Oreilles Rouges et son maître

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Mon assistant a les oreilles rouges parce que je les lui tire sans arrêt. Il ne comprend rien à ce qui flotte dans ma tête.
François Matton est féru de méditation et de sagesse orientale... Mais, comme on le sait, il n’est pas dépourvu d’humour non plus. Le mélange des deux donnant ce petit livre irrésistible qui raconte les relations mouvementées d’un sage, le Maître, donc, et de son disciple, son assistant, pas très discipliné, Oreilles rouges.
Publié le : jeudi 8 octobre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782818037911
Nombre de pages : 144
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Mon assistant a les oreilles rouges parce que je les lui tire sans arrêt. Il ne comprend rien à ce qui flotte dans ma tête.
François Matton
Oreilles Rouges et son maître
P.O.L
e 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6
1
OREILLESROUGES VOIT LA MONTAGNE
– Dis-moi, Oreilles Rouges, tu la vois, cette montagne ? – Oui, Maître, je la vois. – Très bien. Tu n’es pas si bouché que je le pensais. – J’ai beaucoup appris à vos côtés, Maître. – Pas de flagorneries, Oreilles Rouges, tu ne vois encore rien – ou si peu. Et cesse de m’appeler « Maître ». Tu n’es pas mon disciple, simplement mon assistant. Comprends-tu ? – Oui, Maître.
2
OREILLESROUGES A LE REGARD PERÇANT
– Dis-moi, Oreilles Rouges, te souviens-tu de la montagne que je t’ai montrée hier ? – Je m’en souviens fort bien, Maître, pour qui me prenez-vous ? – Bien bien. Et cette montagne-ci, Oreilles Rouges, la vois-tu ?
– Oui, Maître, je la vois très bien. – Parfait. Et vois-tu des différences avec celle d’hier ? – En effet, maintenant que vous le dites, il me semble que j’aperçois sur une branche un petit écureuil roux qui n’était pas là hier… – Tu te moques, petit impertinent ! iens donc ici que je te tire les oreilles. – Ouille ! Ouille !
3
OREILLESROUGES
NÉCOUTE QUE DUNE OREILLE
– Vois, Ôreilles Rouges, là-haut sur la montagne, ce refuge surplombant le plus haut lac de la région. Quelle poésie, n’est-ce pas ? Quel silence impressionnant ! Quelle pureté de l’air ! Quelle magnifique austérité ! Le noir de la pierre gelée sous le blanc poudreux de la neige immaculée… Pas un bruit, tout juste le sifflement du vent glacial dans les oreilles… Qu’en penses-tu, mon ami ? – Zzzz zz…
4
OREILLESROUGES SE LAISSE SERVIR
Oreilles Rouges : à table ! – Oui, un moment, Maître, je finis un truc et j’arrive.
5
OREILLESROUGES
NE MANQUE PAS DAIR
Bon sang ! Oreilles Rouges ! C’est quoi cette bête ?! – Comment ? Mais c’est un chien ! Vous n’aimez pas les chiens, Maître ? – Là n’est pas la question. Que fichet-il ici ? – Avouez, Maître, vous préférez les chats, n’est-ce pas ? Vous êtes bien du genre à préférer les chats. – Cette insolence a assez duré : je monte travailler. Et inutile de venir me déranger avant ce soir !
Ê DU M ME AUTEUR
LIGNES DE FUITE, Dumerchez, 1999 (épuisé) J’AI TOUT MON TEMPS , P.O.L, 2004 COMMENT J’AI CASSÉ MES JOUETS, Petit POL, 2005 CRABE SUR SON ÎLE, Petit POL, 2006 DE PIÈCES EN PIÈCES , P.O.L, 2007 SOUS TES YEUX, P.O.L, 2008 AUTANT LA MER , P.O.L, 2009 UNE PETITE FORME (avec Didier da Silva), P.O.L, 2011 DICTIONNERFS (avec Mathieu Potte-Bonneville), Le Bleu du ciel, 2012 MAGIC TOUR (avec Suzanne Doppelt), Éditions de l’Attente, 2012 220 SATORIS MORTELS, P.O.L, 2013 http://francois-matton.over-blog.com/
P.O.L e 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6 www.pol-editeur.com © P.O.L éditeur, 2015 © P.O.L éditeur, 2015 pour la version numérique
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