Parallèles

De
« Parallèles », relate la vie de deux écrivaines, celle de l’auteure et de son amie Lucienne Lacasse-Lovsted emportée par le cancer en 1999. Heureux mélange de faits fictifs et réels, « Parallèles » témoigne d’une profonde amitié qui se dévoile avec tendresse, franchise et amour.
Deux femmes, deux vies fascinantes, vécues en parallèle. Chez l’une, citadine européenne, le dépouillement volontaire et le refus des conventions. Chez l’autre, villageoise du Québec, l’enfermement, le refoulement, presque l’immobilité. Deux femmes d’une même génération que tout sépare et qui se retrouvent à travers l’écriture et l’amitié.
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782894235010
Nombre de pages : 268
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MARGUERITE ANDERSEN
Parallèles ROMAN
Prise deparole
PARALLÈLES
DE LA MÊME AUTEURE
FICTION Bleu sur blanc,prose poétique, Sudbury, Prise de parole, 2000. Les Crus de l’Esplanade,nouvelles, Sudbury, Prise de parole, 1998. La Bicyclette, nouvelles jeunesse, Sudbury, Prise de parole et Centre FORA, 1997. La Soupe,roman, Sudbury, Prise de parole et Montréal, Triptyque, 1995, Grand Prix du Salon du livre de Toronto. avec Paul Savoie,Conversations dans l’Interzone, roman, Sudbury, Prise de parole, 1994. La Chambre noire du bonheur, roman jeunesse, Montréal, Hurtubise, 1993. Deuxième édition : Tournai (Belgique), Gamma-Fleurus, 1996. L’Homme-papier, roman, Montréal, Remue-ménage, 1992. Courts Métrages et Instantanés, nouvelles, Sudbury, Prise de parole, 1991. L’Autrement pareille, prose poétique, Sudbury, Prise de parole, 1984. Publié en traduction anglaise, sous le titreDreaming Our Space,l’auteure et Antonio D’Alfonso, trad., Toronto, Guernica, 2003. De mémoire de femme,roman, Montréal, Quinze, 1982. Prix duJournal de Montréal(Jeunes écrivains), épuisé. Nouvelle édition revue et corrigée, Bibliothèque canadienne-française, L’Interligne, Ottawa, 2002.
NON-FICTION Paroles rebelles, Marguerite Andersen et Christine Klein-Lataud, dir., Montréal, Remue-ménage, 1975. Mother was not a person,écrits de femmes montréalaises, Marguerite (Margret) Andersen, éd., Montréal, Content Publishing et Black Rose, 1972 et 1975. Mécanismes structuraux,méthode de phonétique corrective, en collaboration avec Huguette Uguay, Montréal, Centre de Psychologie et de Pédagogie, 1967. Claudel et l’Allemagne, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 1965.
TRADUCTION Louie Palu et Charlie Angus,Industrial Cathedrals of the North/Les Cathédrales industrielles du Nord(Marguerite Andersen, trad.), Between the Lines et Prise de Parole, 1998.
THÉÂTRE « La Fête », prix O’Neill-Karch, mise en lecture en 1998 : Théâtre La Catapulte, Ottawa, et Théâtre du Nouvel-Ontario, Sudbury. « Christiane : Stations in a Painter’s Life », Festival The Gathering, Factory Theatre, Toronto, 1996.
ÉDITION Édition depuis 1998 de la revue littéraireVirages,la nouvelle en revue.
MARGUERITEANDERSEN
PARALLÈLES
Fiction documentaire
Prise de parole Sudbury, 2004
Catalogage avant publication de la Bibliothèque nationale du Canada Andersen, Marguerite, Parallèles/Marguerite Andersen.
ISBN 2894231687
I. Titre.
PS8551.N297P37
2004
C843'.54
C20049023047
En distribution au Québec : Diffusion Prologue 1650, boul. LionelBertrand Boisbriand (QC) J7H 1N7 4504340306
Ancrées dans le NouvelOntario, les Éditions Prise de parole appuient les auteurs et les créateurs d’expression et de culture françaises au Canada, en privilégiant des oeuvres de facture contemporaine.
La maison d’édition remercie le Conseil des Arts de l’Ontario, le Conseil des Arts du Canada, le Patrimoine canadien (Programme d’appui aux langues officielles et Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition) et la Ville du Grand Sudbury de leur appui financier.
Œuvre en page de couverture : Annie Lartigau Photographies à l’intérieur : gracieuseté de Marguerite Andersen et de la famille de Lucienne LacasseLovsted Conception de la couverture : Olivier Lasser
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
Copyright © Ottawa, 2004 Éditions Prise de parole C.P. 550, Sudbury (Ontario) Canada P3E 4R2
ISBN 2894231687 ISBN 9782894234235 (Numérique)
Rien que des miroirs brisés, des fragments d’identité… Régine Robin
Certains événements contés dans ce livre ont eu lieu, d’autres sont de l’invention pure et simple. L’auteure remercie le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts de l’Ontario de leur appui financier.
LEPROJET
Écrire : …pour faire reculer l’oubli. Hélène Cixous
Je me rappelle la scène : j’étais en train de transférer les noms et coordonnées de mes connaissances et contacts d’un vieux carnet d’adresses tout écorné dans un nouveau répertoire bien plus joli. Il était temps ! Je ne m’y retrouvais plus. Des noms de ville et de rue, même de pays, des codes postaux, des numéros de téléphone biffés, remplacés par d’autres, puis rayés et remplacés encore. Ça ressemblait à un cahier d’écolier mal tenu. Vous me direz que j’aurais, dès le début, dû inscrire les choses au crayon pour pouvoir les réviser sans problème; je ne me serais pas retrouvée avec toutes ces ratures mal faites, à la hâte. Mais que voulez-vous, je lis plus facilement ce qui est écrit à l’encre. Mes yeux n’ont jamais été très bons. Les gens avaient changé de domicile et de numéro de téléphone. Mariés, divorcés, remariés, ils avaient changé de nom, vendu leur maison, abandonné leur com-merce. Quatre étaient décédés. Accidents, maladies,
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suicide aussi et questions d’âge. Mon directeur de thèse avait payé de sa mort le plaisir de rouler à grande vitesse sur les routes des Alpes de Haute-Provence; une vieille tante ne s’était pas remise d’une fracture de la hanche; le sida avait finalement tué Diane, elle n’avait jamais su qui l’avait contaminée, à une époque où nous étions tous assez frivoles; un jeune ami berlinois s’était tiré une balle dans la tête — il avait pourtant une fille de six ans qu’il aimait beaucoup. Je n’ai jamais compris ce suicide. Mourir accidentellement ou d’une maladie grave, bon, il se peut que ce soit inévitable. Mais se donner la mort ? Bref, j’étais là avec mes adresses et mes souvenirs, presque au bord des larmes. J’avais du mal à ne pas inclure les défunts dans mon beau carnet neuf. Peut-être au moins les noms, suivis d’une croix ? Mais à quoi bon ? Je sais, les thérapeutes conseillent de « vivre son deuil ». Mais cela ne veut pas dire qu’il faut se laisser aller indéfiniment à sa tristesse. Et un réper-toire n’est pas un nécrologe. Mon amie Lucienne est décédée en juin 1999. Son adresse n’était pas dans le vieux carnet, nous étions voisines et je connaissais son numéro de télé-phone par cœur. De toute façon, ses coordonnées figuraient sur la liste des membres de la Société des écrivains de Toronto, la SET, dont nous faisions toutes deux partie. Ça fait trois ans que j’ai pris la décision d’écrire son histoire et que, au début, de peur de ma propre émotion, j’ai eu du mal à m’y mettre. Parfois la limite entre sentimentalisme et émotion, drame et mélodrame, prend à mes yeux une apparence de
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