lui-même. On
chercha, linon à fauver le corps, du moins à ménager
.tes individus: on crut qu'il étoit utile de conierver
•la patrie des hommes dont la valeur quelquefois
.brillante pourroit rendre des ferviccs. De là vinrent
ces tempérainens ces demi mef-res dont l'effet
*oit d'ouvrir & de fermer A-la-fois aux navigateurs
jnarchands l'entrée de la marine de l'état, &decon-
ferver un corps privilégié une marine réellement dif-
linfiu & iéparée de celle du commerce.
la chofe puhiiqne, la vanité des
.officiers de manne ne peuvoit pas s'accommoder des
jnodii'.cations qu'on avoit leur ma-.
lière d'etre. Ils abandonnèrent leur'patrie', & cette
iimi^ration délivra la France de la prtfence des plus
de ceux qui ont continué à fervir fur les vassaux
r
A 2
de l'état, a prouvé ce que nous urions dû attendre de
la fidélité des autres. L'infurreSion des islesduvent,
& le décrets que vous avez été obligés de rendre contre
les officiers de marine révoltés, font la critique la' plus
amère & la plus jufte en même-temps, de l'organi-.
fation décrétée par l'Affemblée constituante.
Telle efEmême, citoyens, cette organifation, qu'elle
a dû dégoûter & qu'eile a en effet dégoûté plutieurs
marins eftimables de fe confacrer à la défenie de la
patrie. Si dans la lifte des officiers employés au fer.
vice de la république on compte des JJuvai &
d'autres hommes dignes de toute votre confiance, il
n'en faut pas moins reconnaître que la faveur qui fuit
toujours Jes privilèges a peuttêtre fait recevoir des
hommes dont le civifme & les talens pourront être «
Cependant, citoyens les périls nous preflent. Npus
avons à lutter contre toutes -les puiffances maritimes
coalifcôs contre nous. Notre fal ut, notre liberté notre
gloire dépendent de votre fageffe du choix de vos
ciefenfeurs. Livrerons-nous au hasard de 'l'inexpérience,-
à la foibleffe de la timidité, ou même à la perfidie
de la malveillance, le fort de notre république naif-
fante? Non, & puifque cette nation fur la philo-'
fopine de laquelle vous aviez compté, cette nation
dont les vaiffeaux flottent avec orgueil fur les mers
des deux mondes, & qui jouit d'une réputation de
bravoure & d'habileté, jugement méritée, s'eft décla-
rée contre, vous, vous devez lui opposer des ennemis
dignes de la combattre.
C'eft dans la marine du coirmerce feulement qt8
vous les trouverez. Je fais qu'on regrette que plufieurs
de ces officiers n'aient pas toutes les connoiffances ma-

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