Outback ou l'Arrière-monde

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L’histoire de passe en 2003, aux antipodes. Un photographe européen proche de la soixantaine se rend à Sydney pour travailler sur la nouvelle achitecture de la ville. Sa tâche accomplie, il va se reposer dans les Blue Mountains : séduit par le pays, émerveillé par sa flore et sa faune, l’envie le prend de faire une incursion plus avant vers l’ouest, et comme il dispose de quelques jours encore, il part à l’aventure avec sa vieille automobile américaine, roulant un peu au hasard sur les pistes, attiré de plus en plus par les immenses espaces qu’il découvre. Chaque soir le voit hésiter sur l’itinéraire du lendemain, partagé entre l’obligation de regagner l’Europe et le désir de se lancer dans le bush vers le centre du continent, ce centre désertique et mythique que les les Australiens nomment «Outback». C’est au moment où, ayant endommagé sa voiture, il ne sait plus que faire, que survient l’inattendu : une jeune femme l’entraîne vers ce lieu central où s’orchestrera avec force la brève hallucination qu’il avait eue avant son départ et avait relatée dans un écrit très bref, son premier écrit, et son dernier sans doute.
Publié le : mardi 26 janvier 2010
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EAN13 : 9782846827973
Nombre de pages : 260
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Outback ou l'Arrière-monde
DuMÊMEAUTEUR 1 LeJeud'enfant LAMISEENSCÈNE(GFFlammarion). LEMAINTIENDEL'ORDRE(Flammarion). ÉTÉINDIEN(Flammarion). L'ECHECDENOLAN(Flammarion). LAVIESUREPSILON(Flammarion). ENIGMA(P.O.L). OUROUVINGTANSAPRÈSreparaîtrechezP.O.L). FuzzYSETSreparaîtrechezP.O.L).
MARRAKCHMEDINE(Flammarion). MONDOUBLEÀMALACCA(Flammarion). UNEHISTOIREILLISIBLE(Flammarion). DÉCONNECTION(Flammarion). FEUILLETON(Julliard). TRUQUAGEENAMONT(Flammarion). OUTBACKOUl1Arrière-monde(P.O.L). ABERRATIONparaîtrechez(P.O.L).
NAVETTES(Gallimard). NÉBULES(Flammarion). SOUVENIRSÉCRAN(CahiersduCinémaGallimard).
CAHIERSD'ÉCOLIER(1950-1960)(Flammarion). FABLESSOUSRÊVE(1960-1970)(Flammarion). LESLIENSD'ESPACE(1970-1980)(Flammarion).
LARELÈVE,dessinsdeMatta(Insolationsn"2,FataMorgana). RÉSEAUDEBLETSRHIZOMES,gravuresdeBernardDufour(FataMorgana). LUBERON,gravuresdeClaudeGaranjoud(ManusPresse). LESPREUVESÉCRITES,estampesdeRenéBonargent(Indifférences). L'AILLEURSLESOIR,boisdeCatherineMarchadour(Colorature). MESURESDENUIT,empreintesdeClaudeGaranjoud(LaSétérée). DuFONDDESÂGES,eaux-fortesdeFrançoisFiedler(Maeght). EPSILON,encresdeClaudeGaranjoud. LESYCOMORE,collagesdeClaudeGaranjoud.
ClaudeOllier
Outback ou l'Arrière-monde
P.O.L 8,villad'Alésia,Paris14e'
0P.O.Léditeur,1995 ISBN2-86744-459-4
«J'avaiscettehallucinationsouslesyeux»,vision d'uneruelanuitàcinquantemètresdeauboutdujar-dinderrièrelamassedesmaisonsfaisantécran,entreces maisonsàcontre-jourparl'intervalledelaruelleaubout dujardin,cetterueéclairéeparleslampesneuvesàsodium teintantdejaunebistrelesfaçades,leurdonnantuntour expressionniste,visiond'unerue,nondelarue,toutestlà, laphraseentreguillemets'estvenuetouteseulecomme m jesoulevaislevasistasetprenaisvuesurlarue,théâtrale, décorative,enclair-obscurdaté,répertorié,commeune scènevidederrièrelamassedesmaisons,canaldésert éclairélanuitpourrien,quelquechoseajouédansl'ins-tant,j'aientendulaphrasemuette,trouvéquelemotélu mettaitbienenperspectivelespectacle,géographique,his-torique,lerelativisaitcommeilfallait,c'étaitl'impression juste,j'aicherchétoutelasoirée,àpréciserletraitde l'impressiondanslemomentdelavisionparl'intervalle delaruelle auboutdujardin,cherchémaisjesavais,le savaisdansl'instant,jesaiscettesorted'intuition,elledit qu'ilyaunmondeetnonlemondeetquejesuisdans
cemonde-làaussiàcemoment-là,autrefoisj'appelaiscela unépisode. Jecherchais,jesavais,jenerelevaispascequiaurait mefrapperaupremierchefque lavoixprétendument intérieureavaitdictéunimparfaitpourconnoterlaprésente scène.Depuisquelailleursjouais-jecettescène,oularépé-tais-je,pourque lacommenteainsilavoix?Depuisquel avenir?Lavoixsefaitrarementrécit,elleavaitrécitépour-tant,doublantdenarrationlecorpsmêmedelavision. J'aicommencécetextepoursavoirjusqu'oùvisionet voixvrillentl'œiletlecerveau,jusqu'oùvisionvautintui-tiond'unincipit,parexemple. Cen'étaitpaslapremièrefois,lapremièreoccasion d'unevisiontelle,loindelà.Parvisionj'entendsuneappré-hensionglobale,toussensmobiliséséchangeantleursdon-nées,certainsdiraient«synesthésie».Unefois,c'étaitàHof enBavière,c'étaitlaguerre,jerevenaisdeEgerenpays desSudètes,EgerpourCheb,lenomcachéencetemps-là, jemecachais,jen'auraispasêtrelà,j'étaisallévoirun amidanscettevillelà-basenpleineguerrevenantde Nurembergentredeuxtempsdetravaildenuit,violantla loiquiavaitviolélamienne,çauraitpumecoûtercher. J'avaisfaireuncrochetauretour,c'étaitun dimanche,peudetrainscirculaient,correspondancesrares, deuxheuresd'attenteàHofenFranconie,Haute-Franco-nie,lapointeaunord. J'étaissortidelavilleetmontédansleschamps, m'étaisassissuruntalus,ungrandboissurlagauche,la villeenbas,quejenevoyaisplus.Aucunsouvenirdela sai-son,niglacenineigecependant,jerevoisbienmaposition, tournéversl'est,etdegrosnuagesfilaientversl'est,c'était unefind'après-midi,jerestaisdanslegrandairsousce cielenmouvementmereposantdestrainsdanslesilenceet quelquechoses'estproduit,monsentimentn'étaitplusle
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