Paradoxe temporel

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Chloé, journaliste chroniqueuse de magazines féminins, assiste à un meurtre. Un meurtre vieux de quarante ans. Démarre alors une enquête policière qu'elle seule peut résoudre. Pourquoi personne d'autre qu'elle n'est-il capable de voir les éléments en rapport avec ce meurtre et qui sont ces gens qui hantent sa vie à coup de flashbacks ? Y aurait-il un rapport avec son propre passé ? Accompagnée de son amie Charlie et du célèbre acteur Paul-Étienne, Chloé va vivre l'histoire la plus passionnante de sa vie. Le hasard existe-t-il vraiment ?


Publié le : jeudi 18 septembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342028843
Nombre de pages : 192
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Cécile Sedeau PARADOXE TEMPOREL
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119939.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
RemerciementsJe tiens particulièrement à remercier ma fille, Camille, qui dès mes premières lignes a tenu à connaître la suite de mon histoire et m’a encouragé jusqu’au bout, même lorsque 17 000 kilo-mètres nous séparaient. Mon fils et mon mari pour leur patience et soutient infaillible, ma maman, Odile, Séverine et Laurence qui par leur lecture assidue ont contribué à la parution de cet ouvrage. Un grand merci aussi à l’illustrateur Chad Poroi qui a réalisé la couverture de ce livre. Mauruuru Roa à tous.
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I
Assise à la terrasse de la Brasserie La Lorraine, place des Ternes, je suis bien en peine. Seule devant mon plateau de fruits de mer, j’attends. On pourrait penser que j’attends quelqu’un étant donné l’opulence du plateau qui se trouve devant moi, mais non, j’attends que l’inspiration me vienne. En général, j’ai mes crises d’écriture, comme je les appelle, que le ventre bien rempli ! Alors aux grands maux les grands remèdes je me suis décidée pour cette fameuse Brasserie où l’on mange délicieuse-ment bien ! Il fait beau, le marché aux fleurs est ouvert et rend le décor encore plus sympathique. Entre cette place colorée, animée, le décor qui m’entoure et le tourteau qui me murmure : « mange-moi ! » je devrais commencer à avoir un semblant d’inspiration ! Maintenant je m’aperçois que si elle vient je vais être bien en peine pour commencer à écrire sur ma tablette avec les doigts plein de jus de fruits de mer ! Quelle idiote je fais, il va falloir que je garde bien mon esprit ouvert si des fois l’inspiration venait le temps que je remplisse mon estomac ! Attaquons donc ce crabe puisqu’il ne demande que cela. Un petit verre de vin blanc, sorti tout droit de la cave, fabuleux, juste bien frais comme je les aime. Vraiment ce repas de midi devrait m’aider à y voir plus clair. Je viens de finir le tourteau, excellent par ailleurs, et j’attaque les bulots quand un nuage vient cacher le soleil au zénith ; un petit frisson me parcourt, je m’apprête à prendre une gorgée de vin quand d’une table située derrière moi surgit un rire féminin,
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cristallin, aérien. Le serveur pressé jusqu’à présent, semble sus-pendu au-dessus du sol, un paris-brest à la main. Ma voisine qui était plutôt bavarde me donne l’impression de gober une mouche, ou alors elle a avalé une arête ? Sur le trottoir le voitu-rier sourit indéfiniment au gros monsieur à moustache qui lui tend ses clefs dans un mouvement arrêté. Et pourtant je sais qu’il n’est pas gay puisqu’il m’a déjà avoué que sa femme s’appelle Loraine comme la Brasserie où il travaille. Un peu plus loin, sur la place d’en face, une jeune fille s’apprête à attraper un bouquet dans un bac à fleurs, mais en l’observant il semblerait qu’elle hésite bien longtemps. Que se passe-t-il ? On dirait que le temps s’est arrêté. Pourtant non, puisque j’entends toujours ce rire chantant derrière moi. Il faut que je me retourne, que je sache d’où il vient. Une jeune femme, blonde est assise avec trois autres per-sonnes et pour eux le temps ne semble pas s’être arrêté. Ils discutent et elle rit. Je me trouve très indiscrète ainsi retournée à les observer mais ils ne semblent pas s’en rendre compte. Ils ne prêtent pas non plus attention à l’étrangeté de la situation, comme si tout Paris s’était arrêté de vivre, de respirer. En les observant un peu mieux je m’aperçois qu’autre chose cloche : ils semblent tout droit sortis des années soixante-dix. Sont-ils dé-guisés ? En même temps cela ne ressemble pas aux déguisements que l’on trouve aujourd’hui dans les magasins spécialisés et qui rappellent ces années-là. Il s’agit de leurs ha-bits, dans lesquels ils semblent très à l’aise. Très colorés pour les deux femmes, une avec une minijupe et de grandes bottes blanches et pour l’autre une combinaison « pattes d’eph ». Les deux hommes sont encore plus dans le ton avec tous les deux une grande barbe, une chemise bleu électrique pour le blond et une à fleurs pour le roux, cols à tarte et pantalons flanelle « pattes d’eph » également pour tous les deux.
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